L'association Phenix Alimentaire s'est imposée comme un leader dans la lutte contre le gaspillage alimentaire en France et en Europe. Elle développe des solutions technologiques et humaines pour que les invendus alimentaires profitent à tous.
La mission de Phenix est d'agir ensemble contre le gaspillage en proposant des solutions performantes, humaines et digitales, qui profitent à tous. Chaque jour, Phenix s'efforce de créer des solutions pour que ce qui est utile à d’autres ne soit plus jamais jeté.
L'entreprise Phenix a pour slogan "la seconde vie des produits".
Plusieurs constats sont à l’origine de la création de Phenix :
C’est ainsi que Jean Moreau a cofondé en 2014 cette start-up de référence dans la lutte contre le gaspillage. Il explique qu'il a ressenti le besoin de mettre ses compétences au service d’une cause à la fois utile, noble et contributrice d’un point de vue social et environnemental. Il s'est attaqué à la problématique du gaspillage alimentaire, de la fin de vie des invendus et de la redistribution des produits en fin de parcours.
Phenix a été créée avec la volonté de connecter “ceux qui ont trop” (magasins, usines, fabricants) avec “ceux qui n’ont pas assez”. L'association cible principalement les consommateurs, les associations caritatives et les structures animalières (zoos, refuges, fermes).
L'idée était de contribuer à rendre le monde meilleur, en faisant en sorte que les produits aient une seconde vie plutôt que de les mettre en incinération ou en décharge. Le projet de création de Phenix s’imposait avec une logique sociale, en redistribuant de la nourriture aux plus démunis, mais aussi une logique environnementale, en intégrant une dimension zéro déchet dans ses missions. Évidemment, il y avait également un volet économique.
Pour déployer son outil, Phenix a opté pour deux solutions digitales :
Téléchargez l’application anti gaspi pour découvrir les bons plans des commerçants de quartier autour de vous. Choisissez un commerce et un type de panier (végé, bio, halal...). Payez en toute sécurité et cumulez des points fidélité sur l’application anti gaspillage. Rendez-vous chez le commerçant pendant la tranche horaire indiquée pour récupérer votre panier.
La géolocalisation permet de voir les commerces de proximité, de réserver un "panier festif" d'invendus à petit prix puis de venir le chercher à l'adresse et sur le créneau horaire indiqué par le commerçant.
Avec l'appli Phenix, les utilisateurs ont pu bénéficier toute l'année de réductions entre -50 et -70%.
Au moment où l'inflation des produits alimentaires atteint 12,2% sur un an selon l'Insee, Phenix a inauguré une nouvelle fonctionnalité qui va permettre à chacun d'acheter des paniers surprises spécialement composés d'invendus de Noël. D'une valeur minimum de 12 euros, ils seront vendus entre -50 et -70% au consommateur.
Pour déployer son outil, l'entreprise a opté pour deux solutions digitales.
Phenix est une application mobile antigaspi qui a déjà été téléchargée 6 millions de fois depuis sa création en 2019. Les produits y sont promotionnés à -30, -40, -50, voire -70%. Grâce à cela, les consommateurs font un geste pour la planète, mais ils montrent également leur soutien aux commerçants en les aidant à valoriser leurs invendus.
Dans un second temps, ce qui n’a pas été vendu à prix cassé aux consommateurs est donné à des associations caritatives. Phenix dispose donc également d’une plateforme numérique qui se rapproche d’une vente privée solidaire. Chefs de rayon et directeurs d’usine peuvent y proposer leurs invendus via une offre qui sera ensuite propulsée à toutes les associations du coin.
Phenix transforme un centre de coût en centre de profit. Gérer des déchets et des invendus a un coût pour les magasins. Ces derniers achètent des produits, les mettent en rayon et quand ils ne les vendent pas, ils doivent payer quelqu’un pour les détruire ou les mettre en décharge. C’est là que Phenix entre en scène : premièrement, Phenix réduit la facture.
Lorsqu’un produit atteint J-2 de sa date limite, soit il est vendu à prix cassé sur l’application Phenix (dans ce cas, cela génère un chiffre d’affaires supplémentaire pour le magasin), soit il est donné à une association caritative. Dans ce second cas, le donateur peut récupérer 60% de la valeur en réduction d’impôts. Ainsi, au lieu de détruire et de payer pour détruire, le magasin donne - il en est fier - et y trouve un intérêt économique.
À l’origine, la principale voie d’écoulement des invendus, c’était le don alimentaire. Phenix était une sorte de banque alimentaire 2.0, plus digitale et moderne, qui gérait les invendus en circuit court et en temps réel.
Depuis trois ans, La Vie Claire et la start-up française Phenix optimisent le don des invendus alimentaires et non alimentaires aux associations caritatives, et proposent au consommateur des paniers surprises anti-gaspi à prix réduits.
Un chargé de projet Phenix organise aussi les plannings des collectes et assure la formation des équipes aux règles de don pour en améliorer la qualité.
« Optimiser notre gestion des dates courtes pour permettre chaque semaine de faire dons de nos produits encore consommables à ceux qui sont dans le besoin était notre priorité. Nos équipes logistiques s’investissent chaque jour dans cette gestion anti-gaspi, qui nous permet de faire des dons de nos produits frais, d’épicerie, d’hygiène et d’entretien aux associations qui luttent contre la précarité alimentaire. En plus de soutenir ces associations engagées dans la lutte contre la précarité alimentaire, nous limitons l’impact environnemental lié au traitement de nos déchets », souligne Hélène Dechamps, responsable de la RSE de La Vie Claire.
« Nous avons trouvé, avec La Vie Claire, un partenaire qui partage les mêmes valeurs que Phenix, celles d’un anti-gaspi social et solidaire. En faisant don des invendus depuis leur entrepôt logistique, La Vie Claire participe à aider les 7 millions de Français qui ont besoin de l’aide alimentaire. Parallèlement, les petits volumes sont proposés au consommateur sur l’appli Phenix, permettant un regain de pouvoir d’achat qui s’ancre particulièrement dans les préoccupations actuelles du consommateur », complète Jean Moreau, fondateur de Phenix.
Pour remédier aux millions de tonnes de nourriture gaspillées chaque année, de nombreuses applications anti-gaspillage ont vu le jour ces dernières années.
Alexandra Guyon, responsable de l'antenne Phenix en Bourgogne-Franche-Comté, doit faire preuve de pédagogie pour aider les commerces à intégrer de bons réflexes anti-gaspillage : « certains responsables ou employés sont inquiets, ont peur du risque sanitaire, ils se disent qu’en donnant tel ou tel type de produits, ils vont peut-être intoxiquer quelqu’un, qui en plus est dans le besoin. On leur explique qu’en respectant les bonnes pratiques, la chaîne du froid, et surtout en les rassurant sur le fonctionnement de l’association en face, on peut donner quasiment toutes les typologies de produits ».
Elle doit même parfois retrousser ses manches, enfiler des gants, et fouiller les poubelles : « les poubelles d’un magasin sont un indicateur infaillible. On va y trouver des produits qui auraient pu être donnés, et on va essayer de trouver une explication avec les responsables de rayons ».
Les produits qui ne peuvent pas être utilisés pour l'alimentation humaine, peuvent encore parfois servir à l'alimentation animale, au bénéfice par exemple d'éleveurs de chiens ou de parcs zoologiques.
Si Phenix lutte contre le gaspillage alimentaire, les magasins de bricolage l'intéressent aussi, des articles, tels que peinture ou papiers peints passés de mode, sont souvent jetés, alors qu’ils peuvent faire le bonheur d’associations comme les Toits du Cœur, qui retapent des appartements pour héberger des personnes dans le besoin.
Phenix dans la région travaille avec 24 magasins, en partenariat avec une quarantaine d'associations. Actuellement la société emploie deux personnes, une troisième devrait prochainement les rejoindre. Les diverses antennes en France permettent la collecte quotidienne de 50 tonnes de marchandises.
Il faut savoir qu'un magasin bénéficie d'un crédit d'impôt de 60% sur la valeur des produits invendus remis aux associations.
Le premier défi a été d’évangéliser un marché qui n’était pas encore mature (la première vraie loi anti-gaspillage n’est arrivée qu’en 2016 et n’a été mise en application qu’au 1er janvier 2017, alors que Phenix est née en 2014). Le second, ça a été de faire prendre conscience à nos prospects et nos clients que le gaspillage était un sujet important, et pas juste un “nice to have”. Il a fallu expliquer à chacun que gaspiller, c’est détruire de la valeur sociale, environnementale, mais aussi économique.
Après avoir exploré le monde de la grande distribution, la future bataille sera celle des avantages non-alimentaires. La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) interdit la destruction des invendus en pharmacie, parapharmacie, textile, jouets, produits d’hygiène, etc. A l’avenir, c’est là-dessus que Phenix va travailler. Par ailleurs, Phenix prévoit également de s’étendre à l’international, et notamment en Europe.
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Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
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