La sous-alimentation, également appelée sous-nutrition, est un état de manque important de nourriture, caractérisé par un apport alimentaire insuffisant pour combler les dépenses énergétiques journalières d'un individu, entraînant des carences nutritionnelles.
Petite fille durant la guerre du Biafra, présentant un syndrome de malnutrition protéino-calorique sévère, dénommé le kwashiorkor
Pour analyser les situations alimentaires des populations, plusieurs concepts peuvent être utilisés, chacun éclairant des aspects particuliers de la réalité.
Selon la FAO, la sous-alimentation est une situation dans laquelle la ration alimentaire, mesurée en kilocalories, ne suffit pas, de manière continue, pour couvrir les besoins énergétiques de base. Concrètement, cela signifie qu’une personne sous-alimentée souffre de la faim tous les jours ou presque. Cette définition se concentre sur l'apport en énergie de la nourriture ingérée.
Par différence, la malnutrition est un mauvais état physiologique provenant d'une alimentation inadéquate, ou d'une déficience de soins (insuffisance de fractionnement des repas pour les nourrissons ou pour certains malades, par exemple), ou de mauvaises conditions de santé ou d'hygiène (non-accès à l’eau potable, par exemple). On distingue plusieurs formes de malnutrition :
Le concept de malnutrition est donc plus complexe que celui de sous-alimentation : il prend en compte l’état nutritionnel du corps humain et les facteurs qui contribuent à cet état, à savoir la composition du régime alimentaire, mais aussi les autres conditions de vie.
Le concept de sécurité alimentaire est donc complexe, lui aussi. C'est pourquoi la FAO recourt à tout un ensemble d'indicateurs pour appréhender la situation de la sécurité alimentaire dans un pays ou dans une région.
Le droit à l’alimentation pour chaque être humain est reconnu par le droit international. Tous les organismes ont besoin d’un apport en calories qui s’équilibre avec leurs besoins énergétiques pour assurer leur survie.
Les individus sous-alimentés perdent une grande partie de leur graisse ainsi que de la masse musculaire, le corps utilisant ces tissus pour produire de l'énergie par catabolisme, ce qui permet aux fonctions vitales de rester actives (le système nerveux et les muscles du cœur, notamment). Lorsque les réserves en lipides sont toutes consommées, le corps commence à dégrader les protides (protéines), et notamment les cellules des muscles. Pour les dénutritions sévères, il y a donc une perte de masse musculaire.
Les carences en vitamines sont aussi une conséquence habituelle de la sous-nutrition, entraînant l'anémie, le béribéri, la pellagre et le scorbut. Ces maladies peuvent elles-mêmes causer des diarrhées, des exanthèmes, des œdèmes et des insuffisances cardiaques.
La sous-alimentation peut entraîner les symptômes suivants :
Enfin, si l’état de sous-nutrition persiste durablement, l’organisme va s’épuiser : on parle alors d’inanition.
## Conséquences Psychologiques de la Sous-AlimentationEn plus de ses effets physiologiques, la sous-alimentation a des effets psychologiques non négligeables, confirmés par plusieurs études.
L'étude la plus riche dans ce domaine est la Minnesota Starvation-Rehabilitation Experiment, effectuée entre 1944 et 1946, à laquelle prirent part 32 objecteurs de conscience âgés de 20 à 33 ans. Ils furent soumis à trois phases : douze semaines de contrôle, vingt-quatre semaines de « malnutrition » (semistarvation), et douze semaines de rétablissement. Pendant la période contrôle, les sujets recevaient un apport de 3 492 calories par jour, réduites à 1 570 calories pendant la deuxième phase, puis ramenées à un niveau normal pendant la période de rétablissement.
Les résultats furent exploités de diverses manières. Pour Josef Brozek, les études incluaient « des tests d'intelligence et de personnalité, des évaluations ainsi que des observations externes par les expérimentateurs ». D'après les sujets de l'expérience, la fatigue était le pire effet de l'apport insuffisant de calories, suivie par la faim, les douleurs musculaires, l'irritabilité, l'apathie, la sensibilité au bruit, et les douleurs liées à la faim (notamment à l'estomac).
Les tests de personnalité révélèrent que les individus affamés éprouvaient une forte poussée de la « triade névrotique » (hypocondrie, dépression, hystérie), et les sujets notèrent une baisse notable dans leur volonté d'activité et une baisse spectaculaire de l'appétit sexuel.
Les revues successives de cette expérience montrèrent que d'autres sujets subissaient de grandes déviations de leur personnalité durant la période de sous-nutrition.
« [...] les plus terribles des souffrances provoquées par la sous-alimentation sont l'angoisse et l'humiliation. L'affamé mène un combat désespéré et permanent pour sa dignité. Oui, la faim provoque la honte. Le père ne parvient pas à nourrir sa famille. La mère reste les mains vides devant l'enfant affamé qui pleure.
Il cite également une étude de la sociologue Maria do Carmo Soares de Freitas à l'université de Bahia au Brésil, menée afin de comprendre comment les affamés d'un quartier pauvre de Salvador vivent leur situation.
Carte mondiale de la malnutrition
La partie de l'humanité qui, faute de nourriture suffisante, ne parvient pas à se nourrir correctement (sous-nutrition et malnutrition) ne pourra pas facilement non plus apporter sa contribution à la marche du progrès, ce qui peut fort bien avoir des effets sur tous les autres.
Quelques définitions Pour analyser les situations alimentaires des populations, plusieurs concepts peuvent être utilisés, chacun éclairant des aspects particuliers de la réalité.
Le professeur Richard Bellman se disait persuadé, en 1970 qu'il était d'ores et déjà possible de nourrir toute la planète à sa faim en adoptant une organisation adéquate. Bien que la population du globe ait pratiquement doublé depuis, les disponibilités alimentaires journalières moyennes par habitant dans le monde sont estimées à 2800 calories en 2003, chiffre légèrement supérieur aux 2700 calories recommandées par la FAO.
Pour ceux qui sont en état de recevoir une alimentation solide : on donnera de nombreux petits repas, assurant un bon apport énergétique et protéique, en évitant les aliments irritants.
Lorsque la sous-nutrition concerne une personne âgée vivant seule, une jeune femme souffrant d’anorexie ou encore une personne atteinte d’un cancer, les meilleurs repas équilibrés ne suffiront pas à améliorer la situation.
tags: #definition #sous #alimentation
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic