Le Porc Francilin est une entreprise engagée dans la valorisation d'une production porcine locale, éthique et durable en Île-de-France. Fondée sur des principes de qualité et de traçabilité, cette structure réunit des éleveurs régionaux soucieux du bien-être animal et de la transparence alimentaire. L'objectif du Porc Francilin est de créer une filière porcine 100% francilienne, de la naissance des animaux à leur transformation.
Répartition géographique des différentes espèces de porcs.
En 1987, Xavier reprend la ferme familiale avec ses frères et s’engage dans l’élevage porcin. A cette époque, les éleveurs ne savent pas ce que deviennent leurs porcs, où ils seront transformés, qui les consomment et ce qu’ils en pensent. A l’autre extrémité de la chaîne, les consommateurs et les transformateurs n’ont que peu d’indices sur la provenance et la valeur de ce qu’ils mangent. Au fil du temps les procédures de traçabilités se substituent aux poignées de main. Les porcs sont immatriculés, les éleveurs sont anonymisés. Un code barre, un numéro d’élevage. Sans s'opposer au progrès, il est nécessaire d’humaniser la filière et indispensable d’obtenir une reconnaissance du travail et une reconnexion des savoir-faire en jeu. En 2010, la logique “circuit-courts” est encore marginale et marginalisée. C’est un changement conceptuel important qu’il faut amorcer.
L'association pour la promotion du Porc Francilin accueille les professionnels de la filière reliés par la passion du cochon, par le savoir-faire et par un même territoire. Cette démarche est unique dans le bassin parisien. L’association développe une gamme de produits bouchers et charcutiers haut de gamme. Pour identifier ces produits et valoriser cette collaboration, l’association créée la marque “Le Porc Francilin” qu'arbore fièrement les produits de la gamme.
Le Porc Francilin est une marque de qualité et de proximité.
Tous les porcs sont nés, élevés, abattus et transformés en Île-de-France, garantissant une maîtrise complète de la chaîne de production. Les éleveurs partenaires respectent un cahier des charges exigeant, incluant une alimentation sans OGM et une densité d'élevage limitée. En travaillant avec des artisans bouchers, des distributeurs régionaux comme Houra, et des institutions locales, la société favorise les circuits courts et limite l'empreinte carbone de ses produits. L'initiative contribue également à la souveraineté alimentaire de la région parisienne, en promouvant une agriculture à taille humaine, respectueuse de l'environnement et des savoir-faire traditionnels.
En 2015, alors que l’on se fournissait chez un éleveur naisseur engraisseur de porc dans l’Yonne depuis 46 ans, les contraintes logistiques ont rompu ce partenariat. Prenant l’attache des établissements Harang que je connaissais, ils m’ont proposé ce Porc Francilin. J’ai retrouvé la qualité de viande avec laquelle nous fabriquons l’ensemble des charcuteries (pâtés, saucisses, jambons, andouillettes, andouille, Francfort, saucissons, saucissons secs chorizo…). Aujourd'hui, tous nos produits sont 100% Porc Francilin. Une facilité supplémentaire est appréciable ; je n’ai plus à acheter un porc entier chez l’éleveur, je peux compléter par des pièces de même provenance en fonction des ventes. Cerise sur le gâteau je me fournis en local ! Nous travaillons aussi ces viandes dans le cadre de mes autres activités, notamment à l’école de charcuterie de Paris le CEPROC.
Repris en 2019 par la coopérative bretonne Cooperl, l'abattoir de Houdan (Yvelines) Guy Harang a changé de nom et s'appelle désormais Paris Terroirs. Outre cette modernisation, c'est un nouveau virage que prend l'abattoir avec le lancement d'une gamme de produits agroalimentaires en circuit court.
Cooperl Arc Atlantique, acteur majeur de la filière porcine.
Près de 1200 porcs sont désormais abattus chaque semaine pour le compte de la coopérative dans l'abattoir de Houdan, dont environ 200 porcs d'abattage à façon pour une dizaine d'éleveurs locaux. « Nous avons réduit le nombre de cochons abattus sur le site pour se concentrer sur les produits filières locales », explique Philippe Coudray, directeur de l'abattoir de Houdan. « Dans nos cahiers des charges, ce que nous appelons local, c'est 150 kilomètres autour de l'abattoir et 200 kilomètres autour de Notre-Dame. Cela fait un pourtour du cochon du Bassin parisien. Pour les Parisiens, il n'y a pas plus local », détaille-t-il.
L'alimentation des porcs se fait avec de la graine du lin permettant d'améliorer la qualité de la viande. « Contrairement à notre filière Localin où le porc est nourri de graine de lin toute sa vie, dans la filière Francilin, il ne l'a que sur sa partie finition, de ses 80 kilogrammes jusqu'à l'abattage », complète-t-il.
Sur le plan technique, l'abattoir de Houdan a connu un important investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros pour sa modernisation avec la construction d’un nouveau bâtiment de 1 000 m² portant la surface totale du site à 5 000 m². L'énergie générée par le froid est récupérée pour chauffer l'eau de l'usine et, ainsi, alimenter le site en eau chaude afin, entre autres, de laver les bétaillères et les camions.
Avec le lancement de Paris Terroirs, l'abattoir se lance également dans la distribution de produits alimentaires avec les productions de l'abattoir, celles des marques de Cooperl, mais pas seulement. « Nous distribuons aussi des marques de produits franciliens, notamment de la protéine avec de la volaille, du lait et fromage avec la Ferme de Grignon, les lentilles de production locale », explique Philippe Coudray. « Nous avons des produits dans notre portefeuille, ce qui nous permet d'aller voir des clients pour leur proposer un catalogue plus riche.
Afin de sauver les rares derniers élevages de cochon en Ile-de-France, des éleveurs de Seine-et-Marne viennent de lancer la première filière de porc francilien. Leurs cochons sont particulièrement chouchoutés. « Nous le nourrissons avec les céréales et protéagineux cultivés sur notre exploitation (blé, orge, maïs, colza, pois, féveroles), le petit-lait de la Fromagère de la Brie à Saint-Siméon, et des graines de lin pour donner une viande plus tendre, plus savoureuse, riche en oméga 3, avec un gras mieux réparti. D'où son nom : le porc francilin », explique Jean-Paul Grymonprez, l'un des oncles.
Objectifs : fournir un cochon « haut de gamme » â?? « donc vendu plus cher que du porc classique », précise Xavier Grymonprez, le père de Nicolas â?? avec une vraie traçabilité. Le porc francilin a reçu la nouvelle marque Saveurs Paris Ile-de-France, créée à la veille du Salon de l'agriculture et décernée par le centre régional de valorisation et d'innovation agricole (Cervia) aux producteurs franciliens respectant une certaine charte : ancrage régional fort, démarches de développement durable, implication dans le tissu économique localâ?¦
Dans le Nord-Pas-de-Calais, une trentaine d'éleveurs de porcs ont mené une démarche similaire en créant la filière porc des Hauts Pays, il y a une quinzaine d'années.
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