Dans l'Islam, la consommation de porc est interdite en raison des enseignements du Coran. Le porc est considéré comme impur et son ingestion est prohibée par les textes religieux. De nombreux musulmans à travers le monde respectent cette interdiction comme un acte de foi et de dévotion.
L'interdiction pour les musulmans de consommer du porc repose sur des fondements religieux clairs et précis. Cette prohibition puise ses origines dans le Coran, le livre sacré de l'islam, qui est la source principale des lois et des pratiques pour les musulmans.
Par exemple, le verset 173 de la sourate 2, Al-Baqarah, énonce : "Il vous est interdit la chair de la bête morte, le sang, la chair de porc, et ce sur quoi un autre nom que celui d'Allah a été invoqué." Allah stipule ici que consommer du cochon est un acte impur. Le sang et la chair de cet animal sont donc considérés comme haram, c'est-à-dire interdits.
Il est crucial de comprendre que pour un musulman, la viande doit être halal, c’est-à-dire licite selon les lois islamiques. Le processus de préparation de la viande halal exige que l'animal soit abattu selon un rite particulier, où le nom d'Allah est prononcé.
Dans la pratique de l’Islam, il y a plusieurs préceptes alimentaires qui dictent ce qui est permis (halal) et ce qui est interdit (haram). Parmi les interdictions les plus connues et discutées figure celle concernant la consommation de porc. Le Coran, livre sacré des musulmans, établit clairement les règles alimentaires dans plusieurs versets. Parmi les plus pertinents à l’interdiction de la consommation du porc, nous trouvons : Sourate Al-Baqarah (2:173) : « Il vous est seulement interdit la chair d’une bête morte, le sang, la chair de porc, et ce sur quoi on a invoqué un autre nom que celui d’Allah. Les hadiths, enseignements et traditions du Prophète Muhammad (paix soit sur lui), complètent et expliquent souvent les enseignements coraniques.
En conclusion, l’interdiction de la consommation de porc en Islam repose sur des fondements scripturaires solides du Coran et des hadiths du Prophète Muhammad (paix soit sur lui). C’est une pratique qui va au-delà de simples restrictions alimentaires, englobant des dimensions spirituelles, sociales et culturelles importantes pour les musulmans.
Dans la Torah et dans le Coran, écrit des siècles plus tard, le porc est banni des assiettes. « Dieu vous a seulement interdit la bête morte, le sang, la viande de porc », peut-on lire dans le Coran (sourate 2, verset 173). Mais pourquoi le rejet de cet animal rose ? Bien malin celui qui pourra vous livrer une explication définitive. Car les historiens sont partagés.
On est rapidement surpris par la quantité d'hypothèses qui circulent dans la littérature scientifique ou sur les blogs. La plus populaire veut que cette interdiction soit uniquement imputée à des motivations sanitaires. « En fait, on ne sait pas pourquoi les livres religieux posent cet interdit. Et on ne le saura probablement jamais », tranche d'emblée Youri Volokhine, maître d'enseignement et de recherche, unité d'histoire et d'anthropologie des religions de l'université de Genève.
Aucune explication n'est à trouver dans les textes religieux sacrés. Chez les juifs, comme chez les musulmans, le cochon ne doit pas être mangé et… c'est tout. Aucune explication n'est vraiment donnée dans le Coran ou la Torah. Ce qui complique la tâche des historiens qui se sont penchés sur la question. « La plupart des hypothèses […] sont basées sur les discours formulés a posteriori, dans les années et les siècles qui ont suivi », explique Youri Volokhine.
Remontons aux sources du tabou sur le cochon. Dès l'Égypte ancienne - donc bien avant l'apparition des trois grands monothéismes -, le cochon aurait eu une mauvaise image. Dans les Textes des sarcophages du Moyen Empire, le cochon est accusé d'un « crime cosmique » : il a blessé l'œil du dieu Horus, dieu de la Lune. Ses phases d'obscurcissement sont alors interprétées comme des blessures infligées par ses ennemis. Or, le porc est justement l'un des avatars de Seth, dieu du chaos et du désordre. Résultat ? L'animal aurait été jugé impur et banni des temples et des rituels.
Beaucoup soutiennent que c'est ici que l'interdiction du porc chez les juifs trouve sa source. « Mais à partir de cet épisode, on a bâti une aversion de toute l'Égypte antique pour cet animal. En réalité, il n'y avait pas d'interdiction de consommation. On peut dire que c'est un animal qui n'est pas valorisé et très rarement donné en offrande. Mais il était tout de même consommé », nuance Youri Volokhine, auteur de l'ouvrage Le Porc en Égypte ancienne. Mythes et histoire à l'origine des interdits alimentaires (Presses universitaires de Liège, 2020).
Mais alors pourquoi, à deux reprises dans la Torah, dans le Lévitique, ces pauvres cochons sont-ils vus d'un mauvais œil ? « Parmi les ruminants et parmi les animaux ayant des sabots, vous ne pourrez pas manger ceux-ci : […] le porc car, bien qu'ayant le sabot fourchu, fendu en deux ongles, il ne rumine pas, il est impur pour vous », est-il écrit.
L'hypothèse la plus répandue sur Internet - et que vous a sûrement déjà raconté votre oncle historien du dimanche - veut que cette interdiction soit liée à des préoccupations sanitaires. Dans son Guide des égarés, Moïse Maïmonide, l'un des plus grands philosophes juifs du Moyen Âge, explique qu'au XIIe siècle - bien après l'écriture de la Torah donc -, l'interdit juif se fonde sur le fait que la chair du porc serait mauvaise, corruptible, indigeste, car issue d'un animal sale et déplaisant. Le porc mal cuit serait trop dangereux. Il s'agirait d'un conseil de bienveillance de Dieu lui-même.
« En effet, les cochons, déjà dans le monde antique, sont des éboueurs : ils mangent tout et n'importe quoi, même des déjections. La domestication implique normalement de contrôler l'alimentation de l'animal, au risque d'être contaminé. Sauf qu'à cette époque, la connaissance en médecine ne permettait pas de savoir que cela est dangereux pour la santé. Encore une fois, ce sont des explications livrées après coup et qui ne peuvent pas suffire à expliquer ces inscriptions dans les textes sacrés. »
Pour beaucoup d'historiens ayant travaillé sur la question, le refus de consommer du porc est une façon, pour les juifs d'abord et les musulmans ensuite, de se distinguer des autres. Une sorte de revendication identitaire, même si le mot est anachronique. Le cochon serait un moyen de se distinguer, également pour les chrétiens.
« La judaïté est pour les chrétiens la figure nécessaire de l'origine, pensable à l'échelle historique et collective (tant il est vrai que le Christ fut d'abord un juif et que le Nouveau Testament sort de l'Ancien Testament), comme à l'échelle individuelle : c'est à une sorte de judaïsme de nature que le baptême arrache les petits des chrétiens. Puisque les juifs refusent de manger du cochon, il faut donc que les chrétiens en mangent, manière de dire haut et fort ce qu'ils sont et d'où ils viennent », écrit Jean-Claude Schmitt, historien français.
Une autre piste de recherche est souvent citée : la consommation du porc est évitée car ce sont des animaux trop difficiles à élever. Ces petits êtres aux courtes pattes ne sont pas adaptés aux conditions rudes du désert du Moyen-Orient.
Là encore, Youri Volokhine est sceptique : « Si ce ne sont pas des animaux du désert, comment expliquer que, dans l'Égypte antique, on en consommait ? Beaucoup d'historiens américains sont attachés à cette explication fonctionnaliste », explique le chercheur, avant d'ajouter : « Moi, de mon côté, je pense au contraire que la culture nous montre que, parfois, les êtres humains font des choses parfaitement absurdes.
Outre la dimension religieuse, l'interdiction de consommer du porc chez les musulmans est également justifiée par des motifs spirituels et hygiéniques. Dans l'islam, chaque règle a une signification spirituelle qui aide les fidèles dans leur quête de pureté et de piété. Historiquement, l'islam et d'autres religions comme le judaïsme, qui proscrit également la consommation de porc, ont intégré des pratiques alimentaires qui favorisaient l'hygiène et la santé. Il est également intéressant de noter que, dans certaines régions et époques, le porc était porteur de maladies ou difficile à élever de manière saine. Ces facteurs ont consolidé l'idée de son impureté et ont servi à justifier son interdiction.
L'interdiction de consommer du porc a également des répercussions culturelles et sociales significatives. La consommation de viande halal est ainsi devenue un marqueur identitaire fort, particulièrement dans les sociétés où les musulmans sont en minorité. De plus, cette pratique alimentaire influence les interactions sociales et peut parfois poser des défis, notamment dans des contextes multiculturels.
| Religion | Interdiction | Justification |
|---|---|---|
| Islam | Porc, sang, animaux non abattus selon les rites islamiques | Impureté, commandements coraniques |
| Judaïsme | Porc, fruits de mer, mélange de viande et de produits laitiers | Impureté, lois alimentaires casher |
Pour mieux appréhender cette interdiction, il est pertinent de comparer l'islam avec d'autres religions qui partagent des restrictions alimentaires similaires. Le judaïsme, par exemple, interdit également la consommation de porc dans ses lois alimentaires. Dans les deux religions, ces restrictions sont perçues comme un moyen de se rapprocher de Dieu et de vivre en accord avec ses commandements.
Il faut savoir que pour les musulmans, ne pas manger du porc est un acte de foi et de dévotion, une manière de vivre en harmonie avec les enseignements d'Allah.
Dans notre société contemporaine, l'alimentation représente bien plus qu'une simple nécessité biologique. Elle est un reflet culturel, une affirmation de l'identité et, pour beaucoup, un acte spirituel.
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