L'appareil Photo Brownie Flash de Kodak : Un Aperçu de Son Histoire et de Sa Valeur

Le Kodak Brownie Flash est une petite box en plastique (bakélite ?) fabriquée en grand nombre durant les années 50. C’était un appareil destiné aux hyper-débutants. Son design est simpliste, tout comme les fonctionnalités qu’il propose. C’est un boîtier très commun que vous croiserez quasiment sur chaque vide-greniers où vous vous rendrez. Aujourd’hui, quelques mots sur le Kodak Brownie Flash, appareil que l’on trouve très couramment aux puces. Il s’agit d’un petit appareil de type box, produit par Kodak Pathé en France entre 1950 et 1961. Il mange des pellicules 620 (6x6), a un objectif en verre avec une ouverture de f/15 et une broche pour flash Kodak B. Il a deux vitesses d’obturation : 1/50s (environ) et pose longue.

Le Kodak Brownie Flash est une petite box en plastique (bakélite ?) fabriquée en grand nombre durant les années 50. C’était un appareil destiné aux hyper-débutants. Son design est simpliste, tout comme les fonctionnalités qu’il propose. C’est un boîtier très commun que vous croiserez quasiment sur chaque vide-greniers où vous vous rendrez.

Cet appareil est à lui tout seul une véritable légende du 20e siècle : en effet, ces appareils photos instantanés (en opposition aux appareils précédents qui nécessitaient de garder la pose plusieurs secondes) était des modèles tout simples et bon marché qui furent fabriqués par Kodak de 1900 à 1980 !! Le premier modèle, lancé en février 1900, était constitué d’un boîtier en carton et d’un objectif à ménisque ; on ne fait pas plus simple !

La conception de l'appareil Brownie est l'oeuvre d'un dénommé George Eastman qui a ainsi littéralement révolutionné le monde de la photographie.

Le Kodak Brownie Flash est une petite box en plastique (bakélite ?) fabriquée en grand nombre durant les années 50. C’était un appareil destiné aux hyper-débutants. Son design est simpliste, tout comme les fonctionnalités qu’il propose. C’est un boîtier très commun que vous croiserez quasiment sur chaque vide-greniers où vous vous rendrez.

Le Kodak Brownie Flash est une petite box en plastique (bakélite ?) fabriquée en grand nombre durant les années 50. C’était un appareil destiné aux hyper-débutants. Son design est simpliste, tout comme les fonctionnalités qu’il propose. C’est un boîtier très commun que vous croiserez quasiment sur chaque vide-greniers où vous vous rendrez.

A la fin de la seconde guerre mondiale, Kodak dispose en France de deux usines historiques : celle de Sevran qui depuis les années 20 est dédiée au développement des films et celle de Vincennes, anciennement Pathé, et depuis 1927 Kodak-Pathé, où on fabrique les films.

C'est ce que va faire Kodak sur la base de quatre séries d'appareils : Les 127 dont le nom commence par Star, les Pony, 135 d'entrée de gamme, les Retinette, 135 de qualité plus élevée et les foldings au format 620. Pour chacune de ces séries, Kodak utilise comme base des appareils existants également aux USA ou en Grande-Bretagne.

On peut se poser la question d'une réelle fabrication ou d'un simple assemblage intégrant des objectifs d'origine française.

Les foldings 620 vont avoir quatre types successifs. Ce sont tous des appareils métalliques, ce n'est qu'à la troisième version qu'apparaît le capot en Ténite1. L'ouverture et le déploiement du soufflet sont automatiques.

Les ciseaux sont horizontaux sur les trois premières versions. Sur la quatrième, ils sont en diagonale, marquant ainsi une rupture dans la filiation des modèles. C'est également cette seule version qui a le capot à main gauche.

La dernière version française est simplifiée, puisqu'elle n'a plus le système de fermeture de l'abattant par appui sur la plaque située entre les deux jambes qui soutiennent le bloc objectif/obturateur. 1 Ténite désigne un thermoplastique dont le nom a été déposé par Eastman en 1939.

Le capot est métallique. Le capot est à main gauche. __________L'objectif du modèle 21 est un modeste Angénieux Anastigmat 6,3/105 mm.

Parmi les acteurs de cette histoire, il y a eu bien sûr les pionniers Nièpce, Nadar, Talbot… les inventeurs et bricoleurs de génies, mais aussi, assez vite, les fabricants de supports sensibles qui ont permis à la photographie de sortir du cercle restreint des créateurs farfelus pour devenir populaire.

Plusieurs marques ont laissé leur nom dans l’histoire de la photo, mais deux d’entres elles se dégagent nettement : Kodak & Fuji. Les autres ont laissé également leur nom, mais plus spécialement dans la production de pellicules, papier et chimies. Elles ont le plus souvent sombré avec l’arrivée du numérique.

L’historique Kodak a été fondée par Georges Eastman en 1881. En 1888 Eastman lance une pellicule souple qui visait le public amateur, potentiellement important aux Etats-Unis et fonde une société à visées internationales. Il cherche un nom facile à prononcer et à mémoriser, pour cela il prend le K, initiale du nom de sa mère, ajoute le O et le A présents dans toutes les langues; le D aurait été choisi au hasard.

Très vite l’appareil que commercialise la firme comme vecteur de la pellicule devient populaire. Le système imaginé par Eastman est simple : une fois la pellicule de 100 photos terminée, la client dépose l’appareil dans une boutique de photographe qui l’envoie à l’usine Kodak. Celle-ci retourne les photos développées et tirées et l’appareil rechargé d’une nouvelle pellicule.

Kodak devient synonyme de box (appareil photo en forme de cube). C’est à cette époque que Kodak invente le slogan publicitaire: « Déclenchez, nous faisons le reste !

En 1898 Kodak sort un «folding pocket», un appareil qui, plié, tient dans une poche. Sur un des grands côtés, un capot se déplie et du boitier sort un bloc objectif/obturateur qui glisse sur des rails fixés dans le capot en tirant un soufflet. L’appareil fait des photos de 57 x 82mm.

En 1935 Kodak élabore une pellicule de 35mm couleur inversible, c’est à dire donnant des diapositives projetables. La sensibilité est de 21° DIN (25 ASA). Elle s’appelle Kodachrome.

En 1946 Kodak lance l’Ektachrome, dont le développement peut être fait par n’importe quel laboratoire photographique. L’Ektachrome va rapidement devenir la pellicule de référence des professionnels, même si elle est jugée un peu froide. A tel point que toute diapo va être appelée Ekta.

En 1948 Kodak remplace la cellulose, inflammable, par le triacétate. Pour les boitiers, Kodak vise le marché populaire avec des box mises au goût du jour comme les Brownies (1900-1967), Brownies flash (1955), ou les Instamatics (1963-1966)

La firme lance également un tout petit folding de format 35mm, le Retina (1951-1954), suivi de la Retinette (1961-1967), fabriqués en en Allemagne. Ces appareils connaitront un énorme succès.

Dans les années 80 Kodak va lancer un nouveau format et les appareils qui vont avec le Disc et les Kodak Disc 3500 (1983), 3600(1986 à 1990) et suivants. La pellicule est formée d’une série de petits carrés assemblés sur le bord extérieur d’un cercle en carton qui tourne dans un boitier plastique plat que l’on glisse dans l’appareil. Le système présente des similitudes lointaines avec le barillet d’un révolver.

La firme japonaise FUJIFILM est une entreprise ancienne elle aussi, moins que Kodak certes. Puis en 1979 sortent simultanément 4 boitiers reflex: les FUJICA AX-1, AX-3, AX-5 et STX-1 tous les 4 équipés d’une baïonnette X, spécifique à FUJI. Les 3 AX sont des boitiers automatiques plus ou moins sophistiqués, le 5 étant le plus évolué. Le dernier est semi-automatique. Ce sont des appareils de construction métallique, robuste, classiques.

En 1990 Fuji lance sur le marché la Velvia. C’est une inversible de 50 ASA très saturée et extrêmement fine, aux bleus et aux verts profonds. Très vite Kodak perd du terrain.

En 1996 Kodak lance l’opération APS. Autour d’un format plus petit qui utilise une pellicule de 24mm de large et dont le format initial est 16,7 x 30,2 mm. Cette pellicule devait être dotée d’une piste magnétique. Sur cette piste seraient enregistrés les paramètres de prise de vue. Ces « exifs » devaient permettre d’optimiser le tirage des photos.

Les boitiers seront plus petits, les objectifs également. Minolta, Fuji, Nikon, Canon suivront Kodak dans cette aventure. Ce sera un échec qui accélérera la fin de l’argentique qui se profilait depuis une dizaine d’années.

Cette histoire est comme un écho de ce que qui s’est passé avec les appareils photos 30 ans auparavant, Kodak et Fuji rejouant la partition des Foca, Zeiss Ikon et Contax face aux Nikon, Pentax et Canon ou encore celle de la baïonnette du Rectaflex italien de Telemaco Corsi pérennisée et devenue mondiale sur les Pentax et les Nikon.

Le talon d’Achille de Kodak résidait dans la place hégémonique qu’occupait la marque sur le marché mondial d’un côté, et la vision du monde qu’avaient les Américains alors. Pour eux, de façon très sincère et honnête, l’Amérique est le monde.

La taille du marché américain, les tendances isolationnistes récurrentes, le rôle central dans la victoire dans la Seconde Guerre Mondiale puis le leadership du monde libre dans la Guerre Froide, tous ces éléments ont construit un regard spécifique sur le reste du monde (et du marché) qui est particulièrement évident chez KODAK.

Kodak n’ a pas vu venir Fuji. Quand Fuji se lance en 1990 sur le marché mondial, on sourit chez Kodak, sûr de sa supériorité. D’autant plus que les premières pellicules Fuji, calées sur la carnation de peau des « jaunes », donnent des résultats pitoyables avec la « délicate carnation des Irlandais ».

Fuji corrigera cet oubli très rapidement, en souriant in petto sur la carnation rose cochon des « blancs ». Les Ektas, dont le nom avait remplacé le mot diapo dans le monde de la photo professionnelle, vont céder la place à la Velvia et à la PROVIA 100.

Les professionnels continueront à dire une « Ekta » pour une diapo, mais désormais ce sont des pellicules Fuji qu’ils posent sur les comptoirs des labos. L’effacement progressif de Kodak, absent du marché des appareils de haut de gamme, va lui faire perdre sa place de leader visible.

De façon paradoxale, les Etat-Unis n’ont jamais été des producteurs notables de boitiers télémétriques et reflex de type professionnel. Aux Etats-Unis on ne percevra pas à sa juste valeur pas le choc entre les constructeurs européens et les japonais. Kodak porte à l’évidence une part de responsabilité dans cette cécité et cette non-réactivité. Son cœur d’activité était la pellicule.

Les autres branches, « mineures » ont mieux survécu, mais Kodak est passé à côté de la mutation, sans en voir la portée. Un fait est symbolique de cette grande mutation qu’est le passage de la photographie argentique à la photographie numérique : la matrice de Bayer, élément cardinal de la photographie numérique, est née chez Kodak, et la marque est totalement absente du marché des boitiers numériques.

Couronnement de cet fait symbolique, personne ou quasiment personne ne sait qu’une firme issue de Kodak, mais qui ne porte pas le nom de Kodak, produit une bonne partie des grands capteurs de MF. Paradoxe ou grimace moqueuse de l’histoire, Kodak ne va pas savoir négocier le virage du numérique. Alors que les premiers pas dans ce domaine ont été faits chez Kodak.

Dès 2012, la marque est menacée de faillite et passe en chapitre 11 de la loi US sur les faillites, ce qui lui permet d’être protégée. Elle vend des brevets en quantités. Sous la marque True Sense Imaging sont produits des capteurs haut de gamme pour MF.

Mais le paysage photographique grand public a vu disparaître le label Kodak. Il convient cependant de relativiser le propos et de « ne pas tirer sur l’ambulance » KODAK. Les constructeurs européens, spécialisés dans les boitiers, n’ont pas beaucoup mieux résisté. Ils ont disparu, ou ont été rachetés par les Japonais. Leica,qui a survécu miraculeusement, est l’exception qui confirme la règle.

Cette période recèle quelques faits anecdotiques parfois savoureux : Contax a été racheté par Yashica, (puis Kyocera) et les petits Finecam numériques (très bons) se sont vendus en Allemagne sont la marque Contax, partout ailleurs sous la marque Yashica… quand la susceptibilité se fait instrument de marketing!

De cette période charnière de l’histoire de la photographie on peut s’essayer à tirer un enseignement sinon une conclusion. Des acteurs importants du paysage photographique des temps argentiques n’ont survécu que 2 sortes d’acteurs, FUJI qui produisait des pellicules et ce qui l’accompagne -papiers, chimies , etc.

Nikon, Canon, Leica, Hasselblad qui produisaient déjà des des appareils haut de gamme ou très haut de gamme. Pentax a failli disparaître et s’en sort actuellement par le rachat et la production d’appareils haut de gamme comme le 645 et la montée en gamme avec le 24×36. les autres ont disparu, à la transition argentique/numérique, ou plus tard, laminés par l’arrivée des smartphones.

Le monde de la photo souffre du syndrome de la bipolarité. Il n’est pas le seul, la concurrence foisonnante est tellement fatigante, n’est-ce pas?

Caractéristiques du Kodak Brownie Flash

Voici un aperçu des caractéristiques techniques du Kodak Brownie Flash :

  • Type d'appareil: Box camera
  • Fabricant: Kodak Pathé (France)
  • Période de production: 1950-1961
  • Format de pellicule: 620 (6x6)
  • Objectif: En verre, ouverture f/15
  • Obturation: 1/50s (environ) et pose longue
  • Flash: Broche pour flash Kodak B

Pellicules Compatibles

La pellicule utilisée était au format 620, introuvable aujourd’hui. La pellicule utilisée était au format 620 et n’est plus commercialisée aujourd’hui. J’ai réussi à charger une pellicule 120mm dedans (presque la même taille que les pellicules 620).

Kodak Brownie Six-20 Model D

Le Brownie Six-20 Model D a été produit pendant environ une décennie répartie sur les années 40 et 50. Il existe 2 versions de ce modèle :

  • La première, commercialisée de 1946 à 1953 avait une plaque métallique presque entièrement noire en façade. « Six-20 ‘Brownie’ D - Made by Kodak » était inscrit au bas de cette dernière.
  • La seconde (1953-1957), qui est celle présentée ici, possède une plaque décorée de lignes horizontales et est équipée de contacts pour un flash spécifique exclusivement dédié au modèle D.

Conseils d'utilisation

J’ai eu le mien de mon grand-père, et je l’ai entièrement démonté, décapé et nettoyé l’optique et les différentes parties du viseur. Il n’est pas non plus comme neuf car la bakélite est rappée en plusieurs endroits, tout comme la peinture de la pièce métallique frontale.

J’ai trouvé beaucoup de détails et de conseils ici : Kodak Brownie Hawkeye flash model review.

Le Kodak Brownie Flash est bien plus qu'un simple appareil photo ; il est un témoin de l'histoire de la photographie et un symbole de l'accessibilité de cet art au grand public. Sa simplicité et son charme en font un objet de collection prisé, tout en rappelant l'importance de Kodak dans l'évolution de la photographie.

Modèle Période de Production Caractéristiques Notables
Brownie Flash 1950-1961 Box camera, objectif en verre f/15, flash Kodak B
Six-20 Model D (1ère version) 1946-1953 Plaque métallique noire
Six-20 Model D (2ème version) 1953-1957 Plaque décorée, contacts pour flash spécifique

Appareil photo Kodak Brownie Hawkeye Flash 620 - Présentation

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