La diversification alimentaire est une étape cruciale dans la vie de bébé, marquant le passage d'une alimentation exclusivement lactée à une alimentation variée. À une époque, les parents commençaient à donner des aliments solides (purée et compote) à leur bébé à partir de 3 mois. Aujourd’hui, l’OMS est catégorique : la diversification alimentaire commence à 6 mois révolus, notamment chez les bébés nourris exclusivement au lait maternel.
En France, le PNNS (programme national nutrition santé) permet une diversification alimentation à partir du cinquième mois, voire dès 4 mois, que bébé soit nourri au lait maternel ou infantile. En Occident, la diversification alimentaire peut commencer entre 4 et 6 mois (elle est cependant recommandée à partir de 6 mois révolus). Selon l’appétit de bébé et son intérêt pour les aliments solides, les parents peuvent commencer la diversification à 4 mois (même s’il y a des antécédents d’allergie dans la famille).
Attention, la diversification alimentaire doit uniquement commencer dans cette fenêtre de 2 mois. Si vous lui donnez autre chose que du lait infantile avant son quatrième mois, votre bébé risque de ne pas avoir un apport insuffisant puisqu’il sera rassasié avec des aliments peu nutritionnels. Cette carence, notamment en acides gras et en fer, impactera bien entendu sa croissance et son système immunitaire. En outre, la physiologie et le métabolisme même du nourrisson ne sont pas adaptés à l’introduction d’aliments solides avant cet âge. L’inverse est aussi vrai.
Si vous donnez tardivement des aliments à votre bébé (au-delà de 6 mois), il peut risquer de développer des allergies pour certaines catégories d’aliments. La croyance populaire selon laquelle il fallait introduire les aliments allergènes le plus tard possible pour éviter les allergies est ainsi complètement erronée. Il est recommandé de diversifier l’alimentation de bébé entre 4 et 6 mois révolus.
La diversification alimentaire doit commencer doucement. Il n’y a aucun ordre pour introduire les aliments. Dès 4 mois, vous pouvez donner les aliments courants à votre bébé. Toutefois, pour leur faire aimer les légumes et les fruits, commencez par ces aliments (d’abord les légumes, puis les fruits environ 10 à 15 jours après). Pour les bébés sans risque d’allergie, l’introduction des fruits et des légumes, y compris ceux qui ont un goût amer, peut commencer dès 4 mois.
Entre 4 et 12 mois, vous pouvez introduire les céréales à base de blé, ainsi que les aliments allergènes. Vous pouvez par exemple saupoudrer de céréales les compotes et les purées. À partir de 6 mois, les viandes, les poissons et l’œuf entreront dans son alimentation de midi. Commencez par une petite quantité, environ 10 g, puis augmentez progressivement. Par contre, pour les enfants à risque, il est conseillé d’introduire un aliment allergène à la fois afin de détecter le coupable. Par exemple, un aliment allergène à midi et un autre au dîner.
Notez que malgré l’introduction d’aliments solides dans son alimentation, bébé doit continuer à boire du lait infantile deuxième âge, à raison de 500 ml par jour. S’il est allaité, l’allaitement se fera à la demande.
Entre 4 à 8 mois, mixez les aliments de bébé. Entre 8 et 10 mois, moulinez les aliments, et au-delà, vous pouvez introduire les petits morceaux. Proposez un seul légume différent chaque jour en plus de la pomme de terre. N’insistez pas si votre enfant refuse un aliment. Faites manger bébé dans un environnement calme et serein. Dernier conseil, diversifiez autant que possible l’alimentation de votre bébé dès son plus jeune âge. Habituez-le à nouvelles saveurs tous les jours. Lorsqu’il grandira, il aimera plus facilement tout ce que vous lui donnerez.
Jusqu’à 6 mois révolus, une préparation pour nourrissons garantit la totalité des apports nutritionnels. De 6 à 12 mois ou plus, une préparation de suite doit continuer à représenter l’apport alimentaire le plus important. À 6 mois, le nourrisson commence en effet à avoir des besoins en énergie et en nutriments (énergie, protéines, fer, zinc, vitamines…) que le lait maternel ne peut plus satisfaire à lui seul. La diversification alimentaire correspond à la phase de transition entre l’alimentation lactée exclusive et une alimentation diversifiée de type adulte. Les aliments autres que le lait maternel ou préparations pour nourrissons ou préparation de suite sont introduits progressivement.
Les légumes peuvent être introduits au repas de midi ou du soir, en complément du lait. Les légumes doivent être cuits à l’eau ou à la vapeur, sans ajout de sel mais avec ajout d’huile végétale (colza par exemple), puis mixés. La viande et le poisson sont des sources de fer privilégiées. Toutes les viandes à l’exception des abats et de la charcuterie qui sont à limiter, peuvent être introduites, ainsi que tous les poissons. À partir de 4 mois, les céréales infantiles sans gluten peuvent être proposées en petites quantités, notamment si le nourrisson est un « petit mangeur ». Les pommes de terre cuites peuvent être introduites dès l’âge de 6 mois.
Un nourrisson ou enfant en bas âge ayant au moins un parent du 1er degré allergique, a dans les premières années de sa vie de plus forts risques d’être lui-même allergique. Même « non à risque », un enfant peut développer une allergie. C’est pourquoi il existe certaines mesures préventives à mettre en place pour éviter leur apparition, notamment au moment de la diversification alimentaire.
Après 6 mois, la découverte de l’alimentation continue, avec de nouvelles textures, de nouvelles associations d'aliments, de nouveaux rythmes, et des quantités qui augmentent. Quand bébé est bien à l’aise avec les purées lisses, on peut progressivement lui proposer de nouvelles textures d’aliments. L’idée est de passer d’une nourriture toute molle, qui s’avale sans effort de mastication, à une nourriture plus consistante que bébé va transformer avant de l’avaler. On peut donc commencer par mixer les purées et les compotes un peu moins lisses qu’avant. Ensuite, on pourra proposer des consistances plus variées, avec des petits morceaux hachés ou écrasés. C’est aussi l’âge où bébé peut commencer à manger des fruits crus à condition qu’ils soient bien mûrs.
Concernant les quantités, la règle à tout âge est de proposer sans jamais forcer. Le temps du repas est un temps d’échange, un moment de connexion avec bébé. A chaque fois que c’est possible pour nous, on prend le temps pour être bien attentif aux réactions de bébé face à nos propositions de nourriture. Par exemple, s’il ferme la bouche, boude, repousse la cuillère, tourne la tête, pleure ou joue avec sa nourriture, c’est qu’il n’a plus faim ! Quand il sourit et se régale d’un nouveau goût, on l’encourage, on lui parle de ce qu’il mange, sa couleur, son odeur, sa texture.
Au début, c'est nous qui donnons à manger à bébé. Puis, dès que c’est possible, c’est une bonne idée de le laisser manger lui-même avec ses doigts. Très vite on peut aussi lui proposer de boire à la tasse, au verre, ou encore de tenir la cuillère tout seul. Bébé peut accepter plus facilement de nouveaux aliments, s’il les attrape lui-même et cherche à se nourrir seul. On veille à ce que bébé soit bien assis et on est bien attentif à lui pendant tout le temps de son repas.
A l’heure du repas comme à beaucoup d’autres moments, bébé a besoin de toute notre attention. Alors il est préférable d’éteindre la télé et de laisser son téléphone à distance.
Le lait reste très important dans l’alimentation de bébé, même s'il est en pleine diversification alimentaire. Au début, sur au moins 2 des 4 repas de la journée, bébé ne prendra que du lait. Si on le souhaite, on peut continuer à l'allaiter, c’est très bon pour bébé ! Sinon, on choisit du « lait 2ème âge ».
En France, les recommandations sur l’âge du début de la diversification alimentaire sont les mêmes pour les bébés allaités et ceux nourris au lait infantile. Pourtant, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de bébé. L’Organisation Mondiale de la Santé conseille un allaitement maternel exclusif jusqu’aux 6 mois de bébé. Cette recommandation est universelle, car elle tient compte de tous les contextes à travers le monde. Dans certains pays, l’eau potable est difficilement accessible, les conditions d’hygiène sont précaires et les préparations pour nourrissons peu disponibles. Le lait maternel, à lui seul, suffit à couvrir tous les besoins nutritionnels des bébés jusqu’à 6 mois.
Dans un pays européen comme la France, les conditions sont très différentes ! L’accès à l’eau potable est sûre, les suivis médicaux sont réguliers. De plus, les études récentes montrent que diversifier dans cette fenêtre de 4 à 6 mois peut présenter certains avantages. Cela pourrait notamment réduire le risque de développer des allergies alimentaires, en particulier aux œufs et aux arachides. C’est aussi une période favorable pour habituer bébé à découvrir de nouvelles saveurs, textures et couleurs, ce qui facilite l’acceptation des aliments plus variés.
Il est important de souligner que commencer la diversification ne signifie pas arrêter l’allaitement. Il n’y a pas réellement de contradiction entre les recommandations de l’OMS et celles de la France. L’OMS propose une règle de protection valable pour tous les contextes, y compris les plus fragiles. Comme la diversification alimentaire demande un temps d’adaptation, à la fois pour le système digestif et sur le plan sensoriel, il est souvent plus simple de suivre les recommandations françaises si vous résidez en France. Cela permet à bébé de découvrir progressivement d’autres aliments que son lait, sans pression.
L’OMS et la France ne s’opposent pas, elles adaptent simplement leurs recommandations à des réalités différentes. Le lait maternel reste l’aliment de base et la diversification peut débuter entre 4 et 6 mois dans nos conditions actuelles.
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