Le CLA, acronyme de Conjugated Linoleic Acid (en français acide linoléique conjugué), est un type de graisse que l’on retrouve dans certains aliments. Il est également disponible sous forme de complément alimentaire, souvent pris pour favoriser la perte de graisse. C’est un supplément très apprécié des sportifs en période de sèche.
Mais le CLA présente-t-il des dangers pour la santé ? Quels sont ses bienfaits et quels sont les effets indésirables ?
Le CLA est un acide gras oméga-6 que l’on trouve naturellement dans la viande et les produits laitiers, en particulier ceux provenant de ruminants nourris à l'herbe. Il est devenu populaire en tant que complément alimentaire en raison de ses prétendus effets bénéfiques sur la perte de graisse, l'amélioration de la composition corporelle et la santé en général.
Comme la carnitine ou le guarana, le CLA te permettra de perdre de la graisse.
Le CLA diminue l’activité de la lipoprotéine lipase (LPL), une enzyme qui transfère les triglycérides (graisses) circulant vers les adipocytes. Cela entraîne une diminution des triglycérides stockés dans les adipocytes. Le CLA aide également à stimuler la lipolyse (combustion des graisses). C’est ce dernier point qui est très important, car il permet de perdre de la graisse durablement et d’éviter l’effet « yoyo ».
Il suffira de quelques écarts alimentaires ou de repas trop riche en glucides et lipides pour que ces adipocytes se remplissent à nouveau de triglycérides (graisse).
Les aliments riches en CLA sont les viandes de la plupart des ruminants nourris à l’herbe qui t’apportent du CLA. Une règle générale, plus l’alimentation des animaux est naturelle plus la quantité d’oméga 6 est élevée.
Viande bovine française, riche en CLA
Bien que les recherches soient encore en cours, le CLA a été associé à plusieurs avantages potentiels pour la santé :
La consommation de CLA est donc indispensable pour les pratiquants de musculation même s’il faut croire que sa consommation a des effets secondaires sur le corps. Bien que le CLA soit généralement considéré comme sûr pour la plupart des gens, il peut entraîner des effets secondaires chez certaines personnes, surtout à des doses élevées :
Il est nécessaire de connaître s’il contient des isomères c9, t11. Le plus souvent, le complément alimentaire à base de CLA est obtenu par transformation de l'acide linoléique qu’on trouve dans les huiles de soja, de tournesol et de carthame. L’acide linoléique conjugué de type « trans-10, cis-12 » a tendance à augmenter le mauvais cholestérol et à créer une résistance à l'insuline. Le CLA qui contient uniquement du «trans-10, cis-12» a également un impact négatif sur le diabète. Une étude récente associe par ailleurs la consommation de CLA à une détérioration de la souplesse des artères, mais cela mérite encore d’autres études concluantes avant de statuer.
Cependant, le CLA ne constitue pas un grand danger pour le corps à condition de bien surveiller le dosage par jour.
Avant de commencer à prendre des compléments de CLA, il est important de prendre certaines précautions :
Les brûleurs de graisses, que l’on retrouve aussi bien en ligne qu’en magasin de fitness et en pharmacie, sont souvent au cœur de débats. Accusés de promettre des résultats miraculeux pour la perte de poids et la sèche musculaire, ces compléments alimentaires n’ont pas toujours eu bonne presse. Mais leur mauvaise réputation est-elle justifiée ? Sont-ils vraiment dangereux ? Ont-ils des effets secondaires à redouter ?
Avec son nom transparent, le brûleur de graisses - aussi nommé fat burner ou brûle graisse - est un actif venant des aliments ou de compléments alimentaires qui ont pour action d’aider à éliminer plus facilement les graisses du corps. Son appellation est un peu réductrice, car il ne brûle pas réellement les graisses : ce ne sont pas des bûches dans une cheminée ! Le brûleur de graisses mobilise le tissu adipeux afin qu’il soit utilisé en priorité pour produire de l’énergie et faire fonctionner l’organisme.
Même si le but général est sensiblement le même pour tous les brûleurs de graisses, on en distingue plusieurs types. Ils n’utilisent pas tous le même mécanisme d’action.
Comme tout produit sur le marché, les brûleurs de graisses peuvent avoir des effets secondaires liés aux actifs présents dans le complément alimentaire. On ne peut donc pas faire une liste exhaustive des effets secondaires puisqu’ils sont spécifiques à chaque produit. En trop grande quantité, la carnitine peut provoquer nausées, vomissements, diarrhées et maux de ventre. En ce qui concerne la caféine, elle peut causer des insomnies, une agitation, un risque d'hypertension et de maladies cardiovasculaires , ou encore des maux de tête. Ces effets sont valables indépendamment de l’origine de la caféine, qu’elle soit artificielle, ou extraite du thé vert, du guarana ou de la noix de cola.
Oui et non ! Paracelse disait que “la dose fait le poison”. Si cela ne s’applique pas à tout, cette phrase est vraie dans de nombreux cas, dont ceux des brûleurs de graisses. Mais si vous n’êtes pas en surdosage, les brûleurs de graisses ne présentent pas de grand danger.
Autre point d’attention : l’aspect psychologique ! Les brûleurs de graisses ne sont pas des baguettes magiques qui vont transformer votre silhouette du jour au lendemain sans effort.
La caféine contenue dans les brûleurs de graisses est déconseillée pour les personnes souffrant de maladies cardiaques, de troubles de l’estomac, de problèmes de rein, de troubles anxieux, mais aussi les femmes enceintes et allaitantes.
Infographie de l'ANSES sur les compléments alimentaires
Faut-il gober tout ce que veulent nous faire avaler les fabricants de compléments alimentaires ? L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et de la santé) profite de l’occasion pour alerter une nouvelle fois sur les dangers de ces produits hybrides, à la frontière de la médecine et de l’alimentation.
« Une grande partie de la population pense à tort qu’en prendre est pertinent pour combler des déficits. Même lorsqu’ils ont une alimentation satisfaisante, certains imaginent que le plus est le mieux, déplore Irène Margaritis, adjointe au directeur de l’évaluation des risques. Or, au contraire, un excès de vitamines et minéraux présente un risque. » Et ce n’est pas le seul problème rencontré avec ce type de produit, encadrés de manière trop lâche.
À la différence des médicaments, leurs fabricants n’ont pas à demander d’autorisation de mise sur le marché. Et leurs principes actifs très variés, qu’ils viennent de plantes, de minéraux ou autres, ne sont pas toujours bien connus. C’est ce que rappelle Aymeric Dopter, chef de l’unité d’évaluation des risques liés à la nutrition : « Pour certains d’entre eux, les connaissances sont maigres. On peut s’interroger sur la pertinence de consommer des substances dont on ne sait pas grand-chose. Sur Internet en particulier, on découvre le côté obscur de ce marché : on vend absolument tout et n’importe quoi ! »
Dans le cadre de sa mission de nutrivigilance, l’Anses recueille régulièrement des signalements d’effets indésirables dus à la consommation de compléments alimentaires. Chaque année, une petite vingtaine sont assez préoccupants pour faire l’objet d’alertes. Selon Fanny Huret, responsable de cette mission, différentes causes expliquent la toxicité de ces produits.
Elle peut venir des ingrédients eux-mêmes. Ainsi, en 2020, des gummies supposés rendre les cheveux brillants ont provoqué des problèmes hépatiques sévères chez 2 consommatrices, dont l’une a dû recevoir une greffe de foie. Le lien entre la consommation du produit et les effets délétères a été jugé « très vraisemblable », mais la raison exacte (interaction entre les ingrédients ou avec leur pilule contraceptive, adultération ou autre) n’a pas pu être déterminée.
Les compléments à base de Garcinia cambogia ont, eux, provoqué maints effets indésirables et même un décès : leur substance active est interdite dans les médicaments. Autre exemple, la levure de riz rouge, pour laquelle nous avions montré des problèmes de sous-dosage ou surdosage, peut présenter une toxicité hépatique et musculaire.
Elle peut être la conséquence d’interactions. Ainsi, les compléments à base de mélatonine ou de pavot de Californie, pris en cas de troubles du sommeil, interagissent avec de nombreux médicaments.
Elle peut avoir pour origine la falsification frauduleuse des principes actifs. De nombreux exemples de ces adultérations ont été mis au jour dans le domaine des compléments minceur ou de ceux à visée érectile.
Elle peut enfin s’expliquer par le mésusage. C’est le cas chez ces parents qui, au lieu de se rendre en pharmacie pour se faire délivrer des médicaments, achètent de la vitamine D sur Internet pour leurs bébés et se trompent sur les quantités. À la clé, des conséquences irréversibles pour les reins.
Au regard de tous ces risques, l’intérêt des compléments alimentaires apparaît très réduit. L’Anses cite de rares cas dans lesquels une supplémentation est utile, voire indispensable :
Pour le reste, on l’aura compris, l’Agence déconseille d’avoir recours aux compléments alimentaires dont « la consommation est banalisée, à tort ».
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