Les allergies et intolérances alimentaires sont de plus en plus répandues et peuvent affecter la qualité de vie. Il est essentiel de comprendre les différences entre ces deux types de réactions et de savoir comment les gérer efficacement. Cet article se penche sur les symptômes de l'allergie au fer alimentaire, les causes possibles et les options de traitement disponibles.
L'allergie alimentaire est une réaction du système immunitaire à certaines protéines contenues dans un aliment. Elle concerne 4 % de la population générale et 6 % des enfants et est en augmentation, surtout du fait de l’industrialisation et des manipulations technologiques de l’industrie agroalimentaire ainsi que de la consommation d’aliments plus exotiques.
Le diagnostic d’une allergie alimentaire comporte plusieurs étapes et implique une démarche rigoureuse en trois temps :
L’entretien est capital, il permet de préciser les antécédents, l’histoire familiale, les réactions, les aliments suspectés, le contexte de survenue (médicaments, alcool, exercice physique) ainsi que d’éventuels facteurs favorisants ou aggravants. Le diagnostic est posé après un bilan allergologique avec dosage des IgE sériques spécifiques et, si nécessaire, des tests multiallergéniques ou des tests cutanés. Des tests de provocation ou de réintroduction peuvent être envisagés dans certaines situations.
Bien que rare, il faut se méfier des allergies induites par l’effort. L’aliment, jusque-là bien toléré au repos, va induire une allergie lorsque sa consommation est suivie d’un effort. L’ingestion alimentaire et l’effort, réalisés indépendamment, sont asymptomatiques. Si la prévalence est très faible, moins de 0,02 %, les manifestations peuvent être graves avec la possibilité d’urticaires, d’oedèmes de Quincke, voire de chocs anaphylactiques. En cas d’allergies dévoilées à l’effort, il est fortement déconseillé de prendre de l’alcool, de l’aspirine ou des antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS) avant l’effort.
Le traitement de l’allergie alimentaire est préventif : il consiste à éviter de consommer les aliments à l’origine des réactions allergiques, c’est-à-dire les allergènes identifiés et tous les aliments qui les contiennent. En cas de réaction allergique, les soins prescrits visent à stabiliser ou faire disparaître les symptômes. Si votre médecin vous a prescrit un kit d’urgence comprenant une dose auto-injectable d’adrénaline à utiliser en cas de choc anaphylactique, conservez-la toujours avec vous. Apprenez à reconnaître les premiers signes et à manipuler le matériel par vous-même, à l’aide du stylo d’entraînement fourni.
Les intolérances alimentaires n’impliquent pas le système immunitaire de la même manière que les allergies. Les intolérances alimentaires sont des réactions de type irritatif, le plus souvent au niveau de l’intestin, dues à des composants de certains aliments. Certaines intolérances - au gluten ou au lactose, par exemple - sont dues à l’absence d’enzymes digestives habituellement présentes dans l’intestin.
Les intolérances alimentaires peuvent être causées par divers aliments et substances, mais certaines sont plus fréquentes que d'autres :
La maladie cœliaque (MC) ou intolérance au gluten est une entéropathie auto-immune induite par un antigène alimentaire survenant chez des sujets génétiquement prédisposés. Elle est déclenchée par une cause environnementale, la consommation de gluten. L’atteinte auto-immune sur la surface absorbante de l’intestin entraîne une inflammation intestinale chronique avec une atrophie villositaire responsable d’une malabsorption.
Chez l’adulte, le diagnostic est plus difficile que chez l’enfant. Les signes peuvent être multiples et variés, plus ou moins marqués : anorexie, amaigrissement, fatigue chronique et/ou syndrome dépressif. Le diagnostic est plus facile s’il existe des signes digestifs comme des douleurs abdominales, une diarrhée chronique, des nausées ou vomissements, voire des aphtes buccaux récidivants. Il faut également évoquer la MC devant des pathologies osseuses comme des douleurs osseuses, des fractures pathologiques, ou encore une ostéoporose. On la suspecte aussi devant une infertilité ou des avortements à répétition, des ecchymoses faciles, une petite taille.
Biologiquement, ce sont des signes de malabsorption qui orientent : hypoalbuminémie, carence en vitamine D, en vitamine B12, en folates, anémie par carence martiale, diminution du TP (temps de prothrombine). Le diagnostic est affirmé sur le dosage des anticorps anti-transglutaminases de classe IgA et IgG et des anticorps anti-endomysium de classe IgA (se méfier des déficits en IgA qui faussent les résultats chez 2 % des coeliaques). Une biopsie de l’intestin grêle est nécessaire pour confirmer le diagnostic.
Le traitement repose sur la correction des carences et l’exclusion complète et définitive du gluten de l’alimentation, avec la suppression de tous les aliments contenant les céréales toxiques et leurs dérivés (blé, orge et seigle) et leur substitution par les autres céréales pour éviter les carences. L’avoine pourrait être maintenue du fait de sa bonne tolérance.
Le régime d’exclusion a deux objectifs :
L’amélioration clinique sous régime d’exclusion peut être assez rapide, de quelques jours à quelques semaines. La réponse biologique des anticorps s’évalue à 6 mois et à 1 an, la réponse histologique de l’atrophie villositaire et de l’hyperlymphocytose à 1 an. L’absence de réponse après 6 à 12 mois doit faire suspecter une mauvaise observance du régime, voulue ou non par le patient, mais dans 5 % des cas on peut noter une vraie résistance.
Le régime sans gluten est un régime très contraignant, puisque le gluten est présent dans tous les produits à base de blé, comme la farine, le pain, les pâtes, les pizzas et dans beaucoup de produits issus de l’industrie agroalimentaire, où des additifs contenant du gluten sont utilisés comme agent de texture ou de stabilité. Sont donc à exclure les plats cuisinés, les desserts et les entremets, les produits contenant de l’amidon, de l’amidon modifié ou des substances amylacées d’origine végétale. Une directive européenne impose que soit spécifiée sur l’emballage la présence ou non de gluten dans ces substances.
La seule solution est d’apprendre aux patients la lecture attentive des étiquettes, avec si besoin le recours à une diététicienne. L’observance du régime est une astreinte considérable. Le suivi du régime n’est pas toujours facile à réaliser et à suivre pour l’athlète, surtout lors des déplacements. Une approche multidisciplinaire pour aider l’athlète nouvellement diagnostiqué porteur d’une maladie coeliaque est importante. Depuis 1996, l’Assurance maladie prend en charge une partie des dépenses supplémentaires liées à la réalisation du régime sans gluten.
L'histamine est une substance messagère importante pour le système immunitaire. Chez certaines personnes, l'organisme est incapable de dégrader l'histamine assez rapidement. Si elle entre dans le système par ingestion d'aliments, une inflammation se développe, entraînant des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, des rougeurs et des démangeaisons cutanées.
Les causes exactes de l'intolérance à l'histamine ne sont pas entièrement connues, mais des maladies chroniques du tractus gastro-intestinal et certains médicaments peuvent y contribuer. Les symptômes sont semblables à ceux d'une allergie et peuvent inclure des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, des rougeurs et des démangeaisons cutanées.
La mesure la plus importante à adopter est d'éviter les aliments à forte teneur en histamine, comme le vin rouge, les tomates, les saucissons salées et le fromage affiné. Les antihistaminiques peuvent aider à soulager les symptômes à court terme. Un côlon en bonne santé peut contribuer à améliorer la production de diamine oxydase (DAO), l'enzyme responsable de la dégradation de l'histamine.
La ferritine est une protéine qui joue un rôle crucial dans le stockage du fer dans notre organisme. Un niveau normal permet d'éviter la carence en fer tout comme l'excès, chacun ayant ses propres ramifications sanitaires. L’hyperferritinémie peut surgir pour diverses raisons et s’associer à de multiples conditions médicales. Les causes incluent des conditions génétiques comme l'hémochromatose, des maladies inflammatoires chroniques, une pathologie hépatique, ainsi que des infections ou des syndromes métaboliques.
Les symptômes incluent fatigue persistante, douleurs articulaires, et problèmes digestifs. Un diagnostic de la ferritine élevée implique généralement des tests sanguins pour mesurer ses niveaux et ceux de fer, accompagnés généralement de vérifications d'autres marqueurs comme la transferrine.
| Caractéristique | Allergies Alimentaires | Intolérances Alimentaires |
|---|---|---|
| Système Immunitaire | Impliqué | Non impliqué |
| Mécanisme | Réaction aux protéines | Déficience enzymatique ou irritation |
| Symptômes | Rapides et potentiellement graves | Plus lents et généralement moins graves |
| Gestion | Éviction stricte de l'allergène | Éviction ou modération de l'aliment |
Comprendre les allergies et intolérances alimentaires est essentiel pour améliorer la qualité de vie. Un diagnostic précis et une gestion appropriée, souvent avec l'aide de professionnels de la santé, peuvent aider à minimiser les symptômes et à prévenir les complications.
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