Chaque année, le 2 février marque un événement qui réunit tant les grands que les petits : la Chandeleur. C'est une tradition pour laquelle on ne se pose même pas la question : qui dit Chandeleur dit crêpes. Mais une question reste en suspens : d'où provient cette fête ?
La Chandeleur est toujours fêtée 40 jours après Noël. A savoir : le 2 février. Une date qui n’est pas choisie au hasard puisqu’elle correspond à un événement bien particulier de l’Histoire. On compte 40 jours après la date de Noël, le 25 décembre, soit le jour de la naissance du Christ selon l'église. La chandeleur correspond à la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem.
La Chandeleur est aussi appelée fêtes des chandelles. C'est une fête qui met à l'honneur la lumière sous toutes ses formes, tant celle du jour, que celle des bougies, que la lumière de la grâce divine.
Entre les classiques au sucre, au chocolat, au miel, à la confiture et les plus élaborées parfumées à l'orange et à la fève de tonka , cette fête est incontestablement un événement à ne pas manquer.
Si la Chandeleur a trouvé sa place dans les traditions chrétiennes à partir du Ve siècle (depuis 1372, elle est aussi associée à la Purification de la Vierge Marie), la fête trouve ses origines dans plusieurs rites païens, au sein de cultures diverses.
Originellement une fête païenne et latine, elle est transformée par la suite en fête chrétienne. Commençons avec un peu d’étymologie, Chandeleur du latin festa candelarum signifie « la fête des chandelles ».
Les premiers récits racontent que dès l’antiquité chaque peuple célébrait à sa façon la fin de l’hiver. Ces fêtes se déroulaient au mois de février, à la période où les jours se rallongent peu à peu.
Chaque année vers la mi-février, les Romains célébraient Lupercus, dieu de la fécondité et des troupeaux, lors des Lupercales. Ils défilaient souvent à la nuit tombée à la lumière de torches et mangeaient ensemble des galettes de blé. C'est probablement de cette fête que provient la Chandeleur actuelle.
Chez les Romains, on célébrait le 15 février les Lupercales. Une fête en l’honneur du dieu Lupercus, dieu de la chasse et de la fécondité. Les célébrations étaient principalement composées d’un rituel de purification et de fécondité pour les bergers et leurs troupeaux. Les Lupercales célébraient la fin de l’année dans le calendrier romain. Des cierges étaient allumés à minuit, et des galettes de céréales étaient partagées en guise d’offrande pour invoquer le retour du soleil. Rondes et de couleur jaune, les galettes de céréales symbolisaient le soleil.
Dans les civilisations scandinaves, germaniques et celtes, on retrouve des traces de célébrations pour fêter la fin de l'hibernation de l'ours, animal vénéré par ces cultures.
Chaque 1er février, les peuples celtes fêtaient Brigit, la déesse de la fertilité, et célébraient l'approche du printemps et l'allongement des jours.
Chez les Celtes, on célébrait le 1er février l’Imbolc. Une commémoration de la fin de l’hiver et du début du renouveau. Imbolc signifie lustration, soit un rite de purification lors d’un changement de période. Exactement à mi-chemin entre l’hiver et le printemps, cette fête mettait à l’honneur Brigit la déesse de la fécondité et de l’abondance. Les célébrations incluaient également des offrandes de nourriture aux divinités celtes symbolisant la richesse et l’abondance pour l’année à venir.
Ces deux fêtes païennes auraient inspirées la Chandeleur Chrétienne. Pour éradiquer les traditions païennes et remplacer l’Imboc et les Lupercales, le pape Gélase Ier aurait été le premier à organiser des processions aux flambeaux.
Célébrée le 2 février, la Chandeleur commémore la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem. À l’instar de Noël, de L’Épiphanie ou de l’Assomption, la Chandeleur se fête, chaque année, à la même date.
Marie et Joseph, en effectuant ce geste 40 jours après la naissance de leur premier-né, perpétuent ainsi une coutume hébraïque. Autrefois, on célébrait aussi la Purification de la Vierge Marie, les « relevailles » de la mère, suite à son accouchement.
Il est indiqué dans l'évangile que Marie et Joseph présentèrent Jésus au temple 40 jours après Noël, c'est-à-dire le 2 février.
Au moment de la diffusion du christianisme dans l’Empire romain, les fêtes païennes sont encore très suivies. Il faut les reprendre au compte de l’Église. La Chandeleur remplace ainsi les Lupercales, fêtes en l’honneur de Lupercus, dieu de la fécondité, qui se déroulaient autour du 15 février.
À leur arrivée au Temple, Marie et Joseph croisent un vieillard du nom de Syméon. Dans son évangile (2, 22-40), Luc raconte ainsi la scène : "Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple".
La Chandeleur est donc la célébration chrétienne de la Présentation de l'enfant Jésus au Temple de Jérusalem par Marie. Cet épisode biblique est rapporté par Luc dans son évangile.
La présentation des enfants au Temple faisait partie des actions obligatoires dans la foi juive à laquelle appartenaient Marie, Joseph et bien sûr l'enfant Jésus. Cette prescription hébraïque stipulait donc que chaque premier-né mâle devait être consacré au Seigneur. Il s'agit d'un rite de purification. La naissance de l'enfant doit être rachetée, échangée contre le sacrifice d'un animal : deux tourterelles ou deux colombes.
En arrivant dans le Temple, Marie qui porte son enfant Jésus et Joseph sont interpellées par deux personnages prophétiques : Syméon et Anne.
Syméon ne mourrait pas tant qu'il n'aurait pas connu le Messie. Poussé par l'Esprit Saint vers le Temple, il voit Jésus le prend dans ses bras et le bénit. Il dit à Dieu que maintenant il peut quitter ce monde et mourir. Il révèle à Marie et Joseph que Jésus est la lumière qui éclairera les nations païennes et les peuples d'Israël.
Anne, une vielle femme veuve extrêmement pieuse louera l'enfant en le voyant et parlera de cette scène et de l'enfant à toutes les personnes qu'elle rencontrera par la suite.
Au-delà des processions aux chandelles célébrant le retour de la lumière, un autre rituel marquait cette fête : la préparation de galettes de blé. « Ces galettes, rondes et dorées, représentaient le soleil, symbole du rallongement des journées », explique le sociologue de l'alimentation.
Dès les Lupercales, pour célébrer la fin de l’année, on allumait des cierges à minuit et on mangeait des galettes de céréales pour invoquer le retour du Soleil. Rondes et jaunes, galettes et crêpes ressemblent au disque solaire.
Aucun texte ne mentionne exactement l'origine de cette tradition populaire. Mais à y regarder de plus près, le terme chandeleur tire son nom du mot latin "candela" signifiant "chandelle". Les croyants disposaient des chandelles dans leur maison pour ainsi assurer d'une bonne récolte aux agriculteurs.
C'est au Ve siècle que cette fête est associée aux "chandelles" par le pape Gélase Ier qui organisa des processions aux flambeaux en l'honneur de la présentation de Jésus au Temple.
À partir du IVème siècle, la Chandeleur est alors célébrée le 2 février, en tant que fête de la Présentation de Jésus au temple à Jérusalem. Pour la fête des chandelles, le pape faisait distribuer des crêpes aux pèlerins arrivant à Rome et défilant avec des chandelles pour célébrer la présentation de Jésus au temple.
Cette pratique païenne aurait été reprise par le pape Gélase Iᵉʳ. On raconte qu’il distribuait des crêpes aux pèlerins venus à Rome.
Quand il instaura la Chandeleur, le pape Gélase Ier fit distribuer des galettes - faciles à réaliser - aux nombreux pèlerins qui arrivèrent à Rome. De plus, la crêpe étant confectionnée avec la farine excédentaire de la récolte de l’année précédente, elle est un symbole de prospérité.
Les galettes offertes sont réalisées à partir de farines de la récolte de l’année précédente : un symbole de prospérité pour les récoltes à venir. La recette de ces galettes de céréales s’approche de la recette des crêpes que l’on déguste aujourd’hui : farine de céréales, sel, eau et matière grasse.
Aujourd'hui, si la Chandeleur est devenue une réunion familiale ou amicale, quelques superstitions autour du sujet demeurent. Si vous souhaitez connaître d'où vient cette tradition de faire sauter une crêpe en ayant une pièce dans la main gauche, la suite est à écouter...
Plusieurs traditions y sont associées, comme celle de faire sauter la première crêpe de la main droite en tenant un louis d’or (ou une pièce) dans la main gauche. Une bonne récolte serait promise aux paysans qui feraient des crêpes ce jour-là, et la prospérité serait assurée à celui qui fera sauter la première crêpe de la main droite, en tenant une pièce d’or dans la main gauche.
La Chandeleur est entourée de nombreuses légendes et superstitions. Traditionnellement, les paysans célèbrent la Chandeleur en mangeant des crêpes, symbolisant la richesse et l’abondance pour l’année à venir. Il était coutumier de faire sauter la première crêpe de la main droite, tout en tenant fermement un louis d’or (ou une pièce d’or) dans la main gauche pour obtenir des récoltes abondantes. Cette première crêpe était ensuite garnie de la pièce d’or et placée en haut d’une armoire jusqu’à l’année suivante.
Il est d'usage de retourner une crêpe en la faisant sauter dans la poêle avec une pièce, à l'origine un Louis d'or, dans la main gauche. Si la crêpe retombe impeccablement plate dans la poêle, alors c'est une signe de prospérité financière pour l'année à venir.
Certains, notamment dans le Sud-Ouest, placent même la première crêpe en haut d’une armoire pour assurer bonheur et prospérité au foyer toute l’année.
Il était aussi de coutume de placer la première crêpe repliée sur une pièce de monnaie au-dessus de l'armoire de la maison pour attirer la bonne fortune et les récoltes abondantes sur la maison. On jetait alors la crêpe de l'année précédente et donnait la pièce à un mendiant ou un nécessiteux.
Faire des crêpes à l'occasion de la Chandeleur (ou de Mardi Gras, souvent) est une tradition partagée par les Français et les Belges, on la retrouve assez peu dans d'autres pays chrétiens. Pourtant, c'est aussi une fête importante ailleurs dans le monde.
Aujourd'hui, la Chandeleur telle qu'on la connaît est célébrée principalement en France, mais aussi en Suisse et en Belgique. Une tradition similaire existe au Mexique, où le 2 février est un jour férié. En revanche, on n'y mange pas de crêpes, mais des tamales, des pâtes de maïs avec une garniture salée ou sucrée.
Aux États-Unis et au Canada, cette journée est appelée le "Jour de la marmotte" (Groundhog Day en anglais) où la coutume est d'aller observer les marmottes sortir de leur hibernation... Pas de crêpes pour nos amis d'Outre-Atlantique, mais toujours cette notion des jours qui rallongent et la promesse du printemps.
| Pays | Tradition | Plat traditionnel |
|---|---|---|
| France | Manger des crêpes | Crêpes sucrées ou salées |
| Belgique | Manger des crêpes | Crêpes |
| Mexique | Fête et célébrations en famille | Tamales |
| États-Unis et Canada | Jour de la marmotte | Aucun plat spécifique |
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