André Gilles : Parcours d'un éleveur passionné de race Angus

Cet article explore le parcours d'André Gilles, un éleveur passionné qui a transformé son exploitation en Wallonie en se spécialisant dans la race bovine Angus. Son histoire témoigne d'une volonté de rupture avec les pratiques agricoles conventionnelles et d'un engagement envers une agriculture plus durable et respectueuse de l'animal.

Vache de race Angus

Un virage radical vers l'Angus

Les grands-parents d’André ont acheté la ferme en 1947, et André a repris les activités dans les années 1990. L’élevage était alors en Blanc Bleu Belge avec un taux de pertes élevé. André a rapidement compris qu’à ce rythme, il allait « droit dans le mur ». Du coté des cultures, André a eu le même déclic lorsqu’il s’est retrouvé envahi par la menthe sauvage et le liseron dans ses parcelles de maïs. Les techniciens de l’époque n’avaient pas de solution à lui proposer. André s’est rebellé, lui aussi.

Ce mode de fonctionnement ne collait pas avec sa vision de la ferme. André est allé visiter des élevages de différentes races viandeuses. Il démarra son élevage, il y a vingt ans, et possède aujourd’hui 300 bêtes sur 150 hectares. Depuis quelques années, ses deux fils, Romain et Gilles, le rejoignent sur la ferme.

L'Angus : Une race aux multiples atouts

Originaire d’Ecosse, l’Angus a conquis tous les continents. Ce qui a séduit André chez la race Angus, c’est la qualité de sa viande, son goût. De petit gabarit, l’Angus est cependant bien viandeuse. Elle possède une bonne capacité d’ingestion et un bon rapport de transformation de l’alimentation.

L’Angus est prolifique, elle a tendance à faire davantage de jumeaux. Elle est aussi rustique, vêle sans trop de souci (2-3 % de perte) tant que l’on veille à ne pas utiliser de taureau culard. La mère récupère très bien après vêlage. La race est très précoce : il faut être attentif à séparer suffisamment tôt les génisses des taurillons. Seuls point faible de la race : sa sensibilité aux yeux, sans doute liée à la présence de mouches et mouchettes.

Viande de race Angus

Un modèle de production en circuit court

André écoule toute sa viande en circuit court. Les taureaux sont tués entre 22 et 30 mois. Pour les vaches, l’abattage a lieu lorsqu’elles pèsent 700 à 750 kilos. Les animaux sont abattus à Bastogne ou à Virton, puis découpés chez un boucher à Han sur Lesse en attendant la mise sur pieds d’un hall relais, projet initié par André et un autre éleveur. Ce hall relais permettra aux éleveurs de la région de découper leur viande en conservant la certification bio.

Le rendement carcasse de l’Angus est excellent : 55 à 60 %, ou 75 % si l’on conserve les os pour certaines pièces de viande. La viande est principalement vendue en colis de 10-12 kilos, pour 15,50 euros le kilo. Elle est aussi valorisée en saucisson pur (notamment pour la viande un peu trop dure), en charcuterie et en viande fumée. André développe également une filière surgelée (haché - burger).

Selon André, il y a encore de la place pour des producteurs d’Angus. Il serait intéressant de créer une filière mais en évitant les systèmes intégrés qui prédominent déjà sur les marchés.

Elevage de race Angus

Défis et perspectives de la filière viande

L’histoire de l’élevage des races bovines, depuis les aurochs jusqu’à la spécialisation vers la Holstein et la BBB a été présentée. C’est aussi la période où l’insémination artificielle a été utilisée massivement pour améliorer les races, menant à une consanguinité importante. Ces dernières années, des efforts ont néanmoins été mis en place pour une sélection raisonnée des bovins.

Il serait intéressant de créer une filière mais en évitant les systèmes intégrés qui prédominent déjà sur les marchés.

FNSEA

FNSEA et enjeux agricoles

La vocation d'un syndicat est de fédérer les énergies. La FNSEA ne possède pas ces chiffres. La solidarité, c'est une valeur forte de la FNSEA. Il faut tenir compte des différences entre secteurs. Le revenu est toujours bienvenu, par l'économie et les outils de la PAC. Il faut des mesures ciblées sur les secteurs en difficulté.

Il faut valoriser la transparence du produit. Il est nécessaire de réformer la LME. Il faut favoriser des logos d'origine sur les produits transformés.

PAC

Tableau récapitulatif de l'exploitation d'André Gilles

Caractéristique Valeur
Race bovine Angus
Nombre de bêtes 300
Surface de l'exploitation 150 hectares
Type de vente Circuit court
Rendement carcasse 55-60% (75% avec os)

Mélanie Drouault, éleveuse en agriculture bio de boeuf Angus

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