Pour réduire son taux de cholestérol, il est essentiel de modifier son alimentation. Certains aliments augmentent considérablement le taux de mauvais cholestérol quand d’autres permettent de le réduire. Tous ceux qui ont trop de cholestérol ont reçu le même conseil : « corrigez votre alimentation ». Celle-ci est en effet primordiale, et le premier des traitements est diététique. L’excès de cholestérol est surtout lié à l’hygiène de vie.
Essentiel à l’organisme, ce corps gras est en partie apporté par des aliments (beurre, œufs…) mais surtout, il est fabriqué par le foie. L’excès de mauvais cholestérol ou LDL, est lié à une surconsommation d’aliments riches en graisses ou à la synthèse de cholestérol trop importante par le foie et à une défaillance dans son élimination.
« À l’inverse, l’excès de graisses saturées et d’aliments carnés perturbe l’élimination du cholestérol en favorisant la prolifération de bactéries délétères. Cet excès contribue à rigidifier les membranes des cellules ce qui entrave la captation du mauvais cholestérol par le sang ».
Alors d’où vient sa mauvaise réputation et pourquoi est-il si souvent incriminé ? Tout simplement parce qu’il existe un « bon » (HDL-Cholestérol) et un « mauvais » cholestérol (LDL-Cholestérol). Lorsqu’il est contenu en quantité trop importante dans le sang, le « mauvais » cholestérol constitue un facteur de risque cardiovasculaire, il devient alors néfaste pour la santé.
Pour rappel : le taux idéal de cholestérol total est de moins de 2,0 g/L de sang, sachant que le bon cholestérol doit être supérieur à 0,45 g/L et le mauvais cholestérol inférieur à 1,6 g/L (en l’absence de facteur de risque).
L’alimentation a des conséquences directes sur le taux de cholestérol présent dans le sang, d’où l’importance de miser sur des assiettes équilibrées et allégées en graisses au quotidien. Attention toutefois aux malentendus : toutes les graisses ne sont pas néfastes pour l’organisme. Consommés en quantité raisonnable, les acides gras insaturés sont de « bonnes » graisses qui participent à augmenter le taux de « bon » cholestérol et présentent de nombreux bienfaits pour la santé. On les retrouve notamment dans l’huile d’olive, l’huile de colza, l’huile de lin, les fruits secs oléagineux, l’avocat, les poissons gras ou encore les légumes verts comme le brocoli ou les épinards.
Si votre taux de « mauvais » cholestérol est élevé, il convient alors d’éviter les produits riches en acides gras saturéset les produits riches en graisses « trans », qui se cachent principalement dans les aliments d'origine animale (à l’exception des poissons) et les produits industriels.
La charcuterie: l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES), insiste sur la nécessité de réduire considérablement la consommation de charcuterie afin qu’elle ne dépasse pas 25g par jour. Et pour cause, le jambon, le saucisson, le pâté ou les rillettes sont des aliments très riches en acides gras saturés. Ils en contiennent 40% en moyenne.
La viande rouge: en particulier les viandes grasses comme le mouton, l’agneau, l’oie ou encore les abats. De façon plus générale, les recommandations de l'ANSES visent à limiter la consommation de viande rouge à 500g par semaine, soit 70g par jour maximum.
Le fromage: c’est l'un des fleurons du patrimoine gastronomique français... et pourtant, il est aussi très riche en graisses saturées. Sans forcément s’en passer définitivement, il est recommandé de le consommer en petite quantité : 30 à 40g par jour maximum. Vous pouvez également privilégier les variétés de fromages contenant moins de graisses saturées comme le chèvre frais, la ricotta, la feta ou la mozzarella.
La crème fraîche: les lipides de la crème fraîche sont composés à 70% de graisses saturées. Pour éviter de faire grimper votre taux de cholestérol en flèche, misez plutôt sur de la crème fraîche allégée.
Le beurre: dans 100g de beurre, on trouve à peu près 60g de graisses saturées. Là aussi, nul besoin de l’exclure définitivement de votre alimentation ! Contentez-vous d’une petite portion par jour (10 à 15g) et évitez de le faire à cuire à chaleur élevée car il peut se former des composés cancérigènes. Quand c’est possible, remplacez-le par de l’huile d’olive par exemple.
Certaines huiles végétales: notamment l’huile d’arachide et l’huile de palme que l’on retrouve dans bon nombre d’aliments industriels.
Les plats tout-prêts: pizzas, quiches et autres mets tout-prêts contiennent des acides gras trans d'origine technologique qui servent de stabilisateurs et de conservateurs. A éviter !
Les snacks sucrés et salés: comme tous les aliments ultra-transformés, ils contiennent beaucoup d’acides gras trans. Consommés en trop grande quantité, ils peuvent être à l’origine de plusieurs troubles métaboliques : obésité, maladies cardiovasculaires, diabète, hypertension artérielle, cancers…
Les aliments frits: ce mode de cuisson augmente considérablement la teneur en gras des aliments. À éviter autant que possible, au profit de cuissons plus saines comme la cuisson vapeur ou la cuisson à l’étouffée.
Quand on parle de cholestérol, l'œuf est souvent diabolisé. Pourtant, il s’agit d’un aliment sain (pensez bien à choisir des œufs de poules élevées au grand air). Riche en protéines, en lipides, en vitamines et en minéraux, l'œuf est un aliment très complet pour l’organisme. Même si le jaune contient 50% d’acides gras saturés, il est beaucoup moins redoutable que les aliments industriels cités ci-dessus.
Pour résumer : tout est une question de quantité et d’équilibre ! Sans en abuser, il est tout à fait possible de consommer des œufs de temps en temps, même en cas d'hypercholestérolémie.
En limitant la consommation de tous ces aliments, vous pouvez faire baisser naturellement votre taux de mauvais cholestérol. À condition toutefois d’adopter en parallèle, une alimentation variée et équilibrée et de faire régulièrement une activité physique. Faites la part belle aux fruits et légumes de saison, aux légumineuses ou encore aux céréales complètes riches en fibres qui limitent le passage des graisses dans le sang.
Pour lutter contre un taux de cholestérol élevé, on limite les viandes grasses (entrecôte…) à une portion par semaine (en ôtant les parties grasses), tout comme les charcuteries (hors jambon blanc, bacon, viande des grisons). Afin de contrer un taux de mauvais cholestérol trop élevé, il est conseillé de consommer davantage de fruits et de légumes. L’objectif est de consommer 2 à 3 légumes et 2 à 3 fruits par jour.
« Pour en introduire davantage et ne pas se lasser, il est intéressant de varier les familles et les préparations. Crudités, potages, poêlées, gratins avec béchamel sans MG (fécule de maïs + lait) pour les légumes, recommande la diététicienne. 30 g par jour de noix ou d’amandes pour les fibres et les acides gras polyinsaturés permettent d’augmenter le bon cholestérol.
Quand on a du cholestérol, on consomme deux produits laitiers par jour (2 à 3 après 75 ans) dont une portion au maximum de fromage (30 g soit 1/8 de camembert), et des yaourts, fromages blancs, petits-suisses dont la teneur en matières grasses n’excède pas 3,5 g de lipides pour 100 g. « Ces laitages peuvent être sucrés, mais pas à plus de 12 g de sucre pour 100 g », précise Sophie Gougis.
Lorsque le taux de mauvais est trop élevé, il est important de modérer les aliments riches en cholestérol. Ainsi, on ne consomme pas plus de 2 à 3 œufs par semaine (en comptant les préparations) et on modère les abats et certains fruits de mer (corail de Saint-Jacques, huîtres laiteuses, moules) : pas plus d’une fois tous les 15 jours.
« Notamment les pâtisseries, viennoiseries, quiches, plats préparés… qui contiennent des graisses saturées, voire des matières grasses trans dont il a été montré qu’elles augmentent le mauvais cholestérol », détaille le Dr Jean-Michel Lecerf, médecin nutritionniste.
« Pour les récalcitrants, cela peut passer en mélangeant céréales et légumes, en ajoutant une sauce blanche sans gras, une sauce tomate maison (tomate, oignon, huile d’olive), de la crème soja, voire de la crème fraîche ou du beurre de manière occasionnelle si on ne consomme pas de beurre le matin », constate Sophie Gougis. « Idem pour les légumes secs qui se prêtent aussi aux potages et purées ».
Toutes les matières grasses ne se valent pas. « Contrairement aux graisses saturées, les graisses polyinsaturées et leurs acides gras 9, 3 et 6 améliorent la souplesse des membranes des cellules et ainsi la captation puis la destruction du cholestérol », explique le Pr Bruckert.
L’alimentation anti cholestérol demande « d’éliminer les matières grasses d’origine animale, en particulier laitière. Une quantité revue à la hausse : tous les poissons blancs, maigres sont autorisés à volonté, et les poissons gras, sardines, maquereaux, harengs, thon, saumon, intéressants pour leurs oméga-3, s’invitent à table non pas deux, mais trois fois par semaine. Des graisses oui, mais des oméga-3. Petite précision : les fruits de mer apportent également du cholestérol.
« Ils contiennent des fibres, et on sait qu’un apport important en fibres alimentaires réduit l’absorption des graisses. Une telle alimentation offre un second avantage : elle réduit les autres apports alimentaires », précise le médecin. Certains en contiennent plus que d’autres, mais les différences ne sont pas vraiment importantes. Alors, autant manger ceux qu’on aime.
Pas de changement, à condition de manger les féculents avec de l’huile et d’éviter les matières grasses animales (beurre, crème fraîche, lardons), et le gruyère sur les pâtes ou les pommes de terre.
Vous avez trop de LDL cholestérol ? Il est alors nécessaire d’agir sur votre alimentation pour faire baisser ce taux.
La levure de riz rouge est également réputée pour diminuer naturellement ce fameux mauvais cholestérol. On la retrouve dans certains compléments alimentaires cholestérol comme LIMICOL du Laboratoire Lescuyer.
Au-delà des graisses saturées et trans, certains aliments sont naturellement riches en cholestérol et doivent être consommés avec modération, en particulier chez les personnes sensibles.
Une alimentation équilibrée et adaptée est essentielle. Limitez les portions d'aliments riches en cholestérol, intégrez davantage de végétaux dans votre alimentation et privilégiez les produits non transformés.
Les graisses insaturées, présentes dans les huiles végétales comme l'huile d'olive et l'huile de colza, les poissons gras tels que le saumon et la sardine, les avocats et les noix, sont d’excellents choix. Les fibres solubles, que l'on trouve dans l’avoine, les légumes, les fruits et les légumineuses, sont également recommandées.
Eviter au maximum certains aliments est nécessaire pour maîtriser son taux de cholestérol et ainsi favoriser un bon fonctionnement cardiovasculaire.
En complément, Valbiotis® Pro Cholestérol contribue, grâce aux propriétés de l’artichaut qui maintient des niveaux normaux de lipides sanguins, dont le cholestérol total, de maintenir naturellement un taux de cholestérol normal dans le sang. Une approche multicible qui, alliée à une alimentation adaptée, peut contribuer à améliorer l’équilibre lipidique.
Avant de plonger dans notre liste d’aliments, clarifions ce qu’est exactement le cholestérol. Cette substance grasse, produite naturellement par notre foie, est essentielle à notre organisme. Elle participe à la fabrication des membranes cellulaires, des hormones et de la vitamine D.
Il existe principalement deux types de cholestérol :
Le HDL joue un rôle crucial : il capture le cholestérol excédentaire dans le sang et le transporte vers le foie, qui l’élimine ensuite de l’organisme. Un taux élevé de HDL est donc associé à un risque réduit de maladies cardiovasculaires.
Si ces aliments sont efficaces pour augmenter le HDL, c’est en grande partie grâce à leur teneur en graisses insaturées. Contrairement aux idées reçues, toutes les graisses ne sont pas néfastes pour la santé cardiovasculaire.
Les acides gras mono-insaturés et polyinsaturés ont des effets bénéfiques sur le profil lipidique. On les trouve principalement dans :
Ces huiles peuvent remplacer avantageusement les matières grasses saturées (beurre, crème, huile de palme) dans votre alimentation quotidienne. Utilisez-les de préférence crues pour préserver leurs qualités nutritionnelles.
L’alimentation n’est pas le seul levier pour augmenter votre bon cholestérol. L’activité physique régulière est l’un des moyens les plus efficaces pour améliorer votre taux de HDL.
Une pratique de 30 minutes d’exercice modéré, au moins 5 jours par semaine, permet d’observer des résultats significatifs. La marche rapide, la natation, le vélo ou encore la danse sont particulièrement recommandés.
L’effet est double : non seulement l’exercice augmente le HDL, mais il contribue à réduire le LDL et les triglycérides.
Le surpoids et l’obésité sont associés à un profil lipidique défavorable, avec notamment une diminution du HDL. Perdre du poids, même modérément (5 à 10% du poids initial), peut suffire à améliorer significativement votre taux de bon cholestérol.
Le tabagisme est l’un des facteurs qui diminuent le plus fortement le taux de HDL. La bonne nouvelle ? Les effets bénéfiques de l’arrêt du tabac sur le profil lipidique sont rapides et significatifs. Dans les semaines qui suivent l’arrêt, on observe généralement une augmentation progressive du HDL, qui peut atteindre 10% après quelques mois d’abstinence.
Transformer ses habitudes alimentaires peut sembler complexe, mais quelques astuces simples permettent d’intégrer progressivement ces aliments bénéfiques :
L’important est d’adopter ces changements progressivement pour qu’ils deviennent de nouvelles habitudes durables.
Face à la difficulté de modifier ses habitudes alimentaires, certains se tournent vers les compléments. Plusieurs peuvent avoir un effet positif sur le HDL :
Attention cependant: ces compléments ne doivent jamais remplacer une alimentation équilibrée et doivent être pris sous supervision médicale, notamment si vous suivez déjà un traitement hypolipémiant.
Le suivi régulier de votre profil lipidique par des analyses sanguines reste indispensable pour évaluer l’efficacité de votre démarche et ajuster si nécessaire votre alimentation ou votre traitement.
Prendre soin de son cholestérol n’est pas qu’une question de restriction, mais plutôt d’équilibre et de choix éclairés. En intégrant ces aliments surprenants à votre quotidien, vous pouvez transformer votre santé cardiovasculaire tout en vous faisant plaisir. N’oubliez pas que chaque petit changement compte et que la régularité est la clé du succès. Les adaptations alimentaires constituent la 1ére étape du traitement, et peuvent faire baisser le cholestérol sanguin de 10 à 15 %.
Toute activité physique a donc une action bénéfique sur les lipides sanguins, et contribue efficacement à réguler le poids, et diminuer les risques de complications liées au surpoids et à l’obésité.
Tableau récapitulatif des aliments et leur impact sur le cholestérol :
| Aliments à privilégier | Aliments à consommer avec modération | Aliments à éviter |
|---|---|---|
| Fruits et légumes (2-3 portions par jour) | Œufs (2-3 par semaine) | Charcuterie |
| Noix et amandes (30g par jour) | Fromage (30-40g par jour, privilégier chèvre frais, ricotta, feta, mozzarella) | Viande rouge (limiter à 500g par semaine) |
| Poissons gras (saumon, maquereau, sardines) | Produits laitiers (yaourts, fromages blancs, < 3,5g de lipides pour 100g) | Crème fraîche |
| Céréales complètes (avoine, quinoa, sarrasin) | Fruits de mer (corail de Saint-Jacques, huîtres laiteuses, moules, 1 fois tous les 15 jours) | Beurre |
| Huiles végétales (olive, colza, lin) | Huiles d'arachide et de palme | |
| Légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) | Plats préparés | |
| Avocat | Snacks sucrés et salés | |
| Aliments frits |
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