L'histoire et la recette des Macarons de Nancy: Un trésor de la gastronomie Lorraine

Star des douceurs françaises, le macaron a connu un parcours légendaire d’Orient à Nancy. Entre histoire révolutionnaire et recette familiale, il incarne la tradition et la gourmandise. Les macarons de Nancy sont des macarons à l'ancienne, des valeurs sûres qui traversent les modes, qui nous viennent du passé et que la gourmandise fait continuer leur trajet à travers les générations.

À Nancy, on a parfois sous les yeux un trésor qu’on oublie de visiter. En plus de son patrimoine varié et riche, la ville de Nancy attire les touristes avec sa gastronomie. Elle est notamment réputée pour son fameux macaron.

Chaque fois que je viens à Nancy, je dois emporter avec moi les macarons originaux. C’est un établissement avec une histoire derrière lui et la qualité proposée est toujours bien entretenue. Les macarons ont un goût sucré d'amande, ils sont croustillants à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Ils sont vendus par boîte de 12 pour 11€ et durent longtemps.

De passage à Nancy avec une envie de goûter les spécialités locale et notamment les macarons de Nancy qui n'ont pas fait long feux ils sont vraiment délicieux et suaves... les babas aux rhum le sont eux aussi ...

C'est là qu'on trouve les véritables macarons de Nancy, autant de petits monuments nancéiens, puisque leur ancêtre est probablement né au XVIe siècle, lors de la visite de Catherine de Médicis, dont la fille était duchesse de Lorraine. Catherine était très gourmande et venait avec ses pâtissiers, et florentine d'origine, donc italienne, elle appréciait ces macaronis qu'on fabriquait dans la ville de son enfance.

Le macaron, dont l’origine orientale est probable, a été perfectionné en Italie avant de devenir un trésor français. La légende veut que Catherine de Médicis ait importé la recette lors de sa visite à Nancy, en rendant visite à sa petite-fille Christine de France. C’est dans cette ville qu’il atteint sa renommée, notamment grâce à deux sœurs du Saint-Sacrement qui, pendant la Révolution, commencèrent à fabriquer et vendre ces douceurs pour survivre après la dissolution de leur couvent. Leur recette, jalousement gardée, est restée secrète depuis plus de deux siècles. Ce macaron sans garniture, croquant dehors et fondant dedans, est aujourd’hui une spécialité iconique de Lorraine.

Késako ? Des blancs d’œufs, du sucre et des amandes de Provence composent la recette de ce petit gâteau rond et craquelé originaire de Nancy (54). Dès la première bouchée, la fine coque craque ; à l'intérieur, c'est moelleux à souhait !

La légende raconte que le berceau du macaron, ou plutôt le lieu où le premier macaron aurait vu le jour, se situait à Nancy, au couvent du Saint-Sacrement ; sa fondatrice Catherine de Lorraine en serait à l'origine.

Marguerite de Lorraine décida de faire construire le couvent des Dames du Saint-Sacrement en 1668.

En 1787, le médecin du Duc de Lorraine Stanislas Leszczynski, le Sieur Buc’hoz, dans son ouvrage "L'art de préparer les alimens", énumère à son tour plusieurs recettes de macarons à base de sucre, d'amandes douces pilées, et de blancs d'œufs : les macarons communs, de Bruxelles, de Liège, et les macarons fins.

Vers 1800, des ouvrages présentent la fabrication des macarons comme faisant partie des attributions du confiseur. "MACARON (de macaroni ?), sorte de pâtisserie croquante et délicate, composée principalement d'amandes douces ou amères, pilées et séchées, puis battues avec des blancs d'œufs et du sucre, dont on fait de petits pains de diverses formes, mais surtout ronds et ovales. Cette pâtisserie était déjà célèbre au XVIIe siècle.

À l'époque, tous les couvents ont été fermés, jetant à la rue autant de religieuses qui ont dû gagner leur vie, et deux d'entre elles ont choisi le macaron comme gagne-pain, si j'ose dire. Et le palais nancéien ne se trompant jamais pour détecter ce qui se fait de meilleur, les bonnes sœurs sont très vite devenues les Sœurs Macarons.

La Révolution constitua un grand tournant dans l’histoire du macaron. Et pour cause, en 1790, un décret a mis fin aux congrégations religieuses entraînant ainsi la fuite des Sœurs, Marie-Mélanie de Gormand. Leur petit commerce a connu un succès réel et rapide ce qui leur a valu le surnom de « Sœurs macarons ». Ainsi, en 1952, une partie de la rue de la Hache fut même rebaptisée « rue des sœurs Macarons ».

Deux religieuses du nom de Suzanne Gaillot et Élisabeth Morlot trouvent refuge chez Marie de Sainte-Mélanie de Gormand, ancienne sœur du couvent, qui habite rue de la Hache, chez son père médecin. Suzanne et Élisabeth décident de fabriquer des macarons, plutôt que de rester à ne rien faire... Surprise ! Le succès est immédiat ! On commence à s'arracher leurs gâteaux, on surnomme même les deux amies les « sœurs macarons. »

Mais Élisabeth et Suzanne vieillissent... Et lorsque celle-ci disparaît, Élisabeth décide de faire appel à sa nièce, Élisabeth Muller, pour l'aider à la confection et à la vente des gâteaux. La jeune femme accepte ! Les Muller abandonnent donc leur métier de laboureur et s'installent à Nancy.

Lorsque sa tante meurt, Élisabeth Muller s'installe dans la maison de la dame Gormand et continue le commerce des macarons. Les Muller se sont transmis la recette de génération en génération... jusqu'à aujourd'hui !

Macarons de Nancy , très faciles et délicieux !

Le secret des Sœurs Macarons

Elles ont transmis leur secret, un secret qui rend le macaron de Nancy unique et qui n'est connu que d'une poignée d'êtres humains. Il y a moins de personnes sur la planète qui savent la recette du macaron de Nancy que de membres du G7.

En tout cas, les deux jeunes femmes ont tenu secrète la recette de leurs délicieux macarons. Puis, à la mort de Sœur Suzanne, la nièce de sœur Marie-Elisabeth Morlot et son époux, Nicolas Muller, sont venus l’aider.

La maison des Sœurs Macarons fut ensuite gérée par la famille Moinel en 1876 puis par la famille Aptel en 1935.

Obsédée par la composition des macarons des sœurs, la famille Genot a décidé de racheter l’entreprise. Cela s’est fait en 1991. Le secret de la recette fut alors transmis aux oreilles du père Genot.

Nicolas Génot est issu d’une famille de grands confiseurs dans la ville de Nancy. Après avoir terminé ses études supérieures de commerce, il reprit les rênes de la boutique en 2000 avec son épouse.

Il a pris grand soin de préserver le secret de fabrication des véritables macarons de Nancy qu’il ne laisse personne s’occuper de leur conception.

La recette traditionnelle

Un mélange de blanc d'œuf, de sucre, de poudre d'amande.

Et surprise ! Cette délicieuse pâtisserie n’avait pas d’ingrédients mystères, mais avait uniquement ceux d’un simple macaron, à savoir du sucre, de l’amande et de blancs d’œufs.

Moelleux à l'intérieur, ferme à l'extérieur, goûtu sans être écœurant, doux sans être trop sucré, comme son cousin parisien, le macaron de Nancy, c'est un trésor gastronomique qui porte le nom de la ville qui l'a vu naître et qui lui donne une médaille de plus, celle de l'excellence culinaire. Et ça, c'est fin bien !

Le secret ? Un travail de réflexion sur la relance de la production de l’amande, fruit emblématique de la Provence, est conduit depuis 2015 avec les principaux partenaires de cette filière.

Les autres macarons de terroir

Il existe d’autres macarons de terroirs, comme ceux d’Amiens, de Joyeuse, de Boulay ou de Paris, chacun avec sa recette et ses secrets. Le macaron de Nancy, sans ganache, est souvent comparé à un pralin sec et léger. Plus récemment, les macarons colorés, ronds et fourrés ont envahi les vitrines grâce à de grandes maisons parisiennes. Mais il y a aussi le macaron de maman, fait maison, imparfait mais réconfortant. Accessible à tous, il perpétue la gourmandise familiale avec simplicité.

On peut citer la biscuiterie Lefèvre-Denise, célèbre pour ses bergamotes, créé par Antoine Lefèvre. Ou encore, les pâtisseries Lalonde et Charpentier. Sa réputation n’a cessé de grandir à tel que d’autres villes en ont fait aussi l’une de leurs spécialités telles que Paris, Saint-Emilion ou encore Amiens.

Recette maison du macaron tendre et vanillé

Pour réaliser facilement vos propres macarons, il vous faut : 2 blancs d’œufs, 100 g de poudre d’amandes, 100 g de sucre glace, 1 sachet de sucre vanillé et 3 gouttes d’extrait de vanille. Tamisez le sucre glace et mélangez-le à la poudre d’amandes et au sucre vanillé. Montez les blancs en neige souple, puis incorporez-les au mélange. Ajoutez l’extrait de vanille. Préchauffez votre four à 240°C, étalez la pâte en petits tas sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, humidifiez leur surface au pinceau, puis baissez aussitôt à 150°C et laissez cuire 15 à 20 minutes. Vous obtiendrez des macarons croquants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur. La cuisine, ce sont des recettes légendaires comme les macarons, mais c’est surtout beaucoup de cœur.

Désormais emblème de la pâtisserie française, on trouve le macaron de toutes les couleurs et de tous les goûts. Le 20 mars, Journée internationale du macaron, est dédiée à tous les gourmands.

FAQ

C’est quoi un macaron de Nancy ? Un macaron de Nancy est un macaron “à l’ancienne”, à base de blanc d’œuf, sucre, poudre d’amande et un peu de farine, connu pour être moelleux à l’intérieur et ferme à l’extérieur.

Quelle est l’origine des macarons de Nancy ? Leur ancêtre remonte probablement au XVIe siècle, associé à la venue de Catherine de Médicis en Lorraine et à une recette ensuite conservée dans les couvents jusqu’à la Révolution française.

Où acheter les vrais macarons de Nancy ? Les véritables macarons de Nancy se trouvent dans la boutique officielle des Sœurs Macarons.

Pourquoi les macarons de Nancy ont-ils un “secret” ? Le secret transmis par les Sœurs Macarons rend le macaron de Nancy unique et n’est connu que d’une poignée de personnes.

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