Les belles journées ensoleillées sont propices aux repas pris au jardin, en terrasse, autour d’un barbecue. Grasses matinées, apéros prolongés, belles salades colorées peuvent être au rendez-vous. Et dans la foulée, douleurs, ballonnements, troubles du transit peuvent survenir. Pour les ventres fragiles, les vacances ne sont pas toujours de tout repos, car les changements estivaux d’alimentation et de rythme de vie peuvent accroître les troubles digestifs.
Il n’est pas toujours possible d’éviter les épisodes de diarrhée ou de constipation, les brûlures d’estomac et les remontées acides. Crampe, spasme... C’est la belle saison, celle des vacances. Ne la gâchons pas avec des erreurs qui peuvent facilement être évitées.
Cet article explore les causes possibles de ces douleurs abdominales post-barbecue et propose des solutions pour minimiser l'inconfort. Il est important de comprendre pourquoi ces douleurs surviennent pour mieux les prévenir et les gérer.
Les douleurs abdominales après un barbecue ont plusieurs causes possibles, liées aussi bien aux propriétés des aliments consommés qu'à la capacité du système digestif à les traiter.
Les symptômes sont très proches de ceux de la gastro-entérite, la différenciation n’est pas toujours évidente. Elle le devient si plusieurs personnes sont malades après un même repas. La gastro entérite est aussi souvent plus longue à guérir. Les signes arrivent rapidement, souvent quelques heures après l’ingestion du ou des produits toxiques. Les médicaments anti vomitifs et antidiarrhéiques doivent en conséquence être pris avec raison pour ne pas entraver l’expulsion des toxiques. La fièvre est aussi un moyen de combattre l’infection. Le repos du tube digestif est salvateur.
Dans les 48 h les maux deviennent en principe un mauvais souvenir, même si une certaine fatigue persiste. Une attention particulière doit être portée aux enfants, femmes enceintes, personnes âgées, et a toutes celles dont le système immunitaire est défaillant.
Mieux vaut prévenir que guérir. Mauvaises conservations et cuissons insuffisantes peuvent rendre malade. La chaleur, l’humidité sont aussi favorables au développement bactérien. L’été est propice aux intoxications alimentaires. La présence des bactéries en nombre ne modifie pas toujours l’aspect, la couleur ou l’odeur des produits, d’où la nécessité d’être vigilent.
Tous les ans, l’Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) relève une augmentation des cas d’infections alimentaires durant l’été. Les principales causes bactériennes sont :
Selon une étude réalisée entre 2008 et 2013 par Santé publique France, on compte annuellement entre 1,28 et 2,23 millions de cas d’intoxication alimentaire, résultants de 21 agents pathogènes, représentant 10 bactéries, dont certaines sont très agressives. On les appelle les TIAC (Toxi Infection Alimentaire Collective). Elles sont considérées comme telles lorsque plus de 2 personnes sont malades.
Le rôle des Fodmap (Fermentable oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides and polyols), ces sucres qui fermentent dans l’intestin provoquant ballonnements et douleurs abdominales, a été précisé ces dernières années. On a appris à mieux les connaître et à les éviter en cas de besoin.
Anne-Sophie Dimier, diététicienne à l'hôpital St-André, CHU de Bordeaux : « Le régime pauvre en FODMAPs consiste à réduire la quantité globale d'aliments riches en FODMAPs sans les exclure totalement, en s'appuyant sur les habitudes alimentaires de la personne et sur sa tolérance (réduction de la fréquence et/ou de la quantité). L'objectif est, tout en suivant ce régime, d'assurer une couverture des besoins nutritionnels des patients et de maintenir une alimentation équilibrée en réalisant des équivalences entre les aliments autorisés et ceux à limiter.
Parmi les aliments riches en Fodmap, on retrouve des stars de l’été comme les cerises ou les abricots, dont on peut limiter la consommation, au profit des melons et des fraises. « Beaucoup d’aliments disponibles en été sont favorables aux intestins irritables. C’est un point positif», dit la Pre Sabine Roman, gastro-entérologue.
Les saucisses et la viande grasse au barbecue peuvent réveiller le reflux gastro-oesophagien (RGO). "Certains aliments augmentent l’acidité (poire, épices, citron, pamplemousse, menthe), d’autres les remontées (alcool, graisses, chocolat et café), ou l’air dans l’estomac (boissons gazeuses, pain frais). Ils sont tous impliqués dans le RGO, mais diversement pour chacun", précise le Dr Fricker.
Merguez et viandes grillées sont très souvent au menu des barbecues pendant cette période estivale. Mais la cuisson au charbon de bois dégage des hydrocarbures aromatiques polycycliques, toxiques pour le foie et potentiellement cancérigènes. Pour les grillades, mieux vaut privilégier les cuissons à la plancha.
Lavage soigneux des mains, des ustensiles, planche à découper, plan de travail est essentiel. Il faut faire attention à la consommation de poissons crus (leur congélation pendant une bonne semaine peut éliminer les parasites) et laver les fruits et légumes.
Selon l’Anses « ne jamais conserver les restes d’aliments plus de deux heures à température ambiante avant réfrigération ». Laisser les aliments couverts jusqu’à leur préparation ou leur cuisson et respecter les dates de consommation pour les produits frais.
Si des troubles digestifs apparaissent après la consommation d'un barbecue, il existe plusieurs moyens de les minimiser. Voici quelques conseils pratiques :
Bien mastiquer ses aliments est la clé de l’anti-reflux. Ce premier travail augmente en effet la quantité de salive qui facilite la digestion et tamponne l’acidité. Conserver des horaires réguliers, pour manger sans sauter de repas et dormir en suffisance, aide l’écosystème intestinal à se développer harmonieusement.
Adapter le régime en fonction de son intolérance ciblée, en excluant le moins possible d’aliments, et en prenant le temps d’en tester le plus possible pour ouvrir l’éventail. Pour les FODMAPs, on limite les cerises, les pêches, les prunes, la pastèque, les pommes et les poires qui en contiennent beaucoup, mais aussi l’ail, le blé, le seigle, l’orge (caché dans les pizzas, parfois les viennoiseries, le pain…), les fèves et les pois chiches, ainsi que les fromages à pâte molle et les crèmes glacées.
On n’hésite pas non plus à végétaliser son assiette, en profitant des bons fruits et légumes gorgés d’anti-oxydants et de fibres. Les eaux fraîches aromatisées au basilic, concombre et menthe à laisser infuser avant consommation sont idéales.
| Catégorie | Aliments à Privilégier | Aliments à Éviter |
|---|---|---|
| Viandes | Poisson frais (vapeur, four), viandes maigres | Saucisses, viandes grasses, merguez |
| Fruits et Légumes | Melon, fraises, concombre, courgettes, aubergines, tomates | Cerises, abricots, prunes, pastèque, ail, blé, seigle, orge |
| Produits Laitiers | Yaourts, fromage blanc, fromages à pâte cuite, laits végétaux (soja, riz, amande, avoine) | Fromages à pâte molle, crèmes glacées, lait entier |
| Boissons | Eaux aromatisées (basilic, concombre, menthe), tisanes | Boissons gazeuses, alcool, jus de fruits industriels |
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