Maux de ventre, diarrhées, vomissements… Voici autant de symptômes qui indiquent une potentielle intoxication alimentaire. Alors, comment reconnaître et soigner cette désagréable infection ? L’intoxication alimentaire est principalement définie par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par des agents infectieux (bactéries, virus, parasites) ou par une substance toxique produite par un agent infectieux.
Une intoxication alimentaire se produit lorsqu’une personne consomme un aliment ou une boisson contenant des micro-organismes pathogènes (bactéries, virus, parasites) ou des toxines produites par ces germes. Ils se nomment E. coli, Campylobacter, Salmonella, Listeria, ou encore Giardia, Cryptosporidium et Staphylocoque doré. Ces micro-organismes figurent parmi les principaux responsables des intoxications alimentaires.
L’intoxication alimentaire se manifeste principalement par des symptômes digestifs (diarrhées, nausées, vomissements, douleurs abdominales). Certains agents infectieux et produits chimiques entraînent également des troubles neurologiques.
Bien que les symptômes ressemblent fortement à ceux de la gastro, l’intoxication alimentaire n’est pas causée par un virus, mais par une bactérie. L’intoxication alimentaire est causée par une bactérie et non par un virus. Néanmoins, même si elle n’est à proprement parler contagieuse, vous devez veiller à rester chez vous pour vous reposer et recevoir le traitement adéquat.
Plusieurs types d’agents infectieux, bactéries, parasites et virus, peuvent être responsables d’intoxication alimentaire. A chacun correspond une symptomatologie plus ou moins spécifique.
Avec 250 000 à 750 000 cas par an, l’intoxication alimentaire est un problème de santé à prendre au sérieux. Les intoxications alimentaires sont fréquentes, y compris dans les pays développés. Dans les pays en voie de développement, elles représentent un vrai problème de santé publique.
On constate aussi de nombreux cas d’intoxications alimentaires lors des voyages à l’étranger, notamment lorsque les touristes consomment de l’eau courante locale contenant des bactéries contre lesquelles ils ne sont pas immunisés.
Examinons en détail comment identifier les symptômes, les bons réflexes à adopter et comment prévenir ce trouble.
Certains symptômes, typiques de l’intoxication alimentaire, sont à connaître pour intervenir rapidement et éviter les complications. Les symptômes d’une intoxication alimentaire se manifestent rapidement, au maximum quelques heures après l’ingestion de l’aliment contaminé.
Les signes apparaissent généralement entre quelques heures et plusieurs jours après la consommation de l’aliment contaminé.
La période d'incubation, c'est-à-dire le délai d'apparition des symptômes, est un élément clé pour identifier la cause de l'intoxication alimentaire. Elle varie considérablement en fonction du type d'agent pathogène.
Les symptômes les plus fréquents d’intoxication alimentaire comprennent :
Ces derniers, apparaissent généralement quelques heures après l’ingestion d’un aliment contaminé ou jusqu’à plusieurs jours après, parmi eux :
Les nausées et les vomissements sont les premiers signes. Ils surviennent soudainement avec une sensation de malaise. Ces troubles sont d’autant plus urgents à traiter chez le senior, car sur la durée, ils peuvent rapidement entraîner une déshydratation.
La diarrhée, causée par l’infection du système digestif, peut être légère à sévère et, dans certains cas graves, s’accompagner de sang dans les selles.
Les crampes et les douleurs abdominales sont générées par l’inflammation de l’estomac et des intestins due aux toxines présentes dans les aliments contaminés.
Une fièvre légère à modérée si l’infection est bactérienne, car elle alerte que le corps combat une infection, mais chez les personnes âgées, même une légère augmentation de la température peut indiquer un problème sérieux.
Une sensation de fatigue ou de faiblesse anormale, en raison de la perte de fluides et d’électrolytes, du stress que l’infection impose à son corps, du manque d’appétit et de l’incapacité à conserver les nutriments.
Certains empoisonnements, notamment par les poissons et crustacés, affectent parfois le système nerveux, causant :
La déshydratation est une complication souvent constatée lors d’intoxications alimentaires, avec :
Quand devez-vous consulter ?
Heureusement les intoxications alimentaires sont le plus souvent bénignes, de courte durée et se passent de traitement médicamenteux. Certaines situations nécessitent cependant de consulter un médecin:
Nous vous conseillons de consulter rapidement en cas de:
Vous devez consulter en urgence en cas de signes de déshydratation:
Dès l’apparition de ces signes, il est important de consulter rapidement un médecin. Cela permet de confirmer le diagnostic avec lui (avec la prescription éventuelle d’une recherche de germes dans les selles), d’éviter d’éventuelles complications de santé, et surtout de signaler aux autorités dès lors que plusieurs personnes ayant partagé le même repas ou le même aliment sont malades.
Si vous avez des symptômes de l’intoxication alimentaire, il est préférable de consulter un médecin pour recevoir un diagnostic et un traitement adapté. Si vous êtes une femme enceinte ou une personne fragile en raison de votre état de santé, il est d’autant plus important de consulter en cas d’intoxication alimentaire.
Consultez rapidement un médecin depuis chez vous, décrivez vos symptômes et recevez un traitement sur ordonnance si nécessaire.
Ne vous déplacez pas, des médecins généralistes sont disponibles en téléconsultation de 6h à 23h chaque jour. Prenez RDV avec un médecin généraliste en quelques minutes et consultez dans la journée ! Recevez une ordonnance si nécessaire.
| Agent Pathogène | Aliments à Risque | Délai d'Apparition des Symptômes | Symptômes Principaux |
|---|---|---|---|
| Staphylococcus aureus | Dérivés du lait, plats cuisinés mal conservés | 2 à 4 heures | Vomissements, douleurs abdominales, diarrhées |
| Clostridium perfringens | Plats cuisinés mal conservés | 8 à 24 heures | Diarrhée isolée sans fièvre |
| Salmonella | Viandes crues ou peu cuites, volaille, fruits de mer | 12 à 24 heures | Diarrhée aiguë, fièvre |
| Campylobacter | Viandes et produits dérivés insuffisamment cuits, lait cru | 2 à 5 jours | Diarrhées (souvent sanglantes), douleurs abdominales, fièvre |
| Norovirus | Coquillages, crustacés, crudités | 24 à 48 heures | Vomissements, douleurs abdominales, diarrhées |
En attendant la prise en charge médicale, voici quelques bonnes pratiques pour prévenir les complications :
Adopter une alimentation saine : une fois que les vomissements et la diarrhée ont diminué, introduisez des aliments légers et faciles à digérer comme des bananes, du riz, de la compote de pommes et des toasts. Évitez les aliments gras, épicés ou riches en fibres jusqu’à ce que la personne se rétablisse complètement.
Encouragez la personne à boire de l’eau en petites quantités, mais fréquemment. Évitez les boissons sucrées ou caféinées qui aggravent la déshydratation. Si nécessaire, optez pour des solutions de réhydratation orale (disponibles en pharmacie).
Le traitement de l’intoxication alimentaire consiste avant tout à corriger les symptômes grâce aux mesures diététiques et à un traitement médicamenteux adapté.
Lors d’une intoxication alimentaire, on conseille de privilégier certains aliments et d’en éviter d’autres afin de permettre au corps de se remettre aussi rapidement que possible. De manière générale, on recommande de manger des plats simples et peu assaisonnés afin de faciliter la digestion.
Un apport en eau suffisant (au moins 2 litres par jour), afin d’éviter la déshydratation liée aux diarrhées et vomissements. Privilégiez l’eau, l’eau sucré ou les bouillons de légumes. Chez l'enfant ou les personnes agées, donner un soluté de réhydratation orale (SRO) dès que possible.
Au-delà de ce qu’on mange, ce qui est primordial en cas d’intoxication alimentaire, c’est de boire de l’eau tout au long de la journée afin de compenser les pertes hydriques de l’organisme et d’éviter la déshydratation (qui correspond à un manque d’eau et de sels minéraux dans le corps). Il est également important de prendre le temps de se reposer, surtout en cas de symptômes sévères.
Pour se remettre rapidement d’une intoxication alimentaire, évitez les aliments très gras, épicés, sucrés, ainsi que les boissons caféinées et l’alcool. Ces aliments demandent davantage de temps et d’énergie à votre intestin pour être digérés.
Il doit s’adapter au type et à l’intensité des symptômes. Il comprend:
En cas de déshydratation sévère, l'hospitalisation s'impose pour assurer une réhydratation par voie veineuse.
Tous ces médicaments sont vendus en pharmacie sans ordonnance, mais nous vous conseillons de consulter préalablement un médecin. Il pourra vous indiquer quel traitement vous convient. En revanche, le traitement n’est pas toujours uniquement symptomatique. C’est pour cela qu’il est souvent conseillé de consulter car un médecin peut vous prescrire un traitement antibiotique pour soigner votre intoxication alimentaire si celle-ci dure trop longtemps par exemple.
Il faudra probablement réaliser une analyse (coproculture) pour trouver la bactérie responsable et adapter le traitement.
Si le médecin le juge nécessaire, il pourra vous prescrire une ordonnance en téléconsultation.
Le seul autre « remède de grand-mère » que nous pouvons vous conseiller dans le traitement de l’intoxication alimentaire, c’est de boire beaucoup. Il faut vous hydrater régulièrement en buvant par petites gorgées.
Enfin, le traitement homéopathique d’une intoxication alimentaire est loin d’être suffisant. Il faut bien souvent un traitement antibiotique, et vous devez vous le faire prescrire par un médecin.
Une intoxication alimentaire n’est jamais une partie de plaisir. Respecter la chaîne du froid. Nettoyer soigneusement les plans de travail et aliments peut éviter des intoxications alimentaires.
Voici quelques conseils qui devraient vous permettre d’éviter les intoxications alimentaires:
Vous pouvez aussi choisir d’utiliser deux planches à découper : l’une pour les viandes et poissons, et l’autre pour les légumes. Enfin, porter une attention particulière à la cuisson des aliments.
Il est très important de rester bien hydraté lors d’une intoxication alimentaire. C’est pourquoi, l’eau est la boisson à privilégier.
Une fois qu’on a répondu à la question « Que manger en cas d’intoxication alimentaire ? », on peut alors s’intéresser à la prévention.
Chaque année, des milliers de personnes tombent malades à cause de la salmonelle, une bactérie qui vit naturellement chez les volailles et peut contaminer les œufs. Cette contamination se fait soit à l’intérieur de l’œuf (dès sa formation), soit par la coquille si elle entre en contact avec des fientes, de la litière sale ou de l’humidité. Même avec seulement quelques poules au jardin, le risque existe et peut provoquer des intoxications alimentaires chez vous ou vos proches.
Pour les particuliers ayant un élevage privé ou les petits éleveurs, empêcher cette contamination est essentiel, non seulement pour la santé des consommateurs, mais aussi pour la pérennité de leur élevage. Ramassez vos œufs tous les jours et gardez-les propres.
Par manque de vigilance ou d’hygiène alimentaire, par souci d’économie, en raison de troubles cognitifs liés à la démence, à la perte de l’odorat ou de la vue, il arrive que les personnes âgées vivant seules consomment des aliments avariés ou contaminés par des bactéries dangereuses. Chez les personnes âgées, plus fragiles et vulnérables, la contamination à l’un des pathogènes responsables peut se transformer en une vraie menace pour leur santé. Pour eux, les symptômes associés peuvent dangereusement s’intensifier.
Bien que les établissements comme les hôpitaux ou les Ehpad suivent des protocoles stricts sur le nettoyage, le service et la préparation des repas, ces mesures de sécurité sont difficiles à respecter pour une personne âgée vivant seule à son domicile. En tant que proche aidant ou membre de son entourage, plusieurs aspects sont à contrôler :
La cuisine, source de prolifération de bactéries, est la pièce à passer au crible :
Si ni le senior ni un membre de la famille ne peut prendre en charge les repas ou le nettoyage de la cuisine, envisagez de faire appel à une aide ménagère ou à une aide à domicile. Ces professionnels de l’accompagnement peuvent être financés par des aides de l’État, telles que l’APA.
Au delà de l’hygiène en cuisine, plusieurs aliments sont à proscrire des repas, car porteurs de bactéries toxiques :
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