Fondée en 1819, la Maison Foucher incarne l’élégance et le raffinement de la chocolaterie parisienne. Près de 20 ans avant la première mercerie qui deviendrait plus tard le célèbre Bon Marché, elle était déjà là. Nichée au cœur du Faubourg-Saint-Germain (VIIe), enveloppant le quartier de la rue du Bac et de la rue de Babylone de ses effluves légèrement torréfiées, la « Fabrique de chocolats » célèbre ses 200 ans.
Deux siècles de chocolats fins, d'une histoire familiale qui se prolonge, deux siècles de patrimoine parisien ancré et d'un exceptionnel mariage de l'art et du chocolat. Entre les « bonbons de chocolat » et leurs écrins à dévorer des yeux, l'histoire d'amour est presque aussi ancienne que l'épicerie-chocolaterie du 126 rue du Bac, dans laquelle Louis-Aubin Foucher, modeste mais ambitieux fils de paysans franciliens, fait ses armes d'entrepreneur dans « l'épicerie de choix ».
Au début du XIXe, l'épicerie fine et plus encore le chocolat sont à l'aube d'un essor : spécialités de luxe dont le Paris cossu et aristocratique commence à s'enticher. L'exotisme du cacao, les mille vertus dont il est paré, les visionnaires auront perçu la folie qui fait bientôt se multiplier les chocolateries. Rue du Bac, la plupart ont depuis disparu. Mais pas Foucher, dont l'épopée familiale est aujourd'hui pilotée par la 6e génération des descendants de Louis-Aubin.
En 200 ans, la maison Foucher est passée du 126 au 134, seule concession à laquelle elle a dû se résoudre, lorsque les missionnaires ont voulu récupérer leur bien. En 1852, elle dut aussi composer avec l'arrivée de son nouveau voisin, le Bon Marché. Un mastodonte commercial dont Louis-Aubin fera judicieusement un « Plus », en revendiquant sa situation « près du Bon Marché ». La maison et son chocolat gagnent en notoriété autant qu'en qualité. Ses effluves planent même dans le décor de « Jaco et Lori », un court roman de l'historien Jacques Bainville (1879-1936): « Une fabrique de chocolat répand ses arômes sur la chapelle des Missions », décrit l'auteur en évoquant ce quartier dans les années 1880.
Depuis cette époque, la fabrication a quitté Paris, mais le berceau est resté. Petite vitrine et grande maison, dont on pousse la porte en ayant déjà savouré des yeux les coffrets de chocolats. Ces boîtes illustrées sont l'autre spécificité de l'entreprise familiale : des œuvres d'art, que la maison Foucher doit largement à Caroline, l'épouse de Louis Foucher, qui invite des artistes à créer des dessins pour les coffrets de prestige.
Nous sommes alors à la charnière du XIXe et du XXe, la fabrique s'est déjà agrandie trois fois, et s'est lancée dans l'exportation et la livraison par coursiers à vélo. A partir de 1902, Foucher livre à domicile par un service de coursiers en triporteurs.
Aujourd'hui Louis-Alexandre Grangé préside le Conseil d'administration resté exclusivement familial. « Il y a toujours eu une véritable exigence artistique, confirme-t-il. Toutes ces œuvres qui ornent les boîtes font partie intégrante de la tradition et de la qualité. Exigence artistique et exigence de qualité vont ensemble, on fertilise notre histoire et nos recettes ! », sourit-il.
Sur ses épaules repose l'avenir d'une maison au fonctionnement presque atypique, à l'heure des enseignes à succursales mondiales et des boutiques modélisées, comme des musées. Foucher exporte mais sa seule véritable présence à l'étranger est le fruit un peu incongru d'une amitié et d'un partenariat de longue date avec... la famille Kondo, fondatrice de l'entreprise japonaise de confiserie Matsukazeya.
Foucher devient en 1973 le premier chocolatier français implanté au Japon. « Ce qui porte, c'est l'attachement à une histoire qui continue de s'écrire », sourit ce trentenaire qui ne se destinait pas nécessairement, ou pas si vite, à la tête de Foucher. En 2013, la disparition de son père a réveillé l'attachement de Louis-Alexandre à cette maison où plus jeune, il donnait « des petits coups de main en boutique ».
Un livre, exclusivement vendu en boutiques Foucher, retrace les 200 ans d’histoire, de chocolat et d’art.
Les avis des clients reflètent une expérience majoritairement positive, mettant en avant la qualité des produits et l’accueil en boutique. Depuis plus de deux siècles, la Maison Foucher perpétue la tradition chocolatière française. Située au cœur de Paris, elle offre une gamme variée de chocolats artisanaux, élaborés avec des ingrédients de qualité.
Les spécialités de la maison incluent des pralinés, des ganaches, des truffes, ainsi que des confiseries telles que les orangettes et les pâtes de fruits.
La présentation des chocolats Foucher fait partie intégrante de l’expérience client. Les boîtes rigides, sobres et élégantes, sont souvent choisies pour des cadeaux. Le soin apporté à chaque emballage renforce le sentiment de luxe. Cette élégance est également saluée dans les avis de L’Atelier du Chocolat.
Les boutiques, notamment celle de la rue du Bac, offrent un cadre calme et chaleureux. Le personnel y est souvent décrit comme attentif et souriant. L’ambiance y est feutrée, presque intimiste, idéale pour prendre le temps de choisir ses chocolats.
Des remarques portent sur une variabilité dans la qualité des produits, avec des chocolats parfois jugés trop sucrés ou manquant de finesse. Le service client est un autre point d’attention. Des avis mentionnent un accueil parfois froid ou peu professionnel, notamment en période de forte affluence.
La Maison Foucher demeure une référence dans le paysage chocolaterie parisien, alliant tradition et qualité. Cependant, pour maintenir son excellence, une attention particulière à la constance de la qualité des produits et à l’expérience client est essentielle.
François Ducerne est un ancien barman qui a travaillé dans de nombreux bar parisiens en tant que mixologue, il a donc des très bonnes connaissances des cocktails, des spiritueux et des alcools en général.
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