Les Jumeaux Viande: Définition et Enjeux

La question de l'équilibre entre les productions de lait et de viande est cruciale. Une vache ne sécrète du lait que pendant un certain temps après avoir mis bas, et une partie de ce lait est employée pour l'alimentation du veau.

La nature établit donc un équilibre entre les deux productions de lait et de viande. Cet équilibre n'a aucune raison d'être le plus économique : le consommateur ne lie pas ses besoins en lait et en fromage à la consommation de viande.

Il n'est donc pas étonnant que l'on assiste à un déséquilibre entre les possibilités de production et les désirs de consommation de viande et de lait dans notre pays. Ce déséquilibre peut, certes, être partiellement compensé par un choix judicieux d'espèces particulièrement bonnes laitières ou productrices de viande.

Mais cette solution ne peut intervenir que dans une certaine mesure seulement. En outre, les tarifs actuellement pratiqués favorisent le lait par rapport à la viande, de telle sorte que notre pays souffre d'une pénurie relative de viande, surtout en ce qui concerne les beaux morceaux.

Les veaux jumeaux permettent de surmonter cette difficulté. Si à chaque vêlage la vache mettait bas deux veaux au lieu d'un seul, d'une part le déséquilibre viande-lait serait renversé, d'autre part la rentabilité des élevages de veaux de boucherie serait augmentée puisqu'il suffirait d'entretenir un nombre de vaches reproductrices inférieur pour la même quantité de veaux.

Lancée en 1963, une action concertée de la D.G.R.S.T. vient d'aboutir cette année. Une expérience en vraie grandeur a été menée en 1970 par l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) en association avec l'Institut technique d'élevage des bovins dans le Sud-Ouest.

Près de deux cents vaches ont été ainsi traitées avec des résultats que l'on peut considérer comme satisfaisants. Une nouvelle campagne d'insémination est d'ailleurs en train de se terminer dans la même région en profitant de l'expérience acquise lors de la première.

L'élaboration d'une méthode permettant d'obtenir deux veaux par mise bas comporte trois étapes :

  • Une réflexion théorique, menant à un choix de principe ;
  • Une expérimentation en laboratoire (ou en ferme expérimentale) conduisant à la définition précise de la méthode ;
  • Une mise au point en vraie grandeur, dans des fermes ordinaires, pour tenir compte de tous les détails pratiques.

L'expérience de naissance de veaux jumeaux en est à ce dernier stade, puisque cent soixante-huit vaches appartenant à cent sept éleveurs du Tarn, de l'Aveyron et de la Haute-Garonne ont déjà été traitées.

La réflexion de principe a été la suivante. On sait produire, par des traitements hormonaux, des ovulations multiples chez la vache. Fécondés, ces ovules permettront la naissance d'autant de veaux. Mais il ne faut pas que le nombre de veaux soit excessif : une vache porte normalement un seul veau. Rarement (avec une fréquence comparable à celle de l'espèce humaine) elle peut donner naissance à des jumeaux, et exceptionnellement à des triplés.

Pour qu'un traitement hormonal soit valable, il faut qu'il ne provoque pas la ponte simultanée d'un trop grand nombre d'ovules A moins que l'on ne puisse transplanter les œufs fécondés d'une vache dans une autre.

Les réflexions théoriques ont ainsi mené à la définition de deux techniques différentes, l'une avec un dosage d'hormones menant normalement à la ponte de deux ovules seulement, les embryons se développant chez leur vraie mère, l'autre avec ponte d'un plus grand nombre d'ovules et leur transplantation dans des " mères " réceptrices.

La première méthode est évidemment plus simple Elle seule a été appliquée. Mais il n'est pas impossible que la seconde l'emporte un jour.

Les travaux expérimentaux sont assez avancés, et un examen détaillé a montré qu'elle présentait certains avantages : les œufs fécondés et transplantés peuvent être placés dans les deux trompes, droite et gauche, des vaches réceptrices On ne risque donc pas le développement des deux embryons du même côté (ce qui est peu favorable à la croissance).

Surtout, une même vache, grâce aux techniques de transplantation, pourrait avoir une descendance énorme, presque comparable à celle d'un taureau. La sélection génétique pourrait ainsi avoir lieu également sur la femelle, ce qui est impossible aujourd'hui.

Morceaux de Bœuf et Préparation

Le bœuf a de nombreux morceaux à son répertoire. Votre choix se portera sur tel ou tel morceau en fonction de la recette que vous souhaitez préparer. N’hésitez pas à demander conseil à votre boucher, il saura vous recommander le morceau qui vous convient.

On distingue d’un côté les morceaux à griller, à poêler ou à rôtir, et de l’autre côté les morceaux à mijoter que ce soit à bouillir ou à braiser. Dans le premier cas, texture et intensité du goût seront des critères à retenir. Dans le second, saveur et moelleux après une longue et lente cuisson seront déterminants, d’où l’intérêt de mélanger un morceau maigre et un morceau plus gras et gélatineux (paleron, macreuse, gîte).

C’est ainsi que pour les grillades ou les rôtis, les morceaux du dos, comme le filet, le rumsteck et le faux-filet sont tendres tandis que ceux de la cuisse, sont des morceaux plus goûteux et un peu plus fermes.

Des morceaux tels que le tende de tranche, le merlan ou la poire sont un compromis intéressant pour allier à la fois la tendreté et le goût.

Les morceaux du boucher sont appelés ainsi car la tradition veut que le boucher les réserve aux amateurs de viande.

Voici quelques morceaux de viande de veau et leurs caractéristiques :

  • Collier: Muscle de l’encolure, le collier fait partie des morceaux dits "avants" peu connus.
  • Poitrine: Muscle abdominal qui se situe en pointe des côtes.
  • Tendron: Entrelardé et cartilagineux, est moins large que la poitrine, mais plus allongé.
  • Haut de côtes: À bouillir ou à sauter, le haut de côtes est un bon fournisseur de blanquette.
  • Flanchet: Le morceau le plus mince et le plus long. Ses os ne sont, en fait, que du cartilage. Cuit, c'est un morceau moelleux et gélatineux.
  • Sous-noix: Muscle postérieur de la cuisse, possède un grain de chair un peu plus gros. Elle est aussi découpée en escalopes.
  • Noix: Le muscle interne de la cuisse : il est très tendre et le grain de sa chair est très fin.
  • Longe et filet: Située près du filet, la longe de veau est une côte très large et savoureuse.
  • Côtes découvertes: Appelée ainsi parce qu’elle est découverte par la levée de l’épaule, est moins large que les précédentes mais plus fournie en aponévroses et son manche est très incurvé.

La viande de veau se conserve 2 à 3 jours au réfrigérateur. La viande sera plus tendre si elle est sortie une demi-heure avant la cuisson.

Pour quelle reste moelleuse, la viande de veau doit être rapidement saisie à feu vif sur les deux faces puis cuite à feu doux. En la citronnant avant de la faire cuire, la viande conserve sa couleur claire.

Pour obtenir un rôti plus moelleux, le laisser reposer 10 minutes après la cuisson, enveloppée dans du papier aluminium, à lentrée du four encore chaud.

Pour faire une blanquette haute en saveur, mélanger des morceaux différents, avec et sans os : épaule, flanchet, poitrine ou basse côte, Pour obtenir du jus en abondance, épais et non gras, ajouter dans la cocotte des morceaux maigres et gélatineux (comme le pied de veau).

Pour optimiser le goût dun quasi, le faire mariner dans un mélange de vin blanc et d'huile dolive, aromatisé dun bouquet garni.

La viande de veau trop cuit parait plus sec que la viande de boeuf. Ceci est causé par le fait que le veau est moins gras que le boeuf.

Le veau se découpe en moins de morceaux que le boeuf.

Utiliser une petite poêle pour éviter que les graisses ne carbonisent, utiliser une poêle dont la taille se rapproche le plus possible de la taille de la viande.

Ne pas saler les grillades Ne pas saler en début de cuisson : cela attire les sucs en surface, et empêche la viande d'être bien saisie. On garde ainsi toute la finesse et la tendreté de la viande.

Comme pour tous les steaks, il est important d’en saisir la surface pour caraméliser les sucs, de façon à laisser le maximum de jus à l'intérieur de la viande. Pensez également à ne pas la cuire directement à la sortie du réfrigérateur : laissez-la quelques temps se remettre à température ambiante, pour éviter un choc thermique au moment de la cuisson qui risque de contracter les fibres musculaires et durcir la viande.

Le jumeau à bifteck peut être préparé en pavés épais à déguster natures ou nappés d’une sauce au poivre ou au Roquefort. Le jumeau à bifteck, comme son nom l’indique, se découpe en bifteck. Il a son jumeau : le jumeau à pot-au-feu.

Autres Termes et Définitions

Voici quelques définitions de termes liés à la viande :

  • Agneau: Le petit de la brebis et du bélier.
  • Araignée: Un muscle du bœuf qui fait partie de la tende de tranche, située sur la cuisse.
  • Basses côtes: Se situent dans les parties avant ou centrales du bœuf.
  • Bavette d’aloyau: Un muscle qui se situe au niveau de l’abdomen.
  • Carré: L’ensemble des côtes du mouton, de l’agneau, du porc ou du veau.
  • Collier: Un muscle situé sur l’encolure, à l’avant de l’animal, proche des basses côtes et du gros bout de poitrine.
  • Dinde: La femelle du dindon.
  • Échine: La colonne vertébrale de certains animaux et se situe sur la partie supérieure du cou.
  • Entrecôte: Un morceau de viande coupé entre les côtes.
  • Épaule: Un muscle situé au niveau du membre antérieur de l’animal, proche de la poitrine, des côtes et contre l’omoplate.
  • Faux-filet: Aussi appelé contre-filet, est un muscle du bœuf situé le long de l’échine, contre le filet. Il longe la colonne vertébrale et fait partie de l’aloyau. Il s’agit de la partie la plus maigre du bœuf.
  • Filet: Un morceau de viande qui provient de l’épine dorsale de certains animaux notamment situé sous les vertèbres lombaires et au-dessus de l’appareil digestif du bœuf.
  • Flanchet: Un muscle de l’abdomen qui fait partie du gîte de bœuf, situé entre la poitrine et la tranche grasse de l’animal.
  • Gigot: Cuisse de l’agneau, est le membre postérieur de l’animal et se situe à côté de la selle et de la côte filet.
  • Gîte à la noix: La partie arrière du milieu de la cuisse du bœuf.
  • Hampe: Un morceau de viande qui se situe sur le ventre du bœuf, près de la cuisse sous le filet, entre l’aiguillette baronne et les bavettes d’aloyau et de flanchet.
  • Jambon: La cuisse arrière du porc.
  • Jarret: Le jarret avant se situe en dessous de l’épaule du porc et du veau et le jarret arrière se situe juste au-dessus du genou.
  • Jumeaux de bœuf: Se situent sur la cuisse avant du bœuf, à côté du paleron et de la macreuse à pot-au-feu.
  • Lapin: Un petit mammifère considéré comme une volaille en boucherie.
  • Longe: La moitié de l’échine d’un animal de boucherie.
  • Macreuse: Un morceau de l’épaule du bœuf.
  • Nerfs: Des organes blanchâtres qui ont la forme d’un cordon.
  • Paleron: Un muscle de l’épaule proche du collier, jouxtant l’omoplate du bœuf. Ce morceau de viande est maigre, charnu et possède des fibres courtes.
  • Plat de côtes: Situé à l’extrémité des os des côtes et à proximité de la poitrine de l’animal.
  • Pointe de filet: Se situe entre les côtes filet et le jambon chez le porc.
  • Poire: Un petit muscle charnu et rond en forme de poire. C’est un morceau à fibres courtes et très tendre qui pèse entre 500 et 600 grammes.
  • Poulet: Un jeune coq ou une jeune poule âgée de trois à dix mois.
  • Quasi: Un morceau de viande situé sur le muscle fessier, entre la cuisse et la région lombaire, au niveau de la croupe du veau.
  • Queue: Le prolongement cartilagineux de la colonne vertébrale de bon nombre de mammifères. La queue de bœuf se situe à proximité du rumsteck.
  • Râble de lapin: Une viande charnue qui s’étend du bas des côtes à la queue et qui fait partie des morceaux nobles de l’animal.
  • Rond de gîte: Un morceau de viande mais qui a une forme ronde et longue.
  • Rumsteck: La partie du bœuf qui donne le bifteck. Cette pièce de viande est une partie de l’aloyau qui part de la queue et va jusqu’au filet et contre-filet. Elle est composée de l’aiguillette, prise dans le bas, puis de la boule et du filet, pris dans la partie centrale.
  • Sous-noix: Se situe sur le muscle postérieur de la cuisse. Ce morceau de viande a un grain de chair plutôt gros.
  • Tendron: Un morceau de boucherie contenant les cartilages de l’extrémité des côtes.
  • Tranche ou talon de tranche: Un morceau maigre à fibres courtes.

Jumeau de Bœuf AOP Fin Gras du Mézenc Cocotte | Recette Traditionnelle | L'Escale des Tribus

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