Le hérisson, ce petit mammifère attachant, est souvent perçu comme un allié précieux dans nos jardins. Pourtant, sa présence est menacée par divers dangers, allant des pratiques de jardinage à certaines traditions culinaires. Cet article explore les menaces qui pèsent sur les hérissons, notamment le risque lié à la cuisson au barbecue, et propose des solutions pour protéger et accueillir ces animaux dans nos espaces verts.
Le pouvoir de séduction de ce petit mammifère est grand. Il est difficile d’en expliquer la raison mais tout le monde, ou presque, a un faible pour lui. Les enfants encore plus ! Pourtant, force est de constater que ses piquants ne sont pas des plus accueillants.
Du côté du jardinier, le hérisson fait valoir ses nombreuses qualités, ce qui lui vaut d’être toujours le bienvenu au jardin ! La légende veut qu’il soit un redoutable prédateur de limaces ou d’escargots… mais aussi qu’il se nourrisse à l’occasion de reptiles comme les couleuvres.
En réalité, le régime alimentaire du hérisson est insectivore, débusquant bien plus les vers de terre et les coléoptères de nos jardins que les limaces ou les serpents. Le hérisson reste cependant l’un des principaux alliés du jardinier !
Animal protégé, le hérisson voit sa population diminuer au fil des années. Leur nombre a chuté de 30 % en ville et de 75 % dans les campagnes.
Malheureusement, leur présence dans nos jardins peuvent leur être fatales. Ils font partie d’une espèce en voie de disparition. Faites le tour de votre extérieur avant de sortir votre tondeuse ou votre débroussailleur. Oubliez l’utilisation de produits chimiques et toxiques pour entretenir votre jardin. Plus de 25 % des hérissons meurent à cause des pesticides.
Le coupable numéro un, c’est lui. En ingérant des insectes contaminés, ces petits mammifères s’empoisonnent peu à peu. Même les produits “naturels” ou “biodégradables” peuvent avoir un impact indirect : en éliminant leurs sources de nourriture, on les affame.
La tonte intensive est une catastrophe pour les hérissons. Et le pire, ce sont les robots tondeuses. Un jardin trop net, trop tondu, trop “propre” est un désert pour la biodiversité.
Les accidents les plus terribles arrivent souvent avec les débroussailleuses, les tailles-haies, ou même les fourches. Avant de tailler, de débroussailler, ou de creuser, un petit tour d’inspection s’impose. On soulève les pots, on vérifie les tas de bois, on observe les coins humides. Un jardin, ce n’est pas un chantier, c’est un refuge.
Or, le hérisson parcourt jusqu’à 2 kilomètres par nuit, en quête de nourriture, de partenaires, ou simplement d’un abri.
On n’y pense jamais, mais la lumière artificielle est un vrai fléau pour la faune nocturne. Projecteurs, lampes solaires, guirlandes LED : tous ces éclairages modifient ses comportements naturels. Un jardin ami des hérissons, c’est un jardin qui respecte la nuit. On limite les éclairages, on les oriente vers le sol, on les éteint quand on n’est pas là.
On veut bien faire, on laisse une coupelle d’eau en été. Bonne intention. Mais parfois, c’est un bassin sans rebords, un seau d’eau, ou une mare sans pente. Pour éviter ce type de tragédie silencieuse, il suffit de prévoir une planche inclinée, quelques pierres, ou une pente douce.
Pour les membres de la communauté des Gens du voyage, la saisie de 13 hérissons vivants faite par les policiers la semaine dernière n'est pas surprenante. Jeune trentenaire installé dans une ville bordant la N 20 en Essonne, Ben, issue de cette communauté, précise que « le hérisson est l'insigne des gitans car c'était le repas traditionnel, festif, des anciens. »
Comme les autres, il n'ignore pas la loi. « On sait tous que c'est une espèce protégée maintenant, donc les gens ne les chassent plus trop, affirme-t-il. Ça se perd. On préfère attraper un sanglier. Mais ça arrive quand même encore parfois de manger du hérisson. »
Il existe plusieurs façons de cuisiner l'animal. Sur la braise au barbecue, mais aussi à l'étouffée. « On le met dans de l'aluminium, enfoui sous la terre et on fait un feu par-dessus, détaille ce père de famille. Certains mettent un peu d'ail, du beurre ou de l'huile. »
Les racines manouches, tziganes ou gitanes semblent associées à cet animal. « C'est un plat typique, car c'est le repas du pauvre, rappelle à nouveau Ben. Dans notre culture, il y a ces soirées partagées entre familles, devant le feu. Ceux qui ont plus de 50 ans faisaient la fête autour d'un plat de hérissons, qui est un animal proche du rat. Donc aujourd'hui encore, manger quelque chose qu'on a pris nous-même, ça montre qu'on est capable de se débrouiller, qu'on est différent. On aime prendre ce qui se trouve dans la nature. »
Trois hommes ont été interpellés pour chasse illégale dans les Hautes-Pyrénées le 3 décembre. Au barbecue, à l'étouffée ou au champagne... ces trois hommes s'y connaissaient en cuisine de hérissons. Les trois chasseurs publiaient des vidéos de cuisine dans lesquelles l'ingrédient principal n'était autre que du hérisson, une espèce protégée. Lors de leur interpellation, un hérisson vivant se trouvait dans le coffre de l'une de leur voiture dans des parcs de Tarbes dans les Hautes-Pyréennées. Porter atteinte à une espèce en danger, tel que le hérisson, est passible de 150 000 euros d'amende et de trois ans d'emprisonnement en France.
Si les plantes et fleurs sont un excellent moyen d’habiller votre intérieur comme votre extérieur, celles-ci pourraient représenter un danger pour votre animal de compagnie. En effet, certaines espèces sont nocives, voire fatales, pour nos amis les bêtes. Que vous ayez un chat, un chien, un lapin ou encore un cochon d’Inde, retrouvez ici les types de plantes qu’il est indispensable de bannir pour assurer leur bien-être.
Au sein de votre maison, vous disposez peut-être de plantes néfastes pour vos animaux. Pas de panique, nous vous aidons à les identifier, et vous proposons quelques conseils pour limiter les risques d’intoxication de vos bêtes à poils. Parmi les principales plantes dangereuses pour les chiens et chats, nous retrouvons notamment : l’aloé, le ficus, la monstera deliciosa, le yucca ou encore le muguet. Des simples irritations à la paralysie, si votre animal venait à ingérer les feuilles de ces pourtant jolies fleurs et plantes, les conséquences seraient terribles. Remplacez donc ces dernières par des alternatives sans risques, telles que des roses ou des orchidées.
Sans aller jusqu’à vous débarrasser de votre plantation préférée, si vous avez un chien, il sera parfois suffisant de simplement déplacer votre pot en hauteur. En le surélevant suffisamment, il ne représentera aucun danger pour votre animal. Cependant, une telle astuce ne fonctionnera pas pour les chats. Ces félins acrobates ont l’agilité de grimper sur les étagères les plus hautes et d’accéder aux plantes les mieux cachées. Dans le cas présent, il est alors conseillé de vous séparer de votre plante.
Votre chat, votre chien ou votre lapin se retrouve parfois en liberté dans le jardin, ou sur la terrasse ? Attention, là aussi, certaines plantes sont toxiques et doivent être tenues hors de portée des animaux. Parmi les plantes les plus courantes, à la nocivité insoupçonnée, nous retrouvons le lys, le rhododendron, la tulipe, la jonquille, la jacinthe, le laurier rose, ou même le lierre. Toutes ces plantes sont généralement accessibles à nos animaux et peuvent être ingérées par ceux-ci. Selon les cas, les symptômes sont variables, mais présentent tous un risque considérable pour la santé de votre compagnon à quatre pattes. Qu’il décide d’en mordiller les feuilles, ou d’en boire l’eau, votre animal court un grand risque s’il se retrouve à proximité de l’une de ces plantes. Afin de garantir la bonne santé de votre compagnon, il convient alors d’empêcher l’accès à celles-ci, ou de les supprimer de votre jardin pour laisser la place à des alternatives plus saines, mais tout aussi jolies.
Malgré tous vos efforts, votre animal de compagnie est parvenu à se frayer un chemin jusqu’à votre yucca ou autre plante nocive ? Il convient d’adopter les bons réflexes ; ceux qui pourraient lui sauver la vie. Dès l’apparition des premiers symptômes, qu’il s’agisse de vomissements, de démangeaisons, d’excès de salive ou de convulsion, il est urgent de vous rendre chez le vétérinaire.
Un jardin accueillant est un jardin le plus naturel possible. C’est par exemple un espace ceint de nombreuses haies épaisses qui permettent au petit animal de s’abriter, de trouver sa nourriture mais aussi d’échapper aux chiens et aux renards, ses principaux prédateurs. (Cependant, son plus grand prédateur reste de loin la voiture de l’Homme)
C’est aussi un jardin qui se caractérise par des méthodes de cultures respectueuses des végétaux et de l’environnement. Par exemple, si vous utilisez régulièrement du ferramol (vous savez, les petits granulés bleus dont raffolent les limaces) pour lutter contre la prolifération de ces voraces gastéropodes, il est fort probable que vous n’accueillerez pas de hérissons dans votre jardin car, au-travers des limaces, ce produit de synthèse empoisonne le précieux ami.
Vous l’aurez compris, le hérisson affectionne les coins sauvages, y compris les enchevêtrements de ronces impénétrables pour tout autre animal que lui. Le mammifère aime aussi farfouiller du côté du tas de compost pour y glaner un peu de nourriture. (Il y a toujours des limaces de ce côté-là aussi !)
Rien de tel qu’un bon vieux tas de feuilles mortes ou de branchages pour accueillir un hérisson. Le drame, c’est qu’il s’y cache souvent pour hiberner ou se reposer en journée.
Un geste simple peut changer les choses : créer des petits passages dans les clôtures (13 cm x 13 cm suffisent). Ce qu’on appelle joliment les “autoroutes à hérissons”.
Avec quelques gestes simples, on transforme un jardin ordinaire en sanctuaire vivant.
| Éléments Clés | Description |
|---|---|
| Passages | Créer des ouvertures (13cm x 13cm) dans les clôtures pour faciliter l'accès. |
| Tas de compost | Fournit chaleur et nourriture pour les jeunes hérissons. |
| Bois | Offre un abri et un refuge. |
| Absence de produits chimiques | Éviter les pesticides, anti-limaces, désherbants et raticides. |
| Espaces naturels | Conserver des tas de feuilles mortes et des zones sauvages. |
En novembre, il n’est pas rare de croiser la route d’un hérisson en retard, encore en quête d’un refuge. Ce petit mammifère, comme beaucoup d’autres espèces, hiberne. Il passe donc les cinq mois de l’année les plus froids à dormir sous un tas de feuilles mortes, roulé en boule, en attendant des jours meilleurs.
Alors, à l’approche de l’hiver, nous nous devons tous de l’aider. On peut par exemple lui confectionner un abri confortable. Engagez vos enfants avec vous. Ils adorent le bricolage, qui leur permet d’imiter les grandes personnes. Proposez-leur de construire une « maison à hérisson », vous serez surpris de voir comme ils s’y investissent !
Étant votre allié pour entretenir votre jardin de manière naturelle, construire un abri pour hérisson dans votre extérieur leur est bénéfique, surtout en hiver lors de leur hibernation.
Si vous ne possédez pas de haies ou d’emplacement idéal pour disposer des feuilles mortes, vous avez la possibilité d’acheter un abri pour hérisson en bois. Pratique et facile à mettre en place, les hérissons ne feront pas la différence et bénéficieront d’un environnement sécurisant et protecteur.
Si vous souhaitez savoir si votre abri est fréquenté par un hérisson, vous pourrez toujours soulever le toit en journée, au moment de leur sommeil.
Il est facile de se procurer le matériel ! Responsabilisez d’ailleurs dès cette étape les enfants en les invitant à collecter eux-mêmes les fournitures. Demandez-leur ainsi de récupérer une grande cagette à légumes chez l’épicier du coin ou en grande surface. Puis ramassez avec eux et mettez à sécher un bon volume de feuilles. Peu importe leur taille. Les grandes, comme celles du châtaigner, ou les petites du chêne pédonculé ! Le hérisson s’accommodera de tout du moment qu’il peut s’aménager un nid douillet. Ajoutez quelques ardoises, tuiles ou, à défaut, une plaque d’acier galvanisé destinée à abriter la « maison » de la pluie. Et le tour est joué !
Choisissez un emplacement discret, au cœur d’une haie par exemple. Retournez la cagette et découpez une entrée suffisamment large pour permettre le passage de l’animal. Remplissez l’intérieur de l’abri d’une importante épaisseur de feuilles sèches. Puis étalez une couche de cet isolant naturel sur le haut de la cagette avant de poser la toiture et de la lester d’une grosse pierre. C’est tout ! L’abri est fonctionnel, prêt à recevoir son hôte. Pensez à laisser un bon tas de feuilles à proximité de l’entrée pour que le mammifère puisse organiser sa « décoration intérieure » comme bon lui semble.
Si vous n’avez pas le temps, l’envie ou si tout simplement vous ne vous sentez pas les compétences de le construire, optez pour une maison pour hérisson de qualité spécialement conçue pour cet adorable aide-jardinier.
Chez les enfants, l’envie sera grande de vérifier que la maison qu’ils ont fabriquée est réellement occupée. Responsabilisez-les en leur demandant de ne pas déranger ou toucher à la construction. En revanche, profitez avec eux d’une soirée douce pour tenter une approche, à pas feutrés. Le hérisson ayant des mœurs nocturnes, peut-être les enfants auront-ils la chance de l’apercevoir ou d’entendre le bruissement des feuilles dans l’abri ? Le Graal…
Bien qu’ils hibernent de la mi-novembre jusqu’au mois de mars, en survivant grâce à l’énergie fournie par leurs réserves graisseuses, l’hiver reste une saison difficile pour ces petits animaux. Si vous observez un hérisson dans votre jardin pendant cette période d’hibernation, cela peut être synonyme de difficultés. Offrez-lui de la nourriture, si le hérisson est sorti de son refuge, c’est qu’il ne dispose pas assez à manger et ses réserves de graisse sont trop faibles. Vous pouvez alors disposer une gamelle avec des insectes, des escargots ou des arachides concassées et non salées qui constitueront une alimentation riche en énergie.
Il se peut que le hérisson soit sans-abri et meurt de froid. Pour pallier à cela, déposez une couverture et installez un abri pour hérisson.
Le nettoyage hivernal de votre jardin peut également perturbé les hérissons.
Attention, si vous constatez la présence du hérisson tous les jours, qu’il n’hiberne pas et qu’il semble faible, cela peut être un signe de mauvaise santé (blessure, respiration difficile ou présence de parasites), contactez un centre d’accueil. Pour cela, rapprochez-vous de la LPO qui saura vous guider vers le centre le plus proche de chez vous.
En suivant ces conseils, vous contribuerez à protéger les hérissons et à faire de votre jardin un lieu sûr et accueillant pour ces précieux alliés de la nature.
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