Nusret Gökçe, alias Salt Bae : Du boucher à la star controversée

En 2017, Nusret Gökçe, un boucher turc de 39 ans, publie une vidéo virale sur Instagram. Lunettes de soleil, biceps saillants et couteau affûté, il assaisonne des pavés de bœuf d'une manière inattendue, avant de les griller. La viande est cuite à la perfection et salée avec une précision remarquable. C'est ainsi que « Salt Bae » est né, un surnom qui allait le propulser vers la célébrité.

Ses mises en scène, où il n'hésite pas à découper une cuisse avec sang-froid, ont récolté des millions de vues. Mais une question se pose : comment Nusret Gökçe est-il parvenu à gagner des millions ?

Nusret Gokçe, alias Salt Bae, est un boucher d’origine turc vivant à Istanbul. Boucher depuis ses 14 ans, il est aujourd’hui propriétaire d’une chaîne de restaurants spécialisés dans la cuisine de la viande, et plus particulièrement les steaks de viandes rouges. Mais depuis le 7 janvier 2017, le succès de Salt Bae s’est transformé en véritable triomphe.

Son truc ? Couper une belle tranche de viande au couteau avec la précision d’un samouraï, puis la saupoudrer de sel avec la grâce et la délicatesse d’une danseuse étoile. Et nombreuses ont été les célébrités à le saluer. De Bruno Mars à Rihanna en passant par certains joueurs de foot qui imitent sa signature en cas de victoire. Ce qui ne le rend pas peu fier (et on le comprend).

Le succès est tel depuis la mise en ligne de ses vidéos que Salt Bae compte plus de 21 millions d’abonnés sur Instagram. Ce geste a fait la gloire du Turc Nusret Gökçe, alias « Salt Bae » (littéralement le « Chéri du sel »), un cuisinier de 41 ans très populaire sur les réseaux sociaux. Si vous ne le connaissez pas, vos enfants si. Salt Bae est devenu un mème (image humoristique diffusée sur Internet) très partagé à partir de 2017. La vidéo qui l'a révélé a atteint les dix millions de vues en quelques heures.

Le chef à la mine sévère est devenu le symbole d'une époque où il suffit de saler un steak de façon théâtrale pour être érigé au rang de star. À son apogée, Salt Bae fait fureur auprès des footballeurs, qui réclament leur photo à ses côtés. Les joueurs les plus connus de la planète défilent dans son restaurant, de Cristiano Ronaldo à Lionel Messi, en passant par Paul Pogba, Kylian Mbappé ou encore David Beckham et Diego Maradona. Les comiques très populaires du Saturday Night Live (SNL) en font un sketch aux États-Unis. Certains Américains vont même jusqu'à se déguiser en Salt Bae pour Halloween.

À chaque apparition, le cuisinier ne se sépare jamais de ses lunettes ovales, le visage neutre, comme s'il jouait le personnage d'un film.

De la pauvreté à l'opulence

Né en août 1983 en Turquie, Nusret Gökçe est issu d'une famille de cinq enfants. Son père, Faik Gökçe, travaillait comme mineur et partait pendant plusieurs mois d'affilée loin de la maison familiale, dans la banlieue pauvre à l'est d'Istanbul. En 2019, le boucher témoigne dans le Times de son enfance passée dans la pauvreté, à porter des chaussures et des vêtements trop petits pour lui.

À l'âge de 12 ans, Nusret Gökçe quitte l'école et commence à travailler comme apprenti boucher pour aider son père à gérer les finances de la famille. « Je me réveillais à 6 heures, effectuais 2 heures de trajet en train et 30 minutes de bus. Puis je passais mes journées à être debout, sans jour de congé, ni vacances », confiait-il. « J'ai toujours souhaité ouvrir un restaurant », précise le boucher.

Après son service militaire à 20 ans, Nusret Gökçe parvient à convaincre une banque de lui prêter 2 500 livres pour se rendre en Argentine et découvrir l'industrie de la viande. Sept ans plus tard, il ouvre son premier restaurant à Istanbul et gagne 4 500 livres le premier jour. Le boucher se lie alors d'amitié avec l'homme d'affaires turc Ferit Sahenk Nusret et ouvre des restaurants à Ankara, Dubaï et Doha.

Bien qu'il se soit fait un nom dans le secteur de la restauration, sa vie a basculé lors de la publication de sa vidéo en 2017 sur les réseaux sociaux, récoltant 17 millions de vues. Le boucher saupoudre du sel sur sa viande avec sa main en forme de cobra. « Tous mes sentiments viennent de l'intérieur de la viande, déclarait-il à NBC. Jusqu'au moment où j'ai mis le sel sur la viande. »

Le succès est devenu fou : Nusret Gökçe présente son célèbre steak recouvert d'or dans ses restaurants, attirant l'attention de Leonardo DiCaprio, David Beckham, Usher et Kylian Mbappe. Jusqu'à dépenser 36 millions de livres sterling dans le luxueux hôtel Macka Palace à Istanbul.

Il se tient bien droit, comme un torero qui brandit sa muleta. La tête légèrement inclinée, en tee-shirt blanc moulant et lunettes de soleil rondes, l'homme au catogan se courbe vers l'arrière avec dédain. Puis il attrape une pincée de gros sel, plie le bras droit et frotte le pouce contre l'index, de sorte que les grains tombent négligemment sur une pièce de viande encore saignante.

Toujours plus loin dans l'opulence

Profitant de cette soudaine notoriété, le boucher se mue en entrepreneur. Il dispose déjà d'un restaurant à Istanbul, Nusr-Et, qui devient rapidement une chaîne. Et ouvre bientôt des succursales clinquantes à Miami, Londres, New York, Doha, Istanbul ou encore Dubaï. Rihanna, Al Pacino et Leonardo DiCaprio s'y pressent, tout comme les chanteurs P.Diddy, Usher et DJ Khaled. Salt Bae cuisine pour le président des États-Unis, Donald Trump, en octobre 2018 à New York. En 2019, le Turc défile en costume blanc sur le tapis rouge du Festival de Cannes.

L'influenceur-salière s'adapte vite aux goûts de luxe de ses nouvelles fréquentations. Toujours plus loin dans l'opulence, Salt Bae découpe des morceaux de barbaque recouverts de feuilles d'or. Avantage : c'est très instagrammable. Inconvénient : ça coûte un rein. Ses steaks sont vendus jusqu'à 1 800 euros pièce, démonstration et vidéo incluse. En vacances à Dubaï, le footballeur français Franck Ribéry goûte la fameuse entrecôte dorée et déclenche un tollé lorsque la presse allemande découvre l'addition, aussi salée que son assiette.

Pendant ce temps-là, sur son compte Instagram aux 52 millions d'abonnés, Salt Bae mène la belle vie. Il boit un cappuccino doré, lance du sel depuis un hélicoptère ou parsème de pétales de roses de la viande disposée en cœur le jour de la Saint-Valentin. Un rythme de vie loin de ses origines modestes et de son quotidien à Istanbul, où il officiait comme vendeur en boucherie depuis ses 14 ans après avoir arrêté très tôt l'école.

Le restaurateur turc Salt Bae est une star d’Instagram, où il s’est fait connaître avec sa « découpe samouraï » et sa manière d’agrémenter ses steaks de feuilles d’or. Depuis le 17 novembre 2022, il fait de nouveau parler de lui après avoir publié sur les réseaux sociaux une addition plus que salée dans l’un de ses établissements. Quatorze convives ont payé 161 400 €, soit… 11 530 € par personne. Pas moins de 1 180 € un steak recouvert de feuille d’or, 17 000 € la bouteille de vin Petrus, vin rouge bordelais dont le prix est normalement quatre à trente fois moins élevé, 14 € la bière Heineken ou encore 45 € pour quelques bouteilles d’eau plate… Voici les prix hallucinants payés par des clients, dans un restaurant d’Abou Dabi, aux Émirats arabes unis, appartenant au célèbre chef turc Salt Bae, le 17 novembre 2022. Un chef plus connu pour sa manière de saupoudrer le sel que pour la qualité de ses mets.

Le prix total qu’ont payé les 14 personnes assises à la table du Nusr-Et Steakhouse ? Pas moins de 161 440 €, soit 11 530 € par personne. Une note plus que salée que Salt Bae, de son vrai nom Nusret Gökçe, n'a pas hésité à partager aux 49 millions d’abonnés de compte Instagram, assortie du commentaire provocateur « la qualité n’est jamais chère ». De quoi outrer un certain nombre d’internautes qui ne se privent pas de le faire savoir.

Salt Bae, pour « sel » et « chéri » en anglais, est boucher depuis ses 14 ans et désormais propriétaire de 23 restaurants de viande, rouge principalement, à travers le monde. Il est devenu célèbre en 2017 grâce à une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Sa marque de fabrique ? Sa manière de trancher les morceaux de bœuf grillés avec la précision d’un samouraï, le tout dans une chorégraphie presque sensuelle. Et surtout sa façon de saupoudrer le sel, coude replié en faisant rouler les poignets. Une pose que les internautes et les stars s’amusent à reprendre. Ses restaurants à succès attirent de nombreuses célébrités : Leonardo Di Caprio, Rihanna, Ben Affleck, Drake, Michael Phelps… et beaucoup de footballeurs ! Lionel Messi, Thibaut Courtois, Neymar, Manuel Neuer, Kylian Mbappé, Karim Benzema sont devenus des trophées que Salt Bae arbore sur son compte Instagram.

En 2019, la dégustation d’une entrecôte recouverte d’or par le footballeur français Franck Ribéry avait fait polémique. Face à l’indécence de son prix, l’animatrice de télévision Audrey Pulvar avait tweeté : « Si vous ne savez pas quoi faire de votre argent, il reste plein de causes à fiancer et soutenir, dans le monde. » Ce à quoi Franck Ribéry avait répondu qu’il faisait ce qu’il voulait de son argent, et qu’il relevait l’absence de réaction des médias lors de ses dons à des œuvres caritatives.

Maduro, Cuba, incendie : « bad buzz » en série

Mais les choses ont fini par se gâter. En bonne star du Web, l'influenceur connaît vite ses premiers « bad buzz ». Comme ce jour de 2018 où il joue son numéro de claquettes face au président du Venezuela Nicolás Maduro, dictateur dans un pays en proie à la famine. Le sénateur américain d'origine cubaine Marco Rubio ne manque pas de lui rappeler publiquement qui est Maduro sur X. L'incident prend d'étonnantes proportions. Des dizaines de manifestants vénézuélo-américains se rassemblent devant le restaurant Nusr-Et à Miami, chantant l'hymne national de leur pays et agitant des drapeaux.

À la suite de ce premier accroc, Salt Bae réussit l'exploit de froisser aussi les Cubains de Miami en posant devant une photo de Fidel Castro. Un affront pour ces réfugiés : ils sont environ 125 000 contre-révolutionnaires à avoir été expulsés à Miami par le régime castriste dans les années 1980.

Un mois après l'ouverture de son premier restaurant américain à Miami (Floride), une photo du chef postée il y a près d'un an sur son compte Instagram officiel a refait surface. On y voit Nusret Gökçe poser, cigare à la bouche et toque sur la tête, devant un portrait en noir et blanc de Fidel Castro, tout en l'imitant, quatre jours après le décès du leader cubain, le 25 novembre 2016. La polémique est venue d'utilisateurs d'Instagram qui ont repéré le cliché sur le compte officiel du chef. Celui-ci sera ensuite repris par le Miami Herald et de nombreux autres médias américains. Dans les commentaires de la publication, de nombreux messages, rédigés en anglais ou en espagnol, critiquent et désapprouvent le comportement du chef. Si les réactions des internautes -la plupart originaires ou vivants à Miami- ont été aussi virulentes envers le chef turc, c'est parce que la ville entretient une histoire très particulière avec Fidel Castro. En 1980, près de 125.000 Cubains, considérés comme contre-révolutionnaires et donc opposants au régime castriste, étaient expulsés de l'île vers les États-Unis par le leader cubain lors du désormais célèbre exode de Mariel.

Toujours au Nusr-Et de Miami, en 2020, le paiement d'une addition tourne au vinaigre. Les clients avaient commandé quatre « Tomahawk », des côtes de bœuf démesurées. Sauf que les serveurs se sont trompés. Ils ont amené aux convives des « Golden Tomahawk », soit les grillades couvertes de feuilles d'or 24 carats. Les clients ont cru que cela faisait partie du folklore. Mais au moment de la douloureuse, la côte de bœuf ne coûtait plus 275 dollars, mais 1 000 !

Devant le refus des clients de payer l'addition, le restaurant a dû appeler la police. Selon le Miami Herald, ce n'était pas la première fois : Nusr-Et Miami a appelé les forces de l'ordre au moins une douzaine de fois entre 2017 et 2020 pour des clients surpris par leur addition exorbitante.

Autre bémol : en 2018, le bar du restaurant Nusr-Et d'Istanbul prend feu, blessant quatre clients. Sur une vidéo de la scène, on voit l'un des barmen verser un liquide inflammable sur le comptoir avant l'explosion d'une boule de feu. Une touriste tchèque en est ressortie gravement brûlée.

En 2020, il avait été contraint de fermer quelque temps l’un de ses restaurants à Boston aux États-Unis pendant la pandémie de Covid-19, pour non-respect du protocole sanitaire : les clients et les employés ne portaient pas de masque et la distanciation sociale n’était pas respectée.

Le cuisinier a lui-même été épinglé par la revue anglo-saxonne Eater, spécialisée dans l’information culinaire, en 2018, rapporte le Huffington Post, pour le non-respect des normes sanitaires. Il lui était reproché de manipuler la viande sans gants dans son restaurant new-yorkais alors que « le code sanitaire de la ville interdit aux restaurateurs de manipuler à mains nues de la nourriture prête à être servie », a affirmé le porte-parole des services sanitaires de New York au média américain Newsweek. Pour éviter que le scandale ne fasse de l’ombre à son business, Salt Bae porte depuis des gants noirs sur toutes les vidéos qu’il poste.

Anatomie d'un naufrage

La liste des faux pas s'allonge en 2022. Le soir de la finale de la Coupe du monde de football, au Qatar, Salt Bae parvient à s'incruster en costume sur la pelouse. Il saisit même la fameuse coupe dorée et pose avec les vainqueurs argentins. Une séquence le montre attraper maladroitement le bras de Lionel Messi pour le forcer à faire un selfie. Certains fans expriment leur gêne. Son apparition n'est pas du goût de la Fifa. Comment Salt Bae est-il parvenu à toucher le trophée en or massif, un privilège d'ordinaire réservé aux champions du monde et aux chefs d'État ? Une « erreur », admet Nusret Gokçe aujourd'hui.

Le 31 mai dernier, lorsque le Turc s'invite à la soirée d'après-finale de la Ligue des champions, il est fermement reconduit vers la sortie. Sur son Instagram, Salt Bae assure avoir simplement répondu à l'invitation de milliers de fans qui réclamaient un autographe. La séquence où il est poussé par la sécurité ? De « l'intelligence artificielle »… En juin, rebelote : le chef s'incrute à la finale de l'Euroligue de basket à Abu Dhabi, et monte carrément sur un plateau télévisé pour se montrer.

En réalité, l'intérêt pour Salt Bae s'essouffle. Plutôt que de sombrer dans l'oubli, le chef aurait pu capitaliser sur l'ouverture de ses restaurants. Mais là encore, le business patine. En 2020, son restaurant Nusr-Et ferme à Boston. Officiellement en raison de la pandémie de Covid-19. Trois ans plus tard, une enquête de Business Insider révèle l'existence de sept plaintes d'employés à New York. Ces « forçats » du grill ont déposé une plainte contre Nusret Gokçe pour sa gestion humaine « agressive » et pour vol. Leurs pourboires (aux montants très élevés aux États-Unis) auraient été prélevés abusivement. La plupart des plaignants ont conclu des accords à l'amiable avec Salt Bae, qui a parfois dû débourser 230 000 dollars pour s'éviter de longues procédures judiciaires. « Pas de commentaire sur les sujets juridiques », nous a répondu l'équipe du Turc.

Ces déboires contribuent à la fermeture, en 2023, de sa cantine de burgers new-yorkaise. On y servait un « Golden burger » à 100 dollars, recouvert d'une feuille d'or. « L'endroit a le charme d'un hangar à avions », piquait un critique culinaire de Eater New York. Le menu du restaurant, décrit un autre critique du site Gothamist, était cerclé de métal comme une pierre tombale, « marquant apparemment la mort de tout plaisir dans la nourriture ». En entrée, la salade à 25 dollars était composée d'une laitue iceberg « de quelques jours et de légumes verts mystérieux, avec du fromage de chèvre insipide, quelques noix, des raisins secs et des graines de grenade », taclait encore le New York Post.

En juin 2025, les restaurants Nusr-Et de Dallas et de Beverly Hills (Los Angeles) baissent aussi le rideau. En général, les clients ne viennent pas pour le menu. La réussite de leur dîner repose largement sur la « performance » du chef turc, très attendu afin de l'immortaliser en vidéo. Un « salt boy » est missionné pour suivre le chef avec un bol de sel. Cette séquence n'est pas toujours réussie, comme lorsque Salt Bae a maladroitement salé le pantalon du critique du New York Times Pete Wells au lieu de son assiette. Clou du spectacle : quand Salt Bae pique un steak au couteau et le met dans la bouche de ses clients. Vous avez dit pathétique ?

En 2023, Nusr-Et comptait sept restaurants aux États-Unis. En 2025, il n'y en a plus que deux. L'équipe de Salt Bae ne s'en offusque pas. « Nous réévaluons notre offre afin qu'elle corresponde à nos objectifs », nous a-t-elle répondu sur ce point. Le chiffre d'affaires du steakhouse Nusr-Et Londres est passé de onze à deux millions de livres en seulement trois ans. Pas de quoi éteindre Salt Bae pour autant, toujours le 126e compte Instagram le plus suivi dans le monde, suscitant d'ailleurs des doutes sur l'existence réelle de ses followers.

Le chef n'a pas dit son dernier mot. Il annonce débarquer en Italie, à Rome et Naples et Milan. « Nous allons continuer à nous étendre, notamment en Europe, un marché dynamique », affirme l'équipe de Salt Bae, contactée par Le Point. La France n'est pour l'heure pas envisagée. « Nos clients viennent de loin pour vivre un moment magique » se félicite l'entourage du turc.

Cela devait être la suite logique de son épopée, mais l'aventure du chef et boucher turc Nusret Gökçe, aussi et surtout connu mondialement sous le nom de «Salt Bae», est en train de tourner au vinaigre.

Tableau récapitulatif des controverses et fermetures de restaurants

Année Événement Conséquences
2018 Incident avec Nicolás Maduro Manifestations devant le restaurant Nusr-Et à Miami
2018 Photo avec Fidel Castro Indignation de la communauté cubaine à Miami
2018 Incendie au bar du restaurant Nusr-Et à Istanbul Quatre clients blessés
2020 Non-respect des protocoles sanitaires à Boston Fermeture temporaire du restaurant
2023 Fermeture de la cantine de burgers à New York Critiques négatives et problèmes de gestion
2025 Fermeture des restaurants à Dallas et Beverly Hills Baisse de fréquentation et perte d'intérêt du public

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