L’autosuffisance alimentaire est la capacité d’un territoire à répondre aux besoins alimentaires de sa population par ses propres ressources et sa propre production. Elle est la capacité d’un individu, d’une communauté ou d’un pays à subvenir à ses besoins alimentaires sans dépendre de sources extérieures. Elle offre la possibilité pour une entité de produire suffisamment de ressources alimentaires pour répondre aux besoins de sa population.
Souveraineté alimentaire vs libre échange.
Il est important de distinguer plusieurs concepts liés à l'alimentation :
Il ne faut pas confondre la souveraineté avec l’autonomie ou l’autosuffisance. La souveraineté induit une capacité stratégique des acteurs de connaître et gérer leur dépendance en mettant en œuvre des politiques adaptées. L’autonomie désigne la capacité à ne pas dépendre d’autrui, à évoluer indépendamment des autres, ce qui, à l’heure de problématiques communes comme le réchauffement climatique, n’a que très peu de sens. L’autosuffisance, ou l’autarcie, est une situation dans laquelle se trouve un pays ou un individu dont les ressources propres sont suffisantes pour répondre à ses besoins. La souveraineté alimentaire a une dimension beaucoup plus large que la sécurité alimentaire. Elle débouche sur des pratiques concrètes comme par exemple, choisir la diversification des cultures pour préserver l’environnement tout en augmentant la productivité agricole.
Au sens littéral, une « souveraineté alimentaire » en France est quasi-impossible. Ce qui signifierait manger uniquement ce que nous produisons, donc se priver de nombreux produits et en manger d’autres avec excès. Par exemple, selon une récente étude de France Agrimer, notre pays est autosuffisant ou presque sur les céréales, le sucre, le vin et certains produits laitiers. Mais évidemment pas sur les fruits tropicaux, les agrumes, le café, le thé, le cacao, le riz ou certains poissons comme le saumon et le cabillaud.
Il est dit que la plupart des pays du monde n'atteignent absolument pas l'autosuffisance alimentaire. Pire, certaines nations dépendent presque exclusivement d'un seul partenaire commercial pour plus de la moitié de leurs importations, selon une étude des universités d'Édimbourg en Écosse et de Göttingen en Allemagne.
L'équipe de recherche a étudié dans quelle mesure 186 pays étaient en mesure ou non de nourrir leur population uniquement grâce à leur production nationale, en se focalisant sur sept groupes alimentaires nécessaires à un régime sain et durable (régime "Livewell", élaboré par le WWF), riche en légumes et en céréales complètes, modéré en viande et pauvre en matières grasses, en sel et en sucre.
Résultat : plus d'un tiers des pays ne produisent de manière indépendante qu'un ou deux des sept groupes alimentaires essentiels (J. Stehl et al., Nature Food, 2025, avec le soutien du Centre européen d'études avancées).
Un seul pays atteint l'autosuffisance dans les sept groupes alimentaires : le Guyana, en Amérique du Sud. La Chine et le Vietnam complètent les marches du podium, avec une autosuffisance dans six groupes alimentaires sur sept.
Au contraire, le manque d'autosuffisance pointé par l'étude s'avère particulièrement marqué dans les Caraïbes, en Afrique de l'Ouest et dans les États du Golfe.
Ainsi, six pays, principalement situés au Moyen-Orient, ne couvrent pas les besoins d'un seul groupe alimentaire. "Les chocs climatiques transforment le secteur agricole et continueront de s'intensifier", souligne pourtant Alexander Vonderschmidt, co-auteur, dans un communiqué de l'université d'Édimbourg.
Alors que plusieurs pays européens produisent bien plus que nécessaire dans les secteurs de la viande et des produits laitiers, la production nationale des pays africains, elle, est très faible. Moins de la moitié des pays atteignent l'autosuffisance pour les haricots et les pois, ou les noix et les graines, tandis qu'un quart seulement produisent suffisamment de légumes pour répondre à leurs propres besoins.
Ainsi, plusieurs pays d'Europe et d'Asie centrale dépendent d'un seul partenaire pour les légumineuses, les noix et les graines, et de nombreux pays d'Amérique centrale et des Caraïbes dépendent des États-Unis pour la majeure partie de leurs importations de féculents, par exemple.
L'autosuffisance alimentaire est-elle possible ?
Atteindre l’autosuffisance alimentaire présente des défis, notamment l’adaptabilité des pratiques agricoles et la gestion durable des ressources. L’approche par les droits est essentielle dans la définition de la souveraineté alimentaire.
Pour ne pas apparaître comme un simple retour à l’autosuffisance nationale, la souveraineté alimentaire doit clairement promouvoir une approche régionale fondée sur les complémentarités et la solidarité. C’est en 2020, en pleine crise du Covid, que la souveraineté alimentaire refait surface dans l’hexagone.
Avec la pandémie mondiale de COVID-19 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les concepts de sécurité alimentaire et de souveraineté alimentaire s’affichent partout sur la planète. Les difficultés pour des millions de personnes d’accéder à une alimentation saine au quotidien ne sont pas une nouveauté. Elles ont été décuplées par les effets de la guerre et, avant cela, ceux de la pandémie de COVID-19 ébranlant les piliers d’un système alimentaire mondial déjà précaire.
Il faut faire preuve de vigilance et bien séparer les effets conjoncturels, dramatiques au demeurant, du conflit en Ukraine, et les caractéristiques structurelles de l’insécurité alimentaire. En effet, depuis 2019, 150 millions de personnes en plus sont venues grossir le nombre d’individus affectés par la faim, le portant à près de 830 millions en 2021, avant même la guerre en Ukraine.
En 2021, selon la FAO, sur le continent africain, 1 personne sur 5 était touchée par la faim (278 millions de personnes). L’Asie est aussi un continent où le nombre de personnes en insécurité alimentaire est élevé (425 millions de personnes, 9 % de la population) ainsi que l’Amérique du Sud et les Caraïbes (56 millions, 8.6 %). Enfin, 80 % des personnes souffrant de la faim vivent dans les zones rurales et le phénomène touche principalement les petites exploitations familiales qui fournissent pourtant la plus grande partie de l’alimentation mondiale.
A l’heure de la mondialisation des échanges, l’autonomie ou l’autosuffisance alimentaire paraissent utopiques, à moins d’une révolution copernicienne de nos modes de vie. Un nombre très limité de pays ou de territoires sont capables de produire de tout et tout le temps, tant les systèmes alimentaires se sont, fortement standardisés, déterritorialisés et dé-temporalisés au cours des dernières décennies.
Pour atteindre une forme de souveraineté alimentaire, plusieurs démarches sont possibles :
Il est essentiel de promouvoir une approche régionale fondée sur les complémentarités et la solidarité. La solution se trouve dans une redéfinition de nos pratiques alimentaires avec une consommation de denrées de saison, locales ET produites avec des méthodes durables et rémunératrices des producteurs.
Confondre la souveraineté alimentaire avec l’autonomie, l’autosuffisance ou le localisme présente le risque d’une instrumentalisation politique des notions liées à l’alimentation. La mobilisation du concept sert parfois de socle idéologique au repli sur soi, sur son assiette ou sur son territoire, à la satisfaction de ses besoins ou de ceux de sa communauté. Ce repli se ferait pourtant au détriment de la coopération et d’une compréhension collective des interdépendances entre les peuples.
Sécurité et souveraineté alimentaire sont deux notions qu’il faut différencier. De manière schématique, la sécurité alimentaire est un état de fait - celui d’avoir assez de nourriture de qualité - et la souveraineté alimentaire interroge les moyens pour y parvenir et plus spécifiquement les politiques mises en œuvre.
Le débat actuel montre une chose : ces deux notions, et la peur de manquer qu’elles sous-tendent, sont globales et ne sont plus, dans les représentations populaires, l’apanage des pays dits en développement. Après la pandémie et la guerre en Ukraine, ce sont maintenant les canicules et la sècheresse qui poussent les médias généralistes et les réseaux sociaux à s’interroger sur notre capacité à nous nourrir. Va-t-on cet hiver, en France et en Europe manquer de lait, de légumes ou de fruits ? Et au niveau mondial ?
Ne nous y trompons pas, la souveraineté alimentaire n’exclut pas le commerce ni les échanges. Ils peuvent constituer un outil pour atteindre la sécurité alimentaire. La souveraineté alimentaire serait d’ailleurs, pour ses défenseurs, largement compatible avec la mondialisation, à condition que celle-ci soit guidée avant tout par le bien être des peuples (producteurs et consommateurs) et la protection des ressources naturelles.
En outre, la consommation locale, face aux chaînes alimentaires mondialisées, est souvent présentée comme un moyen d’atteindre la souveraineté alimentaire et de limiter l’emprunte carbone individuelle. Là aussi, il ne faut pas tout confondre. Encourager la consommation locale est tout à fait vertueux et permet de soutenir les producteurs, le développement et la résilience des territoires et une répartition plus juste de la valeur ajoutée par la limitation des intermédiaires. Manger local n’est cependant que marginalement lié à la durabilité écologique de l’alimentation.
En France le transport des denrées compte pour 13,5 % des émissions de gaz à effet de serre de notre alimentation. Réduire l’utilisation des pesticides et des engrais, voilà la promesse de l’agroécologie. La réforme de la politique agricole commune (PAC) actuellement en discussion cette semaine promet un verdissement des pratiques tout en assurant une autosuffisance alimentaire.
La politique agricole commune (PAC) relève des compétences partagées entre l'Union européenne (UE) et les États membres. Au cours de sa longue existence, la PAC a fait naître un vocabulaire spécifique, parfois techniques mais aux conséquences bien concrètes sur les territoires ruraux européens. Une bonne partie de ce vocabulaire fait références aux mesures environnementales progressivement adoptées pour atténuer les effets, parfois localement catastrophiques, du productivisme agricole.
La PAC a été réformée cinq fois entre 1992 et 2021. En 2021 une « nouvelle PAC » a été votée et est entrée en vigueur en 2023. Conformément au « Pacte vert pour l’Europe », lancé en 2019, elle doit officiellement encourager la transition vers une agriculture durable (mesures agroenvironnementales, soutien à l’agriculture biologique, aux jeunes agriculteurs...).
Au fil des ans, la production agricole a ainsi pu augmenter rapidement et, vers la fin des années 1970, des excédents sont apparus. Le fonctionnement des mécanismes d’intervention s’est traduit par la constitution de stocks croissants et extrêmement coûteux de céréales, de beurre, de poudre de lait et de viande.
Cette nouvelle PAC conditionne le versement de 35 % des subventions du second pilier à des engagements agroenvironnementaux, et 25 % des subventions du premier pilier au respect d’« éco-régimes ». Ce terme désigne une agriculture respectueuse de « pratiques vertueuses pour l’environnement, en faveur notamment du bien-être animal, de l’agriculture biologique, de la régénération des sols ou de la diminution du recours aux antibiotiques ».
Les projets alimentaires territoriaux (PAT) ont pour objectif de relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines.
Attention aux pièges. Il ne faut pas confondre la souveraineté avec l’autonomie ou l’autosuffisance. La souveraineté induit une capacité stratégique des acteurs de connaître et gérer leur dépendance en mettant en œuvre des politiques adaptées. L’autonomie désigne la capacité à ne pas dépendre d’autrui, à évoluer indépendamment des autres, ce qui, à l’heure de problématiques communes comme le réchauffement climatique, n’a que très peu de sens. L’autosuffisance, ou l’autarcie, est une situation dans laquelle se trouve un pays ou un individu dont les ressources propres sont suffisantes pour répondre à ses besoins. A l’heure de la mondialisation des échanges, l’autonomie ou l’autosuffisance alimentaire paraissent utopiques, à moins d’une révolution copernicienne de nos modes de vie. Un nombre très limité de pays ou de territoires sont capables de produire de tout et tout le temps, tant les systèmes alimentaires se sont, fortement standardisés, déterritorialisés et dé-temporalisés au cours des dernières décennies.
Fait, pour une nation déterminée, de produire au moins de quoi satisfaire ses besoins.
Plus de 40% de la population française achète fréquemment des produits locaux, une dynamique qui fait de plus en plus d’émules. AMAP et Ruches ne cessent de se multiplier sur le territoire. A leur tour, les collectivités se sont saisies du sujet et nombre d’entre elles soutiennent l’agriculture de proximité et les circuits courts.
Bien plus ambitieuse qu’un simple soutien aux circuits courts et à l’agriculture locale, une politique visant l’autosuffisance alimentaire suppose un engagement important de l’ensemble des acteurs du territoire, des producteurs aux consommateurs.
Pour mettre en œuvre cette politique ambitieuse, la ville d’Albi a déjà préempté 73 hectares de friches afin de les proposer à la location aux agriculteurs à hauteur de 70€ par an et par hectare. En échange, les exploitants s’engagent à pratiquer une agriculture biologique et à vendre leur production dans un rayon de 20km.
Est-ce que produits locaux riment vraiment avec écolo ? Souvent assimilé à un mode de consommation plus écologique, le manger local est-il réellement plus vertueux pour l’environnement ? Pour y répondre, il convient de s’intéresser aux étapes de production et de distribution.
Contrairement aux idées reçues, une majorité des impacts environnementaux de la chaîne alimentaire sont constatés dans la phase amont, de production agricole, plutôt que dans la phase de transport. Aussi, 57 % des gaz à effet de serre (GES) sont émis lors de la phase de production et seulement 17 % au moment du transport.
Une grande partie des impacts environnementaux dépendent alors du mode de production. Par exemple, une tomate cultivée sous serre en hiver a un impact en termes d’émissions de GES plus élevé qu’une tomate cultivée en plein champ qui ne nécessite pas d’énergie pour chauffer la serre. Par ailleurs, une distance plus courte ne signifie pas forcément une moindre émission de CO2 à la tonne par kilomètre. Un petit utilitaire peu rempli et revenant à vide émet plus de CO2 par tonne par kilomètre qu’un cargo transportant de grandes quantités sur de grandes distances et de manière optimisée, créant ainsi une économie d’échelle.
Toutefois, l’évaluation des impacts environnementaux ne se résume pas à la seule consommation énergétique ou aux émissions de GES. Il est important de tenir compte de critères de durabilité territoriale plus globaux tels que la préservation des terres agricoles, de la biodiversité, des ressources en eau et des paysages.
Face à l’artificialisation croissante des terres agricoles, la relocalisation de la production alimentaire à proximité du lieu de consommation (généralement les villes) permet de limiter l’étalement urbain et participe à la préservation des terres agricoles françaises qui perdent plusieurs milliers d’hectares chaque année. Entre 2006 et 2014, ce sont plus de 40.000 hectares de terres agricoles qui ont été artificialisées, soit plus de deux fois la superficie du département des Hauts-de-Seine.
Après l’artificialisation des sols, l’hyperspécialisation des territoires constitue une menace importante pour la biodiversité, car elle modifie les paysages et écosystèmes. Néanmoins, il ne faut pas tomber dans le piège du tout local en cherchant à tout prix à tout produire sur place. La production agricole doit en effet être adaptée aux conditions climatiques, au type de sol, à la topographie, etc. La spécialisation agricole a du bon lorsqu’elle est réfléchie et permet d’économiser des ressources, notamment en eau. En relocalisant les impacts, la commercialisation de produits locaux induit des bénéfices environnementaux car la production est alors soumise à la réglementation locale, souvent plus exigeante en France et en Europe. De plus, l’agriculture de proximité a davantage tendance à appliquer des pratiques durables (recours moindre en intrants, respect de la saisonnalité des produits, etc.) ayant un impact positif sur l’environnement.
La quête de l’autosuffisance alimentaire est-elle réalisable ? La question de l’atteinte d’une autosuffisance alimentaire suscite de nombreux débats et divise les agronomes. Ces derniers semblent néanmoins s’accorder sur le fait qu’une ville ne peut y parvenir à elle seule. Pour assurer leur autosuffisance, il faudrait nécessairement ouvrir le périmètre géographique à la périphérie rurale de la ville concernée, à l’image de la ville d’Albi qui considère un rayon de 60km depuis son centre-ville.
Nous avons voulu vérifier cette affirmation. Un Français a besoin en moyenne de 0,18 hectare de culture et 0,12 hectare de prairie permanente pour se nourrir selon les estimations de l’Inra et du Cirad. A l’échelle de la France, la surface agricole utile (SAU) couvre ces besoins aisément, toutefois, toutes les régions ne sont pas dotées des mêmes capacités agricoles et ne présentent pas les mêmes contraintes démographiques. Pour l’Ile-de-France, plus de 3 millions d’hectares de terres agricoles seraient nécessaires pour nourrir les 12 millions de franciliens, soit plus de 5 fois la surface agricole utile actuelle.
A l’échelle des municipalités cette fois, nous avons calculé que sur l’ensemble des villes en France, 335 communes disposeraient du foncier agricole nécessaire pour être autosuffisantes. Il faut néanmoins garder à l’esprit que ces chiffres restent des estimations basées sur des hypothèses qui ne traduisent pas la diversité des productions nécessaires pour satisfaire le régime alimentaire actuel des Français. En effet, ces derniers ne se nourrissent pas exclusivement de pommes et carottes et notre modèle alimentaire repose grandement sur les importations. A l’échelle de la Gironde, pour le secteur agricole (hors industries agroalimentaires), le taux d’importations est ainsi de 61% et le taux d’exportations de 78%.
Pour comparaison, le taux moyen d’importations de l’économie girondine est de 79%, plaçant le secteur agricole en relative bonne position malgré l’incapacité du territoire à subvenir à l’ensemble des besoins du secteur. Pour autant, ces taux ne signifient pas qu’il faille tout relocaliser. Ils traduisent plutôt l’existence d’un gisement pour le manger local, la possibilité d’une gouvernance alimentaire locale. C’est alors un choix politique qu’il convient de faire, un équilibre à trouver entre importations et exportations. Pour guider ce choix, une approche par bilan de flux de matière peut s’avérer judicieuse. En mettant en évidence les flux entrants et sortants, ainsi que les déséquilibres potentiels, cette approche permet d’aborder de manière concrète la problématique de l’agriculture de proximité.
100 millions de dollars pour soutenir l’autosuffisance alimentaire.
L’autosuffisance alimentaire doit alors rester une utopie, ouvrant la voie à une prise de conscience de l’impact de notre consommation sur l’environnement, et encourageant un mode de production agricole plus durable.
tags: #autosuffisance #alimentaire #Europe #définition
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic