Les pâtes sont un aliment de base dans de nombreux régimes alimentaires, mais leur impact sur la glycémie peut varier considérablement en fonction de la cuisson et des accompagnements. Comprendre l'index glycémique (IG) des pâtes et comment le moduler est essentiel, surtout pour les personnes diabétiques ou celles qui cherchent à maintenir un poids sain.
L'index glycémique, évalué entre 0 et 100, représente la rapidité avec laquelle les glucides consommés avec un aliment vont être digérés et arriver dans le sang. Si on mange un aliment avec beaucoup de sucre, cela fera varier notre glycémie. Certains aliments impactent plus ou moins cette variation. En règle générale, on recommande aux personnes diabétiques ou qui veulent perdre du poids de cuisiner avec un IG bas.
L'index glycémique des pâtes peut varier en fonction de leur type, de leur mode de cuisson et des aliments qui les accompagnent. L'IG des pâtes varie généralement entre 30 et 60, ce qui les place dans la catégorie des aliments à IG bas à moyen. Ce classement signifie que les pâtes, lorsqu'elles sont consommées dans des portions raisonnables et bien préparées, n'entraînent pas de pic rapide de la glycémie.
Plusieurs facteurs influencent l'IG des pâtes :
Les pâtes ont généralement un IG plus bas que d'autres aliments à base de céréales comme le pain blanc (IG de 70-85) ou le riz blanc (IG de 70-80). Cela en fait un choix préférable pour ceux qui cherchent à contrôler leur glycémie.
Les temps de cuisson des pâtes sont très variables selon les paquets : 3 minutes, 6 minutes, 12 minutes… On a cherché à comprendre ce qui se cache derrière le temps de cuisson. Les pâtes cuisson rapide sont-elles d’aussi bonne qualité que les autres ?
La promesse des marques comme Panzani et Lustucru est de proposer des pâtes qui cuisent plus rapidement sans rien enlever à la qualité. Le secret ? « Quelques millimètres d’épaisseur de pâte en moins, et la cuisson devient plus rapide, sans rien changer à la liste des ingrédients », livre Panzani auprès d’actu.fr.
Julia Richard, diététicienne nutritionniste à Rennes, confirme que si l’on compare des spaghettis qui cuisent en trois minutes et d’autres qui cuisent en sept minutes, c’est l’épaisseur de l’aliment qui n’est pas le même, « donc forcément ça cuit plus vite ».
En termes de qualité nutritionnelle, « les pâtes qui cuisent plus vite peuvent avoir un indice glycémique (IG) qui augmente, et pourraient donc être moins rassasiantes », justifie la professionnelle. Pour les aliments qui ne cuisent pas longtemps, le risque de surcuisson est plus important. Des pâtes trop cuites ont une plus grosse influence sur la glycémie que des pâtes al dente. Finalement, cette impression de ne pas être rassasié peut survenir si on a laissé le produit cuire trop longtemps.
Pietro Leoni, responsable de l’épicerie fine italienne RAP, située à Paris : « Les pâtes cuisson rapide, c’est pas top », a-t-il grimacé. Les pâtes qui cuisent en trois minutes sont généralement de moins bonne qualité : on ne sait pas trop avec quel blé elles sont faites, ce sont souvent des mélanges de blé différents, donc la pâte n’est pas optimale.
Le passage très important, c'est le séchage des pâtes. Plus le temps de séchage est long, plus la pâte garde de la texture. Selon le professionnel, le temps de séchage doit être plus long, et la température pas trop élevée. « On dit souvent que pour avoir un séchage optimal, il faut faire sécher ses pâtes dehors, au soleil, lors d’une belle journée en Italie », sourit Pietro Leoni.
Un nutritionniste italien a partagé une astuce surprenante : « On peut réduire de quasiment moitié l’index glycémique des pâtes, juste avec la méthode de cuisson. »
La méthode consiste à jouer sur la rétrogradation de l’amidon :
Plusieurs études, dont certaines publiées sur le riz et les pâtes, montrent que ce cycle cuisson - refroidissement - réchauffage peut réduire l’index glycémique de manière très nette, parfois proche de 50 %. Ça ne transforme pas les pâtes en brocoli, soyons clairs, mais ça les rend nettement plus “fréquentables” pour la glycémie.
La seconde astuce, qui complète la première, consiste à ne plus manger les pâtes toutes seules. Les associer à des légumes, des protéines (œufs, poisson, tofu, poulet) et un peu de gras de qualité (huile d’olive, parmesan raisonnable, noix) ralentit encore la montée de la glycémie. Cette méthode est discrète, personne autour de la table ne la remarquera vraiment.
En choisissant des pâtes complètes ou à base de légumineuses, en les cuisinant al dente, et en les combinant avec des protéines, des graisses saines, et des légumes, vous pouvez profiter d'un plat de pâtes savoureux tout en maintenant un IG bas.
Réduire l’index glycémique des pâtes ne va pas résoudre à lui seul un diabète mal équilibré ou des années d’alimentation chaotique. Mais c’est un levier concret, quotidien, presque invisible à l’œil nu. On peut en parler avec son médecin, son diététicien, sans attendre une validation magique. On peut aussi juste essayer, sur un repas, sans grand discours. Cuire plus, refroidir, réchauffer, observer comment on se sent après.
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