Comparatif des Volailles Festives : Chapon, Pintade et Alternatives pour un Noël Gourmand

Les volailles festives, stars incontestées des repas de Noël en France, garnissent les tables et célèbrent le partage. Dinde, chapon, oie, pintade… chaque famille a ses habitudes. Mais si vous changiez cette année ? Pour choisir la volaille idéale pour votre repas de Noël, plusieurs critères sont à prendre en compte : le nombre de convives, le rendu de la viande souhaité et votre budget.

Voici un petit topo pour bien choisir la bête qu’il vous faut et transformer votre repas de fêtes en un moment inoubliable.

Comment choisir sa volaille ?

Choisir la bonne volaille pour son repas de Noël est une étape clé. Pour 6 ou 10 personnes, plutôt goûteuse, tendre... C'est la star des repas de fêtes de fin d'année. Il faut dire que posée sur la table décorée, la volaille fait de l'effet.

Optez pour le Label Rouge, qui garantit que les bêtes ont gambadé un minimum (4 m2 d’espace) et qu’elles n’ont pas grandi entassées.

Le choix de votre volaille de Noël repose sur trois critères essentiels : le nombre de personnes à table, votre budget et vos préférences gustatives.

Avec Noël approche la question du plat principal. Certes la dinde tient la corde mais d’autres volailles méritent leur place sur la table des fêtes. Chapon ou poularde ? Dinde ou pintade ? Pourquoi pas canard ? Toutes ces volailles sont les grands classiques des repas de fin d’année. En apparence, simples à cuisiner mais subtils.

Les différentes volailles festives

Si le poulet reste la volaille en tête du classement des viandes goûteuses, à l'occasion des fêtes de Noël, c'est plutôt le chapon qui revient en tête. Pour garantir à chaque convive satiété, la dinde est le meilleur choix. Idéal pour un repas en petit comité, la pintade peut faire l'affaire pour régaler quelques personnes.

Dinde, chapon et pintade sont les stars incontestées des repas de Noël ! Mais savez-vous quelle est la volaille la plus moelleuse ?

La dinde

La dinde, animal originaire des États-Unis, est toujours une femelle. Elle ne fut introduite en Europe qu’au 16ème siècle (avec les voyages des navigateurs) Elle est âgée de 5 mois minimum pour être prête à consommer. Sa chair est moins fine que celle du chapon. Elle peut être très grosse (jusqu’à 18 kg !). C’est la viande la plus maigre des volailles.

La dinde constitue le choix privilégié pour 8 à 12 convives. Comptez environ 400 à 500 g par personne (avec les os). Une dinde de 4 à 5 kg nourrit confortablement 8-10 personnes. Son avantage principal réside dans sa capacité à nourrir beaucoup de monde pour un coût raisonnable, généralement entre 12 et 20 euros le kilo pour une volaille fermière ou Label Rouge. Sa chair blanche, relativement neutre, accepte toutes les farces et marinades.

Son principal défi : éviter qu’elle ne sèche pendant la cuisson longue.

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Le chapon

Le chapon est un jeune coq mâle castré, âgé de 5 mois au minium. Son poids varie entre 3 et 4 kg. Sa chair est ferme (ayant plus de masse musculaire avec l’ablation des testicules) mais aussi moelleuse car il a été engraissé avant d’être abattu.

Le chapon est un coq castré dont la masse musculaire est plus développée que les autres volailles dû à l'ablation de ses testicules. Il est âgé d'un peu plus de cinq mois quand il arrive dans les commerces. Le chapon (c’est-à-dire un jeune coq qui a été castré pour augmenter sa masse et la tendreté de sa chair) est souvent considéré comme LA volaille de fête par excellence, mais aussi comme la plus moelleuse. Il faut dire que sa chair particulièrement tendre et onctueuse est plus grasse que la moyenne.

Avec un poids moyen de 3 à 4 kg, il convient idéalement à 6-8 personnes. Son prix plus élevé, entre 18 et 30 euros le kilo, reflète sa qualité supérieure et son élevage plus long. Cette volaille festive fermière présente moins de risque de dessèchement grâce à son gras naturel.

Le chapon sera parfait ! Une seule pièce suffit pour quatre personnes, à condition que la tablée apprécie particulièrement le blanc. Le choix est corsé, mais le chapon l'emporte. Cette volaille a une viande plus onctueuse et fondante.

La poularde

Il s'agit de la poularde. Cette volaille est une jeune poule qui n'a pas encore pondu, engraissée de céréales et de lait. La poularde est la femelle du chapon, c’est une jeune poule abattue avant d’avoir pondu, d’un poids variant entre 2 et 2,5 kg. Elle se consomme généralement rôtie, avec sa chair tendre et goûteuse.

Comme l’expliquait le boucher MOF Romain Leboeuf, « c’est d’une finesse absolue, colorée, gourmande, fondante ». Avec un poids moyen autour de 2,5 kg, elle est idéale pour les repas en petit comité. Facile à découper (en huit morceaux), elle permet de servir généreusement jusqu’à huit personnes avec deux pièces, tout en garantissant un équilibre entre blanc et cuisse.

La poularde se positionne entre la dinde et le chapon, tant en taille qu’en prix. Elle représente donc un excellent compromis pour ceux qui souhaitent se faire plaisir avec une volaille festive sans exploser leur budget.

La pintade

La pintade est assez petite et maigre (5% de matière grasse), à chair ferme. Elle est originaire d’Afrique.

La pintade de Noël pour petites tablées (1,5 à 2 kg) convient à 4-5 personnes. Sa chair ferme et légèrement sauvage plaît aux palais recherchant du caractère. Bien que présente toute l’année, offre une chair plus marquée, entre poulet et pigeon.

Reconnaissable à sa chair un peu foncée et ferme, parfumée elle révèle un petit goût de gibier. Comme elle est particulièrement maigre (moins de 5 % de matière grasse, elle doit être traitée avec délicatesse pour ne pas devenir sèche.

Autres volailles

  • Le coq est un oiseau omnivore qui a gardé ses attributs mâles (crête, barbillons). Il vient d’Asie. Sa chair est plus sèche que celle du chapon.
  • La poule est adulte, c’est la femelle du coq. On pense souvent à la poule au pot d’Henri IV!
  • Le poulet et la poulette sont plus jeunes que la poule (entre 50 et 70 jours). Ils sont aussi plus tendres.
  • Le coquelet est un très jeune poulet (entre 400 et 700g) à la chair très fine.
  • Le poussin mâle se change donc successivement en coquelet, poulet, puis coq ou chapon s’il est castré. Le poussin femelle se transforme en poulette, puis poule ou poularde (sans ovaires)
  • Le dindon est le mâte de la dinde.
  • Le dindonneau est le petit du dindon et de la dinde.
  • Le pintadeau est une jeune pintade souvent de moins d’un kilo.
  • L’oie est la plus grosse des volailles. C’est une volaille grasse. Elle est principalement élevée dans le Sud-Ouest (Périgord, région toulousaine, Gers) et Alsace pour son foie gras, plus délicat que celui du canard, aux dires des gourmets.
  • Le canard est aussi élevé dans le grand Sud-Ouest de la France, en ce qui concerne le canard gras, le canard mulard ou Barbarie (foie gras, magrets, confits …) Ailleurs, on élève surtout des canards maigres comme le canard de Rouen ou de Challans.
  • La caille, la perdrix, le pigeon… Ce sont les plus petites volailles (100 g seulement) à la chair délicate et savoureuse. Le pigeon est l’une des spécialités de Tarn et Garonne où l’on trouve beaucoup de pigeonniers.
  • Le lapin … se classe dans les volailles parce qu’il se cuisine de la même façon que les oiseaux. Le lapin est l’une des viandes les plus maigres.

Tableau comparatif des volailles de Noël

Ce tableau vous aidera à choisir la volaille idéale en fonction du nombre de convives et de vos préférences gustatives.

Volaille Nombre de convives Poids moyen Particularités
Dinde 8-12 4-5 kg Chair blanche, idéale pour les grandes tablées
Chapon 6-8 3-4 kg Chair tendre et persillée, plus grasse
Poularde 5-6 2-3 kg Chair fine et délicate, compromis idéal
Pintade 4-5 1,5-2 kg Chair ferme et légèrement sauvage

Conseils de cuisson pour une volaille moelleuse

La réussite d’une volaille de Noël dépend d’abord de sa cuisson : basse température, arrosage régulier et repos une fois la cuisson achevée. Et la réussite d’une volaille de Noël dépend d’abord de sa cuisson : basse température, arrosage régulier et repos une fois la cuisson achevée.

Autre point primordial, la cuisson ! Le maître mot ? Une cuisson lente et douce ! Il ne faut pas brusquer la chair de la volaille, au risque de la dessécher.

Commencez par cuire votre volaille dans un four très chaud, à 200 ou 220 °C pour la colorer, puis baissez à 160 °C , confie Hélène Darroze à notre consœur de Femme Actuelle.

Le chef Sébastien Vidal conseille de "marquer" la volaille puis de baisser la température aux alentours de 120/130°C, pour garder une chair bien tendre. Il recommande d’utiliser une sonde pour vérifier la température à cœur. Elle doit être entre 62 et 65°C.

Temps de cuisson et température idéals

Une cuisson maîtrisée garantit une chair moelleuse sans dessèchement.

Température et durée selon le type de volaille :

Volaille Poids Température Temps de cuisson
Dinde 4-5 kg 180°C 3h à 3h30
Chapon 3-4 kg 180°C 2h à 2h30
Poularde 2-3 kg 180°C 1h30 à 2h
Pintade 1,5-2 kg 180°C 1h à 1h20

Les étapes pour une cuisson parfaite

  • Sortez votre volaille du réfrigérateur 1 heure avant la cuisson pour qu’elle soit à température ambiante.
  • Préchauffez le four à 180°C.
  • Badigeonnez généreusement la peau de beurre ramolli mélangé à du sel, du poivre et des herbes aromatiques (thym, romarin).
  • Si vous farcissez la volaille, ne tassez jamais trop la farce qui doit rester aérée.
  • Déposez la volaille dans un plat allant au four, sur le dos, et enfournez.
  • Arrosez régulièrement la volaille avec son jus de cuisson toutes les 30 minutes environ pour éviter que la peau ne sèche. Si la peau dore trop rapidement, couvrez-la d’une feuille d’aluminium.
  • Pour vérifier la cuisson, plantez un couteau dans la partie la plus épaisse de la cuisse : le jus qui s’écoule doit être clair, sans trace rosée. La température interne mesurée au thermomètre doit atteindre 75°C dans la cuisse.
  • Laissez reposer la volaille 15 à 20 minutes sous un papier aluminium avant de la découper, ce repos permet aux jus de se répartir uniformément dans la chair.

Techniques pour éviter le dessèchement

  • Pour la dinde particulièrement, glissez des lamelles de beurre entre la peau et la chair avant cuisson.
  • Démarrez la cuisson à 200°C pendant 20 minutes pour saisir la peau, puis baissez à 160°C pour le reste du temps en couvrant d’aluminium.
  • Ajoutez un fond de bouillon dans le plat pour maintenir l’humidité.
  • Certains cuisiniers placent même un linge humide sur la poitrine durant la première heure.

La farce : un élément essentiel

La farce transforme votre volaille de Noël en plat véritablement festif. Elle parfume la chair de l’intérieur tout en offrant un accompagnement savoureux.

Farce aux marrons : l’indémodable

Mélangez 400 g de marrons cuits émiettés avec 200 g de chair à saucisse, 1 œuf, des oignons revenus, du persil ciselé, sel et poivre. Cette farce dense et légèrement sucrée s’accorde parfaitement avec la dinde et le chapon. Pour une version plus raffinée, ajoutez 100 g de foie gras coupé en dés ou quelques morilles réhydratées.

Farce au foie gras et fruits secs

Pour un repas gastronomique, préparez une farce avec 300 g de chair à saucisse, 150 g de foie gras mi-cuit coupé en morceaux, 100 g d’abricots secs hachés, 50 g de pistaches concassées, 1 œuf et des épices (muscade, quatre-épices). Cette farce riche et parfumée sublime particulièrement le chapon et la poularde.

Farce aux pommes et boudin noir

Pour une recette volaille de Noël traditionnelle avec une touche originale, associez 250 g de boudin noir émietté, 2 pommes coupées en dés, des oignons confits, du pain de mie trempé dans du lait et un peu de calvados. Cette farce typée convient idéalement à l’oie et au canard dont elle équilibre le gras par son acidité fruitée.

Farce végétarienne aux légumes et céréales

Pour alléger ou proposer une option sans viande, mélangez du quinoa cuit avec des légumes rôtis (courgette, poivron, champignons), des noix, des herbes fraîches et un filet d’huile d’olive. Cette farce contemporaine apporte de la fraîcheur et convient à toutes les volailles.

Accompagnements incontournables

Les accompagnements subliment votre volaille et complètent harmonieusement le repas de fêtes.

Marrons et légumes glacés

Les marrons entiers glacés représentent l’accompagnement emblématique. Faites-les revenir dans du beurre avec un peu de sucre jusqu’à caramélisation légère. Les légumes anciens glacés (carottes, navets, panais, topinambours) apportent couleur et saveurs douces. Coupez-les en bâtonnets, faites-les cuire à l’eau puis terminez dans une poêle avec beurre, miel et thym.

Gratins festifs

Le gratin dauphinois demeure un classique indémodable, mais vous pouvez aussi proposer un gratin de courge butternut à la crème et au comté, ou un gratin de céleri-rave. Ces accompagnements onctueux contrastent agréablement avec la chair ferme de la volaille.

Pommes de terre festives

Au-delà des traditionnelles pommes dauphine ou duchesse, tentez des pommes de terre rôties au miel et romarin, ou des pommes Anna dorées et croustillantes. Les pommes de terre sarladaises, cuites dans la graisse de canard, accompagnent parfaitement l’oie ou le canard.

Légumes verts et choux

Pour apporter de la fraîcheur, servez des haricots verts fins aux amandes effilées, des choux de Bruxelles poêlés au lard fumé, ou une purée de brocoli à l’huile d’olive. Ces légumes verts équilibrent la richesse du plat principal.

Sauces pour sublimer votre volaille

Une sauce bien préparée transforme votre volaille en plat gastronomique digne des grandes tables.

Sauce au foie gras

Récupérez le jus de cuisson de la volaille, dégraissez-le partiellement. Faites réduire avec un peu de porto ou de cognac. Hors du feu, incorporez 80 à 100 g de foie gras mi-cuit coupé en morceaux en fouettant. Cette sauce onctueuse et luxueuse sublime particulièrement le chapon et la poularde.

Sauce aux morilles et vin jaune

Faites réhydrater 30 g de morilles séchées. Faites réduire 200 ml de vin jaune avec une échalote ciselée. Ajoutez 250 ml de crème liquide et les morilles, laissez réduire 5 minutes. Cette sauce typée du Jura apporte profondeur et raffinement.

Sauce aux agrumes et miel

Pour les volailles à chair plus typée comme la pintade ou le canard, préparez une sauce avec le jus d’1 orange et 1 citron, 2 cuillères à soupe de miel, le jus de cuisson dégraissé et un peu de fond de volaille. Faites réduire jusqu’à consistance sirupeuse. Cette sauce aigre-douce équilibre le gras.

Jus réduit classique

La version la plus simple et souvent la meilleure : déglacez le plat de cuisson avec un verre de vin blanc sec ou de bouillon, grattez les sucs, faites réduire de moitié, passez au chinois, rectifiez l’assaisonnement. Ce jus pur concentre tous les arômes de la volaille.

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