En France, le gaspillage alimentaire est un problème majeur, avec environ 20% de la nourriture jetée, ce qui représente 10 millions de tonnes par an. Cela équivaut à 1000 fois le poids de la Tour Eiffel. Le gaspillage se produit à tous les niveaux de la chaîne de production alimentaire, du champ à l'assiette.
La production et la consommation alimentaires ont un impact environnemental considérable. Le secteur agricole représente 21% des émissions de gaz à effet de serre en France, et jusqu'à 36% en incluant la fabrication des emballages et le transport. Le gaspillage alimentaire représente à lui seul 3% des émissions nationales de gaz à effet de serre.
En France, 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année, représentant une perte de 16 milliards d’euros. 33% de ce gaspillage a lieu lors de la consommation, dont 14% dans la restauration collective et commerciale.
La loi EGalim, adoptée suite aux États généraux de l’Alimentation en 2018, vise à garantir une rémunération plus juste aux agriculteurs, à valoriser une agriculture vertueuse et à rendre accessible une alimentation saine et durable pour tous. Elle répond à des enjeux sociaux, économiques et de santé publique.
La restauration collective est un vecteur clé de ce changement, avec 3,5 milliards de repas servis par an.
La loi EGalim impose des mesures spécifiques pour la restauration scolaire. Toute la restauration scolaire - de la maternelle au lycée - doit proposer au moins un menu végétarien par semaine. C’est-à-dire un menu unique (ou un menu alternatif dans le cas ou plusieurs menus sont proposés) sans viande ni poisson, crustacés ou fruits de mer. Il pourra néanmoins comporter des œufs ou des produits laitiers.
La loi Climat, promulguée le 22 août 2021, est venue confirmer cette mesure que la loi EGalim avait introduite à titre expérimental pendant deux ans en 2019. L’objectif est de promouvoir une alimentation variée et équilibrée, avec une diversification des sources de protéines.
À compter du 1er janvier 2022, l’approvisionnement des restaurants collectifs devra être constitué, d’un minimum de 50 % de produits agricoles durables et de qualités dont au moins 20% de produits issus de l’agriculture biologique (en valeur d’achat).
| Type de Produit | Description |
|---|---|
| Produits Durables (50%) |
|
| Produits Bio (20%) |
|
Manger mieux coûte plus cher, mais des leviers comme la lutte contre le gaspillage alimentaire et l’introduction d’un repas végétarien peuvent limiter les surcoûts. Une enquête de l’Association des Maires de France (AMF) montre que de nombreuses communes s'inquiètent de leur capacité à respecter les seuils de la loi EGalim en raison des surcoûts engendrés.
Pour les équipes de cuisine, la principale difficulté consiste à insérer le menu végétarien dans un plan alimentaire respectueux des exigences relatives à la qualité nutritionnelle des repas.
La loi ne prévoit pas de sanctions, car l’État privilégie l’accompagnement des acteurs vers une meilleure alimentation.
Le partage d’expériences est essentiel. Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a développé un site d’accompagnement pour la mise en œuvre de la loi EGalim dans les cantines scolaires. Nous vous recommandons d’adhérer à Restau’Co, le réseau interprofessionnel de la restauration collective en gestion directe.
La France a défini dans la loi AGEC (2020) le gaspillage alimentaire comme « toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire est perdue, jetée ou dégradée ».
Depuis 2022, le gaspillage alimentaire fait l’objet d’un suivi annuel pour l’ensemble des pays de l’Union européenne. Ces chiffres sont disponibles sur la plateforme EUROSTAT.
Dans la loi AGEC (2020), la France s’est engagée à réduire de moitié le gaspillage alimentaire par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale.
Au fil des années, l'arsenal législatif français s'est renforcé pour lutter contre le gaspillage alimentaire :
La loi EGalim encourage fortement la valorisation des excédents alimentaires par le don, notamment à des associations reconnues comme les Restos du Cœur, la Croix-Rouge.
La loi EGalim impose un devoir de transparence vis-à-vis des convives. Les usagers doivent être informés de manière visible et lisible sur la qualité des produits servis : leur origine, leur label, leur catégorie (durable, bio, local…).
tags: #loi #egalim #gaspillage #alimentaire #résumé
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic