Le gaspillage alimentaire est un défi majeur pour le secteur agroalimentaire, représentant un enjeu économique, environnemental et sociétal important. Chaque Français jette environ 19 kg d’aliments encore consommables par an. On a tous l'impression de ne pas gaspiller de nourriture pourtant chaque foyer jette plusieurs kilos d'aliments par an.
Pour aider les producteurs et agriculteurs à mieux comprendre et réduire ces pertes, le CTCPA (Centre Technique de la Conservation des Produits Agricoles), en collaboration avec l’ADEPALE (Association des Entreprises de Produits Alimentaires Élaborés), a mis au point un guide diagnostic des pertes et du gaspillage alimentaire. Le CTCPA est un organisme technique reconnu pour son expertise en matière de conservation, de transformation et d’optimisation des procédés agroalimentaires.
Avec la montée des exigences réglementaires et sociétales, la réduction du gaspillage alimentaire est devenue une priorité. Face aux défis posés par le gaspillage, il est essentiel de disposer d’un outil de diagnostic structuré.
Pour consommer tous les aliments sans rien jeter, il est indispensable de jeter régulièrement un œil sur les dates de péremption !
Date limite de consommation/date de durabilité minimale, quelle différence ?
La date limite de consommation (DLC) s’applique à des produits qui peuvent, après une courte période, présenter un danger pour la santé. La date de durabilité minimale (DDM) s’applique à des produits de plus longue conservation, présentant une faible teneur en eau ou stérilisés. Dépasser la date ne présente donc aucun danger.
Souvent, faute de temps, les achats se font sans vraiment prévoir les repas ni regarder les dates de péremption. Et puis il y a ces offres promotionnelles qui nous font de l’œil, du type : « 2 produits achetés, le 3ᵉ offert ». Résultat : on achète trop, avec le risque de dépasser les dates et donc de jeter.
La solution, partir faire ses courses avec une liste dans la poche.
Lutter contre le gaspillage alimentaire, c’est aussi choisir d’acheter des produits qui ont une date de péremption très proche, mais qui restent tout à fait consommables rapidement. Bouteille de jus de fruits entamée, sachet de gruyère, tranches de jambon… mieux vaut les repérer avant qu’ils ne soient périmés. Pour cela, on range devant et dessus les aliments à consommer rapidement.
Idem pour les légumes et les fruits : on place au-dessus de la panière à fruits ceux à consommer rapidement !
Premier réflexe : emballer les denrées ou recouvrir les plats avant de les ranger dans le réfrigérateur. C’est le meilleur moyen de freiner la dégradation des aliments, mais aussi de limiter les odeurs et les risques de contamination. Pour cela, les bocaux de conservation (si possible en verre ou en faïence réutilisables) sont toujours préférables aux sacs et films jetables en plastique ou en aluminium.
Placer devant les denrées à consommer rapidement. Elles auront moins de chance d’être oubliées.
Autre astuce quand on entame une bouteille de lait ou des produits sous vide, par exemple, on peut noter sur l’emballage la date d’ouverture !
Il nous arrive à tous de voir un peu trop grand au moment de préparer le repas, et donc d’accumuler des restes qu’on ne mangera plus. Pour y remédier, adoptons le bon dosage, en suivant les recettes, en calculant les portions selon le nombre de personnes à table (et leur appétit). Place à la balance, au verre doseur ou à tout autre ustensile de cuisine utile !
Un fond de pâtes, des courgettes un peu ratatinées dans le frigo… et tout devrait finir à la poubelle ? Les restes de repas peuvent encore servir et les légumes abîmés composer des plats délicieux. Surtout lorsque l’on sait que ce sont eux qui sont le plus jetés, avant les fruits et le pain.
Le saviez-vous ?
Au restaurant d’entreprise, dans la cuisine partagée et jusqu’à la machine à café, on peut facilement éviter des gaspillages.
Le saviez-vous ?
Un établissement de restauration collective servant 500 clients jette en moyenne entre 15 et 20 tonnes (30 000 à 40 000 €) de nourriture par an.
Servez-vous en fonction de votre appétit : au self de votre entreprise, ne surchargez pas votre plateau de pain ou de desserts, car l’appétit évolue au cours du repas. Et si vous n’avez pas très faim, signalez-le à la personne qui fait le service.
Au restaurant, renseignez-vous sur le volume des plats avant de commander une entrée et un plat principal. Demandez à emporter vos restes, à condition bien sûr de pouvoir les consommer rapidement ou les congeler. Cette pratique est aujourd’hui courante partout en France et est imposée à tous les restaurateurs depuis 2021.
Autre idée en vogue : le réfrigérateur « libre-service ».
Nouvelle version 2025 du guide du CTCPA et de PACT’ALIM sur la réalisation d’un diagnostic du gaspillage alimentaire en industrie agro-alimentaire. Les récentes précisions sur les définitions intervenues lors du développement du référentiel du label anti-gaspillage pour les secteurs de la distribution et restauration collective ont amené à proposer une mise à jour du guide.
Sensibiliser : réduire le gaspillage alimentaire passe aussi par l’implication des collaborateurs. La lutte contre le gaspillage alimentaire est un enjeu clé pour les producteurs, aussi bien sur le plan économique qu’environnemental et sociétal. En intégrant ces bonnes pratiques, les producteurs peuvent gagner en compétitivité, tout en répondant aux attentes des consommateurs et aux exigences réglementaires. Depuis 2014, année européenne de lutte contre le gaspillage alimentaire, la chasse au gaspi est lancée!
Pour favoriser leur implication, le partage des informations, la construction des objectifs, l’élaboration d’un planning et d’un plan d’action, un temps doit être réservé au travail collaboratif.
A partir d’un outil conçu par AEFEL, un état des lieux du gaspillage alimentaire est réalisé, sur la base de données quantitatives (pesée…) et qualitatives (questionnaires, audit cuisine, …). Celui-ci permet d’évaluer la performance de l’établissement en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire et de dégager points forts et axes d‘amélioration. AEFEL collabore avec les restaurateurs et les collectivités territoriales pour permettre l’émergence de solutions anti-gaspi. Nous assurons la remontée et le partage des bonnes pratiques et proposons aux restaurateurs de tester de nouveaux gestes de réduction.
Le CTCPA a accompagné la start-up Payzan dans le développement de sa nouvelle gamme de tartinables végétaux à base de légumineuse. Le CTCPA a accompagné la start-up SEA4EARTH dans le développement de feuilles d’algues innovantes pour l’industrie alimentaire.
Le Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a récemment agréé 9 RMT agro-alimentaires pour une durée de 5 ans à compter de janvier 2026.
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