Vous vous êtes déjà demandé pourquoi une simple crêpe peut coûter entre 3,50 € et 9 € selon les lieux ? Que vous soyez sur un stand à emporter ou dans une crêperie traditionnelle, le mystère des prix crepes s’explique par des réalités insoupçonnées…
Mon cher lecteur, on me demande souvent : « Mais enfin, comment une crêpe peut-elle coûter si peu de choses à produire, mais générer si peu de profit pour les crêperies ? » Savez-vous ce qui justifie cet écart ? Il ne s’agit pas seulement du Nutella ou du jambon ajouté.
Dans le pays de Lorient, le prix d’une crêpe de blé noir complète (jambon, œuf, fromage) peut varier du simple au double. S’il s’agit d’une recette simple, le prix varie selon la qualité des produits et de la charge salariale, que ce soit sur place ou à emporter.
Le prix de sa crêpe complète : 7,85 €. Un tarif légèrement au-dessus de la moyenne du territoire qui est autour de 7,70 €. Georges n’a pas de mal à détailler son coût de production « entre 3,70 et 3,90 € ».
La réalité est toutefois bien loin de ces clichés et je vous propose dans cet article d’analyser plus en détail ce qui caractérise la rentabilité d’une crêperie.
Vous l’avez sûrement remarqué : une même crêpe peut coûter 3,50€ à emporter et jusqu’à 6€ en terrasse d’une crêperie. Qu’est-ce qui explique ces écarts ?
La base d’une bonne crêpe réside dans ses ingrédients. Un œuf bio de poule élevée en plein air représente 0,30€ l’unité, contre 0,10€ pour un œuf standard.
Le savoir-faire du crêpier joue aussi un rôle crucial. Préparer des fruits frais poêlés à la perfection ou réaliser une sauce maison demande du temps et de la main-d’œuvre.
La localisation géographique : Une crêperie à Honfleur paie 2 600€ de loyer mensuel, contre 555€ à Flassans-sur-Issole.
Le type de service : Le service à table engendre des coûts supplémentaires : set de table, panier de pain, vaisselle à nettoyer.
Les charges fixes du restaurant : L’extraction des fumées représente 10 à 15% des charges fixes d’une crêperie.
Malgré un coût matière modeste, la crêpe doit faire face à des réalités économiques incontournables.
Savez-vous ce qui fait croire que les crêperies attirent les foules ? Le faible coût de fabrication d’une crêpe comparé à son prix de vente. Pourtant, derrière cette idée reçue se cache une réalité plus complexe…
Ce n’est pas la marge sur une crêpe qui fait la réussite d’une crêperie, mais bien le volume de crêpes vendues.
Une crêpe au sucre ne coûte que 0,35 € à produire grâce à des ingrédients simples : farine, œufs, lait. Mais savez-vous pourquoi ces coûts restent si bas ? Parce que les quantités utilisées par personne sont minimes, et que les stocks se conservent longtemps.
Une galette complète atteint 1,75 €, restant sous 2 € grâce à des produits durables. Et pourtant, elle se vend 5 € en crêperie.
« La marge brute sur une crêpe est très élevée, pouvant atteindre 80% à 90%. Sur le papier, la crêpe est l’un des plats les plus rentables en restauration. Une galette à 9 € génère 7,25 € de marge brute. Mais ce calcul ignore les charges fixes… et c’est là que tout bascule.
Saviez-vous que la moitié des coûts d’une crêperie viennent du personnel et du loyer ? Voici le défi : le ticket moyen tourne autour de 12 €, l’un des plus bas du secteur. Même avec une marge brute de 80%, il faut vendre en masse pour couvrir les coûts.
Loyer, électricité pour les crêpières, salaires du personnel : tout cela pèse lourd. Résultat : 3 320 € de bénéfice. Soit 9,39 % de marge globale, loin des 80 % initiaux.
Vous l’aurez compris : sans affluence régulière, même la plus bretonne des crêperies peine à équilibrer ses comptes.
Avez-vous déjà imaginé que derrière chaque crêpe à 5€ se cache une gestion aussi complexe que celle d’un restaurant gastronomique ?
Prenons l’exemple d’une crêperie fictive standard : 45 places assises, 2 patrons, 3 salariés, ouverte 6 jours sur 7. Après déduction, la marge globale mensuelle s’équilibre à 3 320,13 €, soit un maigre 9,39 % de rentabilité. Ce chiffre contraste avec les 80 % de marge brute sur une crêpe unitaire, illustrant combien la réalité économique diffère des apparences.
Si l’extraction de fumées greve les finances, le choix d’une crêpière solide et performante reste un levier de rentabilité.
Contrairement aux idées reçues, une crêpière professionnelle représente un budget raisonnable, surtout en gamme « Standard » (à partir de 296 € HT pour un modèle électrique 35 cm).
Cher(e) ami(e), si vous vous demandez quel est le prix d’une crêpe, sachez que cela dépend de l’endroit où vous la dégustez ! En Bretagne, une crêpe au sucre achetée sur un stand à emporter tourne autour de 3,50 €, tandis que dans une crêperie traditionnelle, elle peut atteindre 5 €.
Les crêpes garnies, comme celle au Nutella (6 € en crêperie) ou les galettes complètes (jusqu’à 9 €), voient leur prix grimper en fonction des ingrédients et du cadre.
Voici un secret de fabrication : le coût de revient d’une crêpe est bien plus modeste que son prix de vente ! Pour une crêpe au sucre, comptez environ 0,35 € de matières premières. Avec du Nutella, cela monte à 0,64 €, et une galette complète (jambon, œuf, fromage) nécessite 1,75 € de fournitures. Incroyable, non ? Mais attention, chère connaissance : ces chiffres ne prennent pas en compte les charges fixes comme le loyer ou l’électricité.
Si vous optez pour des crêpes prêtes à l’emploi en supermarché, comme les 12 crêpes Carrefour à 5,49 €, le prix au kilo est de 11,44 €.
Toutefois, chère gourmand(e), rien ne vaut le plaisir de les faire soi-même ! En crêperie, une portion unique varie entre 3,50 € et 9 € selon les garnitures.
En tant que Bretonne, je dois vous dire que le mythe de la « machine à cash » est exagéré. Oui, la marge brute est élevée (jusqu’à 90 %), mais la réalité est plus complexe.
Par exemple, une crêperie fictive standard réalise un bénéfice mensuel de 3 320 € après avoir généré 35 360 € de recettes.
Pourquoi ? Pour réussir, il faut être ingénieux : ouvrir tard, proposer des crêpes spéciales, et miser sur un équipement durable comme une Krampouz Kemper.
Une crêpe nature, ou « simple », est l’essence même de notre tradition bretonne. En stand à emporter, elle coûte environ 3,50 €, tandis qu’en crêperie, le cadre et le service justifient 5 €.
C’est d’ailleurs souvent la base pour ajouter des garnitures. Et si vous rêvez de la faire chez vous sans vous ruiner ?
Sur un marché de Noël, les crêpes deviennent presque magiques… et un peu plus chères ! En raison de la demande saisonnière et de l’ambiance féerique, comptez entre 5 € et 7 € pour une crêpe classique. Les galettes complètes peuvent atteindre 8 € ou plus, selon les garnitures.
Pour les amateurs de douceurs, une crêpe flambée au caramel beurre salé est un must-have de Noël.
Ah, cette question qui fait sourire les crêpiers ! La première crêpe sert à « chauffer » la plaque de la crêpière, surtout si elle est en fonte. En Bretagne, on l’appelle parfois « la ratée », mais c’est une étape indispensable pour que les suivantes soient parfaites. Heureusement, avec une crêpière moderne, comme celles que je teste pour vous, ce gaspillage diminue.
Si vous songez à vendre des crêpes, voici les démarches à suivre. En tant qu’artisan, vous devez déclarer votre activité au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) et choisir un statut juridique (auto-entrepreneur, EURL, etc.). Si vous travaillez sur des marchés ou des événements, une licence temporaire peut être nécessaire. Et si vous utilisez des ingrédients bios ou locaux, pensez à valider leurs origines. Enfin, une assurance professionnelle est indispensable pour couvrir les risques.
Le salaire d’un patron de crêperie varie selon la taille de l’établissement, sa localisation et sa fréquentation. Avec les chiffres de notre crêperie fictive, le bénéfice mensuel est de 3 320 € avant prélèvements sociaux. Cependant, ces revenus sont partagés entre les associés et les réinvestissements.
En tant que Bretonne, je vous dis ceci : si vous cherchez à devenir riche rapidement, la crêpe n’est pas la solution.
Ce vendredi 2 février, nous fêtons la Chandeleur. Après la galette des Rois, place aux crêpes donc.
2, 3, 4 euros ? Chez les restaurateurs, la crêpe est réputée pour être le produit sur lequel les marges sont les plus importantes. Cependant, si les coûts des ingrédients pour fabriquer la pâte sont faibles, les tarifs ne dépendent pas uniquement de ces derniers.
Les prix affichés sont en effet aussi déterminés par le coût de la main-d’œuvre et de l’emplacement du point de vente.
Une habitante de Saint-Malo a récemment dénoncé les prix appliqués par un vendeur de crêpes en partageant une photo sur les réseaux sociaux. Sur le cliché, la crêpe beurre-sucre est affichée à 4 euros. Et en Bretagne, certains professionnels s’agacent de cette hausse des prix, craignant pour leur réputation, rapporte 20 Minutes.
Nos confrères ont donc comparé les tarifs pratiqués dans l’Hexagone et ont constaté qu’à Toulouse, une crêpe est vendue à 2,50 euros dans un foodtruck contre 4,50 euros sur la Grand’Place de Lille.
« Le problème, ce n’est pas le prix de mes crêpes, c’est celui du pouvoir d’achat. Mon prix, c’est un juste équilibre. Il sert d’abord à récompenser l’humain qui fabrique les produits », explique à 20 Minutes Morgan Hector, restaurateur breton qui vend les fameuses crêpes à 4 euros.
« Le problème de la crêpe, c’est que tout le monde peut en faire chez soi. Donc, les gens pensent que c’est un plat pas cher. Mais ce qui coûte cher, c’est le temps de travail pour les faire », argumente auprès de nos confrères Bertrand, fondateur de Crêpes magiques.
Et de poursuivre : « Et ça, la maman qui les prépare le dimanche au goûter, elle ne le compte pas. Personne ne se plaint de payer sa pizza 12 euros. Et pourtant, ça coûte 1,80 euro à faire, la même chose qu’une galette complète ».
Selon lui, « le prix d’un produit se définit selon son environnement, selon le prix qu’un client est prêt à mettre. C’est l’offre et la demande qui régulent tout ».
« Ceux qui vous parlent de l’inflation pour expliquer la hausse du prix, c’est ‘bullshit’ (du baratin). Car même si vous avez 20 % d’augmentation de vos matières premières, on parle toujours de quelques centimes d’euros sur chaque crêpe », ajoute-t-il.
Mais outre le coût du travail, c’est surtout l’emplacement du point de vente qui définit le prix d’une crêpe.
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