L’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) est la première allergie alimentaire pouvant apparaître chez l’enfant. En France, selon les données de la cohorte Elfe, elle était de 3,4 % en 2022, un chiffre qui peut être soumis à des biais, car issu des réponses à un questionnaire. L'allergie aux protéines de lait de vache (APLV) est la première cause d’allergie chez les enfants de moins de 3 ans, elle concerne 3 % des jeunes enfants.
L’allaitement maternel est le plus adapté aux besoins d’un bébé, il constitue son alimentation exclusive jusqu’à ses 6 mois et partielle jusqu’à ses 2 ans selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’allaitement maternel représente la solution idéale pour l’alimentation du nourrisson dans les premiers mois de vie. En France, selon l’étude Epifane, un peu plus de ¾ des mères initient un allaitement maternel (59 % d’allaitement maternel exclusif et 18 % d’allaitement mixte), le dernier quart ne proposant que des préparations pour nourrisson.
L'allaitement maternel : la solution idéale pour l'alimentation du nourrisson.
Quand faut-il évoquer une APLV ? Il s’agit souvent de nourrissons « régurgiteurs », avec un reflux gastro-œsophagien (RGO) étiqueté de pathologique, une prise de poids suboptimale, des selles liquides, un eczéma ou encore un refus alimentaire, des pleurs/coliques. Autant de signes non spécifiques qui peuvent conduire à méconnaître le diagnostic ou, à l’inverse, à le poser avec excès. Dans sa forme aiguë (bien plus fréquente et mieux caractérisée que la forme chronique), il se manifeste par des vomissements 1 à 4 heures après l’ingestion de lait, souvent accompagnés de pâleur et de léthargie et suivis de diarrhée. Devant des symptômes moins évidents et non différenciants, pouvant être de causes multiples (douleurs abdominales, RGO, pleurs, mauvaise prise pondérale…), le diagnostic d’APLV peut être retardé et l’enfant peut connaître la “valse des laits” avant d’arriver à la formule de substitution du lait de vache.
Votre bébé a effectivement un asthme du nourrisson. Il n’avait pas eu le Beyfortus à la naissance ? Toujours pas de réponse ?
En pratique de ville, le recours au score CoMiSS (Cow’s Milk Related Symptom Score) (cf. La réapparition des symptômes lors de la réintroduction des PLV après 2 à 4 semaines de régime d’exclusion fait poser le diagnostic d’APLV. Comment procéder au diagnostic de l'APLV ? Le meilleur test reste l’éviction et la réintroduction. On propose alors à la maman de suivre un régime sans protéines de lait pendant 2 à 4 semaines. Si on constate une disparition des manifestations allergiques et leur récidive au moment de la réintroduction, le diagnostic est confirmé.
Le diagnostic de l’APLV se fait généralement vers l’âge de 2,5 mois (en lien avec le sevrage).
Chez le nourrisson allaité, l’APLV est rare. En cas de suspicion d’allergie ou même d’APLV confirmée par un test de réintroduction après 2 à 4 semaines d’exclusion, l’allaitement est poursuivi. Il est recommandé de poursuivre l’allaitement même en cas d’APLV. Note importante : Le lait maternel est l’aliment idéal du nourrisson, de ce fait il est important de poursuivre l’allaitement même en cas d’allergie de l’enfant aux protéines de lait de vache. L’allaitement maternel permet de nourrir idéalement un enfant allergique aux protéines du lait de vache (APLV) et il est conseillé de le prolonger au maximum en fonction les possibilités maternelles. Il peut cependant exister, mais très rarement, une APLV transmise par le lait maternel (des protéines lactées consommées par la mère peuvent se retrouver dans son lait). Dans ce cas la mère peut poursuivre son allaitement en faisant un régime sans PLV.
Est-ce que la protéine de lait de vache passe dans le lait maternel ? Lorsqu'une mère allaite son bébé, elle se demande souvent si les aliments qu'elle consomme peuvent avoir des répercussions sur son enfant. L'un des aliments les plus controversés est le lait de vache. Si votre enfant souffre d'une allergie aux protéines de lait de vache (APLV), vous pourriez vous demander si la consommation de produits laitiers peut affecter votre bébé allaité. Malheureusement, la réponse est oui. Un bébé allaité exclusivement au lait maternel peut souffrir d’une APLV. En effet, si sa mère consomme des protéines de lait de vache, celles-ci se retrouvent à l’état de traces dans son lait. Il faut compter un mois pour éliminer toutes les traces de protéines de lait dans l’organisme.
La mère est soumise à un régime sans PLV et supplémentée en calcium et vitamine D : selon l’ESPGHAN, 1 g/j de calcium et 600 UI/j de vitamine D. Vous aurez certainement besoin des conseils d’un diététicien ou d’une diététicienne afin d’exclure tous les aliments contenant des protéines de lait, tout en maintenant une alimentation équilibrée et adaptée à vos besoins de femmes allaitantes.
Les études montrent que donner quelques biberons de lait dans les premiers jours de l’enfant le temps que l’allaitement se mette en place augmente le risque d’allergie aux protéines de lait de vache.
La diversification alimentaire correspond à l’introduction d’aliments autres que le lait dans le régime alimentaire de votre bébé. Elle commencera entre 4 mois révolus et 6 mois. Vous introduirez un aliment nouveau à la fois, en petite quantité. La diversification alimentaire des bébés APLV* peut débuter à partir de 4 mois révolus et au plus tard à l’âge de 6 mois, selon l’avis de votre professionnel de santé. Les recommandations sont les mêmes que pour les bébés non allergiques. La seule différence repose sur l’éviction des aliments contenant des protéines de lait de vache.
Et la diversification alimentaire dans tout ça ? Les parents d'un enfant APLV se demandent souvent comment se passe la diversification alimentaire ? Chez les enfants allergiques, la diversification ne sera pas retardée, et débutera aux 6 mois de l’enfant. Pour des raisons nutritionnelles et de développement du nourrisson, il est recommandé vers l’âge de 6 mois de commencer à introduire des aliments autres que le lait maternel ou infantile dans le régime alimentaire. Votre médecin contrôlera l’alimentation de votre enfant pour qu’elle reste équilibrée malgré le régime d’éviction.
Il faut exclure de l’alimentation de votre bébé tous les produits dérivés de l’allergène, mais aussi, les préparations industrielles qui contiennent cet allergène. Pour initier et éveiller à votre bébé au goût, découvrez nos recettes salées et sucrées simples du quotidien ! Votre bébé peut être très curieux et avoir le goût de la découverte ou a contrario ne pas être très enthousiaste à l’idée de goûter de nouveaux aliments. C’est normal car chaque enfant apprend à son propre rythme, soyez patient et attentif. Observez ses réactions pour mieux comprendre ses besoins. Évitez de lui donner à manger en dehors des repas.
Au vu des données disponibles, les auteurs soulignent le fait que le caractère préventif de l’introduction précoce des protéines de lait de vache sur l’APLV ne repose que sur un faible niveau de preuve. Ainsi, il n’y a pas assez d’arguments à ce jour pour proposer l’introduction précoce des PLV en cas de souhait d’allaitement maternel. Si la plupart des recommandations proposent l’introduction précoce de l’arachide ou de l’œuf dès l’âge de 4 à 6 mois, l’impact de l’introduction des protéines de lait de vache sur la prévalence de l’APLV reste un sujet de débat.
La place de l’allaitement maternel comme moyen de prévention des allergies alimentaires est centrale dans l’ensemble des recommandations, cependant, il n’apparaît pas à lui seul suffisant.
En cas d’APLV IgE médiée, le moment de la réintroduction des PLV est guidé par le taux d’IgE et est effectuée en milieu hospitalier. La prudence s’impose particulièrement en cas de manifestation initiale sévère. Le pédiatre sera celui qui prendra la décision de la réintroduction des PLV dans l’alimentation de la maman allaitante, on réintroduit habituellement les protéines de lait après 6 mois d’exclusion. Le mot d’ordre sera alors la mise en place d'une réintroduction progressive et douce, il faut faire des essais de réintroduction et il suffira des fois de seulement une cuillère de yaourt dans un premier temps, pour augmenter progressivement les quantités suivant la tolérance de l’enfant. Certains médecins peuvent dans certains cas préconiser une prise en charge des tests de réintroduction en milieu hospitalier.
Chez les nourrissons nourris au lait infantile et ayant des symptômes légers à modérés, il est recommandé de prescrire un hydrolysat poussé de PLV ou un hydrolysat de protéines de riz (les deux étant disponibles en pharmacie). Pour cela, il existe plusieurs préparations de substitution qui contiennent tous les nutriments essentiels à l’enfant et qui remplacent les laits infantiles classiques. Il s’agit des hydrolysats poussés de protéines (HPP) prescrits en première intention, qui sont à base de protéines « cassées » ou des formules d’acides aminés (FAA) prescrites en deuxième intention, qui désignent des préparations sans aucune trace de protéines de lait de vache. Ces préparations apportent tous les éléments nutritionnels pour les besoins de votre bébé et lui permettent de retrouver une meilleure qualité de vie et du confort quotidien.
Chez les bébés allergiques aux protéines de lait de vache et nourris au lait infantile classique, le régime d’éviction repose sur la prise d’une formule de substitution adaptée. Les laits infantiles, qu’ils soient 1er âge, 2e âge ou de croissance, sont fabriqués à base de lait de vache, ou rarement à partir de lait de chèvre.
Les laits thérapeutiques sont mieux acceptés quand ils sont débutés très tôt, dès les premières semaines de vie. Plusieurs études ont montré que les hydrolysats de protéines lactées bovines sont moins bien acceptés que les hydrolysats de protéines de riz. Essayez de varier la température du biberon : l’idéal est de le donner tiède (autour de 35°) mais certains enfants préfèrent le boire à température ambiante. En cas de refus, ne désespérez pas, ne forcez pas votre bébé à boire, armez-vous de patience et essayez de donner le biberon dans une ambiance calme et détendue (même si cela n’est pas facile…) ; proposez de nouveau le biberon un peu plus tard. Si votre bébé ne boit qu’une partie du biberon pendant un ou deux jours, ce n’est pas dramatique.
Certaines marques produisant des hydrolysats proposent des recettes sans lait, à base de leurs produits (Sodilac, Mead Johnson, etc.).
Tableau récapitulatif des alternatives au lait de vache
| Type de lait | Marques |
|---|---|
| Hydrolysats de protéines de riz | Modilac expert riz® 1, 2 et 3, Modilac expert riz AR® 1 et 2, Novalac riz®, Novalac riz AR®. |
tags: #aplv #et #diversification #alimentaire
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