Dans le paysage alimentaire actuel, la viande blanche reste un pilier pour ceux qui recherchent un équilibre protéique. La viande blanche est souvent présentée comme une alternative plus saine à la viande rouge, notamment parce qu'elle contient généralement moins de graisses saturées, mais cette étude rappelle qu'une consommation excessive, même de viande blanche, n'est pas sans conséquence pour la santé.
Les viandes blanches sont considérées comme saines puisque leur teneur en matières grasses est plus faible que celle des viandes rouges. En effet, leur chair contient entre 3% et 10% de lipides contre parfois 30% pour certaines viandes rouges.
Les viandes comme le poulet, la dinde, le canard, le porc et le lapin apportent généralement entre 20 et 25 g de protéines par 100 g, avec un apport calorique variable selon la coupe. La viande blanche est représentée par les viandes issues des animaux suivants : le cochon, le veau de lait, le lapin et les volailles.
Il est important de noter que le profil nutritionnel d’une viande blanche dépend beaucoup de l’élevage. En 2025, l’attention se porte sur les pratiques qui influencent le ratio oméga-3/oméga-6, la présence de résidus et la densité micronutritionnelle. Les labels sont des repères, mais aucun label n’est parfait. Le Label Rouge ou le Bio garantissent certaines pratiques, mais il faut parfois aller plus loin et discuter avec l’éleveur pour comprendre l’alimentation réelle des animaux.
La viande blanche offre plusieurs avantages nutritionnels :
La qualité des graisses est plutôt intéressante, car elle contient en majorité des acides gras mono-insaturés qui sont meilleurs pour la santé que les acides gras saturés, qui eux, ont tendance à boucher les artères lors d’une consommation excessive. La viande de volaille est hautement digestible due au fait de sa faible teneur en collagène.
Comme dit précédemment, les viandes blanches sont issues de plusieurs viandes d’animaux différents. La viande de veau est considérée comme étant la meilleure à consommer lorsque l’on veut garder la ligne. C’est la viande blanche la plus « grasse » du lot. L’avantage avec la viande de volaille, c’est que sa chair est toujours maigre.
Si on compare la teneur en protéines, il n’y a pas de supériorité de l’une par rapport à l’autre. La viande blanche et la viande rouge apportent toutes les deux 20g de protéines d’excellent qualité (présence de l’ensemble des acides aminés essentiels) pour une portion de 100g de viande. Les apports en protéines des sportifs sont cruciaux car ils permettent de maintenir la masse maigre (et ainsi le métabolisme de base) et réparer les fibres musculaires endommagés après des efforts physiques intenses.
Si on compare la teneur en lipides, la viande rouge est plus riche que la viande blanche en acides gras saturés notamment avec une mention spéciale pour les viandes persillées (côtes de bœuf, entrecôtes, etc…). Si on regarde la teneur en fer, la viande rouge en est plus riche (3,7 mg pour 100g de bavette contre 1,2 mg pour 100g de côte de veau).
La littérature scientifique montre largement qu’une consommation importante de viande rouge est liée à une augmentation du risque de diabète de type 2, de cancer, de mortalité et du risque de maladies cardiovasculaires. Ainsi, l’OMS, tout comme le Programme national nutrition santé (PNNS) en France, conseillent de réduire la consommation de viande rouge, c’est-à-dire les viandes de bœuf, agneau, cheval, mouton…. L’alternative ? Privilégier la viande blanche, composée du veau, du porc, du lapin et des diverses volailles, comme le poulet par exemple. Celles-ci, contrairement à la viande rouge sont des viandes maigres. Elles sont donc moins caloriques, moins grasses et contiennent moins de gras saturés.
En revanche, « la viande blanche contient moins de fer, moins de zinc, moins de vitamines B6 et B12 que la viande rouge », souligne le Conseil de l’Information sur l’Alimentation en Europe (EUFIC). La viande rouge est aussi une bonne source de sélénium. Or ces éléments nutritionnels sont essentiels. « Le fer est nécessaire au transport et à l’utilisation de l’oxygène par les globules rouges, ainsi qu’au fonctionnement de certaines enzymes », comme le rappelle l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (Anses). Le zinc stimule notamment les défenses immunitaires. Quant à la vitamine B12, elle est nécessaire à la formation des globules rouges ainsi qu’à la synthèse de l’ADN et à la fonction nerveuse.
| Type de Viande | Protéines (g) | Lipides (g) | Fer (mg) |
|---|---|---|---|
| Poulet (blanc) | 25 | 3 | 0.7 |
| Dinde (blanc) | 29 | 1 | 1 |
| Veau | 27 | 5 | 1.5 |
| Boeuf (bavette) | 26 | 15 | 3.7 |
Pour donner un ordre d'idée, 300 g de volaille par semaine correspondent à deux escalopes de poulet de 150 g ou à une grosse cuisse de poulet + un petit filet de dinde. Une quantité vite atteinte si l'on consomme souvent de la viande. L'équipe rappelle l'intérêt de limiter sa consommation de volaille, en alternant avec d'autres sources de protéines tout aussi intéressantes sur le plan nutritionnel, comme le poisson, les œufs ou les légumineuses. Autre conseil : privilégier les cuissons douces (vapeur, étouffée, au four ou à la poêle à feu modéré).
Pour maximiser les bienfaits de la viande blanche, voici quelques conseils :
Si limiter notre consommation en viande est devenue une nécessité tant pour des raisons écologiques que de santé, il serait pour autant bien dommage de s’en priver. Les protéines sont nécessaires au maintien et à la fabrication des muscles et des tissus, ainsi qu’au renouvellement des cellules de l’organisme. Elles jouent donc un rôle essentiel pour la croissance, l’immunité, la constitution des os et de la peau. Le fer est nécessaire à la formation des globules rouges et au transport de l’oxygène dans l’organisme. La vitamine B12 est présente uniquement dans les produits animaux, elle est essentielle pour le fonctionnement du cerveau, la formation de l’hémoglobine, la synthèse de l’ADN et des neurotransmetteurs.
Il est recommandé de ne pas dépasser une portion de viande (100 à 120g) par jour. On peut donc en consommer 4 à 7 fois par semaine. Attention toutefois aux types de viandes. Selon le Fonds mondial de recherche contre le cancer, la viande rouge (bœuf, agneau, mouton…) doit être consommée avec modération, c’est-à-dire moins de 500g par semaine. En évitant les excès et en veillant à adopter une alimentation équilibrée, la viande ne présente aucun risque pour la santé. Au contraire, elle apporte des minéraux et vitamines essentiels pour l’organisme. C’est particulièrement vrai pour les enfants en pleine croissance, les adolescents, les femmes enceintes ou les personnes carencées en fer. Le meilleur des choix est d’acheter une viande de qualité, d’origine locale.
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