Avez-vous déjà entendu l’expression « comme un coq en pâte » ? Le sens de celle-ci est clair pour beaucoup : "Ça veut dire qu'on est super bien, à l'aise", "on est serein, chouchouté". Mais connaissez-vous son origine ? Nous employons souvent des expressions dont nous ne connaissons pas l'origine. C'est le cas de "être comme un coq en pâte".
Une équipe de TF1 s'est décarcassée pour trouver d'où elle vient. C'est le roi de la basse-cour. Et il est au cœur d'une drôle d'expression : "être comme un coq en pâte", ou sa variante "être heureux comme un coq en pâte".
L'origine de cette expression remonte au XVIIe siècle et au secteur agricole. Une expression apparue au XVIIe siècle, qui n’a aucun lien avec un plat cuisiné. Lorsqu’une personne est choyée et se trouve dans une situation particulièrement confortable, on dit parfois qu’elle est «comme un coq en pâte».
À l'époque, dans les fermes, les volatiles les plus beaux étaient bien traités, voire chouchoutés, afin d’être présentés à des concours lors des foires ou d’être vendus un bon prix au marché. Ils étaient ensuite transportés dans des corbeilles ou des paniers, avec beaucoup de précaution, afin de ne pas être abîmés pendant le voyage et de conserver toute leur valeur. De plus, les éleveurs appliquaient une pâte spéciale sur leurs plumes afin de les rendre bien brillantes.
L'habitude a donc été prise d'appeler ces oiseaux qui se faisaient chouchouter des «coqs en pâte».
Pour la percer, notre équipe mène l'enquête dans différents endroits : chez un éleveur de volailles au royaume des poules et des coqs, la Bresse, dans un restaurant lyonnais qui s'appelle justement "Au coq en pâte", puis dans une animalerie. C'est là qu'une première explication est dénichée : les coqs, bêtes à concours depuis le Moyen Âge, les plus beaux spécimens rapportant des récompenses aux éleveurs, étaient autrefois transportés dans un petit panier douillet pour ne pas abîmer leur plumage. C'est à lui que ferait référence le fameux coq en pâte.
En se rendant ensuite dans un salon de coiffure, une autre hypothèse émerge pour la pâte de notre expression : pour rendre les coqs irrésistibles, au fil des siècles, on leur a ajouté une cire pour faire briller leur plumage.
Charles Nisard (1876) nous précise que Despériers était un Bourguignon et qu’il « avait vu engraisser ainsi la volaille, sous des paniers appelés benefons dans le pays ».
Ce pâté en croûte évoque naturellement une idée de bien-être et de confort, le coq étant bien chaudement enveloppé comme on peut l’être dans un lit douillet. Il est aussi associé à la bonne chère, la seule vue d’un coq faisan en pâté suffisant à nous mettre l’eau à la bouche.
Ces deux images rendent compte du sens figuré de l'expression : vous êtes comme un coq en pâte quand tout le monde est aux petits soins avec vous.
Pour Rabelais, « […] le nom de Cocagna vient du proverbe, il est à son aise comme coq en pâte […] » (Les Songes drolatiques de Pantagruel, livre I, chapitre XXV, 1565).
Vous trouvez le coq en pâte français tiré par les cheveux ?
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