Financement Agroalimentaire : Sources et Opportunités en France

L'industrie agroalimentaire française, reconnue mondialement pour son excellence, est un secteur dynamique qui nécessite un soutien financier constant pour maintenir sa compétitivité et s'adapter aux enjeux actuels. Ce secteur, qui comprend 17 647 entreprises dont une majorité de TPE et PME, joue un rôle déterminant dans la valorisation de la production agricole régionale et emploie 427 213 salariés en France.

Les entreprises agroalimentaires françaises peuvent bénéficier d'un large éventail d'aides publiques pour accompagner leur développement, leur modernisation et leur transition écologique. Ces aides peuvent être régionales, nationales ou européennes, et sont destinées à encourager l'innovation, la modernisation et la transition écologique des entreprises agricoles.

Aides Financières Régionales

Les conseils régionaux et les chambres d'agriculture proposent des aides adaptées aux particularités territoriales. Dans certaines régions, des aides sont dédiées aux TPE et PME porteuses d'un projet agroalimentaire structurant. Les régions gèrent également des dispositifs comme les ARIAA (Aides Régionales à l'Investissement dans les Industries Agroalimentaires), qui peuvent être cumulées avec le FEADER.

Les régions participent activement au financement des entreprises agroalimentaires, accompagnant principalement les filières stratégiques comme la transformation des produits locaux, l'agriculture biologique ou les circuits courts. Ces aides prennent en charge une partie des coûts d'investissement pour des projets en lien avec les priorités régionales : réduction des déchets, gestion des ressources, etc.

Une région peut tout à fait proposer des subventions spécifiques pour les entreprises qui s'engagent dans des démarches d'économie circulaire, comme le recyclage des co-produits ou la valorisation des déchets organiques. En plus des investissements matériels, les régions financent également des programmes de formation et d'accompagnement des salariés. Ces aides servent à renforcer les compétences des équipes sur des enjeux importants, tels que la transition écologique, la sécurité alimentaire et la digitalisation des processus.

Les entreprises peuvent ainsi bénéficier de prises en charge partielles ou totales pour des formations certifiantes, ou pour l'embauche de profils spécialisés dans des domaines innovants. Les régions encouragent aussi les partenariats entre entreprises, centres de recherche et acteurs locaux dans le cadre d'appels à projets collaboratifs. Ces dispositifs permettent de mutualiser les coûts et les risques, et par la même occasion, d'accélérer l'innovation.

Aides au Niveau National

FranceAgriMer, établissement public sous tutelle du Ministère de l'Agriculture, accompagne la modernisation et la transition écologique du secteur agroalimentaire français. Celles-ci peuvent ainsi bénéficier de subventions publiques. Par exemple, le plan France 2030, avec un budget fixé à 54 milliards d'euros pour la période 2021-2026, a pour objectif d'encourager les projets de modernisation, de transition écologique et de consolidation des entreprises du secteur.

Dans le plan France Relance, des « mesures transversales » concernant en particulier le soutien aux investissements industriels pour la résilience de l’économie comportent un volet agroalimentaire. Parmi ces mesures gérées par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation concernent spécifiquement les entreprises agroalimentaires, on retrouve le plan de modernisation des abattoirs, doté de 130 millions d’euros sur deux ans, qui vise à renforcer la compétitivité des outils d’abattage tout en les dotant des meilleurs standards en matière de protection animale et de maîtrise sanitaire.

Il est aussi question du plan de structuration des filières protéines végétales, doté de 50 millions d’euros sur deux ans, qui vise à soutenir les projets d’investissements de l’aval des filières de production de cultures riches en protéines. Cette mesure s’insère dans le plan protéines, annoncé par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation le 1er décembre 2020.

Le Fonds avenir bio, financé par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et géré par l’Agence bio, a pour objectif principal la structuration des filières agricoles biologiques. Il vise à soutenir des démarches partenariales et pluriannuelles cohérentes, entre groupes de producteurs et entreprises de transformation, de conditionnement ou de distribution, afin de développer une offre de produits biologiques reliée au marché.

Bpifrance : Un Acteur Clé du Financement Agroalimentaire

Bpifrance accompagne les entreprises du secteur agroalimentaire dans leur développement en proposant plusieurs types de subventions. Ces aides permettent de financer des études, des investissements, des partenariats technologiques ou encore des projets structurants pour l’avenir. Certains appels à projets sont destinés au secteur agroalimentaire, afin de renforcer la compétitivité et l’innovation des entreprises.

Parmi ces dispositifs, l’appel à projets « Résilience et Capacités Agroalimentaires 2030 » finance les initiatives qui participent à la modernisation des filières, à la transition écologique et à la sécurité alimentaire. Cet appel s’adresse aux sociétés qui souhaitent investir dans un projet structurant : amélioration des processus de production, développement de nouvelles gammes de produits, amélioration de la résilience des chaînes d’approvisionnement.

L’appel à projets « Financement des prototypes de technologies agricoles innovantes » cible, quant à lui, les projets de développement des solutions technologiques innovantes pour l’agriculture et l’agroalimentaire. Le dispositif finance, entre autres, les équipements connectés, les outils d’analyse des sols et les systèmes de traçabilité avancés, pour aider les entreprises à concrétiser des prototypes et accélérer leur mise sur le marché.

Bpifrance propose également des dispositifs accessibles à tous les secteurs, dont l’agroalimentaire. Le concours i-Nov, par exemple, s’adresse aux entreprises innovantes, qu’elles soient en phase de création ou de développement, et finance des projets à fort potentiel technologique ou industriel. Le concours i-Demo encourage les projets de recherche, développement et innovation (RDI), dans le but d’industrialiser des innovations ou développer des démonstrateurs technologiques.

Pour les jeunes entreprises et les startups, la Bourse French Tech encourage les entrepreneurs innovants, en phase d’amorçage ou de développement, pour les aider à concrétiser leurs projets. Pour le secteur agroalimentaire, cela concerne notamment les technologies numériques et les modèles économiques innovants.

En ce qui concerne la subvention innovation de Bpifrance, elle est pensée pour accompagner les sociétés dans leurs projets d’innovation, qu’ils soient technologiques, organisationnels ou commerciaux. Ce dispositif permet de financer une partie des dépenses liées à la R&D, à l’industrialisation ou à la commercialisation de nouvelles solutions.

Pour le deuxième axe du volet agricole, trois outils sont proposés dans le cadre d’une offre globale portée par Bpifrance. Celle-ci propose une offre de prêts sans garantie, qui repose sur l’offre générique déjà opérationnelle de Bpifrance. L’idée est d’ensuite la renforcer par un fonds de prêts spécifique dédiée aux PME et ETI du secteur agroalimentaire.

Ces nouveaux prêts seront modulables de 3 à 10 ans, pour des montants compris entre 100 000 euros et 1 million d’euros, avec un différé d’amortissement du capital pouvant aller jusqu’à 2 ans. Il est également proposé une intervention renforcée en fonds propres avec une enveloppe sectorielle dédiée qui permet de participer et d’amplifier le développement des PME agroalimentaires, notamment familiales, en particulier celles cherchant à déployer une stratégie de montée en gamme et de qualité.

L’objectif étant d’accélérer la modernisation des acteurs à fort potentiel du secteur qui cherchent par la même occasion à renforcer les liens avec leur amont comme la sécurisation des approvisionnements de qualité tels le bio ou les filières locales tracées. Enfin, un accélérateur PME sera dédié au secteur agroalimentaire pour accompagner une vingtaine de PME à fort potentiel par promotion pendant 24 mois au travers d’un cursus complet élaboré en partenariat avec avec la Business School EML Lyon associée à Agreenium.

Aides Européennes : Le FEADER

À l’échelle européenne, le FEADER (Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural) est la principale source de financement. Il accompagne les projets de modernisation des exploitations, la robotisation, l’amélioration de la performance énergétique et la mise en place d’emballages éco-responsables. Les appels à projets FEADER, gérés par les régions, ciblent entre autres la transformation des fruits, légumes, viandes, produits laitiers et céréales.

Le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) est l’un des piliers de la Politique agricole commune (PAC). Il a pour but de stimuler la modernisation du secteur agroalimentaire, la transition écologique et la compétitivité des territoires ruraux. C’est pourquoi, les régions sont devenues les autorités de gestion principales du FEADER en 2023 : elles peuvent ainsi adapter les dispositifs aux particularités locales et aux besoins des entreprises situées sur leur territoire.

Dans le cadre du FEADER, une région peut proposer des subventions, comme l’Aide régionale à l’investissement en faveur des industries agroalimentaires (ARIAA-FEADER).

Innovation Agroalimentaire et Programmes Européens

L’innovation agroalimentaire s’inscrit dans une dynamique européenne et internationale. Horizon Europe, le programme-cadre de l’Union européenne pour la recherche et l’innovation (2021-2027) a pour ambition de renforcer la compétitivité et la durabilité des filières agroalimentaires à travers des appels à projets ciblés.

Pour le secteur agroalimentaire, Horizon Europe propose des financements dans des domaines tels que la sécurité alimentaire, l’agriculture durable, la bioéconomie et les technologies alimentaires innovantes. Pour en bénéficier, un projet peut porter sur la réduction des intrants chimiques, la gestion des ressources, le développement de protéines alternatives, ou encore l’amélioration de la traçabilité des produits.

Les entreprises peuvent candidater seules ou en consortium avec des partenaires européens. Les clusters et partenariats européens, comme par exemple, le partenariat « Safe and Sustainable Food Systems for People, Planet and Climate » encouragent les collaborations entre acteurs publics et privés pour accélérer la transition vers des systèmes alimentaires plus résilients.

Les programmes internationaux comme EIT Food (European Institute of Innovation & Technology) encouragent, quant à eux, l’innovation dans le domaine de l’agroalimentaire. Ils financent des initiatives qui visent à transformer le système alimentaire.

Dans le cadre de la prochaine programmation 2021-2027, certains de ces dispositifs seront maintenus, d’autres se transforment, la Commission européenne souhaitant fixer un nouveau niveau d’ambition pour appro- fondir la capacité d’innovation de l’Europe, assurer une prospérité durable et préserver notre compétitivité mondiale. Ainsi, Horizon Europe succédera à Horizon 2020. Il sera structuré en 3 piliers (pilier I : excellence scientifique, pilier II : problématiques mondiales et compétitivité industrielle européenne, pilier III : Europe innovante), avec un budget de 80 milliards d’euros.

Au sein du pilier II, le cluster 6 (alimentation, bioé- conomie, ressources naturelles, agriculture etenvironnement) devrait peser environ 10 milliards d’euros. Sur les 48 partenariats pressentis, on retrouvera Eurostars. À noter aussi que 10 d’entre eux rentrent dans le champ du cluster 6, on peut en citer trois qui concernent de près les acteurs de l’agroalimentaire et de l’alimentation : «Safe and sustainable Food systems for people, planet and climate », «Circular Bio-based Europe» et «Water4All : water security for the planet».

10 domaines de missions sont également mis en place, dont 5 sont actuellement identifiés pour la période 2021-2024. Ces missions visent à mieux articuler la RDI européenne aux besoins sociétaux, en renforçant visi- bilité et impact pour les citoyens. Le partenariat européen pour l’Innovation pour une agriculture productive et durable (PEI AGRI) a lui aussi vocation à perdurer dans la prochaine programmation.

Il soutient des projets multi-acteurs transdisciplinaires, associant des agriculteurs, forestiers, chercheurs, conseillers, PME, organisations de producteurs, collectivités, associations,… Ces projets ont pour objectif de produire des solutions innovantes et concrètes, en réponse aux besoins des acteurs de terrain, tant de l’amont que de l’aval.

Le PEI est mis en œuvre via le FEADER (soutien à des projets collectifs régionaux innovants, les «groupes opérationnels») et via le défi 2 de Horizon 2020 (soutien aux projets multi-acteurs transnationaux). En France, 258 groupes opérationnels ont déjà été sélectionnés sur les 300 prévus (3000 groupes opérationnels au niveau européen).

La Finance Durable et la Transition Agricole

Face à l’endettement, au risque économique et aux exigences environnementales, la finance durable est appelée à jouer un rôle clé. L’agriculture française représente aujourd’hui environ 19 % des émissions nationales de gaz à effet de serre. Pourtant, elle se distingue déjà par une intensité carbone parmi les plus faibles au monde.

En modifiant ses pratiques : diversification des cultures, réduction des intrants chimiques, production d’énergie renouvelable, stockage du carbone dans les sols, elle pourrait devenir un acteur majeur de la neutralité climatique. Mais la réalité économique reste un frein. Les agriculteurs cumulent un fort endettement, autour de 63 % en moyenne (et jusqu’à 66 % dans le bio), pour une rentabilité très faible, de l’ordre de 1 à 1,5 % des capitaux employés.

Dans ces conditions, investir dans de nouvelles pratiques demande un effort que beaucoup ne peuvent assumer. L’un des obstacles majeurs réside dans la mauvaise répartition de la valeur au sein des filières agroalimentaires. Les producteurs, en bout de chaîne, peinent à tirer profit de leurs efforts environnementaux.

L’Institut plaide donc pour un renforcement des dispositifs de transparence instaurés par la loi Egalim 2, afin que les coûts de production et les coûts liés à la transition soient mieux pris en compte dans les contrats passés entre agriculteurs, industriels et distributeurs. Il propose également d’élargir les modes de rémunération des exploitants en reconnaissant la valeur environnementale de leurs pratiques.

La transition agricole demande souvent des investissements lourds : modernisation des bâtiments, acquisition de matériel, conversion biologique… Pour ne pas freiner les exploitants, l’IFD recommande d’élargir l’usage de dispositifs innovants tels que le portage foncier. Dans ce modèle, des investisseurs privés achètent temporairement les terres ou le matériel, permettant à l’agriculteur de réduire son endettement initial tout en gardant la maîtrise de son outil de production.

Autre piste : généraliser l’assurance récolte et l’adapter aux enjeux de la transition. Une « assurance transition », aujourd’hui à l’état expérimental, pourrait aussi voir le jour pour couvrir le risque que prend un exploitant lorsqu’il modifie ses pratiques. Pour franchir le cap, encore faut-il que les outils financiers soient à la hauteur.

L’IFD propose de créer un éco-prêt à taux zéro agricole, sur le modèle de l’éco-PTZ du bâtiment, pour faciliter l’investissement dans les pratiques durables. L’Institut recommande aussi de renforcer les garanties publiques, afin de réduire le coût du crédit et de rassurer les banques sur le financement de projets parfois jugés risqués.

Des structures comme Terres de Liens ou Le Printemps des Terres expérimentent le portage foncier solidaire, permettant à des agriculteurs engagés dans des pratiques durables d’accéder à la terre sans s’endetter lourdement. Parallèlement, les grands assureurs testent de nouvelles formules d’assurance climatique ou de couverture de risque liée à la réduction des intrants.

La transition implique des changements de pratiques souvent coûteux (investissements matériels, adaptation des systèmes, prise de risque). L’IFD souligne la nécessité de mieux intégrer les coûts de production et de transition dans les contrats de filière, notamment via les dispositifs issus de la loi Egalim.

Affacturage Agroalimentaire : Une Solution de Financement Adaptée

L'affacturage agroalimentaire s'adresse à toute société de l'agroalimentaire qui émet des factures à ses clients en proposant un délai de paiement. Cette solution peut être particulièrement utile pour les entités commerciales de l'agro-alimentaire qui ont des besoins de financement à court terme, par exemple pour financer leur fonds de roulement ou pour investir dans de nouveaux équipements.

L'affacturage agroalimentaire peut également aider les structures viticoles et les intervenants de la viticulture à faire face à des situations de trésorerie difficiles, en leur fournissant une source de financement rapide et flexible. Dans une conjoncture assombrie par un repli de la consommation (- 70% de commande de vin rouge sur les 60 dernières années), un secteur en surproduction, un contexte de crise et d'inflation, malgré ces défis, l'affacturage agroalimentaire reste une option viable pour les entreprises viticoles qui ont besoin de financement rapide et flexible.

Ce processus débute par une évaluation minutieuse réalisée par l'entité d'affacturage, communément désignée sous le terme de "factor", qui examine en profondeur la situation financière de l'entreprise aspirant à devenir adhérente. Suite à une analyse positive, une relation contractuelle se matérialise par la signature d'un contrat d'affacturage agroalimentaire, établissant un cadre précis pour la cession des factures. Ce contrat stipule notamment la cession systématique de l'intégralité des créances au factor, qui se réserve le droit de sélectionner les créances et les clients concernés, bien que certaines exceptions puissent être négociées.

Une fois le contrat en vigueur, l'entreprise transmet les factures au factor selon un processus établi, incluant la mention des délais de paiement accordés aux clients. Ces factures sont regroupées et soumises au factor via un bordereau dédié. Le factor, à son tour, procède au paiement des montants dus à l'entreprise, déduction faite des frais de service et d'une éventuelle retenue de garantie.

L'affacturage, par ce mécanisme, offre aux entreprises agissant dans la viticulture une voie d'accès privilégiée à la liquidité, tout en transférant le risque de défaillance client au factor.

Les délais de paiement dans les contrats : les durées de règlement peuvent être spécifiées dans les conventions entre les producteurs de vin et les acheteurs, souvent en fonction de la nature de la transaction et des volumes de commande. Les pratiques des acheteurs : les clients peuvent avoir leurs propres politiques en matière de temps de paiement, qui peuvent varier en fonction de la taille et de l'historique des transactions avec le producteur de vin. Les impacts saisonniers : les durées de règlement dans la viticulture peuvent être influencées par les saisons de production, car les viticulteurs peuvent avoir besoin de financement pour soutenir leur activité pendant les périodes intensives.

En optant pour les services d'affacturage, il est possible de bénéficier d'une couverture intégrale contre le risque de non-paiement de la part des clients.

Le secteur agroalimentaire est particulièrement exposé aux effets de la saisonnalité, avec des périodes de forte activité (récoltes, fêtes de fin d’année, promotions en GMS) suivies de creux marqués. L’affacturage agroalimentaire constitue un levier de financement agile qui permet d’absorber ces variations, en apportant des liquidités immédiates dès l’émission des factures.

Dans le secteur viticole, les cycles de paiement peuvent être si longs que certains producteurs attendent plus d’un an et demi entre la livraison et le règlement final de leurs clients à l’international. C’est l’un des secteurs où l’affacturage agroalimentaire est devenu une vraie bouée de sauvetage, notamment pour les petites structures.

En boulangerie industrielle, le pain est souvent consommé avant même que la facture ne soit payée. Avec des délais de paiement imposés allant jusqu’à 60 jours, les producteurs doivent souvent avancer les matières premières, la main-d'œuvre et la logistique sans retour immédiat.

Autres Dispositifs de Soutien

  • La médiation du crédit : Un dispositif public qui vient en aide aux entreprises qui rencontrent des difficultés avec un ou plusieurs établissements financiers.
  • Le Crédit Impôt Recherche (CIR) : Un outil majeur pour financer les activités de R&D des entreprises en France, y compris dans le secteur agroalimentaire.
  • Le troisième Programme d’investissements d’avenir (PIA 3) : Cible particulièrement la transition numérique et l’impératif du développement durable, doté de 10 milliards d’euros.

Conseils pour Obtenir une Subvention Agroalimentaire

Pour augmenter vos chances d’obtenir une subvention agroalimentaire, la préparation et le dépôt de votre dossier doivent être réalisés avec soin. Avant de vous lancer, veillez à cibler les dispositifs les plus pertinents, car chaque dispositif a des critères d’éligibilité qui lui sont propres (taille de l’entreprise, nature du projet, localisation géographique, etc.).

Un dossier de demande de subvention doit être clair et argumenté. Il doit inclure la présentation de votre entreprise, une description détaillée de votre projet, et démontrer son impact économique et environnemental. De plus, les appels à projets suivent des calendriers stricts : vous devez absolument respecter les dates limites de dépôt et suivre les procédures indiquées par les organismes financeurs.

Le processus de demande de subvention peut être complexe et chronophage, surtout pour les entreprises qui sollicitent des aides pour la première fois. Faire appel à un cabinet expert en subvention, c’est bénéficier d’un accompagnement personnalisé, de l’identification des subventions les plus pertinentes à la finalisation du dossier.

Certaines subventions prévoient des étapes de reporting. Restez en contact avec l’organisme financeur pour répondre rapidement à toute demande complémentaire. Il est important de se préparer aux audits ou aux visites de contrôle organisés après l’attribution des fonds.

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