La manufacture de Sarreguemines, située en Lorraine, a marqué l'histoire de la céramique française grâce à sa production diversifiée et innovante. Fondée au début de la Révolution française en 1790, elle a connu un essor remarquable au XIXe siècle, devenant l'une des plus importantes manufactures d'Europe. En 1900, elle employait plus de 3 000 ouvriers et possédait des succursales à Digoin et Vitry-le-François. La faïencerie de Sarreguemines a cessé d’exister en 2007.
La manufacture de Sarreguemines en Lorraine voit le jour au début de la Révolution française en 1790. Au cours du XIXe siècle, l’entreprise connaît un développement constant et en 1900, elle emploie plus de 3 000 ouvriers et possède deux succursales, Digoin en Bourgogne et Vitry-le-François en Champagne. Les produits céramiques de cette fabrique sont très diversifiés : on y réalise aussi bien de la faïence que de la porcelaine ou du grès. La gamme des objets qu’elle propose à sa clientèle est très ouverte : objets de la table, de la décoration, de l’hygiène, du chauffage ou encore de l’architecture. Elle présente sur le marché de nombreuses assiettes parlantes à motifs imprimés. Cette production est l’une des plus importantes de France pour le nombre et la variété des thèmes abordés ; elle constitue une véritable imagerie. Plus de 300 séries de 12 assiettes sont éditées sur une durée d’un siècle soit sur le site de Sarreguemines soit sur celui de Digoin.
Les produits céramiques de cette fabrique sont très diversifiés : on y réalise aussi bien de la faïence que de la porcelaine ou du grès. La gamme des objets qu’elle propose à sa clientèle est très ouverte : objets de la table, de la décoration, de l’hygiène, du chauffage ou encore de l’architecture.
Les assiettes à dessert de Sarreguemines, en particulier, sont prisées pour leur esthétique soignée et leur qualité de fabrication. Elles incarnent le savoir-faire français en matière de vaisselle ancienne. La porcelaine de Sarreguemines est reconnue pour ses décors riches travaillés avec beaucoup de précision.
La manufacture de Sarreguemines se distingue par la diversité de ses créations en céramique. Le mot céramique tire son origine du grec « keramos » qui signifie argile. Il désigne ainsi l’ensemble des objets fabriqués en terre et ayant subi des transformations physiques et chimiques irréversibles lors de leur cuisson.
Il existe différentes sortes de céramiques : celles conservées dans les réserves des Musées de Sarreguemines illustrent parfaitement la diversité et la richesse de la production de la manufacture aux 19ème et 20ème siècle.
Les assiettes à dessert de Sarreguemines sont disponibles dans une variété de matériaux, chacun ayant ses propres caractéristiques :
La faïence fine est une pâte argileuse blanche, opaque, cuite à environ 1 000°C et recouverte d’une glaçure transparente. On ajoute à l’argile différentes matières premières (silex, feldspath, kaolin…) pour varier les types de faïences. La cuisson se fait en plusieurs temps : une première cuisson de la pâte pour obtenir le biscuit puis d’autres pour la glaçure et le décor.
Le grès est une céramique à pâte dure, faite d’argile et de sable, cuite à haute température (1200/1300°C). Elle subit de ce fait une vitrification naturelle qui la rend imperméable. À Sarreguemines, on produit essentiellement des grès fins mats, copies des productions du célèbre céramiste anglais Wedgwood ; des grès fins polis imitant les pierres dures comme le jaspe, le porphyre ou encore le basalte et, plus tard, des grès lorrains, vernis au sel.
La porcelaine est une pâte blanche, dure et translucide, composée de kaolin, de feldspath et de quartz. Elle est cuite à environ 1300/1400°C. À Sarreguemines, elle coexiste avec une porcelaine dite phosphatique, plus économique, surtout utilisée dans la production des services à café. On y ajoute du phosphate de chaux obtenu par la calcination d’os d’animaux. La température de cuisson est moins élevée. La faïencerie de Sarreguemines a produit de la porcelaine entre les années 1850 et 1940.
La faïencerie de Sarreguemines a produit plus de 300 séries d’assiettes historiées au cours de son histoire (soit plus de 4 000 vignettes) : il s’agit essentiellement d’assiettes à dessert, dont la composition évolue au fil du temps. La plupart des séries comportent 12 pièces.
Les assiettes parlantes opaques de Sarreguemines sont des pièces de faïence produites par la Manufacture de Sarreguemines, notamment à l'occasion des Expositions Universelles de la fin du XIXe siècle. Ces assiettes se distinguent par leurs décors imprimés illustrant des scènes humoristiques, des évènements historiques ou des thèmes spécifiques liés aux expositions.
Par exemple lors de l'Exposition Universelle de 1878, la manufacture a créé des assiettes arborant des illustrations satiriques ou des représentations des avancées technologiques de l'époque. Ces pièces, souvent numérotées, comportaient des légendes ou des maximes inscrites sous l'image, renforçant le caractère "parlant" de l'assiette.
Ces assiettes, au-delà de leur fonction utilitaire, servaient de supports de communication et de souvenirs des expositions.
Cet ensemble de 6 assiettes à dessert en faïence édité par Sarreguemines illustre avec finesse et humour l’histoire napoléonienne. Issues de la célèbre série d’"assiettes parlantes", chaque pièce présente une scène de la vie de Napoléon, accompagnée d’une légende ou d’un texte imprimé.
Les bords sont ornés de motifs en relief caractéristiques de la production XIXe. Ces assiettes ne sont pas de simples objets utilitaires : elles racontent, décorent et éveillent la curiosité, mêlant histoire, satire et art populaire. Un lot rare et décoratif, idéal pour une collection ou une présentation murale.
La faïencerie de Sarreguemines a produit plus de 300 séries d’assiettes historiées au cours de son histoire (soit plus de 4 000 vignettes) : il s’agit essentiellement d’assiettes à dessert, dont la composition évolue au fil du temps. La plupart des séries comportent 12 pièces.
Cette production est rendue possible grâce au transfert d’impression, utilisée à la manufacture dès les années 1830. Cette technique a l’avantage d’être rapide et permet de produire en série, à moindre coût. Cela s’inscrit également dans un contexte plus général marqué par l’engouement du public pour l’image, sur tout type de support.
Durant les premières années, seul le bassin de l’assiette est décoré. Les décors s’enrichissent dans les années 1840, avec l’ajout de frises stylisées sur les ailes. A la fin du siècle, le décor « lentille » apparaît : les assiettes n’ont plus d’aile et la vignette occupe l’ensemble de l’espace.
La manufacture sélectionne soigneusement les thématiques à reproduire sur les assiettes, afin que ces dernières plaisent à un public le plus large possible. Elles deviennent ainsi de véritables objets décoratifs, mis en valeur sur les vaisseliers et les buffets.
Voici quelques exemples de motifs et de techniques décoratives utilisés :
Les assiettes anciennes Sarreguemines en barbotine, une vaisselle vintage riche en décor. Celui-ci est en relief, composé de feuilles de vignes et de grappes de raisin. Nuancée, la couleur verte avec les feuilles crée un bel effet de profondeur. Quelques détails comme le raisin sont eux aussi haut en couleur.
Estampillées Digoin Sarreguemines, les assiettes font partie de la collection « Les Fleurs » et elles sont décorées avec des illustrations de femmes d’époque et de fleurs. Ainsi nous retrouvons le n° 1 La rose, le n° 2 L’orchidée, le N° 3 Le chrysanthème, le N° 4 La primevère, le N° 5 L’iris , le N° 6 La rose de Noël, le N° 7 La pivoine, le N° 8 Le coquelicot, le N° 9 La violette, le N° 10 Le nénuphar, le N° 11 La marguerite et le N° 12 La tulipe. Ces assiettes parlantes ont une belle frise couleur mauve qui ajoute au charme des assiettes.
Chaque assiette à dessert Sarreguemines est unique avec ses variations naturelles de teinte et de décor. Parfaites pour une jolie table élégante et originale.
La barbotine est une technique de céramique utilisée pour créer des décors en relief coloré comme ici avec nos assiettes anciennes Sarreguemines. C’est au Français Ernest Chaplet que l’on doit la création de cette technique en 1871. Très populaire à la fin du XIXe siècle, elle tombe peu à peu dans l’oubli pour finalement redevenir populaire aujourd’hui. Les assiettes barbotines anciennes ou non sont recherchées pour leur style très particulier. Classique ou moderne, végétal ou animal, sombre ou vibrant. C’est un art décoratif et usuel qui séduit.
L’imagerie sur faïence se développe habituellement dans le cadre de séries éditoriales. La série est une thématique développée généralement par un ensemble de vignettes qui se complètent, généralement au nombre de 12 ; mais, il existe des exceptions en fonction de certaines thématiques qui nécessitent plus de vignettes (lettres de l’alphabet, départements…). Dans un grand nombre de cas, cette série de vignettes est associée à un décor d’ailes qui reprend le sujet de la thématique. On parlera de vignettes de bassin et de vignettes d’ailes. On connaît le cas de séries dont la vignette de l’aile, la forme de l’assiette, la couleur d’impression a varié avec le temps et les rééditions.
Les premières assiettes sont circulaires, mais quelques rares formes octogonales existent également dans les années 1830. Le contour du bord est uni ; le revers est plat ou légèrement bombé et ne possède pas de talon. Au début des années 1840, les formes évoluent : le bord est chantourné ; l’aile devient beaucoup plus large. Le talon apparaît dans les années 1840 ; pendant très longtemps, il est arrondi mais vers 1870, il devient plat. A la fin des années 1840 et au cours des années 1850, il existe aussi, sur certaines assiettes un talon asymétrique. A la fin du siècle, on crée une forme d’assiette assez caractéristique : elle présente une face légèrement concave, continue, sans aile ; ce type dénommé « forme lentille » est très proche des assiettes calottes produites par d’autres manufactures à la même époque ; elle est cependant moins profonde.
L’assiette est généralement de couleur blanche, mais il existe, dans les années 1830, des assiettes à fond jaune. La pâte utilisée est principalement la faïence fine dite « opaque » ou « china », la porcelaine phosphatique est utilisée dans des cas très rares. La pâte devient de plus en plus blanche et fait ressortir avec beaucoup de netteté les traits de la gravure. A la fin du siècle, avec la polychromie, on lui préfère un fond aux tons plus doux et on utilise une pâte de teinte ivoire.
Une vignette centrale et une frise sur l’aile constituent la composition habituelle. Parfois la vignette principale occupe l’ensemble de l’assiette, c’est le cas des assiettes dites lentilles.
La gravure possède généralement une bordure et son cadrage s’intègre dans un cercle cerné d’un filet. Pendant la période romantique, ce cadre a tendance à disparaître. Le motif est le plus souvent réalisé à l’encre noire rarement bleue. Dans les années 1830, seul le bassin est décoré d’une vignette imprimée ; celle-ci s’inscrit alors dans un cercle cerné d’un filet double. L’aile demeure blanche cependant le bord est souligné d’un filet noir peint.
A partir de 1840 environ, on ornemente richement l’aile de frises aux motifs complexes, qui s’inspirent parfois du sujet de la vignette centrale. Ces frises servent à délimiter et à encadrer la gravure du bassin ; le rôle de chacun de ces décors peut être comparé aux éléments utilisés à l’époque dans la mise en page de l’illustration des livres : on y retrouve la « grande opposition entre le décoratif et l’illustratif ». Dans les ouvrages de l’époque romantique, les ornements ont une fonction de structuration de la page : « les bandeaux (liminaires) et les culs de lampe (terminatifs) conjuguent leur fonction décorative à une fonction de subdivision du texte et du livre. » A la fin du XIXe siècle, les frises du bord disparaissent sur les assiettes dites de forme lentille ; la vignette illustrative occupe alors l’entière surface de l’objet.
Les inscriptions sont rares sur les toutes premières assiettes ; on utilise dans ce cas des lettres cursives qui se détachent dans une réserve, laissée libre dans le bas du médaillon ; mais à la fin des années 1830, on légende régulièrement le sujet. Le texte est généralement court ; il est destiné à expliciter l’image, à situer une scène ou un paysage. A la fin du siècle, les sujets humoristiques sont fréquemment accompagnés de longs dialogues qui consignent les répliques successives des protagonistes. Lorsqu’une série est identifiée par un titre, celui-ci apparaît au-dessus de l’image. Les différentes vignettes sont numérotées dans leur série, le plus souvent en bas à droite ou à gauche de la légende par un chiffre compris entre 1 et 12. Entre 1870 et 1918, la langue française est de règle. Cependant, il existe une série « les opéras de Wagner » dans laquelle les titres sont en allemand.
Les techniques d’impression évoluent au cours du temps. A l’origine, la gravure se pratique au moyen de plaques de cuivre, au milieu du XIXe siècle, la technique de transfert par gélatine est attestée. Dans les années 1870, apparaît à Sarreguemines la lithochromie et vers 1900 la photo-lithographie. Au cours de cette période, certaines assiettes, imprimées en noir ou en sépia, sont rehaussées de couleurs peintes.
L’apparition de ce procédé de décoration fut accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les industriels ; Boyer, dans son manuel du porcelainier et faïencier, prophétise en 1846 : bientôt le daguerréotype lui-même fournira des dessins d’une exactitude merveilleuse pour orner la vaisselle et les objets de curiosité à tel point que le peuple au lieu de ces animaux informes, de ces dessins grossiers qui salissent les faïences communes, aura constamment sous les yeux des objets capables de l’intéresser ou de l’amuser.
A Sarreguemines, l’imagerie à thèmes se développe essentiellement sur des assiettes. Cependant, certaines pièces de forme appartenant à des services à café sont également revêtues de ces images, mais elles sont extrêmement rares, la quasi-totalité des vignettes parlantes figure sur des assiettes de petite dimension, autour de 21 centimètres. Elles portent habituellement les numéros de tailles 5 ou 6 incrustés dans la pâte. Elles sont semble-t-il utilisées au dessert.
Elles rompent par leur présentation avec les assiettes des services de table au cours du déroulement du repas à un moment où l’on passe des aliments salés aux aliments sucrés. Dans les intérieurs, ces objets sont placés sur des vaisseliers ou des dessus de cheminée puis, avec le temps, leur vocation décorative s’affirme : à la fin du siècle, certaines formes sans bassin possèdent au revers un talon percé de deux trous afin d’y passer une cordelette qui permet de les accrocher au mur.
La valeur de ces objets dépend de leur rareté et du type d'objet. Il faut en premier lieu distinguer les objets de l'art de la table (plats, assiettes,...) et les garnitures de toilette (porte savon,...) des objets artistiques et de fantaisie (vases, barbotines, pièces peintes à la main...).
tags: #assiette #dessert #Sarreguemines #histoire
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