Vous avez l’ambition de devenir éleveur bovin ? Bien plus qu’un métier, c’est un véritable mode de vie qui demande beaucoup d’exigence, mais surtout de passion. Pour devenir éleveur bovin, au-delà du savoir-faire et des compétences techniques, il y a quelques prérequis à avoir qui ont toute leur importance.
Tout d’abord, il faut évidemment aimer vivre à la campagne. Que ce soit pour une exploitation de vaches à viande ou de vaches laitières, il va aussi être essentiel d’aimer les animaux. L’autre prérequis indispensable est de ne pas aimer les vacances. Ne fuyez pas, il y a énormément de points positifs.
Dans la vie, tu es du genre « déter » ? Déterminé à changer les choses et à agir sur les sujets qui te préoccupent, comme le changement climatique, l’environnement ou encore l’alimentation ? Déterminé à choisir un métier plein de polyvalence ? Alors tu es au bon endroit ! L’agriculture, l’agroalimentaire, la pêche et les cultures marines recrutent ! Ce sont des centaines de métiers différents, des métiers de sens, qui n’attendent que toi.
Nous avons donc vu les formations classiques pour devenir éleveur bovin. Il existe différents cursus et il est possible de pousser plus ou moins ses études. Ensuite, selon votre spécialisation, vous apprendrez des techniques spécifiques comme par exemple tout ce qui à trait aux méthodes d’insémination ou à la traite.
Le jeune élève pourra alors poursuivre sa vocation et opter pour un CAP agricole (CAPA) métiers de l’agriculture avec une spécialité en productions animales. Il est également possible d’opter pour un BEP agricole (BEPA) après la classe de 3ème ou bien à la suite de l’obtention de son CAPA. Il est d’ailleurs grandement recommandé de les poursuivre pour s’installer comme chef d’exploitation.
Le diplôme le plus reconnu est le Brevet de Technicien Supérieur Agricole, BTSA option conduite de productions agricoles, spécialité productions animales. Il sera ensuite possible de poursuivre ses études avec des formations menant à un Certificat de Spécialisation (CS).
Si vous êtes déjà exploitants et que vous souhaitez vous former, pour vous convertir au bio par exemple, sachez qu’il existe de nombreuses formations publiques et privées destinées à parfaire vos connaissances. Pour devenir éleveur, il faut être passionné et vivre au rythme de son exploitation et de ses bêtes.
Si le CAP agricole Métiers de l’agriculture prépare à s’occuper d’un élevage (alimentation, entretien, suivi sanitaire), il est recommandé d’avoir un bac professionnel pour s’installer, voire d’obtenir un BTS (Brevet de technicien supérieur) de niveau bac +2 ou même de poursuivre jusqu’à bac +3.
Il est ensuite possible d’affiner encore sa formation grâce à des CS (Certificats de spécialisation).
Ce Certificat de Spécialisation va permettre à l'apprenant d'assurer le pilotage technico-économique d'un élevage bovin viande, de réaliser des travaux liés à la conduite d’un élevage bovin viande, de réaliser les opérations relatives à la transformation de la viande et à l’organisation de l’atelier. Cette formation est initiée par la profession (TERRENA, CAVEB, agriculteurs...) et correspond à un réel besoin du territoire dans ce secteur d'activité.
La formation est dispensée en bloc de compétences :
Ces blocs de compétences sont validés par des Situations Professionnelles d'Evaluations sous forme d'oraux.
Cette formation est organisée sous forme de cours théoriques en centre de formation et pratiques (utilisation de la plateforme technique d'élevage de l'exploitation des Sicaudières, exploitations…).
Les plus de la formation: Des intervenants professionnels experts dans leur domaine, une équipe pédagogique pour un accompagnement personnalisé.
Contenus : Valeur alimentaire des fourrages (UF, PDI, MAT, fibre). Choix et gestion des prairies, pâturage tournant, stocks. Complémentation en engraissement. Prévention des troubles alimentaires : acidose, météorisation… Plans d'alimentation pour les différentes phases (croissance, gestation, lactation, finition).
Contenus : Cycle sexuel, détection des chaleurs, IA, monte naturelle. Suivi de la reproduction : échographies, diagnostics, taux de réussite. Conduite du vêlage : préparation, surveillance, soins au nouveau-né. Sélection des reproducteurs, indexation, choix des taureaux. Gestion de la génétique de troupeau pour produire des veaux performants.
Contenus : Prophylaxies obligatoires, vaccination, vermifugation raisonnée. Reconnaissance des principales pathologies : diarrhées néonatales, maladies respiratoires, parasitisme interne/externe. Conduite des soins et contention en sécurité. Règlements bien-être animal (transport, logement, manipulation). Biosécurité, prévention des risques sanitaires.
Contenus : Organisation du travail au quotidien. Conduite d'un atelier naisseur, engraisseur ou mixte. Gestion des lots, planning d'élevage. Croissance et performances : GMQ, indice de consommation, notation d'état corporel. Finition des animaux et critères de qualité des carcasses.
Contenus : Implantation des prairies, fauche, ensilage, enrubannage. Gestion du pâturage : mise à l'herbe, rotations, déprimage, sursemis. Conduite des effluents d'élevage : stockage, traitement. Aménagement des bâtiments : ventilation, abreuvement, couchage, circulations.
Travailler avec le vivant, c’est complexe. Comprendre les fonctionnalités d’une exploitation agricole l’est tout autant. Un CS se suit en alternance, soit en apprentissage pour les plus jeunes, soit sous forme de formation continue, avec différents statuts possibles (contrats de professionnalisation, demandeur d’emploi…).
Tous les centres ci-dessous proposent des CS en apprentissage et seulement certains sont ouverts aux autres statuts (se renseigner auprès de chaque centre).
Être âgé(e) d'au moins 18 ans. Être titulaire d’un BPREA, d'un BAC Professionnel ou Technologique, d'un BTSA ou d'une Licence Professionnelle. Justifier d'un an d'expérience professionnelle. Dérogation possible : nous consulter.
L’entrée en formation CS nécessite d’être titulaire d’un diplôme agricole de niveau 4 ou plus (BPREA, bac professionnel, bac technologique, BTSA, Licence professionnelle…) avec ou sans expérience professionnelle. Dans certains cas, il peut exister des dérogations pour les personnes ayant une expérience significative dans le domaine (là aussi, cela dépend des centres et des possibilités de financement).
La formation est découpée en plusieurs séquences, dans lesquelles on retrouve entre autre l'alimentation, le suivi sanitaire, la conduite de la reproduction... Le diagnostic et l'analyse d'un système de production, la manipulation et contention des bovins, mais aussi l'entretien des équipements et le suivi technico-économique.
Les débouchés sont l’installation en tant qu’éleveur de bovins viande, le salariat en exploitation, ou le métier de conseiller spécialisé.
Chef(fe) d’exploitation désirant créer ou reprendre un élevage bovin, responsable d’un ou plusieurs ateliers, salarié(e) d’un élevage bovin, gérant(e) pour le compte d’une coopérative ou d’un propriétaire privé, salarié(e) d'un organisme para-agricole.
Le quotidien de l’éleveur est rythmé par les soins apportés aux animaux, l’entretien de l’exploitation et la gestion administrative. Parfois, il dirige également un ou plusieurs ouvriers agricoles salariés. Ses journées sont donc bien remplies.
À lui de gérer la reproduction du troupeau, de surveiller les vêlages et les premières tétées, de prodiguer les premiers soins aux veaux qui viennent de naître tout en nourrissant les autres animaux et en s’occupant de la traite. L’éleveur de bovins assure tout au long de l’année l’alimentation des animaux : pâturage, foin, ensilage de maïs.
Les périodes de récolte comme l’ensilage sont très intenses et sont l’occasion de moments d’entraide entre agriculteurs. Il veille à la propreté du couchage (paillage), nettoie des étables ou les bâtiments de stockage et entretient son matériel.
Ses premiers clients sont les entreprises privées ou les coopératives. Nombreux sont les éleveurs bovins qui diversifient leurs filières de vente : certains pratiquent la vente directe à la ferme ou sur Internet pour des clients qui achètent de la viande, du lait, ou des produits transformés comme le fromage. D’autres vendent leur production sur les marchés, à des bouchers ou encore directement aux abattoirs lorsque la viande est destinée à être commercialisée en supermarché.
Patience, bonne condition physique, polyvalence, réactivité, sens de l’observation et sens des responsabilités, voici les principales qualités pour gérer une exploitation.
Ce certificat permet d'entrer dans la vie active.
Il existe une très grande variation de revenus d’un exploitant agricole à un autre.
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