Le fumier est souvent apprécié par les jardiniers pour son rôle précieux en tant qu'amendement du sol. La plupart des fumiers sont parfaits pour le potager, mais chacun a ses caractéristiques propres et améliore un type de sol particulier. Tous peuvent être utilisés frais en automne pour se décomposer directement dans le sol, ou vieillis et épandus comme fertilisant et paillage au pied des plantes potagères.
Au potager, l'utilisation du fumier est un atout. Voici un aperçu de ce que le fumier peut apporter et comment il est utilisé, en particulier le fumier de porc.
Le fumier est un excellent amendement car il est très riche en matières organiques, non seulement composé des déjections animales, mais aussi de paille et de déchets végétaux. Il améliore le sol grâce à sa richesse en humus : la terre est plus facile à travailler car plus meuble, elle est plus perméable à l’air et à l’eau, et elle est enrichie en micro-organismes et autre faune du sol. On utilise différents fumiers selon la nature du sol : argileux, sableux, compact...
Il forme un support de culture idéal pour de nombreuses plantations gourmandes. On n’utilise jamais de fumier frais pour les plantations, car il peut brûler les végétaux en se décomposant et contient des germes. Comme fertilisant, il est généralement composté au préalable, afin de le débarrasser de tous les organismes pathogènes qu’il peut contenir. L’idéal étant de l’ajouter à un compost végétal pour obtenir un mélange très équilibré. On peut également le laisser vieillir en tas, au moins 6 mois.
Il sera posé sur des palettes ou des planches afin de laisser son jus s’évacuer et recouvert de paille ou autre pour que la pluie n’en lessive pas tous les éléments. Il sera sinon épandu directement au sol du potager à l’automne tous les 2 à 3 ans, à raison de 100 à 300 g par m². Il doit être laissé en surface, car ce sont des organismes aérobies qui vont le décomposer.
Il y a ensuite 2 possibilités :
À savoir : ne plantez pas d’oignons, d’ails ou d’échalotes dans une planche enrichie au fumier. Les carottes sont également réfractaires aux sols fumés.
Chaque fumier présente des caractéristiques différentes. Dans l’idéal, choisissez donc l’un ou l’autre en fonction de la nature du sol de votre jardin, de son état, de la période d’apport et des besoins particuliers des plantes cultivées.
Voici un aperçu des différents types de fumier :
Le fumier de porc est très froid et de ce fait peu utilisé, du moins seul. Les apports d'effluents de ferme sur prairies assurent de bons rendements. En fonction de l'état de la parcelle, ces apports peuvent même compenser tout ou partie de ses besoins en NPK.
Les lisiers de porc sont utilisés pour remplacer les engrais minéraux. Ils présentent en effet les caractéristiques d’un engrais minéral dilué contenant tous les oligo-éléments nécessaires aux plantes. Leur apport en NPK assure un traitement efficace des cultures.
L'épandage peut s’effectuer au moment de la levée des plantes, pour qu’elles puisent immédiatement tous les nutriments dont elles ont besoin. L'épandage du lisier doit se conformer à des programmes définis par arrêtés préfectoraux afin d'éviter les pollutions possibles.
Voici les valeurs repères de composition des principaux fertilisants organiques :
| Fertilisant Organique | Azote (N) | Phosphore (P2O5) | Potassium (K2O) |
|---|---|---|---|
| Fumier de volaille | Élevé | Élevé | Élevé |
| Fumier de bovin | Moyen | Moyen | Moyen |
| Lisier de porc | Moyen | Faible | Moyen |
Si le compost a bien été effectué, les risques sanitaires sont faibles. L'application rationnelle et efficace du fumier nécessite une bonne connaissance de sa composition physico-chimique. Cette dernière est très variable et les facteurs qui l'affectent sont très nombreux.
L'état de l'animal, la nature de la litière, la ration alimentaire, la fertilisation pratiquée par l'agriculture, les soins apportés à sa conservation, son état de décomposition sont les principales causes de la variation de la composition des fumiers.
L'animal constitue la composante élémentaire dans le processus de production du fumier. Ses caractéristiques influencent de manière importante la valeur fertilisante du fumier qui varie suivant son espèce, sa race, son sexe, sa taille, et sa digestibilité.
Les nutriments des plantes existant dans le fumier proviennent entièrement des aliments consommés par les animaux. La proportion de ces nutriments varie avec l'animal, ils contiennent en moyenne 75% d'azote, 80% de P2O5, 85% de K2O et environ 40 à 50% de matière organique. La phase liquide représente 30 à 40%. Les polluants potentiels présents dans les déchets animaux résultent le plus souvent des additifs chimiques contenus dans plusieurs rations alimentaires.
La nature du fumier, liquide ou solide, joue un rôle important dans sa composition chimique. En effet, l'azote provenant du fumier liquide est largement disponible sous forme de N-NH+4 au moment de l'incorporation dans le sol. Le rapport entre le carbone et l'azote (C/N) est une composante importante dans la caractérisation des fumiers.
L'intensité de la réponse des cultures varie principalement avec la nature, la source, et la qualité du fumier appliquée et le type du sol. Une étude menée sur l'effet de différents types de fumier (volaille, ovin et bovin) sur la production du maïs et la disponibilité des différents formes d'azote, a aboutit au fait que la production avec le fumier de volaille est supérieure à celle obtenue avec le fumier bovin et en dernier lieu avec le fumier ovin.
La substitution des engrais azotés par le fumier est liée aux prix des engrais azotés qui sont élevés et à la disponibilité des fumiers en quantités importantes. La substitution peut induire une conservation d'énergie du fait que la production et la distribution des engrais azotés nécessitent environ 18000 Kcal/Kg, avec une conservation des pertes en azote qui représentent 25 à 75 % de l'azote des engrais minéraux azotés. Économiquement, la substitution limite les dépenses liées à l'énergie, au transport et au stockage des engrais azotés. En plus, elle a des bonnes conséquences sur l'aspect environnemental lié à la pollution des eaux souterraines par les nitrates.
Cette substitution présente aussi des contraintes. En effet, la majorité des pertes se concentre entre le temps d'excrétion et l'incorporation du fumier dans le sol.
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