La production porcine est intrinsèquement liée aux bâtiments d’élevage qui abritent les animaux. En effet, pas d’élevage sans porcherie, ce qui conditionne une grande part des performances techniques et économiques des élevages. Le bâtiment doit permettre le confort et l’expression du potentiel génétique des animaux en les plaçant dans les conditions optimales, qu’il s’agisse de confort thermique ou de l’accès à l’eau et à l’aliment.
De nombreuses exigences encadrent la construction des bâtiments, leurs aménagements et les équipements. Voici les principales exigences :
Les bâtiments des porcheries sont élaborés pour répondre à des exigences multiples comme les performances technico-économiques, les conditions de travail, l’environnement, le bien-être animal, ou encore le cahier des charges du marché de commercialisation.
Ce qu'il faut retenir, c'est que le projet final, lors de la construction d’un bâtiment, doit résulter d’un compromis entre la meilleure qualité possible du bâtiment et le coût global du projet, en fonction du marché dans lequel s’inscrit la production (conventionnel, label…).
A partir de 50 animaux équivalents, tous les élevages de porcs, qu’ils soient conventionnels ou biologiques, doivent respecter la réglementation « installations classées pour la protection de l’environnement ». Cette règlementation a pour but de maitriser au mieux les risques de pollution et nuisances des établissements.
La quantité totale d’effluents d’élevage utilisés sur une exploitation ne doit pas dépasser 170 kg d’azote par hectare et par an.
« En France, la loi du 10 juillet 1976, relative à la protection de la nature, décrit, pour la 1ère fois dans le droit français, l’animal comme un être sensible. A ce titre, « il doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ». Au niveau européen, dans le cadre du Conseil de l’Europe, il s’agit de la convention européenne du 10 mars 1976, sur la protection des animaux dans les élevages (en matière de logement, d’alimentation et de soins).
Le traité d’Amsterdam, signé le 2 octobre 1997, et entré en vigueur le 1er mai 1999, a fait passer les animaux d’un statut de biens marchands à celui d’êtres sensibles au sein de l’UE. En 1998, l’UE a adopté une décision pour approuver la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des animaux d’abattage et, par la directive 98/58/CE concernant la protection des animaux dans les élevages, elle a fixé, à son tour, des règles sur les conditions d’hébergement des animaux (locaux et équipements), sur l’entretien des animaux (alimentation, abreuvement et soins) et sur les méthodes d’élevage (prévention des blessures et des souffrances, protection des animaux élevés à l’extérieur). Cette directive constitue le socle de l’arsenal réglementaire, applicable à tous les animaux d’élevage, des normes spécifiques ayant cependant été fixées en 1991 pour l’élevage de porcs (directive 91/630/CEE).
La réforme de la PAC de 2003, dont la mise en œuvre par les états membres était prévue au plus tard pour 2007, a également introduit le bien être des animaux parmi les conditions de paiement des aides directes versées aux agriculteurs ».
Depuis mai 2006, des contrôles « bien être », généralement couplés aux visites en matière de registre d’élevage et de pharmacie vétérinaire, ont pour objectif de vérifier le respect des normes sur la protection des porcs en élevage, après modifications opérées par l’arrêté du 16 janvier 2003.
La directive « bien être » ne fait, en matière de charcutiers, qu’avaliser les règles de bonne conduite qui étaient en place depuis de nombreuses années.
L’élevage sur caillebotis est le plus répandu sur le terrain. On appelle caillebotis, des sols constitués de "pleins" et de "vides". L’objectif est de laisser passer les déjections dans les fentes afin que les animaux restent propres. Ces vides et ces pleins ne sont pas choisis au hasard mais répondent à des normes européennes. Il en est de même pour la surface par animal au sein des cases. Ainsi, pour des porcs charcutiers sortant à plus de 110 kg de poids vif, il faut 1 m2 par porc.
Ce mode de logement apporte un confort de travail satisfaisant et une résistance dans le temps tout à fait correcte. Cependant, le béton est une matière froide qui nécessite d’être montée en température avant l’arrivée des jeunes porcs.
L’élevage de porcs sur litière représente 5 % de la production porcine. Il est notamment la norme pour des productions sous certains cahiers de charges (label fermier, production biologique). L’élevage de porcs sur litière est un paradoxe à lui tout seul.
Plusieurs enquêtes ont permis de faire ressortir les points essentiels à prendre en compte pour l’aménagement des porcheries sur litière. Les tâches liées à l’apport de paille, au curage du fumier et au tri des animaux doivent être pensées de manière à limiter leur pénibilité.
En réponse aux controverses autour de la production porcine conventionnelle, des systèmes de productions dits alternatifs ont récemment vu le jour sur le terrain. En proposant souvent davantage d’espace aux porcs, de la litière partielle voire un accès à l’extérieur, ces systèmes mettent en avant un bien-être animal amélioré.
| Type d'élevage | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Caillebotis | Confort de travail, résistance | Matière froide |
| Litière | Bien-être animal | Pénibilité du travail |
| Alternatif | Espace, bien-être | En cours d'évaluation |
Afin de maintenir les porcs en bonne santé et avec une croissance harmonieuse, il est nécessaire d’avoir une infrastructure et des équipements de qualité dans votre porcherie, et du matériel adapté aux animaux et de maintenir le matériel dans de bonnes conditions d’hygiène. Les différents équipements et matériel pour vos bâtiments dépendent du type d’élevage de porcs ainsi que du nombre d’animaux.
Selon la typologie de l’élevage porcin, certains équipements peuvent être différents. La ventilation représente deux objectifs principaux en élevage : cela va apporter de l’air neuf aux animaux afin qu’ils aient assez d’oxygène mais cela va aussi permettre d’évacuer la vapeur qu’ils produisent dans les salles où ils se trouvent.
Pour le chauffage, il existe trois modes de chauffage : par conduction, c’est-à-dire avec un contact entre l’équipement de chauffage et l’animal comme les dalles à eau chaude pour les porcelets. La lumière peut être naturelle grâce aux fenêtres ou aux puits de lumière mais aussi artificielle grâce aux tubes fluorescents ou bien led.
Les fortes chaleurs peuvent être dangereuses pour le porc, pour cela, la bonne gestion du refroidissement est indispensable. L’alimentation du porc peut se présenter sous deux formes : soupe ou sec. Lorsque que l’alimentation du porc est sous forme de soupe, la distribution est pneumatique.
Tout comme l'alimentation, l'eau est un besoin vital et important dont les porcs ne peuvent pas se passer. De plus, la réglementation bien-être exige « l’accès permanente à de l’eau fraîche en quantité suffisante pour tous les porcs âgés de plus de 2 semaines ».
CohéSim est un outil simple à utiliser, fonctionnant à partir d’une description de la situation de l’élevage (conduite en bandes, chaîne de bâtiments) associée aux données de gestion technico-économique (GTE) de l’atelier.
Cohésim offre à l’utilisateur un diagnostic complet de cohérence de la chaîne de bâtiments de l’élevage, en lien avec l’analyse de l’occupation des unités par les différents lots de porcs d’une part (module 1), et avec l’examen du respect des densités dans les salles de post-sevrage et engraissement d’autre part (modules 2 et 3). En cas d’incohérence, plusieurs scénarios alternatifs optimisés sont proposés (module 4).
L’utilisateur pourra ainsi envisager de vendre des porcelets au sevrage ou en fin de post-sevrage, de réduire son effectif de truies, de construire les places manquantes ou bien de changer de conduite en bandes. Ces alternatives permettent de garantir le respect des surfaces exigées par porc, et d’assurer ainsi les meilleures conditions de logement aux animaux pour qu’ils expriment pleinement leur potentiel génétique.
CohéSim permet d’aller au-delà de l’analyse technique de l’occupation et du chargement des bâtiments, en offrant des éléments d’analyse de la rentabilité des principaux leviers d’action disponibles en élevage. Les résultats obtenus pourront servir de base aux échanges à mener avec l’encadrement technique de l’éleveur, concernant les choix à retenir en vue d’une éventuelle restructuration de l’élevage.
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