Les huiles essentielles connaissent un succès fulgurant depuis quelques années, vantées pour leurs usages cosmétiques et thérapeutiques. Bien que naturelles, elles ne sont pas dépourvues de risques. Cet article explore les dangers potentiels des huiles essentielles, en particulier en cas d'intoxication alimentaire, et fournit des conseils d'utilisation sûre.
Les huiles essentielles sont des mélanges complexes de substances chimiques naturelles, extraites de plantes, de fruits ou de fleurs. Elles sont obtenues majoritairement par un processus de distillation à la vapeur d’eau. Pour cela, une cuve remplie de plantes aromatiques est traversée par une vapeur d’eau afin d’extraire l’essence de la plante. Les huiles essentielles sont dites « essentielles » car elles sont l’essence volatile extraite des parties de plantes auxquelles elles donnent leur parfum.
À savoir ! Pour obtenir 1 litre d’huile essentielle de lavande, il faut 300 kg de fleurs !
Lavande, basilic, eucalyptus, citron, patchouli, menthe poivrée, romain ou encore jasmin sont parmi les plantes les plus utilisées. Et, on compte, pas moins de 80 huiles essentielles courantes extraites de plante.
Leur composition (chimiotype) varie en fonction du genre, de l’espèce, de la sous-espèce, ainsi que de la partie de la plante utilisée. Elle peut également être influencée par le climat, le lieu géographique et la période de récolte. Certaines substances chimiques peuvent être présentes en exclusivité dans une huile essentielle, comme le salicylate de méthyle dans l’huile essentielle de gaulthérie. D’autres, comme le limonène, se retrouvent dans plusieurs huiles essentielles à des concentrations très variables.
Les huiles essentielles, accessibles sans ordonnance, sont partout et donc très présentes dans notre environnement. On les trouve très facilement en pharmacie, en grande surface ou en magasin spécialisé. Cependant, malgré leur libre accès et leur origine naturelle, elles ne doivent surtout pas être considérées comme inoffensives.
Le centre antipoison de Lille rapporte une augmentation importante du nombre d’appels concernant les intoxications aux huiles essentielles. Ainsi, le centre référençant 50 intoxications en 2000, en comptait plus de 200 en 2011.
Comme le rappelle la revue Prescrire, des intoxications surviennent chaque année chez des personnes ayant ingéré des huiles essentielles - soit n’étant pas censées être ingérées, soit à des doses excessives. La plupart des incidents recensés en France concernent des enfants de 1 à 4 ans (60 %) et sont accidentels. Mais les adultes peuvent eux aussi être victimes d’intoxications.
Attention aux risques liés à l’automédication.
Les signes neurologiques d’une intoxication sont : l’agitation ou la somnolence, sensation d’ébriété, troubles de l’équilibre, hallucinations. Le risque principal étant la survenue de convulsions. On peut aussi voir des complications de type respiratoires (toux, irritation de la gorge) ou digestives (nausées, vomissement, douleurs abdominales, etc.).
Le plus souvent, des troubles digestifs (nausées, douleurs d’estomac, diarrhées) ou neuropsychiques (somnolence, hallucinations, convulsions, etc.) surviennent. La gravité des symptômes est généralement liée à la quantité consommée. Mais d’autres troubles plus sévères sont signalés. Les terpènes contenus dans certaines huiles (camphre, thuya, eucalyptus…) sont susceptibles de provoquer des convulsions. Des atteintes aiguës au foie ainsi que des insuffisances rénales aiguës peuvent aussi survenir.
Que faire en cas d'incident ? En cas d’incident, il est important de contacter rapidement un centre antipoison ou un service d’urgences, en précisant l’huile ingérée et la quantité, mais aussi l’âge de la victime et les symptômes qu’elle présente.
Deux convives (ou plus) sont malades après un même repas ? Il s’agit sans doute d’une intoxication alimentaire. Contrairement à l’indigestion, conséquence d’un excès de table, celle-ci est provoquée par un agent microbien (staphylocoque doré, Escherichia coli, listeria ou autre salmonelle).
« L’intoxication alimentaire résulte le plus souvent de la consommation d’un aliment “hasardeux” qui a été contaminé : non-respect de la chaîne du froid, produits (glaces, viandes, etc.) décongelés puis recongelés, mauvaise conservation (typiquement, la conserve que l’on laisse ouverte dans le réfrigérateur), plat qui traîne sur le plan de travail… », explique le Dr William Berrebi, gastro-entérologue et créateur de la chaîne YouTube « Dr William Berrebi ».
Dans la famille des huiles essentielles (HE), une catégorie se distingue lorsqu’il s’agit de traiter une intoxication alimentaire : les HE à phénols, qui vont directement s’attaquer au germe responsable de l’intoxication. Elles se comportent comme un antibiotique aromatique.
Lesquelles se distinguent ? La cannelle antiputride (qui évite la fermentation dans les intestins, et donc la diarrhée) est incontournable. D’autres comme le clou de girofle (riche en eugénol), le thym à thymol ou l’origan vulgaire (riche en carvacrol) sont des anti-infectieuses précieuses en cas d’atteintes digestives.
Le hic ? Les huiles à phénols sont délicates à utiliser. « Il faut faire attention avec cette catégorie d’huiles essentielles, car elles sont caustiques et peuvent donc provoquer brûlures, intolérance ou œdème quand elles sont prises par voie orale, ce qui est le cas pour traiter une intoxication alimentaire.
Synergie complète pour adultes
Le mélange Pour lutter contre l'intoxication alimenaire, prenez votre flacon vide, et ajoutez :
Bouchez (clic !), homogénéisez puis étiquetez votre flacon. Votre synergie est prête !
Mode d'utilisation Se masser le ventre avec 6 gouttes du mélange, 4 fois par jour et déposez 4 gouttes du mélange sous la langue, à la même fréquence.
Utilisateurs autorisés OUI. Les adultes, les adolescents, les enfants de + de 6 ans.NON. Les femmes enceintes et allaitantes, les enfants de - de 6 ans.
Précautions particulières Utilisez des huiles essentielles adaptées à un usage en phyto-aroma : chémotypes définis, analyses chromatographiques disponibles, ChromaCert® dans l’idéal. Demander un avis médical pour les personnes asthmatiques et épileptiques. Cette synergie contient des huiles essentielles hormon-like dont une est neurotoxique, hépatotoxique et déconseillée en cas de troubles cardiaques. Une huile essentielle est photosensibilisante, ne pas s'exposer au soleil dans les 12 heures suivant l'application. Il est aussi recommandé de réaliser le test allergique avec le mélange au creux du coude avant toute utilisation. Ces précautions s'appliquent dans les conditions d'application et de dosage citées ci-dessus. En cas de doute, consultez un spécialiste.
Pourquoi ces huiles essentielles ?
Le Basilic contre les vomissements Lors d'une intoxication alimentaire, des nausées (sensation d'inconfort gastrique, envie de vomir), des vomissements apparaissent avec de fortes contractions de l'estomac et des intestins, l'huile essentielle de Basilic régulera ces contractions involontaires bien souvent douloureuses. En effet, cette huile essentielle est une puissante antispasmodique grâce à la présence importante de méthylchavicol, un phénol méthyl-éther qui détend tout particulièrement les muscles lisses au niveau gastrique et intestinal. Le méthylchavicol est également un bon antibactérien qui régulera la flore pathogène de votre tube digestif.
La Coriandre Graines contre les germes pathogènes L'intoxication provient d'un germe pathogène qu'il faut à tout prix détruire pour qu'il n'attaque pas les organes. Le foie, notamment, est un organe clé qui assure plus de 500 fonctions. Son dysfonctionnement se répercute alors sur la plupart des autres organes. Le linalol présent entre 65 et 78% dans l'huile essentielle de Coriandre Graines possède des propriétés anti-infectieuses notamment efficaces sur des germes pathogènes responsables des intoxications alimentaires tels que Campylobacter jejuni, Listeria monocytogenes et Bacillus cereus. L'alpha pinène, deuxième molécule majoritaire dans cette huile essentielle est efficace sur les germes Escherichia coli et Staphylococcus aureus. Le pool de molécules de l'huile essentielle de Coriandre permettra de retrouver l'équilibre entre les microflores de fermentation et de putréfaction fragilisées par la présence de germes pathogènes, ce qui permettra d'atténuer les troubles digestifs. Tonique digestive et carminative, cette huile essentielle favorise la sécrétion des sucs gastriques et va ainsi améliorer la digestion et l'élimination des germes et de leurs toxines.
Le Citron élimine les toxines L'huile essentielle de Citron possède beaucoup de propriétés indispensables dans le cas d'une intoxication alimentaire : elle est détoxifiante hépatocytaire, antibactérienne et antinauséeuse. En effet, le limonène présent entre 56 et 78% dans cette huile essentielle est cholagogue (il favorise la libération de la bile dans l'intestin) et hypolipidémiant (qui favorise la lipolyse des corps gras). Ces deux propriétés assurent une élimination des déchets toxiques (toxines, surplus de corps gras) et sont donc en partie responsables de son pouvoir détoxifiant. En agissant sur la motilité gastrique, cette même molécule libère le bol alimentaire de l'estomac, ce qui empêche l'apparition de nausées (activité de l'inconfort gastrique). Excellente antibactérienne grâce à l'action du limonène, elle viendra compléter l'action anti-infectieuse du méthylchavicol et du linalol appartenant respectivement aux huiles essentielles de Basilic et de Coriandre Graines pour ensemble, par des voies d'action différentes, vaincre les germes pathogènes entrés dans l'organisme.
Il est essentiel d’utiliser les huiles essentielles avec précaution, en raison de la présence de substances toxiques dans leur composition. Ces huiles sont déconseillées pour les enfants et les femmes enceintes, en raison notamment de la présence de substances neurotoxiques ou de composants toxiques pour le fœtus ou l’embryon.
Une faible quantité (1 à 10 gouttes) n’engendrera que peu de risque chez un adulte sain. Chez le nourrisson, ou en cas d’antécédent d’épilepsie, une évaluation médicale par un Toxicologue est nécessaire pour une orientation précise.
Utiliser des huiles essentielles adaptées Les huiles essentielles ont de nombreux usages et autant de profils qualité. Choix de la plante, terroir, conditions de culture, climat, qualité de l’extraction : autant de facteurs impactant la composition des huiles essentielles. Pour un usage en phyto-aroma, cohérent avec la recherche scientifique et la documentation disponible (comme cette page), il est essentiel d’utiliser une huile essentielle rigoureusement sélectionnée dans ce but. C’est une question d’efficacité, mais aussi de sécurité.
Pour cela, assurez-vous d’avoir :
La biodisponibilité des huiles essentielles est telle que nous vous recommandons également d’utiliser des huiles essentielles BIO, ou à défaut avec au moins une analyse pesticides négative publique.
tags: #huile #essentielle #intoxication #alimentaire #danger
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic