L’e-commerce alimentaire est en constante évolution. Alors que le secteur suivait une forte croissance au cours des dernières années, la tendance s’est ralentie en 2022 (1% de croissance pour le drive sur l’année). Où en est le marché de l’e-commerce alimentaire en 2023 ? Les tendances envisagées en 2022 se sont-elles confirmées ? Quelles sont les perspectives pour 2024 ?
Au côté des pratiques d’achat traditionnelles en magasin, l’e-commerce de produits alimentaires fait assurément son nid. Les achats alimentaires en ligne représentent un marché de 22 milliards d’euros en 2024 (+4 %/2023). La vente en ligne compte ainsi pour près de 11 % des dépenses alimentaires totales (boissons alcoolisées comprises) en France.
Le marché du e-commerce alimentaire connaît un essor considérable depuis la pandémie de Covid. Les consommateurs ont pris l’habitude de commander leurs produits en ligne pour des raisons de commodité, qu’il s’agisse de se les faire livrer à domicile ou d’aller les chercher sur place (en mode « Click and Collect »). Il est donc plus que jamais pertinent d’ouvrir sa propre boutique sur Internet. Mais attention, car ce domaine d’activité suppose de respecter un certain nombre d’obligations et de réglementations relatives aux denrées alimentaires.
L’e-commerce alimentaire désigne la vente de denrées comestibles sur Internet. Cette activité s’inscrit dans le changement global des habitudes concernant les achats : les clients privilégient de plus en plus l’achat en ligne plutôt que de se rendre dans une boutique physique.
Ainsi, une étude de Circana (leader dans l’analyse des tendances de consommation) montre que la part des ventes e-commerce des grandes surfaces (comme Carrefour) a augmenté de 10 % entre août 2023 et août 2024, en particulier grâce au système du drive - la commande est réalisée en ligne et le client collecte ses achats sur place. Et si l’on en croit une enquête de la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) publiée en mai 2023, près de 40 % des foyers français ont réalisé un achat en ligne de produits de grande consommation durant les 12 derniers mois.
Autant de chiffres clés qui soulignent l’importance du commerce en ligne dans la consommation quotidienne, en particulier depuis la crise sanitaire. Comment se lancer dans l’e-commerce de l’alimentation ? Le marché est donc favorable à la vente en ligne de produits alimentaires. Pour autant, ouvrir une e-boutique nécessite une préparation minutieuse, ainsi qu’une connaissance approfondie des réglementations afférentes.
Le questionnement de cette nouvelle forme que prend la distribution doit se faire au regard des enjeux de changements de modes de consommation. Pourquoi les consommateurs privilégient l’e-commerce ?
Les 40% des foyers français réalisant des achats en ligne (tous produits confondus) le font pour des raisons variées :
Les acteurs revoient leurs priorités et réorganisent leurs réseaux. Quels sont les effets concrets sur les ventes en ligne ? Quelles dynamiques à suivre en France et en Europe ? En France, la dynamique se confirme également : +6,2% de croissance au premier semestre, contre +2% pour le commerce global.
La croissance de l’e-commerce pour les PGC-FLS s’explique en partie par une cannibalisation des circuits traditionnels (hypermarchés et supermarchés) et par une croissance incrémentale pour la grande distribution. Les prix en ligne demeurent plus compétitifs, notamment en zone urbaine, tandis que le canal digital favorise une meilleure maîtrise du budget et une réduction des achats d’impulsion.
Le chiffre d’affaires généré par le drive est en constante augmentation, avec une projection de 11,9 Mds€ pour 2023, soit une augmentation de 11% par rapport à 2022 (10,7Mds€). Cependant, on constate une baisse de 4,9% en volume sur les PGC FLS. Avec 40% des foyers français qui ont effectué des courses en ligne sur les 12 derniers mois, on peut tout de même faire preuve d’optimisme. L’e-commerce alimentaire représente une option qui s’intègre bien dans le contexte actuel grâce à la maîtrise du panier en temps réel.
L’assortiment de PGC présentés en ligne a baissé de 7% entre avril 2022 et avril 2023. Les catégories qui fonctionnent le plus en drive sont celles avec le plus grand assortiment de MDD. De manière générale, on remarque que l’e-commerce alimentaire suit les tendances du commerce physique.
L’e-commerce alimentaire possède, parmi tous ses canaux de distribution, une figure de proue représentée par le drive voiture. En effet, la réputation du drive voiture n’est plus à faire et reste le choix de prédilection des consommateurs en réunissant près de 31% des foyers français.
Du côté des autres canaux, le drive piéton est « petit » avec ses 2,9% de foyers mais affiche une croissance grâce à des clients qui achètent plus souvent (une transaction supplémentaire en moyenne). Le drive continue de se développer, en grande partie grâce à une augmentation de son nombre d’utilisateurs et des cœurs de cible formés par les jeunes et surtout les familles qui reviennent de plus en plus vers le drive. Les familles pèsent 66% des dépenses en drive.
La livraison à domicile continue sur sa lancée grâce à ses acteurs traditionnels mais aussi de nouveaux arrivants. En effet, on a pu noter sur les dernières années une croissance de la LAD qui s’explique principalement par l’arrivée de nouveaux consommateurs (12,2% de foyer clients en 2023 contre 11% en 2022).
Si l’inflation a pu provoquer une baisse en volume et l’accent sur le rapport qualité prix, il n’est donc pas étonnant de s’attendre à des dynamiques inversés à l’image de la déflation. Cela pourrait donc dire, un regain d’intérêt pour les produits alimentaires un peu plus premium, et revenir aux marques nationales.
Les avancées technologiques et nouvelles méthodes continuent de remodeler l’e-commerce alimentaire, ouvrant de nouvelles opportunités et améliorant l’expérience des consommateurs. L’intelligence artificielle (IA) est en plein essor. Hopla : le nouvel assistant carrefour basé sur ChatGPT. Ce chatbot est déjà en test chez Carrefour. Le groupe Bel s’associe à une start-up américaine pour créer des fromages Vegan à l’aide de l’IA. Chez budgetbox nous évaluons l’utilisation de l’intelligence artificielle appliquée à la performance promotionnelle.
De nouvelles méthodes de livraison sont constamment testées pour répondre aux besoins du client. La livraison autonome a été testée plusieurs fois en France. On peut notamment citer Carrefour qui teste ce mode de livraison en partenariat avec Goggo Network.
Le retour de la consigne avec le modèle de la « tournée du laitier » monte en puissance. On peut notamment citer la récente levée de fonds de 5M€ de la start-up La Tournée qui suit le mouvement. L’épicerie qui vient à vous. C’est ce que propose Picnic grâce à leur camion qui fait office d’épicerie mobile.
La mutualisation des livraisons entre enseignes se démocratise. Woop (galaxie mulliez), par exemple, a récemment signé avec les supermarchés Match. La plateforme donne accès à près de 400 transporteurs. Cette innovation permet une réduction significative des coûts pour les enseignes alimentaires. Uber Eats se met au plein de courses en partenariat avec Carrefour. Aujourd’hui, les agrégateurs montent en puissance sur les pleins de courses en agrandissant leur assortiment.
L’une des clés du succès d’une entreprise réside dans la qualité du projet : c’est tout aussi vrai pour les ventes en ligne de produits alimentaires. Il est indispensable de définir un bon concept qui s’appuie sur un créneau porteur, afin d’attiser la curiosité des consommateurs et de générer des revenus.
Identifier un vide sur le marché pour essayer de répondre à une demande qui n’est pas satisfaite. Avec un avantage : vous aurez moins (ou pas du tout) de concurrents. Ce qui en revient à réaliser une étude de marché approfondie (en collectant un maximum de data locale et en consultant les actualités du secteur), afin de repérer les opportunités commerciales.
Le business plan est le levier majeur des entrepreneurs, qu’il s’agisse d’ouvrir un e-commerce alimentaire, de lancer un parc de loisirs, ou de créer une franchise de fast-food. Ce document vise à démontrer la viabilité du projet (état, enjeux et évolution du marché, concurrence directe, disponibilité des fournisseurs) et à évaluer sa rentabilité financière, en tenant compte du modèle économique de l’entreprise, des dépenses à prévoir (investissement de départ, apport à anticiper, coûts d’exploitation et trésorerie nécessaire), mais aussi des revenus prévisionnels sur plusieurs années (le chiffe d’affaires estimé sur 3 ans et le taux de croissance espéré).
Un commerce, même en ligne, reste une entreprise à part entière : il est donc indispensable de créer une structure et de déclarer l’activité. Choisir le statut juridique adapté à votre projet. Pour un e-commerce alimentaire, vous pouvez choisir d’exercer l’activité en nom propre (entrepreneur individuel, y compris micro-entrepreneur), de vous lancer seul(e) (EURL ou SASU), ou de créer une société avec un ou des associés (SARL, SAS, SA et autres).
Créer la structure et procéder à l’immatriculation de l’activité, en passant par le guichet des formalités des entreprises : une fois la demande effectuée, l’entité est automatiquement inscrite au Répertoire national des entreprises et au registre du commerce et des sociétés. La souscription d’une assurance responsabilité civile professionnelle est facultative, mais fortement recommandée dans le cadre d’un site e-commerce d’alimentation.
La vente à distance n’est possible qu’en disposant d’un site web adapté, capable d’offrir aux internautes une expérience client satisfaisante. Il s’agit donc de réfléchir en amont à l’apparence et à la structure de votre site, en fonction des produits que vous souhaitez vendre et des consommateurs que vous entendez cibler.
Optez pour une plateforme e-commerce hébergée, comme Shopify ou Shop Application : il s’agit de solutions tout-en-un permettant de créer un site de vente en ligne qualitatif en quelques clics. Réservez votre nom de domaine, qui constitue l’adresse de votre site sur le réseau, par exemple : www.produitslaitiersbio.fr. Ce choix est également un moyen de personnaliser l’image de votre activité.
Choisissez un prestataire de service de paiement fiable : compte tenu de l’importance des flux financiers sur un site e-commerce, il est crucial de pouvoir compter sur un partenaire de confiance qui va rassurer vos clients. C’est aussi une garantie de conformité et l’occasion de proposer des moyens de paiement diversifiés à votre clientèle.
Les entreprises qui évoluent dans les secteurs des nouvelles technologies et de l’Internet peuvent bénéficier d’aides financières spécifiques octroyées par France Num pour les aider à se développer au moyen du numérique.
Les ventes en ligne, réalisées entre les professionnels et les particuliers, sont soumises au respect d’une procédure spéciale en ce qui concerne la livraison. À ce titre, il est obligatoire d’indiquer le délai précis que vous vous engagez à respecter pour livrer la commande ou pour la mettre à la disposition du client (s’il vient la chercher par lui-même) : en l’absence de délai, l’exécution de la commande doit intervenir dans un maximum de 30 jours.
Bien sûr, l’expédition de produits alimentaires porte des défis supplémentaires. Par exemple, les articles fragiles ou périssables doivent respecter des normes d’emballage et de livraison (mais vous pouvez aussi envisager des alternatives, comme le retrait dans des points de vente physiques façon drive). Par ailleurs, en attendant l’expédition, les produits alimentaires doivent être stockés de façon conforme, en tenant compte de plusieurs facteurs.
Le budget à prévoir pour l’ouverture d’une boutique en ligne dédiée aux produits alimentaires oscille généralement entre 1 000 et 10 000 €. Une bonne partie des frais se concentre sur la création du site e-commerce (en fonction de la taille de la plateforme et des fonctionnalités souhaitées) et sur les campagnes publicitaires (indispensables pour faire connaître votre activité au démarrage).
La fixation des prix des produits constitue l’un des grands défis de tout projet e-commerce alimentaire. Il n’y a pas de secret : vous devez connaître sur le bout des doigts tous les éléments de l’équation, à savoir les coûts d’achat des produits, les prix pratiqués par les boutiques similaires, et les marges à appliquer en fonction de vos contraintes financières.
La crise sanitaire a engendré un changement notable dans les habitudes de consommation des Français : dark store, livraison de produits alimentaires à domicile, drive, achat de produits locaux en ligne…. Le e-commerce alimentaire connaît un essor sans précédent.
En effet, vendre en ligne des produits alimentaires pose un grand nombre de problématiques logistiques : comment traiter les produits surgelés/congelés ? Avant toute chose, il est bien sûr nécessaire de s’équiper d’une technologie logistique, de préférence agile et robuste qui s’adaptera facilement aux contraintes du e-commerce alimentaire.
La gestion de produits alimentaires en entrepôt diffère d’une gestion de produits “classique”. Le premier enjeu va être de toujours avoir une vision fiable et à jour des stocks , notamment et surtout pour les produits périssables.
Tout comme vos produits, votre logiciel de gestion d’entrepôt devra également vous permettre de réaliser un inventaire de vos emballages avec leurs références, leurs dimensions, leur poids et bien entendu leurs quantités en stock. Par exemple, dans le cas du WMS Shippingbo, lorsque vous allez traiter une commande, vous allez pouvoir renseigner le carton que vous souhaitez utiliser pour réaliser l’emballage ! Le stock de cette référence sera alors décrémenté automatiquement.
Ce process de préparation, très largement utilisé par les géants de l’agro-alimentaire, consiste à effectuer une ramasse globale des produits et de les mettre directement dans des sacs ou des bacs afin de constituer la commande. Il offre rapidité, efficacité et gain de temps, notamment parce qu’il limite les déplacements dans l’entrepôt.
Un des autres enjeux de l’e-commerce, qu’il soit alimentaire ou non, réside dans la capacité des marchands à proposer au consommateur des options de livraison variées (standard, express, click and collect, point de retrait) tout en maîtrisant au maximum ses coûts transport.
Shippingbo connecte votre/vos entrepôt(s) à vos canaux de vente et centralise en temps réel l’ensemble de vos commandes sur une seule interface. Cela facilite leur traitement et vous fait gagner en rapidité. En effet, il ne sera plus utile d’aller dans le back-office de chaque canal de vente pour traiter vos commandes : tout est centralisé ! Ainsi, une commande reçue à 8h00 peut déjà commencer à être préparée à 8h02.
De plus, vos stocks sont synchronisés en temps réel sur l’ensemble de vos canaux de vente. Concrètement, cela signifie que si une vente est faite sur un de vos canaux de vente, votre stock est automatiquement mis à jour sur les autres !
En matière d’e-commerce alimentaire, la livraison revêt une importance cruciale pour garantir la fraîcheur et la qualité des produits jusqu’à la porte du consommateur. Contrairement à d’autres types de marchandises, les produits alimentaires exigent des conditions de transport spécifiques, comme une température contrôlée, des délais de livraison rapides et un emballage adapté pour préserver leur intégrité. De plus, les réglementations en vigueur doivent être respectées pour assurer la sécurité alimentaire. Ainsi, la sélection d’un partenaire logistique fiable est non seulement bénéfique pour votre image de marque, mais aussi essentielle pour la satisfaction client.
Le secteur de l’alimentaire est certes un secteur auquel il est plus difficile d’appliquer le modèle de l’e-commerce, mais nous avons vu qu’avec une technologie adaptée, cela est loin d’être impossible !
L’e-commerce alimentaire se massifie notamment grâce à son adoption par les enseignes de la grande distribution. Cet investissement profitable dans cette forme de distribution pèse dans le rapport de force avec l’amont.
La grande distribution tire son épingle du jeu en pesant pour 48 % des parts de marché du e-commerce alimentaire. La tendance à l’œuvre en ligne est un miroir grossissant de ce qui se passe en commerce physique. En effet, l’inflation y a poussé à la rationalisation des assortiments et à la montée en puissance des MDD.
En investissant la vente en ligne, les enseignes de la grande distribution ont gagné en maîtrise sur leurs assortiments. Cela leur permet de pousser une offre à marge économique plus importante pour elles. Cette recherche d’une plus forte marge commerciale qu’en commerce physique s’explique. La seule augmentation des prix par rapport à ceux constatés en magasin ne permet pas d’équilibrer le modèle économique de la vente en ligne.
La mise en avant accrue des MDD, permise par la mainmise sur les assortiments en ligne, peut donner encore davantage de poids à la distribution dans le rapport de force avec les transformateurs. D’un autre côté, la grande distribution fait face à une baisse des volumes d’achats en magasins (-2 % entre 2014 et 2024). Elle ne peut pas rester les bras croisés.
Le marché des achats en ligne, qui compte pour 8 % de son chiffre d’affaire en 2024, constitue donc un relais de croissance pour les produits de grande consommation.
En conclusion, si se lancer dans la création d’un site e-commerce alimentaire peut-être une aventure palpitante, il convient cependant de suivre une bonne méthodologie. Le e-commerce alimentaire consiste à vendre des produits alimentaires en ligne. Tout d’abord, si vous vendez des produits frais, il est nécessaire de veiller au respect de la chaîne du froid et d’opter pour un mode de livraison rapide, le cas échéant.
Ainsi, votre e-commerce tout comme un commerce alimentaire traditionnel doit disposer d’un lieu de stockage approprié pour entreposer de la nourriture sèche et/ou fraîche en fonction des aliments que vous avez décidé de vendre. Il faut également prévoir des réfrigérateurs et des congélateurs si besoin.
L’e-commerce alimentaire évolue rapidement pour répondre aux préférences changeantes des consommateurs et aux avancées technologiques. Les canaux de distribution, comme le drive voiture, jouent un rôle crucial, tandis que l’intelligence artificielle et d’autres innovations dessinent l’avenir du secteur. Dans ce contexte en mutation constante, la collaboration entre les nouveaux acteurs et la grande distribution émerge comme le point clé.
| Acteur | Part de marché |
|---|---|
| Grande distribution | 48% |
| Autres acteurs | 52% |
tags: #e #commerce #alimentaire
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