L'orange chocolat, un fruit exceptionnel, se démarque autant par sa couleur que par ses qualités gustatives. Derrière ce nom intrigant se cache une variété naturelle d’orange douce. Non, on ne vous parle pas ici de la fameuse association de saveurs orange et chocolat dans une tablette de confiserie (quoiqu’on y reviendra aussi !).
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’orange chocolat ne contient pas de cacao. Son nom lui vient plutôt de sa peau foncée, qui prend une teinte marron chocolat à pleine maturité. Cette particularité visuelle en fait un fruit très original, autant apprécié pour son esthétique que pour son goût.
Cette variété d’orange est originaire d’Espagne, particulièrement de la région de Valence. Elle est cultivée dans des vergers spécialisés dans les agrumes doux.
L'orange chocolat n’est pas qu’un fruit que l’on mange, c’est une expérience gustative et visuelle. Elle s’inscrit dans une nouvelle génération d’agrumes gourmets par ses caractéristiques uniques (peau brune, chair sucrée, sans pépin). Laissez-vous tenter par ce fruit naturellement élégant au goût subtil et surprenant, si vous êtes curieux(ses) en cuisine, ou simplement en quête d’un peu d’originalité.
Voici un tableau récapitulatif des principales caractéristiques de l'orange chocolat :
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Couleur de la peau | Brun chocolat à pleine maturité |
| Goût | Très sucrée |
| Pépins | Sans pépin |
| Richesse en vitamines | Riche en vitamine C |
| Origine | Espagne (Valence) + Sud de la France |
| Saison | Novembre → Janvier |
Citrus sinensis = Oranger. Et puisque les orangers font partie des agrumes assez résistants au froid, il n'est plus interdit de rêver de presser son jus avec les oranges fraichement cueillies le matin. Le jus d'oranges est un des jus de fruits le plus consommé au monde.
D’origine extrême-orientale, Citrus sinensis, l’Oranger, est parvenu en Europe au 15e siècle grâce aux navigateurs portugais qui ramenèrent les premiers spécimens du Sri-Lanka et de Chine. Il conquit très vite les terres méditerranéennes et les étals européens et est aujourd’hui l’agrume le plus cultivé au monde.
Cultivé depuis des millénaires, l’Oranger est l’une des quinze espèces que compte environ le genre Citrus - aux côtés, entre autres, du citronnier, du mandarinier, du bigaradier et autre cédratier. Citrus sinensis se répartit lui-même en trois grands groupes. Ces derniers sont en réalité définis par la nature même de l’orange.
Les oranges navel sont les plus résistants au froid. Parfumées et juteuses, dotées de peu de pépins, elles se destinent de préférence à une consommation crue et simple. Ces oranges blondes à chair doivent leur nom à la petite excroissance en forme de nombril - “Navel” en anglais - qui apparaît sur sa partie inférieure.
Les orangers Navels, très populaires, se déclinent en cinq variétés. Tous mesureront entre 3 et 4 m à maturité. Leur floraison printanière blanche mais également leur feuillage épais vert foncé dégagent un délicieux parfum.
Peu rustique, ces agrumes ne résisteront pas à des températures occasionnelles en deçà de -5°C, leur culture en pleine terre est donc à réserver aux régions les plus chaudes et aux situations les plus ensoleillées. Ailleurs, ils seront cultivés en pot et hiverner.
Les oranges Navels dites oranges de table se déclinent en cinq variétés, toutes dotées d’un ombilic.
Si, grâce à leur saveur parfumée, elles peuvent se consommer en fruit à croquer, ces oranges blondes sont souvent appréciées pour leur belle propension à produire un jus généreux et très goûteux.
Ainsi, Citrus sinensis ‘Salustiana’ offrira en plus d’une floraison exceptionnellement parfumée, des fruits légèrement aplatis à peau fine et à pulpe très juteuse, douce et sucrée de novembre à avril sous les cieux les plus cléments, de janvier à mars partout ailleurs.
Mais l’oranger le plus connu de cette catégorie reste le ‘Valentia Late’. Cet oranger est l’un des plus rustiques mais également des plus productifs. Beau fruitier à croissance rapide, de 5 ou 6 m de haut à maturité, sa belle silhouette globuleuse se couvre, d’avril à juillet, d’un grand nombre de fruits sans pépins, à peau assez fine et extrêmement juteux. Ces oranges sont les plus vendues au monde.
Elles doivent leur nom à l’exceptionnelle couleur rouge de leur pulpe et bénéficient d’une Indication Géographique Protégée, une IGP sicilienne.
Les quatre orangers les plus connus de cette catégorie sont le Citrus sinensis ‘Tarocco’, le ‘Moro’, le ‘Sanguinello’ et la ‘Maltaise demi-sanguine’.
Toutes ces variétés sont rustiques à -7°C sur de courtes périodes.
Ce membre de la famille des Rutacées, et l’ensemble de ses variétés, est un arbre du soleil et de la chaleur - même s’il tend à souffrir lors de canicule prolongée. On le cultive en pleine terre dans des régions chaudes ou tempérées, on le protège du froid dès que les températures avoisinent occasionnellement les -5°C, on le cultive en pot dans les régions où les hivers sont longs et les gelées sévères.
Sa plantation survient au milieu du printemps. Installez-le en plein soleil, à l’abri du vent et des embruns. Il aime les sols neutres, éventuellement légèrement acides mais surtout pas calcaires. Compensez avec un apport de terre de bruyère si tel est le cas.
Offrez-lui une terre fraîche, légère, très bien drainée. Un milieu sableux est idéal. En cas de terrain un peu trop lourd, mélangez la terre à du sable grossier ou du petit gravier.
Le trou de plantation doit être 2 fois supérieure à la taille de la motte. Le fond est ameubli avec application et amendé avec du compost bien mûr. Si la terre est pauvre, faites en plus un apport de corne broyée ou de sang séché. Pensez à une couche drainante en fond de trou si le milieu est humide ou la terre lourde. La motte est placée au fond du trou, le point de greffe au-dessus de la surface. Tuteurez. Comblez et tassez. Formez une cuvette et arrosez généreusement.
Pour une plantation en pot ou en bac, le contenant devra être de grande taille, impérativement percé et tapissé au fond d’une couche drainante de graviers, tessons ou billes d’argile. Le substrat est constitué de terre végétale, de terreau, de sable et de compost bien mûr. Il existe également dans votre jardinerie des terreaux “spécial agrumes”.
Placez une partie du substrat par-dessus le lit drainant, positionnez la motte - que vous aurez préalablement mise à tremper. Finissez de remplir le contenant. Tassez. Arrosez généreusement. Placez le pot à l’extérieur, dans un endroit bien ensoleillé mais non venté.
En pleine terre comme en pot, les agrumes ont besoin d’un arrosage tout au long de l’année, régulier du printemps à l’automne, modéré en hiver.
L’oranger étant particulièrement sensible au calcaire, préférez l’eau de pluie. Si vous n’avez pas d’autres choix que d’utiliser de l’eau du robinet, remplissez seau ou arrosoir et laissez l’eau reposer longuement afin que le calcaire se dépose au fond de votre contenant.
N’hésitez pas à pailler le pied. Ceci optimisera l’effet de l’arrosage, vous évitera la corvée de désherbage et protégera les racines des premiers froids.
Cet arrosage régulier s’accompagnera d’une fertilisation elle aussi régulière. L’oranger, comme tous les agrumes, est un arbre gourmand. Répondez à son besoin en minéraux avec un apport d’engrais “spécial agrumes” que vous intégrerez au pied du fruitier dans un sol préalablement griffé en surface.
Conseil Jardiland : l’hiver venu, les apports en engrais s’interrompent, l’arrosage se réduit considérablement - sans laisser toutefois la motte se dessécher - et l’hivernage se prépare.
Pour un sujet en pleine terre, renforcez le paillage et prévoyez un voile d’hivernage, en plusieurs couches si nécessaire, dès que les températures deviennent négatives. Aérez dès que possible. Ôtez définitivement le voile dès que les températures radoucissent et se maintiennent. N’arrosez pas en période de gel.
Pour un sujet en pot, au-dessus de -5°C, une simple protection de type voile ou housse d’hivernage suffira pour peu qu’il englobe également le contenant. L’oranger pourra alors rester à l’extérieur. En cas de températures en-deçà de -5°C, un remisage sera obligatoire. Placez votre oranger dans une pièce lumineuse, hors gel, dont la température se situe aux alentours des 10°C, pas plus.
Conseil Jardiland : une plante remisée en hiver demandera un temps d’acclimatation le printemps venu. Procédez par étape en replaçant celle-ci à l’extérieur par intermittence, un peu chaque jour, pendant une quinzaine de jours avant de la réinstaller définitivement à sa place initiale.
Les agrumes nécessitent une taille annuelle. Elle survient à la fin de l’hiver ou au début du printemps, avant la production de nouvelles branches mais impérativement en dehors des périodes de gel.
Dans les premières années, la taille sera de formation, elle permettra de façonner la silhouette de votre oranger, généralement en boule. Choisissez les trois ou quatre branches charpentières et coupez-les à 30 cm au-dessus du dernier œil pour provoquer la ramification. Rabattez la tige centrale afin de maintenir votre oranger à une hauteur raisonnable.
Les années suivantes, vous maintiendrez la silhouette en supprimant toutes les branches qui redémarreront à partir du tronc - l’idée étant de ne toujours conserver comme charpente que les 3 ou 4 branches initialement sélectionnées. Rabattez les branches secondaires (celles qui poussent sur les charpentières) afin qu’elles ramifient à leur tour, des nouvelles pousses qui seront elles aussi raccourcies l’année suivante… Et ainsi de suite ! Renouvelez cet exercice chaque année pour maintenir une silhouette harmonieuse.
La taille de fructification s’effectue sur un arbre déjà bien formé. Elle consiste en la suppression des branches mortes et abîmées et le dégagement du centre de l’arbre - permet une meilleure circulation de l’air et de la lumière. Elle va dynamiser le sujet et donc sa fructification. Cette taille d’entretien permet également de chasser l’humidité et par là-même de réduire la survenue de nombre de maladies.
L’oranger est d’ailleurs l’un des agrumes les plus sensibles aux parasites et maladies. Surveillez votre arbre, offrez-lui un environnement sain, un arrosage et une fertilisation réguliers mais raisonnés. Taillez avec précision en utilisant des outils adéquats, bien acérés et désinfectés.
En cas d’apparition de mildiou, taillez les parties trop atteintes jusqu’au bois sain. Traitez à la bouillie bordelaise feuillage, tronc et terre au pied en suivant les instructions fournies par le fabricant.
Parmi les attaques à surveiller également, la fumagine, une maladie cryptogamique qui survient suite à une infestation de pucerons ou de cochenilles lors de fortes chaleurs le plus souvent. Les feuilles sont doublement asphyxiées par la présence des sécrétions collantes déposées par les insectes et d’une croûte noire provoquée par le champignon. Une fois la maladie installée, vous n’aurez d’autres choix que de supprimer les parties abîmées et de vous en débarrasser.
Concernant la présence des pucerons et cochenilles, elle est souvent dû à un excès d’humidité. Maîtrisez l’arrosage, ne mouillez pas le feuillage et réagissez à la première apparition des ravageurs. Supprimez-les à la main, pulvérisez votre arbre avec de l’huile végétale ou du savon noir qui empêcheront les insectes d’adhérer au feuillage. Pensez également à la lutte écologique.
Favorisez la présence de coccinelles qui seront d’excellents auxiliaires ou encore plantez à proximité de vos agrumes des plantes répulsives comme certaines aromatiques - aneth, thym, basilic ou ciboulette entre autres -, la lavande ou encore le souci et l’œillet d’Inde.
Au printemps, surveillez la moniliose reconnaissable au pourrissement des fruits. Votre arbre manque d’air, pensez à l’éclaircir et supprimez au fur et à mesure tous les fruits malades.
La période de récolte de l’orange chocolat s’étend de novembre à janvier. Cela en fait un fruit hivernal par excellence, souvent associé aux fêtes de fin d’année. Et pour cause, sa douceur si particulière en fait un dessert surprenant qui change des clémentines et oranges classiques du plateau de fruits de Noël.
En plus de son goût exceptionnel, c’est donc un allié santé, à consommer sans modération ou presque ! Coupée en quartiers ou pelée à la main, elle est idéale pour une pause vitaminée. Elle se marie parfaitement avec des fruits exotiques, de la vanille, ou encore de la menthe fraîche pour une salade rafraîchissante.
Et là on entre dans le domaine du chocolat tel qu’on l’aime ! Les oranges chocolat confites et trempées dans du chocolat noir ou au lait sont une vraie explosion de saveurs.
L’orange chocolat donne un jus sucré naturellement sans avoir besoin d’ajouts. Incorporez des quartiers d’orange chocolat dans une tarte, un gâteau renversé ou une mousse pour un résultat original et très parfumé.
Impossible de parler d’orange et de chocolat sans évoquer la délicieuse tradition des oranges confites enrobées de chocolat. C’est une spécialité de Noël mais qui se déguste toute l’année chez les amateurs de douceurs. Certains artisans tels que CLUIZEL proposent des versions de luxe de cette confiserie, avec des ingrédients sélectionnés avec soin, notamment des oranges confites lentement et du chocolat pur cacao.
En cultivant un oranger, outre l’esthétisme de ce bel arbre, vous profiterez bien sûr de tous les avantages gustatifs et culinaires que présentent son fruit.
L’orange, sa haute teneur en vitamine C, sa richesse en magnésium et en fibres… Son énergie, sa saveur et son faible apport calorique - pas plus de 45 kcal au 100 g !
L’orange est à consommer crue, entière si vous souhaitez profiter de l’ensemble de ses bienfaits. Vous pourrez également en faire de délicieux jus, une confiture douce ou épicée en l’agrémentant de cannelle ou de badiane. Crue toujours, elle rejoindra vos salades de fruits ou vos salades composées salées, nappera un fromage blanc, de chocolat fondue. Cuite, elle fera de merveilleux coulis et nappera une panna cotta. Rôtie, elle accompagnera le poisson, les crustacés et bien sûr le canard. Son zeste fera de merveilleux confits. Séché, il pourra venir agrémenter vos crèmes et pâtisseries.
Mais il n’y a pas que le fruit qui est intéressant dans l’oranger. Ses boutons floraux, ses feuilles, son écorce et le zeste de ses fruits se dégustent séchés, en tisane et décoction.
En aromathérapie, l’orange douce se révèle antibactérienne, anti-inflammatoire et digestive. En diffusion, elle aura des vertus relaxante, déstressante et désinfectante. Enfin, elle s’utilise en massage pour ses qualités raffermissante et anti-cellulitique.
Enfin, comme d’autres huiles essentielles d’agrumes, l’huile essentielle d’orange douce s’avère être acaricide, insecticide et fongicide, une alliée à la maison et au jardin donc!
Conseil Jardiland : bien évidemment, les huiles essentielles s’utilisent selon une posologie précise et peuvent ne pas convenir à tous.
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