L’élevage de cochons domestiques implique de bien connaître l’animal, son fonctionnement et ses besoins. Ce n'est que de cette façon que vous pourrez espérer offrir à votre cochon les conditions de vie épanouissantes qu’il mérite. Cochons de ferme ou cochons nains, ils mangent tant qu’il y a de la nourriture à disposition induisant beaucoup d’idées reçues en matière d’alimentation. Il est important de connaitre les bases de la nutrition des cochons afin d’être capable de leur fournir une ration équilibrée répondant à leurs besoins spécifiques.
Même avec une nourriture parfaitement équilibrée, il est important de surveiller le poids des cochons qui peuvent rapidement en prendre. Un cochon peut rapidement devenir obèse, ce qui va nécessairement finir par impacter sa santé (cécité et arthrose notamment). Il est donc important d’être capable d’identifier si un cochon est maigre, en surpoids, obèse, ou se situe à un poids correct.
Enfin et surtout, les cochons ont besoin d’avoir de l’eau fraîche à volonté. L’eau est un des nutriments les plus essentiels pour le cochon. Les cochons boivent souvent et en grande quantité. Ils peuvent consommer de 7 à 10 % de leur poids par jour en eau. Ils mourraient très rapidement s’ils ne pouvaient pas boire ces quantités.
Une façon de contrôler l’apport d’eau journalier est de mouiller la nourriture que vous lui donnez. Les granulés de nourriture spécial cochon nain doivent être mouillés abondamment afin d’obtenir une consistance similaire à celle d’une purée. Une gamelle d’eau fraîche doit donc toujours être à disposition au moment des repas ! Un bon apport d’eau entre les repas peut être fait en laissant brouter votre animal plusieurs heures par jour.
Si vous ne voulez pas que votre cochon joue au foot avec sa gamelle d’eau, et se retrouve sans eau pendant des heures, veillez à ce que celle-ci soit très lourde et ait des bords pas très hauts.
Une première erreur est de penser qu’un cochon sait s’arrêter de manger lorsqu’il est à satiété. Car ce n’est pas le cas : les cochons ne savent pas quand ils ont assez mangé et sont capables d'absorber de la nourriture en permanence. À chaque fois que vous lui donnez à manger, il se ruera d’ailleurs sur sa ration comme s’il avait été privé de nourriture pendant plusieurs jours.
Une seconde erreur est de ne pas se départir de l’idée que la silhouette d’un cochon est forcément ronde. En réalité, un cochon au bon poids est un cochon svelte : si le ventre est un peu rond et si les côtes et les pointes des hanches ne saillent pas, vous devez tout de même les sentir lorsque vous caressez le cochon. Par ailleurs, les animaux domestiques les plus courants sont recouverts de poils. Notre œil est habitué à un certain ratio poids-volume qui est différent pour le cochon et son corps sans poils.
Certes, les plis de la peau sont bien visibles, mais ils ne sont pas un indicateur du poids de l’animal. À l’opposé, des marchands de cochons mal intentionnés sont capables de soutenir qu’on peut s’assurer de la petite taille d’un cochon nain en le sous-alimentant. Évidemment, la taille et le poids du cochon sont déterminés génétiquement. Le ventre ne doit pas toucher le sol et, surtout, le cou, la tête, le pourtour des yeux ou encore la croupe, doivent être exempts de tout pli graisseux.
Vous ne pouvez pas vous contenter de nourrir votre cochon avec des restes de repas. Même s’il est considéré comme un omnivore, l’alimentation qui convient le mieux au cochon est une alimentation végétarienne. Comme vous accueillez un cochon pour en faire un animal de compagnie, il faut bannir la nourriture pour porc d’élevage destinée à engraisser rapidement les animaux, et sans qualités nutritionnelles. Il existe par contre des granulés pour cochons nains. Si c’est ce type de cochon que vous avez choisi d’accueillir, n’hésitez pas à opter pour cette nourriture bien conçue pour répondre à leurs besoins.
La santé des cochons nains est liée à leur alimentation ! Ils ont des besoins spécifiques pour ce qui concerne les vitamines et les sels minéraux, les concentrations en protéines, lipides, glucides et fibres. Vos cochons aimeront certainement toute nourriture que vous leur présenterez (d’ailleurs plus elle sera riche, sucrée ou salée plus ils l’aimeront.
Ils ne présenteront pas ou peu de signes extérieurs de mauvaise santé ou de carence (sauf peut-être une peau sèche et qui desquame ou des problèmes de transit car ce sont les deux premiers signes d’un mauvais équilibre alimentaire). Mais tôt ou tard cela finira par jouer sur la santé de votre animal d’une façon ou d’une autre : obésité, mauvaise ossification, carences, problèmes rénaux, de transit…
Les cochons ne sont pas différents de nous au niveau de l’alimentation. Une alimentation composée de produits d’origine végétale répond parfaitement aux besoins des cochons nains car elle est beaucoup moins riche en protéines et en lipides qu’une ration contenant des produits d’origine animale. Les cochons comme les humains sont omnivores ce qui veut dire qu’ils ont la capacité d’assimiler des protéines qu’elles soient d’origines végétales ou animales.
Petit rappel pour ceux dont les cours de nutritions remontent au lycée : Supprimer les aliments d’origine animale de l’alimentation d’un omnivore ne génère aucune carence en protéine. En effet, les aliments d’origine végétale contiennent des protéines végétales ! Et une protéine qu’elle soit d’origine animale ou végétale reste une protéine ! Pour info, une protéine est un assemblage d’acides aminés : il y a en tout 22 acides aminés différents.
La qualité reflète le type d’acides aminés contenus dans la protéine. Par exemple, le soja et le poisson sont deux des sources de protéines (l’une végétale l’autre animale). Le taux de protéine ne reflète que la quantité de protéines contenue dans une nourriture mais pas la qualité des protéines (donc la diversité des acides aminés apportés).
Eviter absolument les croquettes pour chien ou chat qui sont toxiques pour les cochons. On entend dire parfois qu’une poignée de croquette pour chien mélangée à la nourriture habituelle du cochon est une bonne chose pour améliorer la sécheresse cutanée de la peau mais c’est faux ! Il ne faut évidemment pas nourrir les cochons avec des aliments « tout prêts » pour d’autres animaux. Les besoins nutritionnels sont très variables d’une espèce à l’autre. Même à dose normale (0.4-0.7%) le sel peut devenir toxique si les cochons n’ont pas d’eau en quantité suffisante.
L’éducation et la méthode d’apprentissage du cochon sont basées sur la récompense. On leur donne des « friandises » pour chaque bonne action de leur part. Voici des exemples de ce qui est appelé « friandise » dans ce document : bouts de concombre, courgette, pomme, etc.
Si vous donnez un aliment spécifique pour cochons nains, vous n’avez pas besoin de donner de vitamines ou de complément alimentaire, car ils seront déjà inclus à l’aliment. Si vous nourrissez votre animal avec une ration ménagère (qu’on déconseille) des cures de vitamines peuvent être données.
Dans les élevages français, l’alimentation des porcs n’est constituée que de produits végétaux sélectionnés pour leurs grandes qualités nutritives. L’alimentation des porcs répond à des exigences qualitatives et sanitaires strictes. Les éleveurs de porcs assurent à leurs animaux une alimentation adaptée à leurs besoins. A la naissance, le porcelet tète le colostrum, très riche en anticorps, véritables défenses naturelles essentielles au début de sa vie.
Au sevrage, un porcelet pèse déjà 8 kilos et consomme surtout de la poudre de lait mélangée avec du blé et des céréales en flocons. Cette phase dure 5 à 6 semaines. Pendant la phase d’engraissement, le porc absorbe tous les jours un kilo de nourriture. Grâce à une préparation essentiellement constituée de maïs, de blé et d’avoine, de pois et de soja, il grossit de 600 grammes par jour.
Les céréales, comme le blé ou le seigle, peuvent constituer jusqu’à 75 % de l’alimentation des porcs, ces derniers devant être engraissés pour la production de viande. Certains éleveurs ont fait le choix de fabriquer eux-mêmes leurs aliments. C'est le cas de plus de 35% des éleveurs, qui cultivent eux-mêmes ou achètent directement les matières premières, principalement des céréales et des graines oléoprotéagineuses.
L’autonomie alimentaire est un facteur clé de rentabilité des élevages de porcs bio. En effet, l’aliment représente 75 à 80 % du coût de revient. Il est donc important de bien connaître les besoins alimentaires des animaux et les matières premières intéressantes à valoriser pour couvrir ces besoins.
Les quantités d’aliments à prévoir pour un élevage sont fonction du nombre d’animaux, des performances de prolificité des truies et de la croissance des animaux. L’alimentation des porcs repose sur 3 besoins principaux à satisfaire par différents apports : l’apport énergétique, l’apport azoté et l’apport minéral. Ces besoins varient selon l’âge et le poids des animaux.
C’est pourquoi, il est important de disposer d’un aliment pour chaque stade physiologique (ou catégorie d’animaux) afin de maîtriser la conduite alimentaire et les performances :
Le porc est un omnivore, il peut se nourrir d’aliments très divers. Il valorise bien les graines et en particulier les céréales, mais aussi les protéagineux tels que les pois ou les féveroles. Les apports alimentaires peuvent être raisonnés en quantité d’aliment en kg par animal.
Mais toutes les quantités d’aliment ne se valent pas ! Si l’on veut aller plus loin dans l’évaluation des besoins des animaux, on raisonne les apports par catégorie et par type d’apport : énergie, protéines afin d’avoir des aliments équilibrés.
Les besoins qualitatifs sont différents selon les stades. Il existe une plage de variation possible relativement importante pour les caractéristiques principales de l’aliment (énergie et lysine). Il n’y a pas de concentration énergétique optimale pour un aliment, les animaux pouvant ajuster leur consommation journalière.
En revanche, la teneur en protéines et en particulier en lysine doit être ajustée de façon proportionnelle à l’augmentation de la valeur énergétique des aliments. Une adaptation des apports en protéines est toutefois possible et même nécessaire en fonction du potentiel génétique des animaux, et du niveau de performances recherché. A noter qu’en production biologique, l’aliment 1er âge est peu utilisé, car les animaux sont sevrés à 42 jours, ils font alors environ 11 kg.
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