Le gaspillage alimentaire est un problème mondial majeur, avec des conséquences éthiques, économiques et écologiques considérables. En Belgique, comme dans d'autres pays, des quantités importantes de nourriture sont perdues ou gaspillées tout au long de la chaîne alimentaire. Cet article explore l'ampleur du gaspillage alimentaire en Belgique, ses causes profondes, et les solutions potentielles pour réduire ce fléau.
En France, chaque année, près de 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées, ce qui représente 150 kg par an et par habitant. Un gaspillage massif, qui ne concerne malheureusement pas que les produits alimentaires. La situation fait écho à plusieurs problématiques : une problématique d'ordre éthique, tout d'abord, puisque de nombreuses personnes ne mangent pas à leur faim alors même que des millions de tonnes d'aliments consommables sont disponibles ; mais aussi une problématique d'ordre économique et écologique, avec d'un côté la surproduction et de l'autre la pollution engendrée par le gaspillage.
En France, chaque année, 10 millions de tonnes de nourriture sont perdues ou gaspillées tout au long de la chaîne alimentaire. Ces 10 millions de tonnes d'aliments représentent 16 milliards d'euros, soit 50 kg et 240 euros par Français chaque année. Ce gaspillage se produit à différents moments de la chaîne de production.
Une partie des aliments est aussi directement jetée par les consommateurs. Pourtant, la plupart de ces denrées pourraient être consommées. En effet, chaque Français jette 7 kg d'aliments non consommés et encore emballés par an. L'autre partie de ces aliments qui sont jetés concerne les restes de repas (à hauteur de 25 %), les fruits et légumes non consommés (dans la même proportion), le pain (14 %) et enfin les boissons (5 %).
10 millions de tonnes de nourriture jetées ou perdues chaque année en France, 7 kg d'aliments jetés par les Français chaque année. Ces chiffres représentent de très grandes quantités, mais ils demeurent abstraits. À quoi correspondent-ils concrètement ? 15 000 litres d'eau sont nécessaires pour produire un kilo de viande : un rôti jeté à la poubelle correspond donc à 70 baignoires entières.
Même si cela est facile à oublier, un kilo de farine ou un kilo de viande ont nécessité de nombreuses ressources en amont de leur production. Par exemple, pour produire de la viande, il faut mobiliser des terres agricoles pour nourrir le bétail, et de l'eau pour l'abreuver. Ainsi, selon le WWF, la production de bétail consomme environ 23 % de toute l'eau utilisée en agriculture. Cela équivaut à plus de 1 150 litres par individu et par jour.
Qu'en est-il du gaspillage non alimentaire en France ? Chaque année, plus de 630 millions d'euros de produits sont jetés ou détruits, selon la dernière étude de l'Ademe en partenariat avec l'Agence du don en nature (ADN) qui collecte les invendus non alimentaires pour les redistribuer aux démunis. Ce chiffre est cinq fois supérieur à celui des dons, qui s'élève à 140 millions d'euros.
Les vêtements représentent un tiers du chiffre d'affaires du gaspillage industriel, devant les biens culturels et les équipements pour la maison. Chaque année, selon le ministère de la Transition écologique, entre 10 000 et 20 000 tonnes de produits textiles sont détruites en France : cela équivaut au poids d'une à deux tours Eiffel.
Selon les personnes interrogées pour les besoins de l'étude, ce gaspillage est imputable à la société de consommation, et notamment au comportement des industriels et des supermarchés qui produiraient ou mettraient à disposition un excès de produits. Fait intéressant : les personnes interrogées tendent à penser que le gaspillage ne les concerne pas directement, mais qu'il est plutôt le fait « des autres ».
En effet, elles ne considèrent pas l'accumulation des biens ou leur stockage comme du gaspillage. Pour de nombreuses personnes, tant qu'un produit n'est pas jeté, il n'est pas considéré comme étant gaspillé. Même non utilisé, condamné à rester dans un placard, la possibilité demeure qu'il soit utilisé un jour, ou bien revendu.
Pourtant, l'accumulation et le stockage d'objets sont aussi une source de gaspillage. Vêtements, livres, électroménager, accessoires, décoration : ces produits ne sont pas remis en circulation alors qu'ils pourraient être utiles à d'autres personnes, compensant ainsi l'énergie et les ressources qui ont été mobilisées pour leur production.
Toujours selon l'ADEME, un tiers est détruit ou recyclé : 27 % sont recyclés, 5 % sont incinérés et 2 % sont enfouis. Le stock restant est envoyé en déstockage ou bien donné à des associations : dans le secteur de la mode, par exemple, 20 % des invendus sont donnés.
Selon l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 1,3 milliard de tonnes de nourriture sont perdues ou jetées chaque année, ce qui correspond à 30 % des aliments produits sur la planète. Concrètement, cela représente 45 % de tous les fruits et légumes, 35 % de tous les poissons et produits de la mer, 30 % de toutes les céréales, 20 % de tous les produits laitiers et 20 % de toute la viande et la volaille.
Ces chiffres masquent de fortes disparités. Le rapport 2021 sur l'indice du gaspillage alimentaire, publié par le Programme des Nations unies pour l'environnement, mesure ce qui est perdu en bout de chaîne, une fois que les produits sont commercialisés. Après une enquête menée dans 54 pays, le rapport met en évidence que la plus grande partie du gaspillage provient des ménages, qui jettent 11 % de la nourriture.
Ainsi, pour 121 kg d'aliments gaspillés chaque année par habitant, 74 kg le sont au niveau du foyer. Ce chiffre est deux fois plus important que les estimations précédentes. Après les ménages, ce sont les établissements de restauration qui gaspillent le plus, avec 5 % de nourriture jetée, ainsi que les points de vente au détail, avec 2 % de la nourriture jetée.
Dans les pays développés, 40 % des denrées alimentaires sont gaspillées au niveau de la distribution ou du consommateur. Parmi les pays champions du gaspillage : l'Amérique du Nord, la Chine et le continent européen. Ces pays gaspillent, en fin de chaîne, entre 15 et 25 % de la nourriture produite.
L'Amérique du Nord se distingue tout particulièrement, avec un total de 42 % de la nourriture produite qui est gaspillée au niveau de la distribution ou du consommateur, soit presque la moitié. Selon les conclusions du rapport, plus il est possible d'accéder à des denrées alimentaires en grande qualité, plus les chances de gaspillage sont grandes.
La situation est inversée dans les pays en voie de développement : ainsi, 40 % des aliments sont gaspillés au niveau de la production et du stockage, en raison notamment d'un manque d'infrastructures adaptées. Achetant moins et se montrant plus économes en raison de leurs conditions de vie, les consommateurs de ces pays jettent moins de nourriture. Mais cet avantage est malheureusement annulé par un système productif moins efficace.
En 2021, l'Union européenne a importé près de 138 millions de tonnes de produits agricoles, pour un coût total de 150 milliards d'euros. Dans le même temps, elle a gaspillé 153,5 millions de tonnes d'aliments, selon l'organisation environnementale Feedback EU. Un cinquième de la production alimentaire de l'Union européenne est gaspillé, des pertes qui représentent 6 % des émissions totales de gaz à effet de serre de l'Union européenne.
Ces dernières années, la France s'est dotée d'une législation anti-gaspillage renforcée : pacte national, loi Garot, loi Egalim, loi AGEC. Depuis 2013, la lutte contre le gaspillage à tous les niveaux de la chaîne est devenue une priorité. L'objectif est clair : réduire le gaspillage de 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective d'ici 2025 et d'ici 2030 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale.
Il faut en réalité parler de lois au pluriel. Lancé en juin 2013, ce pacte national réunit l'ensemble des parties prenantes tout au long de la chaîne alimentaire, et pose les jalons de la lutte contre le gaspillage en France. L'objectif affiché est de réduire de moitié le gaspillage alimentaire à l'horizon 2025. Pour cela, 16 mesures ont été mises en place, comme la promotion du don alimentaire, la mise en œuvre d'actions de prévention et de réduction du gaspillage alimentaire en interne, le développement de dispositifs de récupération, de transformation et de don des invendus sur les marchés alimentaires publics, ou encore la participation à la quantification du gaspillage alimentaire.
C'est en février 2016 qu'est entrée en vigueur la première loi française relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire.
Entrée en vigueur en novembre 2018, la loi Egalim a pour but de fournir un meilleur cadre aux relations entre les acteurs de la chaîne de production alimentaire.
La possibilité de faire des dons alimentaires est étendue à la restauration collective et à l'industrie agroalimentaire. Autres mesures mises en place : l'encadrement des taux de remise des produits anti-gaspillage au sein de la grande distribution, et l'obligation faite aux restaurateurs de fournir des « doggy bags » aux clients qui en font la demande.
La loi Egalim a été complétée en 2021 par la loi Egalim 2, pour renforcer la protection des agriculteurs et modifier les obligations relatives aux dates de durabilité minimale, comme détaillé plus bas.
C'est sans doute la loi la plus ambitieuse de tout l'arsenal juridique anti-gaspillage. Entrée en vigueur en février 2020, la loi AGEC (acronyme pour Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) pose un objectif principal de réduction des déchets.
La mise en place d'une production plus vertueuse, de meilleure qualité. La loi AGEC met notamment fin à l'élimination des invendus non alimentaires : produits électriques et électroniques, vêtements et chaussures, meubles, livres, produits d'hygiène et de puériculture devront être donnés à des associations ou à des structures de l'économie sociale et solidaire. À défaut de don, le recyclage est encouragé.
Les sanctions envers ceux qui détruisent ou détériorent les invendus alimentaires sont renforcées : l'amende sera modulable en fonction de la taille du commerce et peut aller jusqu’à 15 000 € par manquement pour une personne morale.
Par ailleurs, les initiatives vertueuses sont valorisées grâce à la création d'un label national Anti-Gaspillage Alimentaire. Ce label peut être accordé à toute personne morale qui contribue aux objectifs nationaux de réduction du gaspillage alimentaire. Il est délivré par des organismes certificateurs sélectionnés et agréés par l'État.
Enfin, de nombreuses autres mesures ont été mises en place : étendue de la responsabilité des industriels dans la gestion de leurs déchets, interdiction de l'impression systématique du ticket de caisse (entrée en vigueur en 2023), mise en place d'une collecte gratuite des déchets triés du bâtiment, déploiement d'un indice de réparabilité sur plusieurs catégories de produits, etc.
Si l'arsenal juridique contre le gaspillage a des conséquences pour le consommateur, il vise en premier lieu les industriels et les distributeurs, qui sont largement mis à contribution. Cela a des conséquences concrètes : ainsi, depuis la loi Garot, les magasins doivent respecter des règles spécifiques au quotidien.
Par exemple, les surfaces commerciales de plus de 400 m² ont l'obligation de nouer un partenariat avec une association d'aide alimentaire pour lui faire don de ses invendus alimentaires, au lieu de les jeter ou de les détruire. Les distributeurs alimentaires ont également l'interdiction de rendre impropres à la consommation des invendus encore consommables.
La loi AGEC pose également l'interdiction d'éliminer les produits non alimentaires, comme les produits d'hygiène quotidienne, les vêtements et les chaussures, les objets électroniques, l'électroménager ou les livres : ces derniers doivent faire l'objet d'un don en priorité.
S'ils n'en ont pas l'obligation, les distributeurs ont la possibilité de vendre les denrées alimentaires dont la date de péremption est bientôt dépassée, à un tarif réduit, comme détaillé plus bas. Pour limiter les pertes, ils peuvent également faire don de ces denrées alimentaires à des associations.
Depuis la loi Garot de 2016, les magasins de plus de 400 m² de surface commerciale ont l'obligation de donner tout ou partie de leurs invendus à au moins une association caritative. Le point de vente doit nommer un responsable du don en interne, et garantir la traçabilité et la qualité des produits donnés.
Ensuite, une convention de partenariat avec une ou plusieurs associations d'aide alimentaire habilitées à recevoir des dons doit être mise en place pour le don des denrées consommables non vendues. Un modèle est disponible sur le site agriculture.gouv.fr.
Pour aider les commerçants à mettre en place une démarche de don au sein de leur point de vente, l'entreprise Smartway, qui lutte depuis 2012 contre le gaspillage alimentaire, a créé un kit de don gratuit.
Enfin, depuis février 2020, la loi AGEC interdit la destruction des invendus non alimentaires. Les vêtements, les chaussures, l'électroménager, les produits d'hygiène, de beauté et de puériculture, les livres et les meubles ne peuvent désormais plus être détruits.
En donnant leurs invendus, les entreprises, qu'elles soient assujetties à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés, bénéficient d'une réduction d'impôt. 60 % de la valeur des produits donnés, pour un montant total de dons inférieur à deux millions d'euros, dans la limite de 20 000 € ou de 5 ‰ (5 pour mille) du chiffre d'affaires, si ce dernier montant est plus favorable.
C'est pour faire face à ces défis vertigineux que la France s'est dotée, ces dernières années, d'un arsenal législatif renforcé. Il faut aussi noter l'émergence de nouvelles entreprises qui entendent lutter, à leur manière, contre le gaspillage. Elles proposent souvent une application et reflètent l'importance que le sujet occupe ces dernières années dans la société.
Basée à Saint-Herblain, en Loire-Atlantique, la jeune pousse Smartway est cofondée en 2012 par un trio étudiant : deux frères, Paul-Adrien Menez, Christophe Menez et leur ami d’enfance, Nicolas Pieuchot. Au départ, la start-up se spécialise dans le développement de solutions technologiques axées sur la « promotion des produits bientôt périmés ».
Elle crée notamment les rayons Zéro-Gâchis, ces espaces anti-gaspi déployés dans les supermarchés où le consommateur peut trouver des produits à la date limite de consommation avancée, et ce, à des prix cassés. Par la suite, l'entreprise a ajouté des applications visant à optimiser les commandes en amont, avec l'objectif constant de réduire le gaspillage alimentaire.
« Au cours des douze dernières années, on a concentré beaucoup d'efforts en R&D afin de développer ce qu'on appelle le Food Waste Management System qui vise à optimiser la gestion de la fin de vie des produits, explique Paul-Adrien Menez. Concrètement, on fournit des applications utilisées sur des lecteurs de codes-barres dans la grande distribution », affirme le PDG.
Une des premières étapes de cette solution technologique imaginée par l’entreprise consiste à détecter les produits proches de la date de péremption. Pour cela, l'application va générer une alerte localisée « pour informer l'utilisateur en magasin qu'il a par exemple dix paquets de yaourts Mamie Nova à sauver », poursuit l’entrepreneur.
Une fois les produits identifiés, l'application passe à une deuxième étape, nourrie par l'IA, qui propose des actions visant à maximiser le sauvetage des produits tout en préservant la marge. Par exemple, sur dix paquets de yaourts, sept peuvent être vendus à -35 %, et trois seront donnés à une association caritative.
Une fois la décision validée, des étiquettes avec des nouveaux codes-barres sont imprimées pour assurer la traçabilité et la mise à jour des stocks. Les produits remis à prix réduit sont placés dans une zone dédiée, « donnant du sens à l'achat du consommateur ». Celui-ci sait qu'il peut trouver ces produits à moitié prix. Les produits non étiquetés sont récupérés par une association le jour même.
Le Food Waste Management System est soutenu par une plateforme analytique qui permet de suivre la performance à tous les niveaux, du manager de rayon au directeur régional. Déployée dans près de 2 000 magasins en France et à l’étranger, le Food Waste Management System a permis de sauver « plus de 300 millions de produits avec les enseignes partenaires, redonnant ainsi du pouvoir d'achat aux consommateurs, soit environ 300 millions d'euros grâce aux remises appliquées. Cela permet aussi aux distributeurs de préserver leurs marges et d’augmenter leurs profits, ce qui est crucial en ce moment », ajoute Paul-Adrien Menez.
Pour l’entrepreneur, cette solution est la meilleure actuellement disponible sur le marché de la gestion du gaspillage alimentaire. « Nous sauvons 6 000 produits par magasin chaque mois ».
Il admet néanmoins que le Food Waste Management System présente quelques failles. La solution se concentre uniquement sur les produits avec code-barres et proches de leur date limite de consommation (DLC). Ainsi, les fruits, légumes et produits frais vendues aux rayons boucherie ou poissonnerie qui n’ont parfois ni code-barres ni DLC, ne peuvent être pris en charge par cette solution.
Pour résoudre cette problématique et poursuivre son ambition, « créer des magasins qui ne gaspillent plus rien », Smartway a développé un outil intelligent d’aide à la décision et de gestion des commandes. Cette solution technologique innovante vise le secteur des fruits et légumes. Le Fresh Operating System basé sur plusieurs modèles d’intelligence artificielle peut à la fois prédire la demande des consommateurs mais également la trajectoire des stocks.
Cette solution mobile fonctionnant sur tablette permet ainsi de préconiser une quantité précise de produits à commander avec des règles de gestion de réapprovisionnement prenant en compte la stratégie du magasin. En 2024, Smartway a été lauréate du « Concours d'innovation i-Nov » porté et financé par le plan France 2030 et soutenu par Bpifrance. La start-up a ainsi obtenu un financement de 1,4 million d'euros pour soutenir le développement de son projet.
En 2021, afin de « muscler » son expansion européenne qui a débuté par la Belgique en 2015, la société anciennement appelé Zéro-Gâchis adopte son nouveau nom, Smartway et lève dans le même temps 10 millions d’euros pour accélérer sa croissance.
Aujourd’hui, la jeune pousse est implantée dans une dizaine de pays d’Europe et amorce désormais une expansion mondiale. Smartway est positionné en Thaïlande et en Afrique du Nord où elle est présente chez Monoprix en Tunisie. La start-up explore aussi des opportunités au Moyen-Orient et aux États-Unis.
Outre-Atlantique, où le secteur du retail alimentaire est autant en difficulté qu’en Europe ou en Asie, « la conscience sur le gaspillage alimentaire n’est vraiment pas là et pour nous, les Etats-Unis, cela représente vraiment un défi incroyable », commente Paul-Adrien Menez, qui confie de bonnes nouvelles à venir pour Smartway dans les prochaines semaines.
Pour le moment, Smartway emploie une centaine de salariés en France, et n’envisage pas de diversifier son activité au-delà de la grande distribution alimentaire. Cependant, la jeune pousse reste convaincue qu’il est possible d’aller encore plus loin. Son principal objectif demeure l'impact.
Au fil des années, l’entreprise est devenue un acteur clé dans l’enjeu du gaspillage alimentaire. Elle propose ainsi aux distributeurs des diagnostics et expertises qui révèlent l’ampleur du problème. Si la réduction du gaspillage alimentaire progresse, pour le dirigeant, il est peu probable qu'il disparaisse complètement dans les 10 ou 20 prochaines années. Toutefois, les distributeurs et industriels prennent déjà des mesures importantes pour y remédier. Et les efforts semblent aller dans la bonne direction, constate-t-il encore.
Aux yeux de Paul-Adrien Menez, la technologie permet « de gommer certaines difficultés liées au gaspillage alimentaire, de les prédire ou les réduire. Mais il y aura toujours du gaspillage.
| Pays/Organisation | Quantité gaspillée | Informations supplémentaires |
|---|---|---|
| France | 10 millions de tonnes par an | 16 milliards d'euros, 50 kg/personne/an |
| Union Européenne | 153,5 millions de tonnes par an | 20% de la production alimentaire, 6% des émissions de GES |
| Monde (FAO) | 1,3 milliard de tonnes par an | 30% de la nourriture produite |
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