Il est courant de voir des gens nourrir les canards avec du pain sur les mares, mais peu savent que ce geste peut avoir des impacts sur la santé de ces palmipèdes. Les canards, les oies et les cygnes n’ont pas un appareil digestif adapté à la digestion du pain. Très rassasiant, le pain est tellement donné par les passants qu’il devient disponible à foison pour les oiseaux. Ces derniers ne cherchent donc plus à diversifier leur nourriture et développent des carences importantes !
D’autre part, les morceaux de pain qui flottent à la surface des mares se dégradent et finissent par polluer l’eau. Ils alimentent alors les bactéries qui prolifèrent et nuisent aux poissons. Et le pain déposé sur le sol ne tente pas les canards. Bien meilleur pour l’écologie et idéal pour la réduction des déchets, nos canards se régalent des restes de nourriture et des épluchures de légumes.
En revanche, il est dangereux de nourrir les poissons avec du pain, comme on le voit souvent sur notre Côte Méditerranéenne : "Le pain c’est une invention des humains, ça n’a rien à faire dans le ventre des poisson dont le système digestif n’est absolument pas adapté à le digérer. A terme, cela va leur causer des problèmes et la fermentation du pain risque de les faire flotter en surface".
Cependant, dans les étangs où existent des cygnes et des canards, comme au lac d´Enghien, les lieux de nourrissage sont très fréquentés par les poissons : on y pêche la carpe et autres blancs avec des morceaux de pain cachant un hameçon. Les poissons réagissent très bien à des amorces à base de pain.
En rivière, il en va de même : à L´Isle-Adam, quelques centaines de canards reçoivent chaque jour des quantités énormes de pain. Pour attirer les poissons, il faut amorcer car l´amorçage réalisé par les amis des oiseaux ne suffit souvent pas. Vous allez utiliser le pain sec. Il faut le préparer quelque temps à l´avance, le plus souvent le matin pour l’après-midi.
Les morceaux de pain rassis sont mis dans une cuvette avec un peu d´eau afin de les ramollir. Pour l´après-midi, il faut compter l´équivalent d´une ou deux baguettes. Au mixer ! Le pain est alors malaxé à la main, on le serre, ce qui permet d´en extraire l´eau superflue. Si on veut pêcher les petits poissons, on peut aussi y passer un petit coup de mixer ménager (surtout pas trop longtemps).
Les poissons blancs peuvent se pêcher avec de nombreux appâts. Si les esches carnées se montrent imbattables dans des eaux froides, elles ne sont plus aussi souveraines dès que l’eau se réchauffe. A partir de l’été, les esches « végétales » se montrent ainsi souvent supérieures pour pêcher au coup. Ce sont par exemple des graines ou leurs dérivés. Parmi ces derniers, il est une esche aussi simple d’utilisation qu’universelle : le pain.
Le principal défaut du pain en tant qu’esche est sa fragilité, qui entraine une faible tenue à l’hameçon. C’est pourquoi il s’utilise toujours avec une ligne flottante et sensible. Selon le poisson recherché, on fera varier la taille de la bouchée proposée. Le plus simple consiste à utiliser de petites « boulettes » de mie piquées sur un hameçon de 18 ou 20. C’est excellent pour les petits gardons, rotengles ou ablettes par exemple. On veillera simplement à bien faire ressortir la pointe de l’hameçon après avoir esché la boulette.
Pour les gros cyprinidés comme le gardons, le chevesne ou encore la carpe, une bouchée plus conséquente est de rigueur. Enfin, on peut aussi utiliser le pain sous forme de « croûton » flottant armé d’un hameçon simple ou triple. C’est notamment un excellent appât pour la carpe ou les gros chevesnes en plan d’eau ou rivière lente ou encore le mulet en mer.
Tous les pains ne se valent pas. Le meilleur pour pêcher est riche en amidon. Collant lorsqu’on le pétrie, il permet de former des esches qui tiennent bien à l’hameçon. A l’inverse, les pains industriels, qui sèchent rapidement ont peu de tenu. Le pain de mie est également intéressant. On peut confectionner ses esches en les pétrissant entre ses doigts. Si elles tiennent bien à l’hameçon, elles sont cependant très serrées, ce qui peut diminuer leur attractivité.
On peut alors utiliser de petits « emporte pièces » qui permettent de confectionner des morceaux calibrés qu’on pique ensuite facilement sur un hameçon. Si le pain est un excellent appât, son efficacité est cependant dépendante d’un amorçage préalable ou en cours de pêche. On peut bien sur utiliser pour cela des farines du commerce. Mais aussi tout simplement du pain, sous une forme équivalente à celle utilisée comme appât.
Ainsi, lorsqu’on pêche avec des boulettes de mie, on peut amorcer son coup en y jetant aussi fréquemment et régulièrement que possible des boulettes de mie pétrie de taille équivalente à celle utilisée enfilée sur l’hameçon.
Quel que soit le type de pêche, une approche en surface est celle qui procure le plus de poussées d’adrénaline. La pêche des carpes n’échappe pas à cette règle. C’est sans doute celle que je préfère quand je peux la pratiquer.
Il est possible de pratiquer la pêche en surface dans quasiment tous les plans d’eau. Néanmoins, il est toujours plus facile de pêcher des plans d’eau où les carpes mangent régulièrement en surface. Dans les autres plans d’eau, il faut un temps d’adaptation et d’amorçage qui peut prendre plusieurs heures, jours, voire plus, avant que les carpes viennent manger régulièrement en surface.
Le premier type de plans d’eau où il est possible de pêcher très rapidement des carpes en surface, et particulièrement au pain, est ceux où les gens nourrissent régulièrement les canards. Les carpes sont habituées à manger à la surface, et elles montent rapidement dessus quand on en jette.
Si vous voyez des poissons manger en surface régulièrement, vous savez que vous pourrez les prendre même si elles n’ont jamais été amorcées en surface avec du pain ou encore avec des croquettes. Ainsi dans un plan d’eau très sauvage au milieu des bois où je pêchais régulièrement en stalking au flotteur sur le fond, il m’est arrivé un jour où je n’avais aucune activité sur mes amorçages sur le fond de voir quelques poissons manger du « pollen » qui flottait. J’avais un peu de pain avec moi. Il a fallu moins de cinq minutes pour que les poissons s’y intéressent et passent en phase d’alimentation.
Pour amorcer et escher, le mieux est pour moi la baguette fraîche. Les morceaux de baguette tiennent très bien à l’hameçon. Pour pêcher ainsi, j’utilise une canne de 2,70 m à 3,30 m. Équipée d’un moulinet taille 5500 maximum, garni de nylon transparent ou hybrid fluoro-nylon de 0,25 mm à 0,35 mm selon les obstacles, l’ensemble sera parfait. Je n’hésite pas à graisser le monofilament pour qu’il flotte bien.
Niveau montage, rien de plus simple. Un hameçon relié directement au fil du moulinet, et rien d’autre. Le morceau de baguette sera esché directement dessus en le repiquant plusieurs fois pour qu’il tienne bien. La stratégie est également très simple. Juste quelques morceaux de pain, et en distribuer régulièrement quand les poissons commencent à manger pour les mettre en confiance.
Si je veux pêcher loin (80 mètres et plus), alors j’utilise un montage comme au zig, sauf que j’adapte la longueur du bas de ligne pour que mon esche soit en surface. En esche, on peut utiliser dans les deux cas un morceau de baguette eschée comme pour la pêche à courte distance ou un morceau de pain Sensas qui tient encore mieux au lancer. Pour ce dernier, il faut l’escher sec en le « lochant » et le lancer directement sans le mouiller pour qu’il tienne à des lancers appuyés.
La pêche au pain est une technique très simple à mettre en place et qui peut être très efficace. L'atout majeur de la pêche au pain est sa simplicité. Pour la pratiquer, il vous suffira d'un ensemble classique canne et moulinet, d'un petit hameçon et d'un peu de pain. Cette technique permet de capturer toutes les espèces que l'on retrouve sur les côtes méditerranéennes.
Lorsque l'on pêche régulièrement au pain, on apprend vite à éviter saupes et mulets pour essayer de se concentrer sur des espèces plus nobles. Loups, daurades et autres sparidés se nourrissent également sur le pain, bien qu'ils soient souvent un peu plus discrets et surtout moins agressifs.
| Aspect | Conseils |
|---|---|
| Type de pain | Privilégier le pain frais et riche en amidon |
| Taille de l'hameçon | Adapter la taille de l'hameçon à la taille de la bouchée et au poisson recherché |
| Amorçage | Amorcer régulièrement avec des boulettes de mie de taille équivalente à celle utilisée comme appât |
| Technique de pêche | Pêcher avec une ligne flottante et sensible |
En conclusion, bien que le pain ne soit pas l'aliment le plus nutritif pour les poissons, il peut être utilisé comme appât efficace dans certaines situations de pêche. Il est important de prendre en compte les besoins nutritionnels des poissons et de ne pas les nourrir excessivement avec du pain.
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