Les troubles du comportement alimentaire (TCA), également appelés « troubles des conduites alimentaires », sont des perturbations graves du comportement ayant des répercussions négatives sur la santé physique et mentale. Les TCA touchent près d’un million de personnes en France, majoritairement des femmes (90 %), avec un début souvent à l’adolescence.
On distingue classiquement trois types de TCA :
Un trouble du comportement alimentaire est très difficile à reconnaître. Progressivement, pourtant, une volonté obsessive de rester mince s'installe et les restrictions alimentaires se font de plus en plus importantes. Il démarre très souvent par un régime anodin, souvent encouragé par l'entourage qui y voit une démarche de santé.
Même s'il n'existe pas de perte de poids en général dans la boulimie et l'hyperphagie, c'est aussi la restriction et la mauvaise image de soi qui sont à l'origine des crises alimentaires. Le comportement est en général caché mais certains signes peuvent être révélateurs :
Un trouble du comportement alimentaire n'est pas anodin et peut avoir de graves conséquences à mesure que la maladie progresse. Les troubles du comportement alimentaire (TCA) font partie de ces conséquences sur la santé à court moyen et long termes des violences subies que ce soit dans l’enfance ou à l’âge adulte. Ils peuvent être l’expression d’une mémoire traumatique de ces violences, ou de stratégies de survie pour y échapper ou l’anesthésier.
Conséquences physiques :
Conséquences psychologiques :
Conséquences sociales :
Plus le dépistage se fait tôt, plus le trouble du comportement alimentaire a des chances de guérir. La prise en charge doit cependant être pluridisciplinaire, associant le médecin traitant, des spécialistes (pour les conséquences physiques), des psychiatres ou psychologues, ainsi que des médecins nutritionnistes ou des diététiciens. En complément, il est possible de se tourner vers des pratiques douces, telles que le yoga ou la sophrologie pour gérer son stress. Le rôle de l’environnement familial et amical est également très important. En tant que proche, il est indispensable de ne pas culpabiliser la personne souffrant de TCA et de la soutenir.
La prise en charge doit être globale, combinant un suivi pluridisciplinaire prenant en compte les aspects psychiatriques, nutritionnels et corporels. Dans certains cas précis, une hospitalisation, notamment pour les formes graves d’anorexie, s’impose. Des critères HAS définissent les indications d’hospitalisation dans les TCA.
Parmi les approches proposées, les thérapies familiales sont considérées comme efficaces chez les personnes jeunes souffrant d’anorexie. En TCC, on travaille sur les pensées automatiques, les émotions, les « cravings », la confiance en soi… Tout cela rappelle les techniques utilisées en addictologie. Mais il faut adapter chaque prise en charge à la gravité du cas et à la motivation de la personne.
Il est essentiel de mieux informer, sensibiliser et déstigmatiser ces troubles. Les TCA ne relèvent pas d’un simple « manque de volonté » : ce sont des maladies psychiatriques sérieuses, avec des implications somatiques lourdes et des répercussions importantes sur l’entourage familial. Il faut aussi mieux former les professionnels de santé à leur repérage et à l’orientation vers les filières spécialisées.
| Trouble | Prévalence |
|---|---|
| Anorexie mentale (femmes) | 0,9 à 1,5 % |
| Anorexie mentale (hommes) | 0,2 à 0,3 % |
| Boulimie (11-20 ans) | Environ 1,5 % |
| Hyperphagie boulimique | 3 à 5 % de la population |
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