L'Histoire de Gal Viandes à Metz: Un Voyage à Travers le Temps

L'histoire de Gal Viandes à Metz est riche et complexe, s'étendant de l'époque romaine à nos jours. Cet article explore les différentes facettes de ce site, de ses racines archéologiques à son rôle actuel dans l'industrie alimentaire. Nous allons plonger dans le passé pour comprendre comment ce lieu a évolué au fil des siècles.

Vestiges Archéologiques à Grigy

Quatre périodes historiques ont marqué de leur empreinte le site de Grigy. Une occupation durant la Préhistoire (Mésolithique, Néolithique final) est supposée grâce à la découverte, en position secondaire, d’une série lithique forte de soixante outils en silex. Un bâtiment sur quatre poteaux porteurs et une fosse isolée témoignent de la fréquentation des lieux durant le second âge du Fer. Dès la fin du ier s. av. J.-C., deux bâtiments sur poteaux porteurs constituent les vestiges les plus anciens d’une villa qui fera l’objet de nombreuses transformations jusqu’à la fin du ive s. apr. J.-C.

L’approche de la villa antique a été servie par une prescription archéologique définissant une surface importante, bien au-delà des limites repérées des constructions antiques. Cette démarche a abouti à la reconnaissance intégrale du plan de la résidence, de ses annexes mais également de toute une série de structures connexes (fossés parcellaires, voiries, structures domestiques isolées, système de drainage, ensemble funéraire, etc.) qui ont contribué à une lecture optimale du site. La conservation des structures était assez médiocre en haut des vallons ; seule la base des substructures a échappé aux labours.

Les États Successifs de la Villa Gallo-Romaine

L’état I (fin du ier s. av. J.-C. - fin du ier s. apr. J.-C) est marqué par la construction d’un bâtiment sur poteaux porteurs à deux nefs (bâtiment R), orienté nord-sud, et d’une annexe sur six poteaux porteurs (bâtiment L), orienté ouest-est. Un alignement de trois fondations de pierre, deux canalisations et deux fosses isolées lui semblent contemporains. Au sud de l’habitat, un enclos funéraire rassemblait des sépultures secondaires à crémation et des fosses remplies de matériel, dont le statut est difficile à établir.

À l’état II (fin du ier s. apr. J.-C. - début du iiie s. apr. J.-C), est associée la mise en place d’une demeure dont les fondations étaient en pierre (bâtiment A). Cet ensemble de quatorze pièces, bordé par de longues galeries longitudinales, est situé à l’emplacement de la première construction en bois (bâtiment R). Un vaste enclos muré (enclos 2, phase 1) délimitait une surface rectangulaire qui englobait un chenal (fig. 3, état II). Dans la partie occidentale de l’enclos, deux petites constructions sur poteaux porteurs (bâtiments K et M) sont associées à des fosses destinées à gâcher la chaux et à un dépôt (fs. 181). Sur la rive orientale du chenal sont implantés trois cuves en bois (cu. 1461, cu. 1465, cu. 1471), une cuve en pierre (cu. 1488) et un puits (pt. 1450).

Durant l’état III (début iiie s. apr. J.-C. - fin ive s. apr. J.-C.), les signes d’une expansion du domaine sont tangibles et la demeure est agrémentée de nouvelles pièces au nord et au sud. L’ensemble du domaine est bordé par des murs de pierre. L’enclos 1, au plan trapézoïdal, est édifié à l’ouest du bâtiment A. Son tracé au sud épousait l’orientation du sentier. Un canal d’amenée d’eau (fo. 159) alimentait une fontaine (fs. 48) au centre de la cour, alors que deux bâtiments sur quatre poteaux porteurs (bâtiment F et G) étaient mis en place. Deux nouveaux enclos ont été construits à l’est. Le premier (enclos 2, phase 2) se rattachait assez clairement à la pars urbana, tandis que le second (enclos 3) concentrait les activités artisanales. Le puits et la cuve en pierre ont été remblayés lors de la construction d’un bassin rectangulaire (bs. 826) et de ses équipements (cu. 1229) dans l’angle nord-est de la pars rustica. Au sud et à l’est du bâtiment C, qui semblait toujours en activité, trois annexes sur poteaux porteurs sont construites (bâtiments D, E, H) et un four rectangulaire (fr. 2120) est excavé.

L’état IV (fin ive s. apr. J.-C. - début ve s. apr. J.-C.) correspond à l’abandon définitif de la villa et au démantèlement des constructions.

Découverte : une villa gallo-romaine à Auxerre

Focus sur la Pars Rustica

Les lignes qui vont suivre constituent une présentation générale de la villa gallo-romaine et des contextes associés, dans laquelle nous avons voulu porter l’accent sur les structures découvertes dans la pars rustica. Ce parti pris ne permettait pas d’intégrer les riches contributions consacrées au mobilier en matière dure animale, aux objets métalliques (Alexia Morel, Renata Dupond, Pôle archéologie préventive de Metz Métropole) et aux monnaies (Ludovic Trommenschlager, Pôle archéologie préventive de Metz Métropole) qui totalisent plus d’un millier d’artéfacts. Les découvertes de bois imbibés ont permis d’enrichir le corpus régional et les études techno-morphologiques (Simon Sedlbauer, Pôle archéologie préventive de Metz Métropole) et dendrologiques (Willy Tegel, Dendronet) ont apporté des informations significatives sur la datation et les techniques. À l’instar des analyses archéobotaniques portant sur les graines imbibées et carbonisées (Geneviève Daoulas, Guilherm Remor, Pôle archéologie préventive de Metz Métropole), sur les pollens et les spores (Émilie Gauthier, université de Franche-Comté), seuls des morceaux choisis seront présentés.

Les premières traces d’occupation du site se résument à cinq structures, dont une est isolée. Elles témoignent d’une fréquentation antérieure à la construction de la villa gallo-romaine. Les vestiges les plus structurés s’organisent en un module de quatre poteaux porteurs assimilables à un grenier découvert au sud de l’emprise (tp. 1519, tp. 1521, tp. 1680 et tp. 1682). Le comblement de ces poteaux, à forte charge charbonneuse, a livré quelques rares tessons de céramique dont le fond d’une bouteille de La Tène C/D. Une datation radio­métrique réalisée sur l’un des charbons fait remonter le bois de construction au iiie s. av. J.-C.

Une fosse (fs. 935) à plan ovalaire était isolée à l’est de l’emprise de fouille. Elle contenait de nombreux tessons de céramique dont une bouteille et une jarre de La Tène C/D.

L'Ensemble Funéraire

Au sud-ouest, un ensemble funéraire a été intégralement étudié. L’étude croisée des vestiges osseux, des vases ossuaires, des offrandes d’aliments, du mobilier d’accompagnement et des charbons de bois, a permis de dresser un inventaire complet des aliments qui étaient consommés ou symboliquement partagés avec les défunts lors des funérailles.

Parmi les vestiges découverts à l’intérieur et en périphérie de l’enclos, nous avons mis en évidence cinq catégories de structures différentes (fig. 5, no 1). Tout d’abord, les fosses de sépultures, au nombre de six, dans lesquelles des restes osseux sont déposés : sp. 1187, sp. 1889, sp. 1093, sp. 1144, sp. 1501, sp. 2285 (fig. 5, nos 4, 5). Une fosse contenait un dépôt de résidus de crémation : fs. 482 (fig. 5, no 7). Le comblement comporte les ossements non sélectionnés et les offrandes primaires qui étaient disposées sur le bûcher. Autour de ces structures, des creusements étendus et peu profonds renfermaient des résidus de banquets : st. 197, st. 198, st. 1039, st. 1101, st. 1509 et st. 1516 (fig. 5, no 6). Ces structures ont été, à une époque, qualifiées dans la littérature régionale de « pavés d’amphores », car leurs surfaces concentraient des agglomérats de tessons très fragmentés d’amphores à vin (Metzler et al. 1991). Six fosses de plus petites dimensions contenaient des vases presque entiers et des offrandes alimentaires. L’absence d’ossements humains élimine l’hypothèse d’une sépulture et leur morphologie générale nous a amené à les distinguer des dépôts de résidus de banquet. Nous les avons qualifiées de structures de dépôt : st. 53, st. 185, st. 199, st. 1513, st. 1559 et st. 1897.

Toutes les structures funéraires découvertes ont un caractère secondaire. Un premier ensemble se dessine. Il est composé de deux sépultures secondaires à crémation (sp. 1187, sp. 1889), d’un dépôt de céramiques et de faune (185) et d’un épandage de tessons (1515) datés du dernier quart du ier s. av. J.-C. Ce petit groupe de structures ne semble pas encore délimité par un enclos fossoyé. Dans un deuxième temps, dès le début du ier s. apr. J.-C., l’espace funéraire se structure quelques mètres à l’ouest à l’intérieur d’un enclos rectangulaire de 14,8 m par 13,3 m.

Analyse Anthropologique

L’étude anthropologique, menée conjointement par Stephan Naji et Justine Petit (PACAEA, Bordeaux), a tenté de tirer le meilleur parti des ossements dont le fort taux de fragmentation entravait l’identification. Les diagnoses de l’âge et du sexe des défunts n’ont pas pu être effectuées et seule la stature des individus a pu être déterminée. Les sujets identifiés sont tous de grands adolescents ou des adultes.

La nécropole a livré 4 431 tessons pour un nombre minimal de 106 individus. Les vases de tradition laténienne représentent 32 % du mobilier. Ils peuvent être tournés dans une argile riche en fin dégraissant de quartz (16 pots, 6 bols/bassins) ou non tournés avec une argile grossière (5 bols convexes, 4 gobelets, 3 pots). La céramique gallo-belge représente 48 % du mobilier. La plupart des récipients ont été recuits, si bien que pour les plus fragmentaires d’entre eux il n’a pas toujours été possible de déterminer s’il s’agissait de terra rubra ou de terra nigra. D’un point de vue morphologique, on dénombre 25 assiettes (Deru 1996, types A1, A2, A5, A17/18, A31, A42/43), 12 bols/coupes (ibid., types C8, C4/6, B41, KL15, KL1-5) et 14 pots (ibid., types P1/3, P30/32, P41, P61/64). Un gobelet à paroi fine a été identifié. Parmi la céramique commune (11,4 % du mobilier), on compte 7 cruches régionales (dont deux types cru101) et 5 vases culinaires (trois pots de type Gose 531 en rugueuse B, une jatte Gose 500 et un couvercle en rugueuse A).

Six dépôts de crémation en ossuaire proviennent de cette nécropole. Les deux dépôts les plus précoces, situés à l’est de l’enclos, ont livré des vases de tradition laténienne datés au plus tôt du dernier quart du ier s. av. J.-C. Dans la sépulture 1889, le vase ossuaire est un bassin en céramique fine tournée (Metzler et al. 2009, type A.9.10) (fig. 6, no 2) et le vase d’accompagnement qui lui est accolé est un bol tronconique en céramique grossière non tournée (ibid., type B.8) (fig. 6, no 1). Dans la sépulture 1187, le vase ossuaire est un pot en céramique fine tournée (ibid., type A.2.2) (fig. 6, no 3). Il est accompagné de deux offrandes secondaires, un bol (ibid., type B.8.5) et un gobelet (ibid., type B.1.20), tous deux en céramique grossière non tournée (fig. 6, nos 4, 5) et disposés sur le pourtour de la fosse selon une organisation précise (fig. 5, no 4). La sépulture 1187 a également livré un bol et trois gobelets similaires aux précédents, fragmentaires et brûlés, que l’on peut assimiler à des offrandes primaires (fig. 6, nos 6-9). Au moins deux vases de la sp. 1187 collent avec les fragments retrouvés dans la fosse-dépôt 185, située quelques centimètres plus à l’est : les tessons (fig. 6, nos 6, 12) appartiennent ainsi au même bol (ibid., type B.8.5) et d’autres fragments (fig. 6, nos 7, 11) font partie d’un même gobelet (ibid., type B.1.20). Cette observation permet de formuler deux hypothèses : soit, lors du remblaiement de la sp. 1187, de la terre a été prélevée des alentours et notamment de la fs. 185 ; soit les deux structures sont contemporaines et il existe une relation entre elles.

Gal Viandes Aujourd'hui

Aujourd'hui, Gal Viandes est une entreprise moderne, mais son histoire est ancrée dans le passé de Metz. Les découvertes archéologiques de la région, y compris les vestiges de la villa gallo-romaine, témoignent de l'importance historique et culturelle de ce lieu. Le chef pâtissier Frédéric Bau recherche un jeune chef pâtissier pour compléter les équipes du la pâtisserie Bourguignon à Metz » Bonjour à toutes et tous. Je suis en train de réfléchir comment, nous allons pouvoir trouver un jeune pâtissier passionné et impliqué, qui voudrait rejoindre une magnifique maison, Bourguignon à Metz. C’est dans cette divine maison, que Claude Bourguignon aura transmis à Christophe Felder, Gilles Marchal, et tant d’autres, dès notre plus jeune âge, la passion du bon, du bien fait, du respect du travail et de l’autre.

La chambre commerciale du tribunal de grande instance de thionville a, par jugement du 7 juillet 2011 : - prononcé l'ouverture de la procédure de redressement judiciaire de la sa cerf - fixé la date de cessation des paiements au 15 juin 2011 - désigné monsieur yves henry en qualité de juge commissaire, la selarl gangloff-nardi en la personne de me salvatore nardi en qualité de mandataire judiciaire et la selarl krebs-suty en qualité d'administrateur judiciaire. La chambre commerciale du t.g.i.

Le juge-commissaire, par ordonnance en date du 02 octobre 1996, a autorisé la s.a.

Tableau Récapitulatif des États de la Villa Gallo-Romaine

État Période Caractéristiques Principales
I Fin du ier s. av. J.-C. - Fin du ier s. apr. J.-C. Construction d'un bâtiment sur poteaux porteurs à deux nefs (bâtiment R) et d'une annexe (bâtiment L).
II Fin du ier s. apr. J.-C. - Début du iiie s. apr. J.-C. Mise en place d'une demeure en pierre (bâtiment A) avec quatorze pièces et de longues galeries longitudinales.
III Début iiie s. apr. J.-C. - Fin ive s. apr. J.-C. Expansion du domaine avec de nouvelles pièces, murs de pierre, et construction de plusieurs enclos et bâtiments annexes.
IV Fin ive s. apr. J.-C. - Début ve s. apr. J.-C. Abandon définitif de la villa et démantèlement des constructions.

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