La question se pose souvent lors du choix d’un bois de chauffage adapté : le figuier est-il réellement une option valable ? Beaucoup s’interrogent en voyant les chutes de branches après l’entretien du jardin, tentés de valoriser ce bois peu recommandé. Le figuier séduit par ses fruits, mais sa place comme bois de chauffage reste controversée. Cet article explore en profondeur les avantages et les inconvénients de l'utilisation du bois de figuier pour le chauffage et le barbecue, offrant des conseils pratiques pour une utilisation optimale et des alternatives pour ceux qui recherchent une meilleure performance.
Le figuier (Ficus carica) est un arbre à croissance rapide, au tronc souvent creux ou irrégulier. Son bois est tendre, fibreux, et contient beaucoup d’humidité à la coupe. Le bois de figuier est également assez nerveux, c’est-à-dire qu’il a tendance à se fendre de manière imprévisible en séchant. Il peut aussi se courber ou se déformer, ce qui le rend difficile à travailler ou à fendre proprement. En réalité, le figuier fait partie des bois tendres ou mous, au même titre que le peuplier ou le saule. Ce type de bois brûle rapidement, mais produit une chaleur éphémère et décevante sur le plan énergétique.
L’expression figuier bois peu recommandé revient fréquemment chez les connaisseurs. Premier constat : le rendement énergétique du figuier est bien inférieur à celui des essences classiques. Même parfaitement sec, il n’apporte pas le pouvoir calorifique nécessaire pour réchauffer efficacement une pièce lors des longues soirées d’hiver. Utiliser du figuier revient à choisir une essence à éviter lorsqu’on recherche l’efficacité thermique. Face aux chênes ou hêtres, grands favoris du feu, le figuier affiche un faible rendement énergétique. Il libère donc peu de chaleur par unité de volume, obligeant à recharger le foyer très souvent.
Même bien sec, le bois de figuier brûle de manière rapide et irrégulière. Il s’enflamme facilement mais produit peu de braises durables. Résultat : la chaleur dégagée ne tient pas dans le temps et il faut réalimenter fréquemment le feu pour conserver une température stable. Cette combustion fugace le rend peu pratique pour les poêles à inertie ou les inserts fermés. Même correctement séché, le figuier entraîne souvent une mauvaise combustion. Sa flamme manque de stabilité, génère parfois beaucoup de fumée et laisse derrière elle de fines cendres ainsi que des suies abondantes. À cause de cette combustion incomplète, utiliser du figuier augmente les risques d’incendie si le ramonage n’est pas effectué régulièrement.
Certains redoutent le terme bois toxique associé au figuier. D’après diverses observations, brûler du figuier sain, sans pesticides ni moisissures, ne libère généralement pas de composés franchement toxiques. Cependant, la formation importante de fumée et de particules remet en cause la qualité de l’air intérieur. Certains utilisateurs rapportent des irritations ou des gênes respiratoires lors de la combustion du figuier, probablement dues aux particules volatiles présentes dans sa fumée. Aucune preuve scientifique majeure n’accuse directement le figuier d’être un bois toxique dangereux.
Un faible rendement énergétique implique forcément une consommation accrue de bois pour obtenir le même effet chauffant. Stocker et transporter d’importantes quantités de figuier devient vite contraignant pour un bénéfice limité côté chaleur. Le bois de figuier contient beaucoup d’humidité au moment de la coupe, ce qui le rend long à sécher. Il faut souvent compter plus d’un an de séchage à l’air libre avant de pouvoir l’utiliser. Pendant cette période, le bois se fend de façon irrégulière, se courbe et peut développer des moisissures si l’endroit de stockage est mal ventilé. Il devient aussi cassant, ce qui complique sa manipulation.
Malgré ses nombreux inconvénients, le figuier trouve parfois une utilité en tant que bois d’allumage. Lors de la préparation, un bois tendre-mou comme le figuier facilite l’allumage car il prend feu facilement, même avec une braise modérée. Si vous venez de tailler un figuier et que vous avez des branches à valoriser, rien ne vous empêche de les conserver pour un usage secondaire. Mais mieux vaut ne pas en faire votre principal stock de chauffage. En revanche, si vous avez la place de stocker du bois sur une longue durée, vous pouvez laisser le figuier sécher à l’air libre pendant au moins 18 mois, puis l’utiliser en complément d’un bois principal.
Sa texture tendre offre une inflammabilité surprenante, presque instantanée. Là où le chêne résiste, le figuier bois de chauffage s’embrase avec une fougue immédiate. Imaginez-le comme le partenaire idéal de votre petit bois habituel. Pour les âmes créatives, sa tendreté en fait un matériau surprenant pour la petite sculpture ou la décoration. Et si l’inspiration vous manque, le broyer pour en faire un paillage au jardin reste un geste élégant de retour à la terre.
Certains utilisateurs isolés associent le figuier à des essences plus résistantes afin de faciliter la prise initiale grâce à l’inflammabilité de ses fibres. C’est une option qui a ses adeptes pour la note parfumée qu’il peut apporter, un peu comme un souvenir d’été. Toutefois, gardez à l’esprit qu’il brûle à une vitesse folle. Il est donc préférable de l’utiliser en mélange ou pour des cuissons très rapides, car il ne tiendra pas la distance pour un long banquet.
Ceux qui souhaitent tout de même exploiter leur figuier doivent suivre quelques recommandations essentielles. Mettre en place une routine de ramonage régulier est indispensable pour lutter contre les dépôts laissés par la fumée épaisse du figuier. L’utilisation du figuier devrait rester ponctuelle. Pendant les saisons froides, les propriétaires de poêles privilégient généralement les essences lourdes et sèches, reconnues pour leur haut pouvoir calorifique. Opter pour ces alternatives aux bois mous permet de garantir chaleur, efficacité et respect des normes environnementales.
Une utilisation raisonnée commence dès la préparation, nous vous recommandons une coupe précoce, suivie d’un fendage soigné, ce qui favorisera un séchage rapide, d’une durée qui variera entre dix-huit et vingt-quatre mois sous abri, ventilé de préférence, pour réduire au maximum l’humidité naturelle. Pour un rangement optimal, bien penser à empiler les morceaux sans contact direct avec le sol et à espacer les rangs pour éviter le développement de moisissures ou de champignons.
Dans le domaine du bois de chauffage, certaines essences sont recherchées pour leur capacité à brûler lentement et à dégager beaucoup de chaleur. En appliquant ces conseils, vous pouvez recycler le bois issu de vos tailles ou abattages tout en conservant un niveau de sécurité et de confort satisfaisant.
| Type de Bois | Pouvoir Calorifique (kWh par stère) | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|---|
| Chêne | 3000+ | Chaleur durable, braises de qualité | Long à sécher |
| Hêtre | 3000+ | Bon rendement, combustion propre | Peut être difficile à allumer |
| Figuier | 2000-2300 | Facile à allumer | Faible rendement, combustion rapide |
L’ensemble des professionnels s’accordent sur ce point : il vaut mieux écarter le figuier autant que possible. Utilisé en toute petite quantité et exclusivement à l’extérieur, le figuier permet d’allumer rapidement un foyer improvisé.
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