Histoire de la Galette des Rois : Origines et Traditions

Indissociable de l’Épiphanie, la galette des Rois arrive sur toutes les tables françaises au début du mois de janvier. Mais savez-vous d’où vient la tradition de la galette des Rois ? Pourquoi on tire les rois ? Et comment sont apparues les fèves en porcelaine ?

Chaque année, au mois de janvier, la galette des Rois vient égayer les tablées de nombreux foyers. Portée par la convivialité et la gourmandise, la galette des Rois est une tradition qui a subsisté à travers les époques.

Autour de la galette des Rois gravitent des coutumes bien établies, qui varient selon les familles, mais conservent une même essence : le partage.

La galette des rois est devenue, au fil du temps, une tradition familiale.

Si la fête de l’Épiphanie est célébrée dans tous les pays catholiques, la tradition de la galette des rois, elle, est bien française ! Elle remonte au 13e siècle et a été inventée par l’Église.

La tradition veut que chacun se réunisse autour de la célèbre galette des rois le 6 janvier, jour de l’épiphanie.

Origines Antiques de la Galette des Rois

L'origine de la galette des Rois remonte à l'Antiquité, le point de départ de cette tradition proviendrait d’une fête de la Rome Antique ; les « Saturnales », en hommage à Saturne dieu de la mythologie romaine.

Ces grandes fêtes en l'honneur de Saturne, le dieu romain du temps, avaient lieu entre fin décembre et début janvier.

Ces fêtes Saturnales favorisaient en effet l’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne, divinité chthonienne.

Il s’agissait alors, pour célébrer Saturne, le Dieu du temps, d’inviter au début du mois de janvier des esclaves pour partager avec eux une galette au beurre dissimulant une fève.

A l’occasion de ces fêtes, un repas était partagé entre les maitres et les esclaves.

Au cours du banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques de la Rome antique) au sein de chaque grande familia, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme pour tirer au sort le « Saturnalicius princeps » (prince des Saturnales ou du désordre).

Le « roi d’un jour » disposait du pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des ordres à son maître) avant d’être mis à mort, ou plus probablement de retourner à sa vie servile.

Comme beaucoup de traditions, celle de la galette des rois est née dans une fête païenne. Elle était partagée entre les romains durant la célébration du solstice d’hiver, pendant les saturnales.

Cette journée de fête débutait par un gâteau rond et doré, comme le soleil.

L'Épiphanie et les Rois Mages

A partir du XIXème siècle, cette tradition a été associée à l’épiphanie, qui signifie « apparition » en grec.

L’Épiphanie, célébrée le 6 janvier par les catholiques et le 19 janvier par les orthodoxes, est une commémoration religieuse en hommage à l’arrivée des rois mages à Bethléem. Elle serait l’une des plus anciennes fêtes du christianisme.

Selon l’évangile de Matthieu, Gaspard, Melchior et Balthazar auraient suivi une étoile pour être guidés jusqu’à l’enfant Jésus et lui apporter des présents riches de sens : l’or pour évoquer la royauté de Jésus ; l’encens pour sa divinité et la myrrhe pour son humanité.

Dans l’évangile selon Matthieu, dans lequel les rois mages sont cités pour la première fois, il n’y a aucune description précise, pas même de prénoms.

Il faudra attendre le manuscrit d’un chroniqueur italien, Jacques de Voragine, au 13e siècle, pour lire leurs noms, inspirés des continents dont ils provenaient.

Gaspard, Melchior et Balthazar auraient été guidés par une étoile, selon l’évangile de Matthieu, jusqu’à l’enfant Jésus.

Aujourd’hui, il n’y a pas de certitude sur le fait que les rois mages étaient bien trois, ni même qu’ils aient réellement existé.

Ils auraient offert trois cadeaux à l’enfant Jésus, né douze jours avant leur rencontre. De l’or, de l’encens et de la myrrhe.

La tradition du partage d’une galette n’est aucunement liée au christianisme.

Évolution de la Tradition et des Coutumes

Cette coutume a perduré au fil des siècles, jusqu’à l’avènement du Christianisme qui a apporté une nouvelle dimension à la tradition.

Une des coutumes les plus emblématiques est celle de l'enfant sous la table. Lorsqu'on découpe la galette, c'est un enfant innocent qui désigne la part de chaque convive, assurant ainsi que le partage soit équitable. Cette coutume symbolise l'impartialité et l'esprit de justice, d’autres traditions renvoient à la solidarité et la bienveillance comme la part du pauvre.

Un enfant était placé sous la table pour attribuer, de manière juste et innocente les parts du gâteau.

« C’est pour qui ? » : tous les enfants ont déjà prononcé cette phrase au moment de servir la galette des rois ! Si tu es le plus petit de ta famille, c’est à toi d’aller sous la table pour distribuer les parts de galette aujourd’hui.

On glissait alors une fève (un haricot) dans un gâteau dont l’aspect rond et doré symbolisait le soleil. La fève était l’un des symboles du solstice d’hiver car c’est le premier légume qui pousse au printemps.

Les premières fèves étaient des vraies légumineuses, symboles de la fécondité.

Enfin, il ne faut pas oublier la fève, cet objet caché dans la galette.

Et d’où vient la tradition de la fève ? La fève de la galette des rois viendrait de l’Antiquité.

La coutume de l’élection du roi est aussi attestée à partir du XIVe siècle, le Roi devait alors payer une tournée à la table, on parlait alors du « roi boit ».

Au Moyen-âge, celui qui tombait sur la graine de fèves avait pour obligation payer une tournée générale.

Or, la coutume prévoyait que la personne qui trouvait la fève devait payer l’addition de sa table.

Mais certains rois avares qui voulaient éviter de payer la tournée générale, avalaient la fève.

Ainsi, certains l’avalaient pour ne pas débourser d’argent.

C’est aussi au moyen-âge que remonte la tradition d’une fève en porcelaine à la place de la fève comestible.

En 1875 arrivent les fèves en porcelaine de Saxe puis, en 1913, celles qui sortent des ateliers de Limoge.

Par la suite, on vit apparaitre des animaux et des symboles de chance (fer à cheval, trèfle…).

Les premières fèves étaient des vraies légumineuses, symboles de la fécondité. Elles ont alors commencé à être remplacées par les fèves en porcelaine, au milieu du XVIIIème siècle. A leur apparition, elles représentaient systématiquement l’enfant Jésus puis un bonnet phrygien.

Aujourd’hui, les modèles de fèves se comptent par millions et sont sans limite.

Quant aux fèves publicitaires, elles arrivent au début du XXe siècle, on les attribue à un certain Monsieur Lion qui a créé une fève en forme de lune où était inscrit le nom de son commerce.

A propos, sais-tu comment s’appellent les collectionneurs de fèves ?

Évidemment, sous la Révolution il était impensable d’élire un roi. On la remplaça alors par une galette de la Liberté, aussi appelée galette de l’Égalité, sans fève ni roi.

Quant à la frangipane, on la devrait au comte Cesare Frangipani, qui aurait donné la recette qui porte son nom à Catherine de Médicis.

Variations Régionales et Internationales

La recette de la galette varie selon les régions.

Derrière cette tradition séculaire, de nombreuses variétés de galettes existent selon les régions.

Il existe en effet plusieurs variantes de ce gâteau, en fonction des pays et des régions.

En France notamment, chaque région a sa propre pâtisserie pour célébrer cette tradition.

La galette des rois telle qu'on la connaît aujourd'hui pourrait trouver son origine dans la Somme. Selon Nadine Cretin, historienne des fêtes, on retrouve la trace de la première galette en pâte feuilletée en 1311, à Amiens, grâce à Robert II de Fouilloy, évêque d’Amiens.

En Ile-de-France, la « galette des rois » à base de pâte feuilletée dorée au four et fourrée à la frangipane est la plus connue.

À Dunkerque, c’est une brioche fourrée d’une crème mousseline aromatisée au rhum. À Amiens, on la préfère parfois sous la forme d’une Thuirinoise, sorte de brioche feuilletée à la crème d’amande surmontée de fruits confits…

Plus généralement, c’est une galette beurrée à la frangipane ou, dans le sud de la France, un pain levé a la fleur d’oranger. Toutes présentent néanmoins deux points communs : elles contiennent une fève et sont ornées d’une couronne.

Dans le Sud de la France, il s’agit d’une brioche en forme de couronne avec des fruits confits, généralement appelée « gâteau des Rois ».

Dans les autres pays européens, la tradition de la galette varie tout autant.

Par exemple, la galette des rois portugaise est composée d’une pâte briochée arrondie et creusée au centre, représentant la couronne des Rois mages.

Plus généralement, il est courant de retrouver la tradition de la galette des rois dans les pays où le Christianisme est présent.

C’est le cas notamment du Liban et de ses terres ensoleillées et riches en saveurs exotiques qui permettent de laisser place à la créativité. Vous pouvez par exemple réaliser une galette des rois à la fleur d’oranger, sublimée par une petite touche de vanille.

Enfin, il est possible de retrouver la tradition de la galette des rois dans des pays encore plus lointains comme le Japon. En effet, la communauté chrétienne, bien que très minoritaire, y est implantée depuis la fin du XVIe siècle. Le Japon est aussi un pays très ouvert et adepte des traditions gastronomiques à l'occidentale.

Aux pommes, aux poires ou encore au chocolat… on trouve une multitude de galettes des rois ! Et vous, comment préférez-vous la galette des rois ?

Pour préparer des galettes encore plus originales et riches en saveurs, vous pouvez remplacer l’ingrédient principal de la recette par du miel ou encore, de la crème de marrons.

Galette des rois à la frangipane très facile á faire

Nous sélectionnons rigoureusement nos ingrédients pour proposer des Galettes des Rois à la hauteur de cette tradition et offrir une expérience gustative inoubliable. Nos Galettes des Rois respectent la recette traditionnelle à la Frangipane, tout en apportant une touche d'originalité avec la recette à la Pomme et Quetsche ou encore à la Pistache et Griotte pour satisfaire les palais les plus exigeants.

Avec les années, les fêtes et célébrations du solstice d’hiver se sont confondues. Aujourd’hui, le point commun entre ces différentes commémorations reste le partage.

Si vous en dévorez cette année, faites surtout attention à ne pas vous casser les dents sur la fève.

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