Il est assez fréquent de trouver un oisillon tombé du nid, que ce soit dans votre jardin ou en pleine nature. Agir vite est crucial, tout en respectant certaines mesures pour maximiser ses chances de survie, bien que rien ne soit garanti. Voici un guide détaillé pour vous aider à prendre soin d'un oisillon orphelin.
Il faut en tout cas d’abord le réchauffer puis tenter de le réhydrater en déposant des gouttes d’eau dans son bec. Ces deux précautions sont capitales. C’est seulement après ces gestes de base que l’on peut nourrir l’oisillon.
L’oisillon doit être posé dans une petite boite que l’on place dans un lieu bien chaud, à l’abri des courants d’air puis on commence par le réhydrater.
On peut considérer qu’il est prêt à manger si l’oisillon n’a pas froid, si sa peau est souple et que l’intérieur de son bec est suffisamment humide. Ces deux dernières conditions permettent de s’assurer que le petit oiseau est suffisamment hydraté. En revanche si sa peau est fripée et que l’intérieur de son bec est sec, il faut commencer par le réhydrater.
Voici quelques méthodes pour réhydrater un oisillon :
A noter que le sirop de maïs est utilisé en tant qu’édulcorant dans le domaine de la confiserie. Si l’on n’en possède pas, il est tout à fait possible de préparer une sorte de sirop de maïs en incorporant de l’amidon de maïs à l’eau avant de la faire bouillir.
Avant de lui donner à manger, il est fondamental d’identifier son espèce car tous les oisillons ne mangent pas les mêmes aliments. Certains sont granivores, d’autres insectivores.
Voici ci-dessous les descriptions d’oisillons de six espèces fréquentes dans les villes et les jardins peu après leur éclosion : savoir les reconnaître est utile pour les aider plus efficacement.
Voici ci-dessous les descriptions d’oisillons de six espèces fréquentes dans les villes et les jardins peu après leur éclosion : savoir les reconnaître est utile pour les aider plus efficacement.
Lorsque l’on ne possède aucune connaissance ornithologique, et que l’on ne parvient pas à identifier l’espèce, mieux vaut ne pas prendre de risque. Dans ce cas, on opte pour une alimentation constituée de vers de terre détaillés en tout petits morceaux.
Il faut aussi prendre la précaution de déposer de petites quantités de nourriture au coin du bec, là où l’on repère un renflement. Il s’agit du bourrelet de la commissure. Quelle que soit l’espèce à laquelle il appartient, en ce qui concerne la fréquence des nourrissages, elle est d’une fois toutes les heures, de l’aube à la tombée du jour, et cesse pendant toute la période nocturne. Il ne faut toutefois pas le forcer à manger.
Dans le doute, donnez-lui une nourriture pour oiseaux riche en protéines : des vers de terre coupés en très petits morceaux, de la pâtée pour chat au poulet ou au boeuf et enrichie de jaune d'oeuf. Evitez les aliments tous prêts vendus dans les oiselleries, car les oiseaux d'élevage n'ont pas les mêmes besoins nutritionnels.
Voici une recette que vous pouvez préparer pour un oisillon insectivore :
Bien mélanger tous ces ingrédients de manière à obtenir une pâtée pas trop compacte. Si nécessaire rajouter quelques gouttes d'eau. Cette pâtée doit toujours être donnée tiède (3 secondes au micro-onde). Ne jamais faire tiédir une grosse quantité à la fois. Faire une bouillie épaisse avec du NUTRIBIRD ou du KAYTEE. Le mode de préparation est indiqué sur la boite (à péparer au fur et à mesure). On donne toujours du NUTRIBIRD ou KAYTEE.
| Type d'Oisillon | Aliments Recommandés | Fréquence |
|---|---|---|
| Granivore | Jaune d’œuf battu dans un peu d’eau | Toutes les heures |
| Insectivore | Vers de farine écrasés dans l’eau | Toutes les heures |
| Inconnu | Vers de terre détaillés en petits morceaux | Toutes les heures |
S’il vient tout juste de sortir de l’œuf, l’oisillon tombé du nid devra être nourri pendant au moins 3 semaines avant d’être relâché dans la nature. S’il est un peu plus avancé dans son développement, il sera peut-être nécessaire de ne le nourrir que durant 8 ou 10 jours.
Nourrir un oisillon tombé du nid ou abandonné par ses parents est chronophage. Il faut en plus être très attentionné et donc vraiment disponible. Attention toutefois car la loi interdit la détention de la majorité des espèces d’oiseaux. Si l’on trouve un oisillon à terre, on est normalement tenu de le remettre à un centre de soins. Avant tout conseil, se souvenir que tout oiseau « apprivoisé » puis relâché est condamné à mort.
L'imprégnation par l'homme peut être évité en plaçant les oiseaux de même espèce ensemble.
Avec l’arrivée du printemps, de nombreux oisillons peuvent tomber du nid. Pourtant, ils ne sont que très rarement abandonnés. Sauf risque avéré comme la proximité d’une route fréquentée ou d’un chat à l’affut, il est préférable de les laisser sur le lieu de leur découverte. Chaque année à partir du mois d’avril et jusque fin septembre, les nichées de jeunes oiseaux commencent à mettre le nez dehors. Pour un oisillon, tomber du nid fait partie des aléas de la vie d’oiseau !
De manière générale, il est préférable voire indispensable de laisser un oisillon tombé du nid là où il a été trouvé. Il vaut mieux laisser faire ses parents, qui le nourriront et le guideront à quelques jours de son premier envol. Si l’oisillon se trouve en un lieu particulièrement exposé (chats, routes), il est préférable de le mettre en sûreté, en hauteur (sur une branche, un muret ou un buisson) et à proximité de l’endroit où il a été recueilli.
40% des effectifs accueillis dans les centres de sauvegarde sont des oisillons dits « orphelins » ou « tombés du nid », qui doivent alors être élevés par les soigneurs avec l’aide de plusieurs centaines de bénévoles. Lors des pics d’activités entre avril et juillet, ce sont 50 bénévoles par jour qui leur sont dédiés. Et pour cause : si une chouette doit être nourrie 2 fois par jour, une mésange doit recevoir la becquée au minimum toutes les 2 heures !
Les jeunes martinets et hirondelles de fenêtre ne peuvent être nourris que dans le nid. Ces derniers étant bien souvent trop haut et inaccessibles, la seule solution est de les emmener en Centre de Sauvegarde, qu’ils soit blessés ou non. Un jeune martinet se distingue d’un adulte par la longueur de ses ailes. Si elles sont très longues, qu’elles se croisent et dépassent la queue d’environ 1,5 cm, il s’agit d’un adulte. Pas d’inquiétude à avoir : le fait de toucher les jeunes oiseaux n’entraînera pas de rejet des parents.
En suivant ces conseils, vous maximiserez les chances de survie de l'oisillon tout en respectant la législation en vigueur.
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