Cuisine en Fête: Définition et Traditions Culinaires au Québec

Incontournables au Québec comme ailleurs, les fêtes sont synonymes de retrouvailles, de cadeaux et… de bombance, bien sûr ! Mais que retrouve-t-on à cette occasion dans les assiettes des Québécois ? Eh bien, un mélange de traditions, de créativité et de métissage, à l’image d’un pays à la fois attaché à son identité et ouvert sur le monde.

Les débuts d’année sont souvent synonymes de repas festifs. La cuisine en fête, par définition, doit être merveilleuse. Elle évolue au fil des saisons, se faisant menu intimiste et raffinée pour un souper d’hiver aux chandelles, fraîche, légère et pétillante pour un festin de printemps, simple et conviviale pour un buffet d’été, très « cocooning » pour un repas d’automne, vibrant hommage à nos traditions pour un réveillon de Noël, délicieusement « décadente » pour un goûter d’anniversaire.

Un service de traiteur joue un rôle crucial dans la réussite d’un événement en offrant des solutions complètes de restauration et d’organisation. Un des aspects les plus attrayants des services de traiteur est la possibilité de personnaliser le menu en fonction des préférences alimentaires, des restrictions diététiques et des thèmes de l’événement. Les traiteurs travaillent en étroite collaboration avec leurs clients pour concevoir des menus qui répondent parfaitement à leurs besoins et attentes.

Les fêtes et les traditions québécoises 🎉🍁🎶

Les Incontournables de la Cuisine Québécoise Pendant les Fêtes

Micheline Mongrain-Dontigny, experte en cuisine traditionnelle québécoise, est une inconditionnelle de ce temps de l’année. « C’est la fête la plus importante pour moi, avoue-t-elle. C’est là qu’on y sert ce que j’appelle la nourriture du cœur, celle qui évoque les goûts de notre enfance qui nous marquent pour la vie.

Sur la table de Micheline comme sur bien d’autres au Québec, en région notamment, certaines spécialités sont indissociables des fêtes. On peut penser à :

  • La tourtière
  • Le ragoût de boulettes
  • Le pain au fromage
  • Les fèves au lard
  • La dinde farcie
  • Les beignes
  • Les galettes
  • Le sucre à la crème
  • La bûche de Noël

Hérités des colons européens qui se sont installés au Québec à partir du XVIIe siècle, eux-mêmes influencés par les produits et les techniques utilisés par les autochtones, ou bien devenus des classiques au fil du temps et des vagues d’immigration, ces plats emblématiques ont tous en commun la caractéristique qu’ils se préparent en avance.

Parce qu’il y a encore 50 ans, les familles québécoises étaient nombreuses, plus proches géographiquement et se réunissaient pendant plusieurs jours à l’occasion des fêtes. Pour nourrir toutes les bouches, les femmes, la plupart du temps non actives, avaient l’habitude de cuisiner ensemble des plats rassembleurs qui pourraient se conserver jusqu’au moment d’être servis.

Parmi ces classiques des Fêtes, certains sont prépondérants. La tourtière, par exemple, occupe une place à part. À tel point que lorsqu’on n’a pas le temps d’en préparer, on fait appel à des traiteurs ou aux grandes surfaces, qui en proposent une panoplie, pour combler le vide. Elle connaît d’ailleurs des variantes et des noms différents selon les régions.

Comme nous l’explique Micheline Mongrain-Dontigny : « Dans le Nord, on la cuisine sous la forme d’une tourte avec de gros morceaux de viande que l’on prépare sous forme de ragoût, avant de les enfermer entre deux couches de pâte. Alors que dans le Sud, les viandes sont taillées en plus petits morceaux, voire hachées.

Les beignes, ces beignets à base de pommes de terre ou de farine, dont de multiples déclinaisons existent - ronds avec un trou au centre, entiers sans trou, trous servis sous forme de petites boules - sont aussi très populaires sur les tables, voisinant les galettes, dont la texture se situe entre celle du biscuit et du gâteau et qui sont vraiment typiques au Québec.

Ces spécialités disparaîtront-elles un jour des tables ? « J’en doute, répond Micheline Mongrain-Dontigny. Elles existent depuis des centaines d’années, et les jeunes y sont toujours très attachés. Et pour tout dire, si dans 15 ou 20 ans, je ne pouvais plus en manger, j’en serais très triste !

Tourtière, un plat emblématique des fêtes au Québec.

La Réinvention des Traditions Culinaires par les Chefs

Originaire du sud de la France et fièrement installé au Québec depuis 19 ans, où il a dirigé les cuisines de grands établissements et gagné plusieurs prix importants, le chef Éric Gonzalez adore les fêtes. Avec son accent chantant, il nous dit : « Elles me rappellent mon enfance, les bons plats de ma mère et de ma grand-mère, l’émerveillement devant une belle table et des boîtes de chocolats. C’est magique, les fêtes ! »

Comme bien d’autres cuisiniers, le chef du prestigieux restaurant James, situé dans le Vieux-Montréal, a l’habitude de concevoir un menu pour le mois de décembre, Noël et la Saint Sylvestre. Et comme eux, il aime jouer avec les traditions dans l’assiette. Sa vision est simple : « Soit tu es fidèle à la recette originale, mais tu la réalises à la perfection comme dans un trois-étoiles Michelin, soit tu la réinventes pour la rendre encore plus magnifique ».

Entre les mains d’Éric Gonzalez, le traditionnel bœuf Wellington peut ainsi troquer sa pâte à base de saindoux pour de la feuille brick, et être garni de bœuf cuit à basse température, de champignons sauvages en espuma, ainsi que de foie gras poêlé. La gelée de crustacés, quant à elle, est servie dans un ravioli recouvert de feuilles d’or, de caviar et d’une émulsion de lait de coquillages. « Chaque plat raconte une histoire, explique le chef. Il faut à la fois garder le lien qu’il a avec son passé et l’emmener ailleurs.

Le Métissage Culinaire: Une Chance à Montréal

Comme se plaît régulièrement à le dire le chef Hakim Chajar, « c’est une chance de vivre à Montréal. Toutes les cultures du monde se trouvent dans un seul quartier. Alors pourquoi ne pas en témoigner dans les assiettes ? Arrivé d’Algérie avec ses parents à l’âge de 11 ans, Hakim a tout de suite adopté la tradition des Fêtes. « Noël, ça fait partie de moi », avoue-t-il. « J’aime son côté rassembleur, la frénésie qui règne à ce moment-là, le bonheur que ça apporte.

Hakim Chajar a toujours été habitué à manger du tajine comme de la tourtière ou du foie gras pour Noël. Il n’est donc pas étonnant qu’il ait choisi, une fois devenu chef, de mêler toutes ces influences dans sa cuisine. Propriétaire depuis deux ans du restaurant Miel, qui attire des gens du quartier comme des résidents de Val d’Or et de New York, Hakim Chajar fonctionne aux souvenirs. « Je ne me fie pas aux références, mais à mes expériences. Je peux manger un spaghetti et ça va m’influencer pour en refaire avec ma twist et un certain raffinement.

Comment cette vision métissée se traduit-elle concrètement pendant les fêtes ? Par exemple, avec du porc de Gaspor en marmelade dans une tourtière, servi avec des choux de Bruxelles et une sauce ranch. Ou bien avec du magret de canard de Sainte-Pie rôti dans du beurre de panais, et servi avec de la pêche compressée au gingembre, du miel au yuzu, de la duxelles de champignons et du crumble de céréales et noix.

Comme quoi, le métissage culinaire est un vrai terrain de jeu dans lequel il est possible de produire de petites merveilles créatives. Et finalement, qu’elle soit traditionnelle, réinventée ou hybride, la cuisine constitue avant tout le meilleur prétexte pour réunir ceux que l’on aime et se régaler en leur compagnie.

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