Les militants de la cause animale sont adeptes des opérations chocs. Pour dénoncer le sort réservé aux animaux dits « de boucherie », dans les élevages et aux abattoirs, des collectifs organisent régulièrement des actions marquantes.
L'une de ces actions consiste à se transformer en "barquettes de viande humaine". À l’instar de leurs précédentes manifestations, les militants vont s’enfermer nus, recouverts de faux sang et d’un film plastifié, frappé d’un code barre et d’un prix. L'objectif est de marquer les esprits et de susciter une réflexion sur la consommation de viande et le traitement des animaux.
Ces actions ont lieu dans plusieurs villes de France. Par exemple, à Toulouse, cinq "barquettes de viande humaine" géantes ont été placées à la sortie du métro Capitole. À Lyon, une action similaire a été organisée place de la République, où des militants recouverts de faux sang jouaient les animaux morts.
Ces actions sont menées par des associations comme L214, qui milite pour le bien-être animal et l'antispécisme. L214 met en scène une barquette de viande humaine pour inviter le public à s’imaginer à la place des animaux tués pour leur chair, et à susciter une réflexion au sujet de la consommation des animaux. D'autres militants vont à la rencontre du public afin de les informer sur les conditions d’élevage des animaux et les problématiques liées à leur exploitation en tant que source de nourriture.
Carole Mare, co-référente L214 à Toulouse, explique la démarche de l'organisation : "Nous voulons pousser le citoyen lambda à se poser des questions sur l'origine de ce qu'il y a dans son assiette, surtout si ce sont des animaux ou des produits d'origine animale."
Ces manifestations suscitent des réactions diverses. Certains passants sont médusés, tandis que d'autres restent intéressés et soutiennent la démarche. "Ils ont raison de manifester. Il y a trop d'horreur et les animaux méritent plus de respect", témoigne une promeneuse.
Du côté des bouchers, on ne souhaite généralement pas commenter ces événements, considérant que manger ou pas de la viande est une liberté individuelle.
Un exemple frappant de ces actions s'est déroulé à Épinal. Caroline, une militante, s’est allongée dans la barquette puis fut tartinée de faux sang. La pluie diluait le sang qui s’écoulait du cadavre humain et descendait le long de la rigole d’évacuation des eaux au milieu de la principale rue piétonne de la ville. Caroline est finalement sortie, ensanglantée, ce qui a provoqué un attroupement qu’elle aurait bien voulu éviter. Elle dénonce l'exploitation industrielle et la souffrance des animaux.
Cette situation, bien que choquante, est une réalité quotidienne au rayon boucherie, où des milliers d'animaux sont présentés de la même manière.
| Ville | Date | Description de l'action | Organisation |
|---|---|---|---|
| Toulouse | Mai 2016 | Installation de cinq "barquettes de viande humaine" géantes | L214 |
| Lyon | Mai 2016 | Mise en scène d'une barquette de viande humaine avec des militants recouverts de faux sang | L214 |
| Epinal | Juin 2009 | Une militante s'allonge dans une barquette et est recouverte de faux sang | N/A |
| Marseille | Octobre 2011 | Happening avec des militants dans des barquettes géantes et des faux morceaux de chair humaine | Association pour la liberté animale |
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