Le gouvernement de Sébastien Lecornu, dévoilé dimanche, s'est directement attiré les foudres des oppositions et des LR. Le Premier ministre a remis sa démission ce lundi à Emmanuel Macron, qui l'a acceptée.
Moins de 15 heures après l'annonce de la composition de son gouvernement, Sébastien Lecornu a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a acceptée. Cette décision a été prise et annoncée à peine plus de 12 heures après l'annonce de son gouvernement, et quasiment en même temps que la publication du décret de nomination des ministres ce lundi matin au Journal officiel.
« Les conditions ne sont pas remplies », justifie Lecornu. « Depuis trois semaines, ma parole a été rare et j’ai tenté de construire un cheminement », déclare le Premier ministre depuis la cour de Matignon, où il a pris la parole. « On ne peut pas être Premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies », a-t-il ajouté. Il a déroulé les priorités qu’il voulait traiter dans son gouvernement et les consultations qu’il a menées pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale et faire adopter le budget.
Sébastien Lecornu s'est finalement entretenu avec Emmanuel Macron ce lundi, durant une heure. Le Premier ministre a présenté sa démission au président de la République, qui l'a acceptée. Il pouvait difficilement se sortir de la situation délicate dans laquelle il était depuis hier soir.
Le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui n’avait plus la confiance des Républicains (LR), n’aura tenu que quelques heures. Même les Républicains ont dénoncé sa composition, qui « ne reflète pas la rupture promise ». Pour Bruno Retailleau, Sébastien Lecornu lui « a caché qu’il y aurait la nomination de Bruno Le Maire » au gouvernement, un casus belli pour ses anciens camarades de droite.
Pour Mélenchon, Macron « est l’origine du chaos ». Jean-Luc Mélenchon, entouré de ses troupes, a qualifié, le ton grave, ce moment politique d’« historique ». Il faut selon lui « prendre à bras-le-corps le cœur du problème, c’est-à-dire le président de la République et sa légitimité à continuer à décider dans de telles circonstances ». « Il est l’origine du chaos », dit-il encore, accusant notamment le chef de l’État de ne pas avoir voulu assumer « le résultat des élections législatives anticipées, provoquées par la dissolution ».
« Comme beaucoup de Français je ne comprends plus les décisions du président de la République. Il y a eu la dissolution et il y a le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main », a déclaré Gabriel Attal sur le plateau de TF1. L'ex-Premier ministre a toutefois indiqué qu'il participera aux discussions.
Le Parti socialiste a appelé Emmanuel Macron à nommer un Premier ministre « issu de la gauche et des Ecologistes » après la démission choc de Sébastien Lecornu lundi matin, a déclaré le secrétaire général du PS Pierre Jouvet. « Nous demandons donc aujourd'hui au président de la République la nomination d'un ou d'une Première ministre issu de la gauche et des Ecologistes ouvert aux compromis, s'engageant, comme nous l'avions dit il y a plusieurs semaines, à ne pas utiliser l'article 49.3 », a déclaré M. Jouvet, un proche d'Olivier Faure, devant la presse.
A l'instar du RN et de ses alliés, Jordan Bardella plaide lui aussi pour un retour aux urnes, dans un message publié ce lundi soir sur X.
Les bourses européennes ont terminé dans le rouge lundi, la démission surprise du Premier ministre français Sébastien Lecornu ayant déstabilisé les investisseurs et pesé particulièrement sur la place de Paris. Le CAC 40 a terminé en nette baisse de 1,36%.
Le Medef, première organisation patronale française, a annoncé lundi reporter son meeting du 13 octobre à Paris, disant vouloir contribuer à « l'apaisement » du pays après la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu. « Le Mouvement des entreprises de France, conscient de ses responsabilités envers tous les chefs d’entreprise mais aussi envers notre pays, décide de reporter le grand rassemblement patronal du 13 octobre prochain.
Emmanuel Macron, qui a reçu cet après-midi le Premier ministre démissionnaire Sébastien Lecornu, lui demande de mener « d'ici mercredi soir d'ultimes négociations » sur une « plateforme d'action » pour la « stabilité du pays », a annoncé l'Elysée.
En cas de nouvel échec de Sébastien Lecornu, à qui il a demandé de mener d'ultimes négociations jusqu'à mercredi, le président de la République Emmanuel Macron « prendra ses responsabilités », indique son entourage. Par ce message, le chef de l'Etat semble faire planer la menace d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale - sachant qu'il a toujours assuré qu'il resterait président jusqu'au dernier quart d'heure de son mandat.
Une réunion à Matignon est programmée demain à 9 heures.
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