La question de savoir dans quel ordre consommer les aliments pour optimiser la perte de poids et la régulation de la glycémie suscite un intérêt croissant. Des études scientifiques récentes se sont penchées sur cette question, révélant que la séquence d'ingestion des aliments peut avoir un impact significatif sur divers paramètres biologiques.
Faim et satiété peuvent sembler être des sensations simples, mais la réalité est plus complexe. Une constellation d'hormones travaille en coulisses pour réguler la faim, la satiété et le stockage des graisses, ce qui a des effets sur le poids et la santé de votre corps. L'interaction entre les hormones de l'intestin et du cerveau, en particulier de l'hypothalamus, régule la faim et la satiété.
Ce système de régulation de la faim et de la satiété possède un fondement évolutif et a une influence sur la vitesse du métabolisme, sur le point d'équilibre pondéral (la prédisposition à se maintenir à un certain poids) ainsi que sur d'autres facteurs essentiels à la survie.
Certaines de ces hormones sont influencées par des facteurs génétiques, tandis que d'autres sont affectées par le mode de vie, par certaines maladies et/ou certains changements de poids ou par la composition corporelle. Différentes hormones influencent la régulation à court terme de la quantité de nourriture ingérée, principalement pour prévenir la suralimentation lors d'un repas donné, tandis que d'autres se concentrent sur la régulation à long terme pour conserver des quantités normales de stocks d'énergie dans le corps.
Il est crucial de ne pas se focaliser sur une de ces hormones en particulier, car elles fonctionnent de concert, comme les instruments d'un orchestre.
En dépit du fait qu’il faille un apport calorique supérieur à ses dépenses d’énergie pour prendre du poids, une des théories sur la prise de poids porte sur l’effet hyperglycémiant de certains aliments/repas induisant en réponse à leur consommation, une production d’insuline par le pancréas plus élevée. Il est possible d’évaluer l’effet hyperglycémiant des aliments, c’est à dire de prédire comment la consommation d’un aliment contenant des glucides (sucres) va élever le taux de glucose circulant dans le sang.
Un index appelé “index glycémique”, permet de classer les aliments selon cette capacité à élever la glycémie (index glycémique bas - moyen - élevé). Cependant l’index glycémique ne représente que l’impact sur la glycémie d’un aliment consommé tout seul. On sait donc qu’un repas mixte, comprenant des aliments appartenant à des catégories d’aliments différents est bénéfique pour la régulation des glycémies et par extension, probablement du poids.
Une étude asiatique (entre autres) a cherché à établir l’effet du séquençage d’un repas sur différents paramètres biologiques. Le résultat à montré que la séquence d’apport alimentaire légumes puis viande puis riz atténuait davantage la réponse glycémique avec une stimulation accentuée du GLP-1 (hormone incrétine produite par l’intestin en réponse à un repas.
La précharge et l’ordre de consommation des aliments du repas influencent les mécanismes physiologiques de régulation des glycémies, du poids et d’autres marqueurs de risque cardiovasculaires. Il est préférable d’éviter de consommer des féculents tout seul.
En mangeant dans un ordre précis, la digestion est facilitée et plus agréable, on n'a pas le "coup de barre de l'après-midi", on a un meilleur contrôle de l'appétit, on est moins sujet aux fringales et on a tendance à moins manger au cours de la journée.
Il est préférable de commencer ses repas par les légumes (fibres) puis la viande (protéines) et en dernier lieu les féculents (glucides). Dans ce contexte, il vaut mieux consommer le produit sucré en dessert (donc intégré au sein d'un bol alimentaire) plutôt que de façon isolée dans un goûter, donc dans un estomac vide.
La chrononutrition s’appuie sur le concept de chronobiologie, qui étudie les rythmes biologiques de l’organisme. Son principe fondamental est le suivant : privilégier des protéines et des bonnes graisses le matin, des glucides complexes (pâtes, riz complet, pain complet) au déjeuner, et alléger le dîner pour favoriser le repos digestif.
La chrononutrition est une approche alimentaire fondée sur l’optimisation de l’utilisation de l’énergie en consommant les aliments au bon moment de la journée. Elle repose sur deux affirmations :
Selon les adeptes de la chrononutrition, lorsque l’on prend nos repas au bon moment dans la journée, on tire parti de ces deux cycles et on peut ainsi améliorer notre santé.
En chrononutrition, il existe quelques règles à suivre :
Les règles de la chrononutrition permettent d’optimiser l’énergie issue de notre alimentation, mais l’objectif principal est d’être à l’écoute de ses besoins corporels. L’idée globale est de manger mieux et de se faire plaisir au bon moment. Selon la chrononutrition, les répercussions de la consommation d'un produit calorique ne sont pas les mêmes en fonction du moment où on le mange. Concernant la perte de poids, ce régime alimentaire permet de perdre du poids puis à atteindre son poids optimal pour se stabiliser.
Tableau récapitulatif des principes de la chrononutrition :
| Repas | Aliments conseillés | Aliments à éviter |
|---|---|---|
| Petit-déjeuner | Protéines, graisses | Sucres rapides |
| Déjeuner | Féculents, protéines, légumes, dessert léger | Repas trop copieux |
| Collation | Sucres non raffinés (fruits secs, chocolat noir) | - |
| Dîner | Légumes, protéines | Lipides, glucides |
Au-delà de l'ordre des aliments, plusieurs autres facteurs peuvent influencer la régulation de la faim et la perte de poids :
Il est important de noter que ces changements dans la manière de manger ne suffiront probablement pas à traiter un problème de santé comme un diabète ou de surpoids important. Toutefois ce seul changement dans sa manière de manger ne suffira probablement pas à traiter un problème de santé comme un diabète ou de surpoids important.
Le régime dissocié repose sur l’idée que certains groupes alimentaires ne doivent pas être mélangés. Cette séparation vise à optimiser la digestion et à réduire les ballonnements. Chaque repas devrait contenir un seul type de nutriment principal. Il existe plusieurs déclinaisons, notamment le régime Montignac, le régime Shelton et le régime Antoine. Bien qu'il puisse présenter certains avantages, il manque de preuves scientifiques solides et peut entraîner des carences nutritionnelles.
Il est toujours préférable de consulter un professionnel de santé avant d’adopter un changement alimentaire important.
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