C'est l'heure du repas pour votre enfant! Vous lui apportez un petit plat, mais il fronce déjà les sourcils : bébé ne veut pas manger. Que faire ? De nombreuses raisons peuvent expliquer pourquoi un bébé refuse de manger ou s’alimente un peu moins qu’auparavant.
Voici des pistes pour relativiser si votre bébé refuse de manger et aborder cette situation sous un autre angle :
Bébé peut refuser de manger pour diverses raisons. Le contexte dans lequel est donné le repas est primordial et influence directement le comportement de votre bébé, qui pourrait ne plus vouloir manger. C’est important de bien le comprendre.
Il n'existe pas de recette magique pour régler ce type de conflit, mais voici déjà un conseil important : le repas doit être un moment de plaisir partagé. Pour que cet instant devienne un moment agréable, prenez quelques minutes pour vous relaxer, changez de vêtements, enfilez des chaussons, prenez une douche par exemple. Cela vous permettra de vous détendre et de vous rendre disponible pour votre bébé. Vous serez ainsi dans de bonnes conditions pour lui donner son repas.
Vous devez être détendu(e). Mais après une journée de travail, l'êtes-vous vraiment ? L'enfant sent l'agacement de ses parents, l'envie de se débarrasser au plus vite de cette « corvée », et peut réagir en refusant de manger. Son propre état de fatigue influe aussi sur ses repas. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas attendre qu’il soit fatigué, que ce soit au déjeuner ou au dîner, pour lui proposer son repas.
Si bébé a débuté sa diversification alimentaire, il peut également être réticent à l’idée de découvrir de nouveaux aliments qu’il ne connaît pas encore : c’est la phase de néophobie alimentaire, par laquelle passe la plupart des enfants entre 18 mois et 3 ans. Cette phase correspond à une période où la personnalité de bébé s’affirme fortement. Il prend conscience de la puissance de ses « non » et peut en abuser, s’amusant parfois à tourner la tête pour éviter la cuillère, préférant explorer son univers ou jouer plutôt que de manger. Ce comportement est normal et fait partie du développement psychomoteur de l’enfant. Bébé sera alors plus sélectif vis-à-vis des nouveaux aliments qui lui seront proposés. Il faut ne pas le forcer, mais plutôt lui proposer plusieurs fois, parfois jusqu’à 8 fois, un nouvel aliment avant qu’il ne l’accepte.
Aux alentours de 1 an 1/2 à 2 ans, on observe très souvent chez le jeune enfant un changement dans son comportement alimentaire. La néophobie traduit la peur de tout ce qui est nouveau : bébé semble se méfier et bouder tous les aliments qu'il ne reconnaît pas. Ce phénomène - que l'on ne rencontre pas que chez les humains - est tout à fait physiologique et contribuerait à la survie de l'espèce. S'ajoute à cela la fameuse phase d'opposition - qui apparait généralement à 18 mois - pendant laquelle bébé s'affirme face à ses parents et se met à presque tout refuser en bloc - manger y compris !
Si votre bébé présente une tendance à refuser de nombreux types d’aliments, en particulier ceux avec des textures ou des goûts nouveaux, il est possible qu’il soit atteint de troubles de l’oralité alimentaire (TOA). Par exemple, il peut manifester une aversion marquée pour certaines catégories alimentaires comme les légumes ou les aliments solides. Vous pourriez constater que son « catalogue alimentaire » est très limité, avec moins de 20 aliments différents à l’âge de 18 mois.
Votre bébé peut rencontrer des difficultés à mâcher correctement les aliments ou à les avaler de manière coordonnée. Votre bébé peut aussi tousser ou s’étouffer fréquemment pendant les repas, car il n’a pas réussi à réduire suffisamment son bol alimentaire.
Certains bébés peuvent présenter une hypersensibilité à certaines sensations alimentaires, comme les textures, les températures ou les goûts. Ils réagissent parfois de manière négative en recrachant ou en crachant les aliments, en montrant des signes de dégoût ou en se crispant face à ces stimuli sensoriels. Par exemple, ils peuvent présenter un réflexe nauséeux important, des vomissements, des régurgitations fréquentes, une toux lorsqu’ils sont exposés à certains aliments ou certaines textures.
Les troubles de l’oralité alimentaire peuvent avoir un impact significatif sur la nutrition des bébés, ce qui peut entraîner des difficultés à obtenir une alimentation adéquate. Cela se traduit souvent par des problèmes de croissance, un faible gain de poids ou même un retard de croissance.
En grandissant, vers l’âge de 18 mois approximativement, votre bébé exprimera parfois la volonté de faire seul pour les moments clés de son quotidien (repas, toilette, etc.). Le refus de manger peut donc en réalité dissimuler son désaccord que ce soit vous qui lui donniez à manger. Cette quête d’autonomie passe souvent par le fait de manger avec les mains.
De même, à cet âge-là, les bébés passent par la phase d’opposition avec leurs parents et avec une intensité variable d’un enfant à l’autre. Cette étape dans leur développement affectif se caractérise par le rejet quasi systématique de ce que va dire ou faire le parent.
Il est très important de ne jamais forcer l'enfant à manger, mais de l’encourager à goûter en le félicitant lorsqu’il le fait. Toutefois, si ce refus de s’alimenter perdure et se répercute sur la courbe de poids de l’enfant, il est nécessaire de consulter un médecin. Tant que le poids et la croissance de bébé continuent de progresser régulièrement, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.
Les enfants ont besoin de repères. Il est important de lui donner le repas à la même heure chaque jour. Vous pouvez mettre en place un petit rituel : par exemple, jouer, puis bain, puis repas. Votre bébé s'habituera à ce rythme et saura qu'après le bain, il mange. Ne tombez pas non plus dans l'extrême inverse ! S'il dîne à 20 heures au lieu de 19 h 45, ce n'est pas grave : veillez à donner à votre enfant son repas avant qu’il ne soit fatigué.
Les parents doivent être fermes et cohérents : ne donnez rien d'autre à manger entre les repas pour éviter que bébé refuse par habitude de grignoter.
Vous pouvez laisser de côté la cuillère quelques temps pour encourager votre bébé à découvrir le contenu de son assiette avec ses mains. On lâche donc prise sur les bonnes manières à table et on accepte que Bébé s’en mette partout ! Enfin, le marché des cuillères pour bébé s’est adapté ces dernières années pour proposer des cuillères qui s’adaptent à leurs besoins : cuillère souple, cuillère d’apprentissage, grignoteuse, etc.
Certains bébés auront des difficultés d’oralité avec les préparations qui mixent purée lisse et petits morceaux (bien souvent le cas des préparations industrielles). C’est pourquoi, nombreux sont les bébés qui préfèrent les morceaux seuls et pas en association avec une purée lisse. D’une manière générale, les professionnels de santé recommandent l’introduction des morceaux avant les 10 mois de l’enfant. Au-delà, il y a un risque que l’alimentation soit de plus en plus difficile, sélective et aussi des risques de malformations orthodontiques plus tard (la mastication est très importante pour le développement dentaire et le positionnement de la langue).
| Problème | Solution |
|---|---|
| Refus de nouveaux aliments (néophobie) | Proposer plusieurs fois le même aliment, sans forcer. |
| Difficulté avec les textures | Adapter les textures progressivement (purée lisse, moulinée, petits morceaux). |
| Refus de la cuillère | Laisser bébé manger avec les mains. |
| Manque d'appétit | Fractionner les repas et s'assurer d'une bonne hydratation. |
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