La cuisine italienne, avec ses saveurs ensoleillées et ses ingrédients frais, est le reflet d’une riche histoire culturelle et gastronomique. Fondée sur le régime méditerranéen, elle privilégie l’utilisation de produits du terroir tels que l’huile d’olive extra vierge, les tomates mûres, les herbes aromatiques et des fromages de caractère comme le parmigiano-reggiano.
Vous aimez le bœuf bourguignon, mais vous n’avez jamais trois, quatre heures devant vous ? Imaginez un plat tout aussi réconfortant, aussi parfumé, mais prêt deux fois plus vite. C’est un plat familial par excellence. On le pose au milieu de la table, la cocotte encore chaude, la vapeur qui s’échappe, et tout le monde se sert. Simple, chaleureux, efficace.
Le spezzatino, c’est un ragoût traditionnel que l’on retrouve dans de nombreuses régions d’Italie. Des morceaux de bœuf, des légumes, du vin, des herbes. Sur le papier, cela ressemble beaucoup à notre bœuf bourguignon. Là où le bourguignon mijote souvent tout l’après-midi, le spezzatino demande environ 2 heures. La sauce reste généreuse, la viande devient tendre, et tout cela sans vous coller à la cuisine.
Pour 4 personnes, voici une base de recette facile à suivre. Vous pouvez ajuster légèrement les quantités selon votre appétit, mais gardez ces proportions pour un bel équilibre de saveurs.
Ces ingrédients restent simples et accessibles. Vous avez probablement déjà la plupart d’entre eux dans vos placards. Et pourtant, une fois réunis, ils donnent une sauce profonde, presque veloutée.
Pas besoin de technique compliquée ni de matériel spécial. Une bonne cocotte, un feu moyen, et un peu de patience suffisent.
Cette étape donne du goût. Les sucs qui accrochent au fond de la cocotte feront partie de la future sauce, c’est précieux.
À ce moment-là, l’odeur commence déjà à changer. La cuisine prend ce parfum de dimanche midi, rassurant, qui donne faim tout de suite.
En moins de 2 heures, votre spezzatino est prêt. La sauce est épaisse, la viande se défait presque à la cuillère, les pommes de terre ont bu tout ce jus parfumé.
Ce ragoût italien a un vrai avantage pour les journées chargées. Tout cuit dans la même cocotte. Pas de casserole de pommes de terre à part, pas de garniture compliquée.
Servez-le tel quel, bien chaud, avec éventuellement un peu de persil frais ciselé sur le dessus. Si vous aimez tremper, un morceau de pain de campagne fera merveille pour saucer le fond de l’assiette.
Et entre nous, comme pour le bœuf bourguignon, ce plat est souvent encore meilleur le lendemain. Les saveurs se mélangent, la sauce gagne en profondeur. Vous pouvez parfaitement le préparer la veille pour un déjeuner de famille.
Vous hésitez à délaisser votre recette fétiche de bourguignon ? Voici quelques raisons d’essayer au moins une fois ce ragoût italien.
C’est le plat idéal quand vous voulez quelque chose de très réconfortant, mais que vous n’avez ni l’envie ni le temps de passer la journée en cuisine. Un dîner de dimanche soir, un repas entre amis, ou même un batch cooking pour la semaine, tout lui va.
Une fois la base maîtrisée, vous pouvez vous amuser et adapter la recette à votre goût.
En réalité, le spezzatino se prête très bien à ce que vous avez sous la main. C’est un plat qui accepte volontiers les petites improvisations, tant que vous gardez l’esprit de base. Une viande qui mijote doucement, des légumes simples, un bon bouillon et un peu de vin.
Le bœuf bourguignon restera toujours un grand classique. Mais parfois, vous avez besoin d’un plat dans le même esprit, plus rapide, plus flexible. C’est là que le spezzatino entre en scène.
En deux heures, vous mettez sur la table un plat complet, généreux, qui sent bon les maisons familiales italiennes. Une cocotte fumante, des saveurs profondes, et ce petit accent du Sud qui change tout.
Dans les cuisines italiennes, on ne plaisante pas avec la viande mijotée. Si le bœuf bourguignon fait la fierté de la gastronomie française avec ses longues heures de cuisson, l’Italie répond avec le stracotto, littéralement « surcuit » en italien, qui offre des résultats comparables en deux fois moins de temps.
Cette spécialité du nord de l’Italie, particulièrement prisée en Lombardie et au Piémont, transforme des morceaux de bœuf en une viande fondante baignant dans une sauce onctueuse et parfumée. La différence majeure réside dans la technique de cuisson et le choix des ingrédients : là où le bourguignon demande trois heures de mijotage, le stracotto atteint sa tendreté optimale en seulement une heure trente.
Commencez par éplucher les oignons et les carottes, puis coupez-les en petits dés d’environ un centimètre de côté. Cette découpe s’appelle une brunoise, une technique qui consiste à obtenir des petits cubes réguliers. Émincez finement le céleri et hachez l’ail. Coupez ensuite le bœuf en cubes de quatre centimètres environ. Saupoudrez la viande de farine en remuant bien pour enrober tous les morceaux uniformément. Cette étape permet de créer une croûte dorée lors de la cuisson et d’épaissir naturellement la sauce.
Dans votre cocotte en fonte, faites chauffer deux cuillères à soupe d’huile d’olive à feu vif. Lorsque l’huile est bien chaude, déposez les morceaux de bœuf sans les entasser, en plusieurs fois si nécessaire. L’objectif est de saisir la viande, c’est-à-dire créer une belle coloration dorée sur toutes les faces. Cette réaction s’appelle la caramélisation et développe des arômes profonds. Comptez deux minutes par face. Réservez la viande dans une assiette.
Dans la même cocotte, ajoutez la dernière cuillère d’huile d’olive et faites revenir les oignons, carottes et céleri à feu moyen pendant cinq minutes. Ce mélange de légumes revenus s’appelle un soffritto en italien, base aromatique essentielle de nombreuses préparations. Les légumes doivent devenir translucides et légèrement dorés. Ajoutez l’ail haché et poursuivez la cuisson une minute supplémentaire en remuant constamment pour éviter qu’il ne brûle.
Versez le vin rouge dans la cocotte et grattez énergiquement le fond avec une cuillère en bois pour décoller tous les sucs de cuisson. Cette opération s’appelle déglacer et permet de récupérer toutes les saveurs concentrées. Laissez réduire le vin de moitié pendant trois minutes à feu vif. Ajoutez ensuite le concentré de tomates, mélangez bien, puis versez le bouillon de bœuf. Incorporez les feuilles de laurier et le romarin.
Remettez les morceaux de bœuf dans la cocotte avec tout le jus qui s’est écoulé. Salez modérément et poivrez généreusement. Portez à ébullition, puis réduisez immédiatement le feu au minimum. Couvrez la cocotte en laissant un petit espace pour que la vapeur s’échappe légèrement. Laissez mijoter pendant une heure trente en remuant toutes les trente minutes. La viande doit devenir extrêmement tendre et se défaire presque à la fourchette.
En fin de cuisson, vérifiez la consistance de la sauce. Si elle vous semble trop liquide, retirez le couvercle et laissez réduire à feu moyen pendant dix minutes supplémentaires. La sauce doit napper généreusement la cuillère. Goûtez et ajustez l’assaisonnement si nécessaire. Retirez les feuilles de laurier avant de servir.
Le stracotto appelle naturellement un vin rouge italien de caractère. Optez pour un Barolo ou un Barbaresco du Piémont, dont les tanins puissants et les notes de fruits noirs s’harmonisent parfaitement avec la richesse de la viande mijotée. Si votre budget est plus serré, un Chianti Classico de Toscane ou un Valpolicella Ripasso de Vénétie feront également merveille. L’important est de choisir un vin avec suffisamment de corps pour ne pas être écrasé par l’intensité du plat. Servez-le légèrement chambré, entre seize et dix-huit degrés.
Le stracotto trouve ses origines dans les régions montagneuses du nord de l’Italie, où les hivers rigoureux réclamaient des plats réconfortants et nourrissants. Contrairement au bœuf bourguignon qui utilise traditionnellement du vin de Bourgogne et des lardons, le stracotto mise sur la simplicité d’un soffritto bien exécuté et l’intensité du concentré de tomates. Cette différence fondamentale explique pourquoi la cuisson peut être raccourcie : les légumes finement hachés se dissolvent partiellement dans la sauce, créant une texture veloutée sans nécessiter des heures de mijotage. Dans certaines régions italiennes, on ajoute une écorce d’orange séchée ou une pincée de cannelle pour apporter une touche d’originalité.
Les plats mijotés italiens reposent sur des techniques simples mais essentielles pour garantir une saveur et une texture optimales.
Privilégiez les morceaux à braiser comme la tranche, le paleron ou la macreuse. Pour un plat qui se défait à la fourchette, les morceaux à braiser comme la tranche, le paleron ou la macreuse sont idéaux.
Bien sécher les morceaux avant de les mettre à cuire pour permettre une belle coloration. Sala-t-on ou pas ? Saler légèrement au départ puis rectifier en fin de cuisson est une bonne pratique pour éviter que la viande rende trop d’eau.
Le soffritto (oignon, carotte, céleri) est la colonne vertébrale aromatique de nombreux plats italiens. Hacher les légumes finement et les cuire doucement jusqu’à ce qu’ils soient translucides et un peu sucrés. Quantités de base : 2 oignons, 2 carottes, 2 branches de céleri, 4 gousses d’ail pour 1.5 kg de bœuf.
La cuisson lente est l’art subtil d’accorder temps, chaleur et ingrédients. Elle demande patience mais récompense largement : des saveurs se développent, la sauce s’adoucit et la viande devient presque confite. Le secret commence par la coloration : saisir la viande sans la surcharger, obtenir des sucs qui deviendront la base aromatique. Le déglçage au vin blanc - ou parfois rouge selon la tradition - récupère ces sucs et ajoute une note fruitée.
Les sauces font toute la différence. La sauce tomate classique repose sur de bonnes tomates et un long mijotage. Après avoir ajouté la purée de tomate, le bouillon et le vin, compléter d’eau si nécessaire. Un trait de vinaigre balsamique et une réduction de vin rouge transforment la sauce en une chose plus sombre et plus complexe. Technique : déglacer avec le vin, réduire de moitié, puis ajouter au ragoût. Balsamique : 1 c.c.
Un dernier geste : laisser reposer 10 minutes hors du feu avant d’effilocher pour que les jus se stabilisent.
| Technique | Description |
|---|---|
| Choix des morceaux | Privilégier les morceaux à braiser (paleron, macreuse) |
| Préparation de la viande | Sécher et fariner légèrement |
| Soffritto | Base aromatique (oignon, carotte, céleri) |
| Cuisson lente | Saisir, déglacer, mijoter |
| Sauces | Tomate, vin, bouillon, aromates |
Pour réussir une bonne sauce bolognaise, il y a quelques données de base à respecter. Heureusement, le chef Simone Zanoni nous a confié son astuce pour la cuisson de la viande. Une technique très facile mais qui change absolument tout.
Le mieux d’après le chef est de mélanger au moins deux viandes, pour apporter encore plus de caractère à votre sauce. Simone Zanoni opte d’abord pour un émincé de bœuf qu’il mélange à une viande plus grasse, le cochon car “c’est incroyable et ça ne coûte pas cher”.
Le secret pour cuire sa viande… la double cuisson. Avant de faire cuire votre viande dans votre cocotte, vous allez la faire dorer dans la poêle à feu vif avec un peu d'huile. Quand votre poêle fume, c’est à ce moment-là que vous allez mettre un peu de viande. Ajoutez seulement une fine couche pour ne pas faire bouillir votre viande. Il faut que ça rôtisse bien à feu vif pendant 2 minutes pas plus. N’oubliez pas d’ajouter du sel et du poivre.
Une fois cette cuisson terminée, c’est à ce moment-là que vous pouvez déposer votre viande dans la cocotte avec les légumes. N’oubliez pas de remettre le couvercle et de faire mijoter le tout pendant 1h30 à 2h pour que la sauce ait bien le temps de cuire.
Le bœuf braisé à l’italienne constitue un plat protidique de référence pour la restauration collective, alliant tradition culinaire méditerranéenne et praticité professionnelle. La technique du braisage permet d’obtenir une viande d’une tendreté exceptionnelle, la cuisson lente transformant les fibres du bœuf en un mets fondant et savoureux. Cette méthode présente l’avantage majeur de pouvoir être préparée en avance, facilitant l’organisation du service.
Le profil gustatif italien se révèle à travers l’harmonie parfaite entre la pancetta, les tomates pelées, le vin rouge Chianti et les aromates méditerranéens comme l’origan et le basilic. Sur le plan nutritionnel, ce plat apporte des protéines complètes de haute qualité biologique ainsi que du fer héminique facilement assimilable, essentiels à l’équilibre alimentaire. Il se marie idéalement avec des féculents comme les pâtes ou la polenta et des légumes de saison.
Ce bœuf braisé à l’italienne représente le parfait équilibre entre saveurs authentiques, qualités nutritionnelles et facilité de mise en œuvre en restauration collective. Sa texture fondante et ses arômes méditerranéens se marient parfaitement avec des accompagnements variés : polenta crémeuse, pâtes fraîches, riz pilaf aux herbes ou encore purée de pommes de terre à l’huile d’olive. L’avantage du braisage réside dans sa préparation anticipée, la sauce se bonifiant avec le temps et permettant une organisation sereine du service.
Le bœuf est étroitement lié à l’histoire agricole et sociale de la viande italienne et il joue un rôle clé dans le régime des habitants de la péninsule.
Aujourd’hui très prisés par les connaisseurs et surtout consommés dans les restaurants ils sont aussi disponibles chez les bouchers de quartier et moins dans les supermarchés. En général, les abats de bœuf ont un goût trop prononcé et on préfère donc la consommation de ceux de veau.
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