La consommation de viande est un sujet de débat actuel, avec des implications importantes pour la santé et l'environnement. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a publié une note d'information le 10 juillet 2023 intitulée : "Viande rouge et transformée dans le contexte de la santé et l’environnement : de nombreuses nuances de rouge et de vert", soulignant la complexité de cette question.
À l’échelle mondiale, la production et la consommation de tous les types de viande ont considérablement augmenté au cours des 50 dernières années et, bien que la consommation de viande rouge atteigne aujourd’hui un plateau dans les pays à revenu élevé (PRE), on prévoit qu’elle augmentera encore de 50 % d’ici à 2050. Pourtant, il existe un consensus international croissant sur l’importance de la transformation des systèmes alimentaires pour relever les défis de la malnutrition sous toutes ses formes, du fardeau des maladies non transmissibles, de la durabilité environnementale, de l’accroissement des inégalités et de la garantie du bien-être des travailleurs et des animaux.
En ce qui concerne la santé humaine, la viande rouge peut être un élément important d’un régime alimentaire sain, en particulier aux stades clés de la vie. Elle est riche en vitamines et minéraux hautement biodisponibles - en particulier le fer et la vitamine B12 - et autres composés essentiels à la croissance, au développement et à la bonne santé.
Au niveau sanitaire, la consommation excessive de viande rouge et/ou de viande transformée contribue à la forte prévalence des maladies non transmissibles : diabète de type II, maladies cardio-vasculaires et certains cancers. La consommation excessive de viande rouge et de viande transformée est associée à un risque accru de maladies non transmissibles, notamment le cancer, les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. La cuisson à haute température (grillades, fritures, fritures profondes et barbecues) produit de grandes quantités de composés nocifs. Les viandes “ultra-transformées” semblent contribuer au risque de maladies non transmissibles en plus des risques liés aux viandes transformées. En outre, plus d’un tiers des maladies d’origine alimentaire sont liées à des aliments d’origine animale, y compris la viande, et certains des composés présents ou des additifs utilisés dans les viandes transformées peuvent accroître les risques en matière de sécurité alimentaire.
Il existe des recommandations concernant la consommation de viande rouge. Pour les adultes, les recommandations actuelles émanant de diverses autorités sanitaires au sujet de la consommation de viande rouge se situent entre 98 g et 500 g par semaine, la fourchette basse étant la plus favorable. Ainsi, dans les pays ayant accès à une alimentation abondante et variée, une diminution de la consommation de viande rouge et transformée est souhaitable.
Au niveau environnemental, l’élevage de ruminants est associé à des impacts environnementaux importants. L’élevage de ruminants est également associé à des impacts environnementaux non durables, tels que les émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation d’eau douce et de terres, et la perte de biodiversité. La production de viande rouge et de lait contribue à 55 % des émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture mondiale. Au niveau mondial, 30 % de la biodiversité de la flore et de la faune a été affectée par la déforestation liée à l’élevage. Ces impacts varient en fonction des différents systèmes de production, du type d’animal et de l’échelle de production. Certains systèmes de production animale, par exemple, peuvent avoir des effets positifs sur l’environnement.
L’abandon des systèmes de production intensifs au profit de systèmes plus diversifiés et intégrés apparaît souhaitable. Il est nécessaire d’obtenir des preuves supplémentaires en utilisant des définitions plus précises et plus cohérentes. Bien qu’il soit nécessaire d’obtenir des preuves supplémentaires en utilisant des définitions plus précises et plus cohérentes, les preuves existantes montrent clairement qu’une consommation élevée de viande rouge, et plus encore de viande transformée, peut avoir des effets néfastes sur la santé des populations et de la planète.
Une distribution plus équitable de la viande rouge au sein des populations - en particulier celles qui sont exposées à l’insécurité alimentaire et aux carences en micronutriments - est nécessaire pour améliorer les résultats en matière de santé et d’équité. Les alternatives à la consommation de viande rouge et de viande transformée comprennent l’augmentation de la consommation d’autres aliments d’origine animale, d’aliments végétaux peu transformés ou de nouveaux substituts de viande (y compris les similis-carnés, la viande à base de cellules et les insectes).
Voici quelques alternatives à la viande rouge:
Le réexamen de la nature centralisée de la production de viande rouge et de viande transformée à l’échelle mondiale peut être un élément clé des efforts visant à adopter des modes d’alimentation plus sains et plus durables. Pour progresser vers la consommation d’un régime alimentaire sain issu de systèmes alimentaires durables pour tous, il faudra adopter un point de vue holistique et systémique. L’OMS utilise l’approche “Une seule santé” pour concevoir et mettre en œuvre des politiques, des programmes et des recherches qui intègrent les visions de plusieurs secteurs afin d’obtenir de meilleurs résultats en matière de santé publique.
Il est urgent de renverser ce rapport, c’est-à-dire d’opter pour une alimentation essentiellement végétale. En résumé, il s’agit simplement de manger moins et mieux ! Cette mesure est également celle portée par plus de 15 000 scientifiques qui ont lancé un appel pour la planète en Novembre 2017, plaidant pour « une réorientation du régime alimentaire vers une nourriture d’origine essentiellement végétale ».
Tableau récapitulatif des recommandations et impacts :
| Aspect | Recommandations/Impacts |
|---|---|
| Consommation de viande rouge | Entre 98 g et 500 g par semaine (fourchette basse préférable) |
| Maladies non transmissibles | Risque accru avec une consommation excessive de viande rouge et transformée |
| Émissions de GES | La production de viande rouge et de lait contribue à 55 % des émissions de GES de l'agriculture mondiale |
| Biodiversité | 30 % de la biodiversité affectée par la déforestation liée à l'élevage |
| Alternatives | Aliments d'origine animale, aliments végétaux peu transformés, substituts de viande |
tags: #pourquoi #mange-t-on #trop #de #viande
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic